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Dépêche modérée par

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: Il n'a de libre que le nom

Posté par Sharpshooter (). Modéré le 05 juillet 2006.
Libération publie dans son édition du 5 juillet un article de Jean-Dominique Giuliani qui y propose un autre point de vue sur les logiciels libres. Cet article s'intitule "Il n'a de libre que le nom" et explique que le développement du libre signerait la mort de l'industrie du logiciel.

À l'heure où le DADVSI est voté, la lecture de cet article permet d'avoir une bonne vision des courants de pensées hostiles au logiciel libre.

NdM : Dans ce contexte, il est amusant de constater que le blog de M. Giuliani utilise des logiciels libres.
NdM2 : Jean-Dominique Giuliani est conseiller auprès de la Commission européenne. Il est président de la fondation Robert Schuman, think tank français majeur consacré à l'Union europénne.
Mise à jour : voir aussi la dépêche consacrée aux réactions.

> Lire la dépêche (198 commentaires, moyenne: 3).  

L'auteur prétend que la philosophie du libre est : "un mauvais coup porté à l'accès du plus grand nombre à l'informatique, un contresens dangereux pour l'industrie européenne et française du logiciel, une véritable incitation aux délocalisations des services informatiques hors d'Europe."

Sans citer sa source, M.Giuliani prétend que la vision de Richard Stallman est anti-économique puisque "A la question : «Comment les entreprises développant des logiciels libres peuvent-elles vivre de leurs programmes ?»Il a même commis la déclaration historique suivante : «Cette question ne m'intéresse pas, moi je suis contre la société de marché...»

Stallman est donc présenté comme un dangereux libertaire et même un anti-démocrate qui lutte contre toute société de marché. Stallman a pourtant toujours déclaré : "Il y a une place dans la vie pour le commerce, mais le commerce ne devrait pas être autorisé à dominer la vie de chacun. L'idée originale de la démocratie était de donner au plus grand nombre un moyen de contrôler le pouvoir de la minorité nantie."(http://www.gnu.org/philosophy/luispo-rms-interview.fr.html)

Tout l'article est à l'avenant. Il prétend que l'indépendance vis-à-vis des éditeurs est en fait une dépendance vis-à-vis des sociétés de service, que la gratuité en fait "les logiciels les plus chers de l'histoire.", qu'investir dans les services plutôt que dans la conception des logiciels c'est "favoriser les délocalisations".

Cette discussion est archivée, il n'est plus possible de laisser des commentaires.

Note : les commentaires appartiennent à ceux qui les ont postés. Nous n'en sommes pas responsables.

HuHu

Posté par yohannjc () le 05/07/2006 à 10:31. (lien). Évalué à 10.

Stallman est donc présenté comme un dangereux libertaire et même un anti-démocrate qui lutte contre toute société de marché.


C'est pour ça qu 'on l'aime !

Si la connerie se mesurait...

Posté par Eraser (Jabber id, ) le 05/07/2006 à 10:31. (lien). Évalué à 10.

... nous aurions trouvé notre nouveau mètre étalon

Il n'a de blog que le nom

Posté par Encolpe DEGOUTE (page perso, ) le 05/07/2006 à 10:35. (lien). Évalué à 10.

Il faut arrêter d'appeler un blog n'importe quel site web...

Zut alors!

Posté par splinux (page perso, ) le 05/07/2006 à 10:40. (lien). Évalué à 9.

Sur le blog de l'auteur...

"Artiphp 2.0.0 © 2003 est un logiciel libre distribué sous licence GPL."

Bin zut alors!

Et le pour ?

Posté par Manuel Vonthron (Jabber id, page perso, ) le 05/07/2006 à 10:44. (lien). Évalué à 2.

Simple question ? Libération, il ont déjà publié un article pour le libre pour faire la balance ?

Il n'y a jamais rien sur le libre parce que soit-disant tout le monde s'en tape, ca n'interesse pas le citoyen lambda... mais par contre pour publier un article disant que le libre c'est la mort, c'est tout de suite dans un quotidien national à grand tirage...

