Zatalyz a écrit 577 commentaires

  • # Un formulaire avant d'accéder à la rédaction ?

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Les journaux générés par IA. Évalué à 5 (+4/-1).

    Plutôt d'accord avec le journal et je trouve les critères de détection des journaux problématiques assez clairs.

    Peut-être, avant d'accéder à la page de rédaction pour les futurs contenu (journaux et dépêches), avoir avant une page avec des cases à cocher, en mode "j'ai lu les CGU". Ça permettra au moins aux écrivains débutants de bonne foi d'éviter des déconvenues (et peut-être perturber quelques agents IA aussi…). Une page très simple avec les propositions suivantes à cocher :

    "- Je jure sur l'honneur n'avoir utilisé aucun LLM pour rédiger mon contenu.
    - Je m'engage à ne pas avoir utilisé de LLM pour coder mon projet.
    - Je certifie être fait de chair et de sang et non une IA, un bot, ou un adepte du marketting digital.

    En cas de fraude manifeste, vous vous exposerez à être houspillé en place publique, dénigré et condamné à avoir un karma négatif."

    Ce qui n'empêchera pas tout, mais ça devrait au moins éviter ce qui me gêne le plus dans tout ça : que des humains soient blessés (qu'il s'agisse de l'auteur qui se fait houspillé ou des lecteurs qui se sentent pris pour des idiots).

    Il y a sans doute de meilleurs formulations, et par ailleurs je ne suis pas certaine qu'il y ait consensus sur le site sur les deux propositions (se faire relire par un LLM est-il si gênant, surtout quand on a des soucis avec le français ? Et certains utilisent l'IA pour coder mais en sachant ce qu'ils font, sans être en chien fou, et je trouve leurs retours intéressants), mais ça peut être difficile de placer un curseur trop flou… Mais quelque chose dans cet esprit me semble intéressant, sans rajouter un poids de plus à la modération sur le filtrage des contenus.

    Par ailleurs j'aime bien la proposition du délai de 24h avant de poser son premier contenu, hors commentaires et forum. Ce délai offre un petit espoir que la personne découvre le site avant de poster… et donc son ambiance, et quelques pré-requis. Pour ceux qui font de la promo sans réfléchir, ça peut suffire à ce qu'ils aillent voir ailleurs, restera les plus motivés à vraiment publier ici.

    Ce ne sont pas des gros freins, ça n'est pas ça qui me découragerait de publier des contenus (j'ai plein d'idées de journaux, mais entre la flemme et la crainte des réactions, je me retiens :p), mais ça pourrait peut-être réduire un peu les contenus les plus "slop".

  • [^] # Re: comment cette idée nous vient elle en tête ?

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au lien Les femmes qui utilisent l’IA sont vues comme incompétentes, les hommes comme pragmatiques. Évalué à 4 (+2/-0).

    Je crois que Bernard Lahire a aussi fait une conférence sur le sujet, plutôt détaillée, si le format convient plus à certains.

    Il se peut que dans deux siècles, ce livre sera devenu un classique des classiques

    C'est en tout cas un livre fondamental sur ce genre de question, merci de l'avoir pointé et mis en lumière !

  • [^] # Re: comment cette idée nous vient elle en tête ?

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au lien Les femmes qui utilisent l’IA sont vues comme incompétentes, les hommes comme pragmatiques. Évalué à 9 (+7/-0).

    Mais d'où ça vient ?

    Du patriarcat.

    (Oui, bon, elle était facile).

    Plus sérieusement, j'ai l'impression que si on enlève "usage de l'IA" de l'article, le résultat est assez proche : les femmes sont vues comme incompétentes, les hommes comme pragmatiques, et les adjectifs s'empilent négativement dans les problématiques intersectionnelels. C'est un peu la base des combats pour l'égalité : il y un humain de référence considéré comme un optimum (l'Homme, si possible blanc, cis, hétéro, etc etc) et tout le reste est forcément "moins bien". L'usage de l'IA, là-dessus, n'est qu'un dernier saupoudrage pour justifier des biais, non ?

  • [^] # Re: Ça ne va pas aider

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Émancipation numérique, comment convaincre ?. Évalué à 6 (+4/-0).

    Je ne pense pas que ces personnes soient réellement conscientes des conséquences de la collecte de données massive.