Triste société ...

[+] Incompétent...

Posté par bidibulle () le 05/07/2006 à 10:49. (lien). Évalué à -2.

Le monsieur est diplômé de l’Institut d’études politiques, ce qui prouve sa haute compétence dans le domaine de l'informatique, et en particulier des LL...

Il faut le dire et le répéter: Science Po est tout sauf une grande école, le niveau de formation de ce truc est d'ailleurs étonnament bas.

Je ne comprends pas l'enthousiasme que peut susciter ce machin....

[+] lapin compris...

Posté par Sirrus () le 05/07/2006 à 10:54. (lien). Évalué à -9.

... ce que ça vient faire ici. On sait très bien qu'il y a des courants hostiles au LL et plus généralement à ce qui ne se conformerait pas à l'idée que certains ont du droit d'auteur ou de la protection de ce qui a été élaboré (peu importe le nom), bref, rien de nouveau... et je ne vois pas ce que cette dépêche vient faire ici. DLFP n'a pas vocation à relayer les fud et autres merdes du genre.

Rien à ajouter, point final.

PS : Et je pourrais aussi critiquer Libération qui, selon moi, s'enfonce de plus en plus dans la médiocrité mais bon, je ne tire pas sur les ambulances. Bre là aussi, point final.

reflexion éparse

Posté par hervé Couvelard (Jabber id, page perso, ) le 05/07/2006 à 10:55. (lien). Évalué à 10.

Lorsque je lis de tel propos, je me pose juste une seule question :

Est-ce qu'il le pense vraiment ?

Est-ce qu'il fait semblant de le penser pour lutter contre l'idéologie du libre ?

Dans le cas ou il le pense vraiment, je crois que nous sommes gouvernés par des handicapés intellectuels qui flottent dans une idiocratie auto-suffisante.

Comment penser qu' "investir dans les services plutôt que dans la conception des logiciels c'est "favoriser les délocalisations". alors que par nature, les services impliquent une proximité, alors que la conception d'un logiciel se fait IRL à l'étranger (us-inde) ?
Comment faire la séparation entre les SSII qui font du service sur du proprio et les SSLL qui font du services sur du libre ?
Comment refuser même la notion de service alors que c'est le secteur en expansion et le seul qui tire la croissance actuellement ?

Ensuite, il y a l'hypothèse qu'il ne le croit pas vraiment et qu'il s'amuse à disserter sur des concepts abstraits en prenant un thèse plutôt qu'une autre, comme exercice de style, ou pour faire parler de lui (et cela marche), exercice oh combien adoré de nos science-po Ena ou le discours se suffit en lui même et n'a pas besoin d'être porteur d'une idée pour exister.

Enfin la possibilité la plus probable est que nous sommes en face d'un intrigant qui, voyant les sommes d'argent en circulation et des bénéfices probables, fait un comming-out fracassant pour attirer dans son sillage (telle les grosses mouches vertes) une cohorte de personnages ambigüs tout disposé à l'aider financièrement dans sa lutte pour la défense des vrais valeur du logiciel non-libre, pour le former lors de séminaires aux caraibes aux avantages des solutions propriétaires ou l'informer lors de diner dans les grands restaurants de notre Europe des évolutions majeurs dans le mode du logiciel.

Il est aussi possible qu'il est directeur d'une "boite de merde", qui ne marche que par relationnel car son objet est d'un intéret plus que limité et qui avec ses prises de positions grotesques permet un buzz destiné à se faire connaitre, dans les remous créés, il sortirait de toute façon, pour lui, quelque chose de bon.

il est rigolo de trouver son papier dans le libération et non dans le figaro.

Pfiou

Posté par Nahuel ANGELINETTI (Jabber id, page perso, ) le 05/07/2006 à 10:58. (lien). Évalué à 0.

Mais qu'est ce qu'on en a a foutre de l'industrie du logiciel ?
elle n'a plus aucun avenir !
on le voit avec les logiciel style nero & cie.

par contre les developpements spécifiques fait par les SSI