    Dans ce cas, il y a de l'espoir, même si peut-être pas à court terme. En partageant les anecdotes des conséquences sur l'exposition de la vie privée, en discutant tranquillement de tout ceci à l'occasion (sans braquer, sans harceler, en écoutant les besoins et limites réelles), les gens finissent généralement par accepter d'essayer d'autres choses. Si ce n'est sur Whatsapp, peut-être sur d'autres trucs. Mais c'est long, généralement en terme d'années. C'est compliqué d'abandonner le confort d'un truc qu'on connait, même quand on sait que c'est pour le mieux. Donc, ça ne résoud pas non plus le problème immédiat, mais ce n'est pas perdu.

    limiter les relations avec les personnes qui ne sont pas sensibles ou pas conscientes du problème, j'ai du mal à comprendre : ça doit représenter 99% de la population, non ?

    Ça, c'est un truc hyper-intéressant.

    Quand j'étais gamine, la communication à distance était difficile (oui, je suis vieille). Donc on pouvait passer des mois, voir plus, sans nouvelles d'amis pourtant proches. Une carte postale en vacances, ou le plaisir de retrouver des gens qui ne venaient que durant les vacances. C'est ce que j'appelle des relations au "temps long". Il suffisait de ne plus fréquenter les mêmes lieux pour perdre contact, mais cela n'empêchait pas le plaisir des retrouvailles quand on se revoyait.

    Et durant quelques millénaires, l'humanité a fonctionné comme ça et ça couvrait pas mal de besoins sociaux.

    Je ne vais pas cracher dans la soupe : internet et les communications facilitées m'ont enfin permis de trouver les gens avec qui j'avais réellement envie d'échanger ; le malheur d'être geek et anormale, donc facilement ostracisée ou forcée à porter un masque inconfortable, est devenue la joie de trouver des gens aussi bizarre que moi un peu partout dans le monde. Ceci dit, si j'adore discuter avec des gens de logiciel libre, de créatures tentaculaires et de philosophie, j'ai toujours autant d'ennui à savoir qui a mangé quoi à midi et quand est-ce que le petit dernier a perdu sa dent. Or, sur les groupes et réseaux sociaux, même les geeks partagent ça. Bon sang, si je veux savoir ce que quelqu'un mange, je mange avec lui… j'ai pas besoin d'avoir 50 notifications à tous les repas.

    Et donc, en évitant l'hyperconnexion, je perds principalement ça : un bruit énorme qui ne m'intéresse pas. Quand j'en ai besoin (je suis humaine), je sors mon chien, et je discute avec les gens croisés dans la rue. Ça me fait prendre l'air, j'ai les micro-expressions, et grand bonus, quand j'apprend que mon voisin est à l'hopital, je peux faire quelque chose de concret pour lui (alors que les amis à l'autre bout du pays, je suis juste face à mon impuissance).

    Donc : oui : je n'ai pas le bruit de 99% de la population. Mais je m'en passe assez bien. J'ai de quoi me nourrir avec des conversations et des projets construits, par contre (et là internet est utile, et des sites comme linuxfr).

    Et j'ai toujours ces relations "à l'ancienne" avec les gens de mon patelin et ma famille proche ; c'est très largement suffisant.

    Mais non ça n'est pas satisfaisant, ça a une petite couleur de capitulation…

    Là-dessus, je dirais que… c'est peut-être pas si grave. Faire quelques compromis, suivant où on place ses curseurs, montre qu'on n'a pas sombré dans un purisme qui finit par être sectaire (et pénible). Je te conseille juste, si tu cède à ça pour ce groupe, de ne pas forcément dire à tous tes proches que "ça y est" tu as whatsapp. Parce qu'on se fait vite déborder, et on finit par utiliser au quotidien ce qui devait n'être que ponctuel.

    Et pour voir ça du bon côté : c'est en essayant une solution proprio comme ça que tu va trouver de vrais arguments contre. Je peste parfois beaucoup sur les logiciels libres (mal foutus, pas ergonomiques, pas jolis, etc), et puis quand je teste les alternatives proprio, soudain je me rends compte qu'en réalité on a plein de trucs géniaux, dans nos logiciels bricolés. Je suis encore totalement traumatisée de mon dernier passage sur gmail ! Je ne sais même pas comment les gens supportent ça au quotidien… Alors que Snappymail est juste génial.

  • [^] # Re: Argument différent

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Émancipation numérique, comment convaincre ?. Évalué à 5 (+3/-0).

    En fait, là-dessus, l'argument utile est celui de l'erreur, de "l'innocent injustement condamné". C'est un narratif qui parle, parce que les gens, en général, se jugent innocents (ils ne font rien de mal, donc ils n'ont rien à se reprocher) mais savent et craigent l'injustice.

    Un autre argument utile est celui de l'acteur malveillant, façon cnews. "Ha mais bien sûr, Méta ne te veux pas de mal. Mais les données qu'ils recueillent sont utilisées par des gens qui, eux, peuvent t'en vouloir." La géolocalisation ? C'est génial pour que les cambrioleurs puissent visiter ta maison sans être dérangé, ou que les squatteurs s'installent dedant durant tes vacances (cet argument est totalement pété, je tiens à le préciser, mais quitte à se servir de grosses ficelles : celle-ci a été assez relayée dans la presse indigne pour être utilisable).

    Le méchant vilain pirate qui va se servir des infos personnelles qui ont fuité à l'occasion est un super épouvantail. Et pour le coup, ils exploitent en partie ce que les entreprises récupèrent. Quand on se fait pirater son compte, tous les amis recoivent des messages et c'est parfois personnalisé grâce aux infos dans l'historique. Et je suis en train de me dire qu'avec les LLM, ça doit devenir encore plus facile d'extraires des données utiles dans un tas de mail qu'un pirate à l'ancienne ne prendrais pas le temps de lire en détail.

  • [^] # Re: Argument différent

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Émancipation numérique, comment convaincre ?. Évalué à 8 (+7/-1).

    Pour les méta-données, il y a des histoires à raconter.

    Par exemple : avoir un téléphone dans sa poche permet de localiser quelqu'un (si on a accès aux relevés des antennes GSM du coin). En théorie, c'est donc une info plutôt accessible au niveau gouvernement. Et en théorie, ce n'est pas grave ni important, hein ?

    Et puis un jour tu vois débarquer les gendarmes chez toi, à propos du casse d'une banque. Tu sais, toi, que tu n'étais pas dans cette banque, ce jour-là. Ha mais… tu étais dans le même bâtiment, à l'étage, qui abrite un super petit magasin de figurines peintes. Pour les gendarmes, tu étais donc "au même endroit", et comme quelques semaines plus tôt, tu avais eu le malheur de déjeuner dans le même resto que le directeur de la banque (tu ne sais même pas qui c'est !), et que tu as un profil de dangereux agitateur sur tes réseaux sociaux (c'était quoi cette question "et vous vous feriez quoi avec un million d'euros ?" ???), te voilà devenu un suspect et, si la justice manque de moyens, un coupable tout désigné…

    Les métadonnées c'est ça : des traces qui peuvent te mettre dans la panade, que les faits soient avérés ou non. On devrait trouver mieux comme histoire, à adapter suivant les trucs importants pour les gens.

    Moralité : ne prenez pas votre téléphone pour aller en manif.

  • # Ça ne va pas aider

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Émancipation numérique, comment convaincre ?. Évalué à 10 (+9/-0).

    Le problème c'est que si les gens que tu fréquente sont OK pour donner toute leur vie privée (et la tienne) à des entreprises profondément néfastes, tu ne les feras pas changer d'avis pour une application. Là, si je comprends, ils te disent qu'ils sont bien au courant de tous les soucis posés par les GAFAMS et signent en conscience. C'est un peu différent des gens qui ne savent pas et, quand ils l'apprennent, trouvent que c'est pas extra et cherchent comment en sortir (avec plus ou moins de facilité/difficulté). L'argument de gmail étant un bon exemple.

    C'est un peu comme si tu te retrouvais en enfer et que les damnés te disaient "nan mais ça va, j'ai déjà vendu mon âme, alors je peux aussi me faire dévorer par les démons et puis balancer mes enfants dans les flammes au passage, youpi". À ce stade, je te conseillerais plutôt de tenter de te barrer de là, parce que visiblement, ça ne leur pose aucun souci de vendre tes données et ce qui est précieux pour toi à nos monstres modernes.

    J'ai comme tout le monde un certain nombre de gens de mon entourage qui sont coincés avec les GAFAM (un peu, beaucoup, passionnément…). Je discute avec eux à l'occasion des problèmes que cela pose et des éventuelles alternatives. Certains, avec le temps, essaient autre choses, d'autres s'en moquent. Je sais où sont mes propres limites : je négocie ici et là dans les marges, par exemple en ayant un compte facebook pour quand c'est vraiment impossible autrement d'avoir des infos sur une entreprise locale, mais où je n'accepte personne en ami (pour mes proches : "j'ai pas facebook ni le reste"), même si dans 95% des cas j'arrive aussi à simplement me passer des infos en question. Je coupe les contacts avec ceux qui revendent mes données, ça c'est une limite ; sinon ce serait un peu comme si je continuait de prendre le thé avec un ex qui a partagé à tous ses potes des photos où je suis à poil. Il y a des choses, ça ne se fait pas.

    La conséquence est évidement que oui, je loupe des infos, des rencontres, etc etc. Et parfois, ça complique sacrément la vie.

    Par contre je gagne des choses que je trouve très appréciable, dont un peu de santé mentale. Pas de notifications incessantes, moins de temps scotché au tel, plus de temps dédié à "prendre le temps", parfois même à m'ennuyer (et encore, pas assez), plus d'attention au présent "ici et maintenant". Je suis clairement un ovni. Mais je crois que ce que je "manque", au final, me permet aussi de vivre autrement, et de bonnes choses.

    Finalement, je finis par militer non pas pour éviter les GAFAM mais au delà de ça, éviter l'hyperconnexion permanente. Apprendre à vivre, à communiquer plus lentement, moins souvent, en y accordant un vrai "temps". De la même façon que je n'ai pas de compte actif chez les gafams, je ne suis pas sur Mastodon, du coup, ni connectée non-stop à XMPP, ni n'ai le mail sur mon ordiphone. Parce qu'au final, même si les réseaux libres prennent plus soins de nos données, ils phagocytent beaucoup de temps et d'énergie. Ok, je passe quand même trop de temps sur Linuxfr et quelques coins de ce genre ;)

    Magré tout, je sais : ça ne va pas t'aider avec ton problème. Je ne minimise pas la difficulté à résister à une pression sociale : c'est réellement dur. J'ai tendance à raconter que mon tel n'est pas compatible, que je n'ai pas les moyens d'en avoir un qui pourrait (c'est à moitié vrai). Les gens finissent par se lasser, surtout quand ils ont besoin de leur shoot de dopamine permanent. Oui, on se retrouve exclus de certains cercles, ce qui laisse la possibilité d'en trouver d'autres, voir de savourer d'en avoir moins. Mais ça n'est pas évident de résister à la tentation. "Ha, juste pour X, qui est si sympa, peut-être que je pourrais…" Bah, d'un autre côté, je ne suis pas certaine que craquer dans ce genre de cas soit une bonne idée alors ça aide un peu.

    Bref : bon courage. Je crains que tu aie épuisé les bons arguments, même si je suis très curieuse de voir les retours des autres. Si tu arrive à les faire changer d'avis, raconte-nous :)

  • [^] # Re: what ?

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Publication de contenus augmentés par l'IA. Évalué à 6 (+4/-0).

    Perso ce sont des questions philosophiques qui me dépassent donc je suspend mon jugement…

    Ce qui est une posture philosophique plus que pertinente en réalité. La plupart des débats sur la "conscience" des LLM n'ont aucune qualité philosophique, c'est de la discussion de boudoir où les intervenants ont un vague concept de ce qu'est la conscience, sans jamais définir ce qu'elle peut être et parler de la même chose.

    À l'inverse, les débats philosophiques sur la conscience sont passionnants (ou à couper les cheveux en quatre, suivant le niveau d'appréciation) et existent depuis quelques siècles, sans arriver à rien de tranché. Il y a des postures qui défendent même que la conscience n'existe pas (oui, même chez l'être humain). Mais pour le coup, le lien que tu cite est dans cette filiation : avant de décider si oui ou non, on a une "conscience", décidons d'un critère qui marque ce que peut être la conscience.

    Accessoirement : reconnaitre de la conscience à un être (humain, animal… pourquoi pas machine un jour) n'a jamais changé grand chose à la façon dont cet être pouvait être traité légalement. Raison pour laquelle je trouve toujours ce genre de débat assez vaseux. Quand bien même un de ces jours on reconnaitrait à une IA de la conscience, de la sensibilité, voir, soyons fou, de l'agentivité, qu'est-ce que ça changerait ? Elle sera toujours dans une boite qu'on peut débrancher en coupant le courant, et ce pouvoir du vivant sur la machine n'est pas facilement dépassable. Même si ça fait de supers scénarios de films.

  • [^] # Re: Pas augmenté, diminués par IA

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Publication de contenus augmentés par l'IA. Évalué à 3 (+1/-0).

    Sur les traductions, je préfère une proposition même par IA, que d'aller demander de mon côté à DeepL. Je me dis que mieux vaut que le traducteur aie tourné une fois et que tous les lecteurs aient sont résultats, plutôt que tous ceux qui ne parlent pas la langue d'origine demande la même traduction.

    Par contre c'est cool d'indiquer le niveau de "confiance" de la traduction, si c'est du DeepL (ou autre LLM), à la main (et de quelqu'un de fluide ou non). Je fais parfois des contresens énormes en traduisant dans ma tête de l'anglais ou de l'allemand, il vaut mieux que je ne tente pas ça sans assistance !

    Par contre autant traduire une citation, OK pour la machine, autant un article complet, ma préférence est toujours pour le travail d'un humain, qui comprendra mieux les subtilités.

  • [^] # Re: certains usages

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Publication de contenus augmentés par l'IA. Évalué à 4 (+2/-0).

    Les textes générés par IA sont trop longs.
    Avouons-le : certains humains savent aussi très bien écrire trop long (et je plaide coupable) ;)

    Humain ou IA, je crois que la critique s'applique (y'a aussi des humains qui tournent en rond, dont le discours n'a ni queue ni tête, même si c'est moins systématique).

    Ça m'arrive de passer un texte à une IA pour trouver ce que je peux réduire. Usage qui ne doit pas être très commun, certes, et qui ne se détecte pas dans le texte final (qui reste lourd et trop long, mais un peu moins).

    Après je suis d'accord sur le fond : la prose IA est pénible à lire. Pour l'orthographe et la grammaire, Grammalecte fait du meilleur travail que les LLM, au passage.

  • [^] # Re: Licence

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au message Réforme facture électronique ... obligation de faire des factures y compris pour les SCI. Évalué à 4 (+2/-0).

    Haha, merci. C'est effectivement mieux comme ça. Merci aussi d'avoir réalisé ça, ça va aider des gens. Je fais suivre aux personnes qui me semblent concernées ; la facturation électronique est un gros agacement ces temps…

  • # Licence

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au message Réforme facture électronique ... obligation de faire des factures y compris pour les SCI. Évalué à 6 (+4/-0).

    C'est plutôt intéressant, mais pourquoi mettre ça sous licence propriétaire si le but est de pousser l'auto-hébergement ? Parce que là il n'y a même pas d'autorisation d'installer et faire tourner soi-même le logiciel, ou pour le bidouiller si on trouve un bug ou s'il faut l'adapter à ses besoins.

  • [^] # Re: nan mais lol

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal On nous cache tout on nous dit rien (rendez-moi mon filesystem !). Évalué à 7 (+6/-1).

    Par ailleurs, c'est intéressant d'avoir le parallèle Microsoft/Linux par des gens qui utilisent les deux (que ce soit les bons et mauvais côtés). Ça fait vraiment longtemps que je n'ai plus à subir Windows, et même si parfois je peste joyeusement sur certains choix de mes distributions préférées, les témoignages des gens sur les OS propriétaires me permettent de remettre en perspective mes petits déboires. Ça ne me semble pas hors sujet que certains journaux parlent de Microsoft, tant que ça présente ce qui s'y passe (pas de la pub).

  • [^] # Re: Changement de paradigme

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal On nous cache tout on nous dit rien (rendez-moi mon filesystem !). Évalué à 10 (+12/-0).

    Donc, en fait, si Linux est prêt pour le desktop, Windows ne l'est plus !

  • # Lapin compris

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal [HS] [META] Les humains sont-ils courtois avec les IAs ?. Évalué à 7 (+5/-0). Dernière modification le 02 mai 2026 à 18:58.

    Donc, si je comprends bien, tu as utilisé un LLM pour prouver que mon analyse était bonne, en lui faisant générer une attaque discourtoise ? Je ne suis pas certaine de comprendre l'objectif, même s'il me semble que du troll de ce calibre aurait été plus adapté un vendredi. J'aimerais bien arriver à mieux comprendre (mais sans l'usage de LLM), si tant est qu'un échange constructif soit possible ?

  • [^] # Re: double négation

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Les IA sont-elles courtoises ?. Évalué à 8 (+6/-0).

    Oui, il y a pas mal de méthodes qui permettent de contourner les blocages, et elles fonctionnent bien même sur les gros LLM. Ces derniers restent un peu plus futés pour détecter les soucis d'alignements, mais "futé" est quand même un grand mot et réaliser des jailbreak ne demande pas beaucoup d'effort quand on est déterminé.

    Mais dans l'exemple que tu donne, ou dans la pratique du jailbreak, il y a une volonté active de l'utilisateur de contourner les filtres. C'est un souci que ça soit possible, mais en tant qu'humain, on sait à quoi s'attendre. Et on assume le résultat qui nous est donné.

    Là où ça me gêne vraiment, c'est que ces contournements peuvent aussi arriver quand ce n'est pas une volonté de l'utilisateur. Il y a assez de scandales où des LLM ont tranquillement aidé des personnes fragiles psychologiquement à tomber dans le gouffre ; ce sont les sujets les plus extrêmes puisque ça mène certaines personnes à mourir ou à bien détruire leur vie, mais au final, ce genre de souci peut arriver sur tous les sujets, avec des conséquences plus ou moins anodines. Suffit de voir les derniers liens/journaux où des agents LLM ont effacés des trucs en prod. C'est à garder en tête avec chaque interaction : malgré les promesses des entreprises "on fait attention aux lois, on respecte des règles, on est mignons", en réalité on peut se retrouver avec du contenu très problématique sans l'avoir activement cherché.

  • [^] # Re: Internet de confiance et indexation manuelle des sites ?

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Les IA sont-elles courtoises ?. Évalué à 5 (+3/-0).

    en pratique, je me demande bien comment faire sans que les créateurs/créatrices de bots se valident les uns les autres…

    Pour le coup, comme les logiques de toiles de confiance sont anciennes et ont été expérimentées, il y a des mécanismes. En général, si des bots se valident entre eux, ils ne sont pas forcément reliés au reste de la toile (les humains fiables coupent le lien, les humains douteux perdent en réputation, les bots tombent à zéro de confiance pour la majorité des gens). Mais la logique d'une toile de confiance n'est pas simple à appréhender et c'est quand même un peu pénible. J'ai utilisé GPG, mais je ne m'étais jamais trop préoccupé de la partie toile de confiance (signer et chiffrer me semblait suffisant) ; j'ai commencé à vraiment comprendre et utiliser via duniter. Mais comment implémenter ça dans la production de site, pour leur indexation, pour les identités en ligne ? aucune idée. Je pressens qu'il y a là une piste mais je n'ai pas les compétences pour en faire une architecture.

    Pour la recherche d'info, faudra-t-il revenir à des index de sites produits manuellement ?

    Y'a des gens qui poussent pour le retour aux webring ; Mojeek et Marginalia tentent, si j'ai compris, de revenir à ce genre de méthode à l'ancienne. Mais ouais, là, avec les sites générés par LLM, on en revient aux années 90/début 2000, avant que Google ne révolutionne la recherche (puis la pourrisse). Trouver ce qu'on cherche via les moteurs de recherche est redevenu plus qu'hasardeux.

  • # Layer7

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au message Fournisseur de VPS avec port 25 ouvert / ouvrable à la demande ?. Évalué à 3 (+1/-0).

    Cherchant ça aussi, j'ai découvert récemment layer7.net. Je ne sais pas encore ce que ça vaut (si d'autres ont des retours, ça m'intéresse) mais leur offre me semble intéressante.

    Le point clé étant la réputation des pool d'ip (comme tu l'a remarqué), et ça, ce n'est pas évident à savoir en amont. Leurs VPS sont en France et en Allemagne. Vu les prix, ça me semblerait surprenant qu'ils soient revendeurs d'autres structures, mais ptet. C'est toujours compliqué de savoir les détails sur l'infra physique…

    Je crois que les Chatons ont mis en place (ou prévoient de le faire) des passerelles sortantes pour le mail, justement pour contourner les blocages ; ainsi si ça coince d'un côté, on passe par ailleurs le temps de débloquer. Mais je n'ai pas trop suivi où ça en était. Ça reste clairement la bonne idée : avoir des ip dans des blocs bien différents et être prêt à relayer au besoin, mais c'est aussi plus technique à mettre en place (ceci dit, je doute que ça vous effraie, chez Galae).

  • [^] # Re: ;)

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal À la recherche d'une alternative libre à Notion ou Obsidian : j'ai créé MindZJ (OSS) via Vibe coding. Évalué à 5 (+3/-0).

    D'ailleurs, comment vous prouver que je ne suis pas une IA ?

    Ta réponse est parfaitement générable pas IA, désolé. En réalité, si tu éprouve le besoin de le prouver, il te faudra trouver un humain ayant un bon karma ici, qui accepte de te rencontrer physiquement, puis qui viendra nous confirmer que tu es humain (logique du cercle de confiance + preuve physique).

    Tout le reste, à distance, est aujourd'hui simulable de façon suffisament correcte pour que ce ne soit pas une preuve. Même si un agent IA qui aurait accès à de quoi simuler une visio, ça semble douteux, ce n'est pas irréalisable techniquement.

    Actuellement la seule "preuve" en faveur d'une possible humanité est que tu ne réponds pas à tous les commentaires, ni dans la seconde. Mais ta seule agentivité humaine peut être de demander à une IA de répondre, aussi. Est-ce que ça ne serait pas encore pire, comme question ? À quel point es-tu encore un individu, ou une simple interface avec des machines ?

  • [^] # Re: SuperJohn serait-il contrôlé par une IA agentique ?

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal À la recherche d'une alternative libre à Notion ou Obsidian : j'ai créé MindZJ (OSS) via Vibe coding. Évalué à 9 (+7/-0).

    Si l'IA a considéré qu'il fallait parler dans l'esprit "linuxfr", elle a peut-être conclu qu'un ton très trollesque était le meilleur. Alors qu'il fallait un ton moulesque. Ceci dit, je ne sais pas si ce dernier est meilleur pour le karma… mais tout de même plus amusant.

  • # Préférer l'étude à l'article

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au lien Oui, la France peut vivre sans voiture (cette étude le prouve). Évalué à 6 (+4/-0).

    L'article lui-même n'est pas terrible, en mode "des bus toutes les demi-heures partout et plein de pistes cyclables, trop facile".

    Pourtant l'étude est plus nuancée, et pour le coup, pointe de bonnes choses, en prenant en compte les différents cas, y compris la population vieillissante/handicapée et la faible densité. Parce que non, en effet, on ne met pas "un bus tous les demi-heures" pour desservir tous les hameaux des zones à très faible densité, et on ne s'attends pas à ce que des personnes à mobilité réduite utilisent un vélo, même à assistance électrique. Dans ce genre de coin, la seule solution (en plus des pistes cyclables pour les valides, qui ne remplacent pas non plus les voies empruntables par les véhicules motorisés) c'est de mettre en place un système performant de transport à la demande (TAD). Et c'est là le seul vrai reproche que je ferais à l'étude : elle en parle mais rapidement, et ne chiffre pas le coût et les besoins sur ce genre de service, alors que c'est assez essentiel.

    Par chez moi (9 habitants/km² parait-il), l'intercommunalité a bien mis en place un TAD, à un tarif en plus très accessible, mais les situations pour l'utiliser sont si drastiques qu'au final tout le monde a une auto ou se débrouille avec un voisin (y compris quand le TAD serait utilisable). Et c'est dommage, parce que si c'était plus accessible, je réfléchirais plus sérieusement à me passer d'auto. Les transports en communs sont minables, les voies empruntables en vélo sont accidentogènes, mais un bon TAD changerait déjà pas mal de choses. Après, si tout s'améliorait, ce serait le rêve.

    Pour ceux qui n'ont pas lu l'étude : l'idée est de favoriser à fond le multimodal et l'alternative à la voiture (comment rejoindre les transports en commun en se passant au maximum de l'auto) mais ne demande pas de supprimer l'auto et les routes ; simplement de faire que les alternatives soient suffisamment bonnes pour que le choix d'avoir une auto ne soit plus une obligation. Ils le disent eux-même : faut bien que les véhicules de santé puissent continuer à accéder à tous les coins. Mais l'idée est bien de mutualiser le coût de l'auto quand elle est nécessaire (un TAD, c'est pas une voiture qui dort au garage ; un véhicule utilitaire, ce n'est pas le même usage que la voiture particulière), et de permettre de s'en passer dans le reste des cas.

    Ce qui est intéressant, c'est qu'elle propose plus de mesures incitatives (abaisser le coût d'accès aux mobilités alternatives) que punitives (il y en a un peu, mais ça reste assez gentil et logique, comme de passer des routes à 30 : utopique à mon avis mais ça serait pourtant appréciable).

  • [^] # Re: Superbe dépêche !

    Posté par  (site web personnel) . En réponse à la dépêche Cécité, droits des femmes et biologie. Évalué à 3.

    Chouette idée, et heu… ça risque de faire un gros projet, surtout si tu vas plus loin que le calendrier. Le site, façon wiki des femmes savantes ?

    Pour le choix des femmes, tout se défend. Sur les femmes du passé, ce sera exhaustif alors que pour les vivantes, les infos peuvent être perçues comme obsolètes parce qu'elles vont continuer à publier des travaux, à aller plus loin. Mais c'est sympa de les mettre aussi en avant. Après c'est le genre de travail qui se dérive : le calendrier des savantes du passé, celui du présent, celui sur tel et tel domaine… Il faut aussi voir quelles informations on arrive à trouver. Des femmes d'exceptions, ça ne manque pas, quel que soit le siècle et le continent, mais retrouver leurs traces, et plus encore des portraits un peu sérieux, des sources qui leur rendent justice, c'est parfois laborieux ("invisibilisation" ? Mais non. Bien sûr que non…). Et là pour le coup, c'est un peu plus facile d'avoir des infos sur nos contemporaines.

    Oui, je sais, je ne t'aide pas… désolé…

  • [^] # Re: Protection d'écran

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Fini les appels indésirables. Évalué à 4.

    Sur mon ordiphone (un vieil Huawei qui est en train de devenir obsolète pour des raisons logicielles alors qu'il marche bien), la protection d'écran a un vrai intérêt : meilleure gestion du tactile (ne me demandez pas pourquoi, mais j'ai testé avec et sans et en effet…), moins de reflets qui gênent en plein soleil, et ça prends plus ou moins les traces de doigts par rapport à l'écran de base. Mais ça, ça dépend aussi des protections, parce que la première était plus "propre" que celle actuelle. La première était mal posée, plein de crasses dans un coin, je l'avais viré, et utilisé le téléphone sans pendant un quelques mois, avant d'en racheter finalement parce que oui, cette protection améliorait le téléphone.

  • [^] # Re: Superbe dépêche !

    Posté par  (site web personnel) . En réponse à la dépêche Cécité, droits des femmes et biologie. Évalué à 3.

    Je plussoie. Je pertinente ce genre de dépêche mais souvent je ne dis rien de plus.

    Or ces dépêches méritent un peu mieux. Merci de nous faire découvrir ces personnes et leur parcours ! C'est un gros travail et c'est chouette à lire.

  • [^] # Re: Rien de nouveau sous le soleil

    Posté par  (site web personnel) . En réponse au journal Eric S. Raymond sur la peur (des développeurs) de l'IA. Évalué à 10.

    Il y a une vingtaine d'année, un pote, excellent programmeur par ailleurs, a voulu se débarrasser du problème que je lui posait en lui demandant régulièrement des "petits programmes", en créant un langage quasi naturel comme abstraction. Je n'avais plus qu'à dire ce que je voulais en langue française et hop, ça écrivait le script ! On n'est pas allé très loin, parce… ben, le problème principal, c'est qu'il y a une grande différence entre "ce qu'on croit vouloir" et "tous les problèmes qui se présentent sur le chemin auquel on n'a pas pensé". Et que même en français, j'avais bien du mal à suivre le cheminement logique menant du problème à la solution. Il me fallait son aide non pas pour trouver le bon mot-clé (les pages de man répondent à ça) mais bien pour déterminer ce qui était une variable et ce qui était une fonction.

    Et c'est pour ça que les décideurs et les programmeurs sont souvent deux populations différentes. J'ai toujours autant d'idées à la con de "petit truc vite fait pour simplifier tel problème". Et quand on passe à l'implémentation (que ce soit avec des potes devs trop gentils, ou avec une IA), on retombe toujours sur le premier souci qui est de savoir construire des algorithmes. Je ne parle même pas de faire du code propre, qui ne plante pas dès qu'on change un vague truc. Bref, le truc qui fait que ce que je vois comme "vite fait" et "petit" devient en réalité un monstre hydrocéphale qui fera fuir toute personne un tant soit peu compétente à l'énoncé de mon problème.

    À mon échelle, les LLM, sur le papier, devraient être parfaits : mes besoins sont généralement du niveau du petit script, c'est basique, c'est court. Et oui, ça m'a dépanné, je ne vais pas cracher dans la soupe (et ça aura épargné à mes potes mes éternels questions de noob). Mais j'en vois aussi très vite les limites dès que je commence à passer à un problème avec plusieurs paramètres, parce que même si à force j'ai pris des levels en programmation, je continue à avoir un esprit profondément "illogique" et que je rame sur les arbres de décisions. Je sais à présent faire (un peu) un cahier des charges, mais ce dernier ne prendra jamais en compte plein de cas pratiques qu'un dev (même pas très doué) verra rapidement (et comblera).

    Il me semble évident que c'est le retour de bâton qui attends le monde pro. Oui, actuellement, il y a plein de gens qui se croient très malins parce qu'ils ont demandé à un LLM de coder un truc, et que "ça marche". Mais en fait, sans un expert dans la boucle, ça marche tant que le vent souffle dans le bon sens, que les conditions initiales ne varient pas d'un iota, et que personne ne pousse "là", pour voir. Au moindre problème, ça va s'écrouler et sans doute, au passage, ruiner l'entreprise (voir faire des dégâts très concrets), parce qu'il y aura un monstre tentaculaire mort au milieu du bâtiment, sur lequel personne n'a la moindre idée de comment intervenir dessus.

    Ça n'empêche pas que l'usage des LLM amène des changements dans le métier, entre autre en complexifiant l'embauche des juniors et donc la formation des experts de demain, mais aussi en poussant des devs expérimentés à tout lâcher pour élever des chèvres, lassés de devoir relire le code foireux des LLM en question sans que leur hiérarchie entende à quel point c'est pénible. Ça n'empêche pas non plus que ça fait évoluer la façon de pratiquer ce métier de gré ou de force (d'une façon similaire au fait qu'on ne développe pas toujours dans son langage favori ; là, le langage, parfois, c'est "l'IA"). Et rien que pour ça, je ne pense pas qu'on puisse juste évacuer le fait que certains "traversent une forme de crise de santé mentale", comme si ce n'était rien.