đŸšČ Tanguy Ortolo a Ă©crit 12511 commentaires

  • [^] # Re: Transhumanisme

    Posté par  (site web personnel) . En rĂ©ponse Ă  la dĂ©pĂȘche Revue de presse de l'April pour la semaine 36 de l'annĂ©e 2013. Évalué à 8.

    Il faut bien prendre en compte un autre phénomÚne, en tout cas une impression que j'ai, qui semble valoir pour pas mal de choses dans nos vies : la société s'organise de façon à fonctionner à l'équilibre. Lorsqu'on introduit une technologie de rupture, cela crée un déséquilibre temporaire, mais cela finit à terme par déplacer un équilibre.

    Ainsi, Ă©conomiser du temps en mangeant en pilules, ne donnera pas aux gens davantage de temps pour eux-mĂȘmes, on les chargera, ou ils se chargeront eux-mĂȘmes, d'autres activitĂ©s et vivront de façon tout aussi pressĂ©e qu'avant, sinon plus. Avec en prime, la nĂ©cessitĂ© pour ceux qui aiment la vraie nourriture de se dĂ©gager du temps pour cela, alors que ce temps Ă©tait considĂ©rĂ© comme normal pour tous avant.

  • [^] # Re: Transhumanisme

    Posté par  (site web personnel) . En rĂ©ponse Ă  la dĂ©pĂȘche Revue de presse de l'April pour la semaine 36 de l'annĂ©e 2013. Évalué à 4.

    Et pourquoi, ĂȘtre forcement droguĂ© Ă  en ĂȘtre bĂ©at? Pourquoi l'idĂ©e d'avoir une molĂ©cule qui permettrait juste de supprimer les risques de tomber en dĂ©pression, de diminuer les sautes d'humeur?

    C'est mieux, mais appliquĂ© systĂ©matiquement plutĂŽt qu'en traitement pour les gens effectivement malades, ça constituerait une intrusion de la science dans quelque chose d'assez intime — l'humeur, donc —, qui me ferait froid dans le dos.

    Quant à diminuer les sautes d'humeurs, quand celles-ci ne sont pas pathologiques, ou essayer de supprimer toute tristesse, ça me semble intrinsÚquement une mauvaise idée, parce qu'il me semble qu'il est nécessaire de faire l'expérience de la tristesse pour pouvoir apprécier le bonheur qu'on peut avoir. Prenons l'exemple de la mort d'un proche : dans un tel cas, proposer un médicament qui supprime la tristesse me semblerait inhumain, le deuil est triste par nature, mais est malgré tout nécessaire.

    Fabriquer des bĂ©bĂ©s. Ça, c'est le Meilleur des mondes d'Aldous Huxley, qui n'est pas censĂ© ĂȘtre une utopie.

    Avoir la possibilité ne nous oblige pas à l'imposer à tous.

    Ça l'imposerait aux bĂ©bĂ©s fabriquĂ©s pour le plaisir de leurs parents, et je ne pense pas que le rapport soit le mĂȘme entre une mĂšre et un enfant qu'elle a portĂ©, qu'entre une mĂšre et un enfant qu'elle a achetĂ©. C'est proche de l'adoption, sauf que ces enfants n'auraient pas du tout de vraie mĂšre, et que l'adoption est conçue comme un palliatif Ă  une situation anormale, et non un but en tant que tel — ce serait mieux s'il n'y avait aucun enfant Ă  adopter.

    Prendre un cas particulier dont le scénario a été spécialement écrit pour en faire un thriller pour une généralité, c'est assez beau


    On peut dire ça de toute dystopie : toutes sont de la fiction. Ça n'empĂȘche pas de les utiliser comme avertissements, en sachant que mĂȘme en faisant de trĂšs mauvais choix, tout ne se passera Ă©videmment pas pareil.

    Beau sophisme. Mais passons. Je serais moi mĂȘme trĂšs intĂ©ressĂ©e si je pouvais manger des pilules Ă  la place de repas si cela coutait moins cher (ce qui est bien Ă©videment sous-entendu pour remplacer la nourriture normale) et si cela est aussi bon pour la santĂ© (ce qui, je te l'accorde, risque de ne jamais ĂȘtre vraiment prouvé ). Tous les repas ne sont pas forcement des repas "plaisir" (mĂȘme si personnellement, j'essaie que ce soit le cas). Il y a, en effet de nombreux cas oĂč cela pourrait ĂȘtre utilisĂ© : voyages oĂč le transport de nourriture pose de grosse problĂ©matique, dĂšs fois le repas au boulot ;), vie dans certaines contrĂ©s reculĂ©es, voyage dans l'espace (bon, pas tous les repas ;) ),


    Pour les cas extrĂȘmes, pas de problĂšme, on peut se nourrir quelques jours d'eau et de barres Ă©nergĂ©tiques protĂ©inĂ©es, vitaminĂ©es et tout ce qu'il faut. Ça existe, ça ne rend pas malade Ă  moins de ne manger que ça pendant des jours et des jours. En revanche, je suis content que ce ne soit pas trop rĂ©pandu, parce que je suis faible : si on me donnait un moyen de passer trĂšs peu de temps Ă  manger, et donc Ă  me poser et Ă  apprĂ©cier ce que j'ai, je risquerais de m'y mettre exclusivement.

    C'est comme des téléphériques pour atteindre les sommets des montagnes : heureusement qu'on n'en a pas mis partout, sinon on serait nombreux à les utiliser au lieu de faire de la randonnée.

  • [^] # Re: Transhumanisme

    Posté par  (site web personnel) . En rĂ©ponse Ă  la dĂ©pĂȘche Revue de presse de l'April pour la semaine 36 de l'annĂ©e 2013. Évalué à 3.

    Dans certains pays il est légal de payer pour "louer un ventre", donc quelque part tu peux déjà sous-traiter une naissance..
    Pour ce qui est de la sélection des enfants avant la naissance, on le fait déjà (trisomie 21)..

    Je sais que ça se fait déjà, mais ça ne change rien à ce que j'en pense. Que quelque chose soit courant ou légal ne le rend pas bien ou souhaitable.

  • [^] # Re: Transhumanisme

    Posté par  (site web personnel) . En rĂ©ponse Ă  la dĂ©pĂȘche Revue de presse de l'April pour la semaine 36 de l'annĂ©e 2013. Évalué à 3.

    Dans l'ensemble, effectivement. Mais des points précis m'effraient d'autant plus qu'il y a des chances que les moyens techniques pour les réaliser ne soient effectivement développés : je pense en particulier à l'ectogenÚse avec utérus artificiel et à l'eugénisme soit par sélection des gamÚtes, soit détection des anomalies et élimination des enfants défectueux avant la naissance (ça, on le fait déjà).

  • [^] # Re: Transhumanisme

    Posté par  (site web personnel) . En rĂ©ponse Ă  la dĂ©pĂȘche Revue de presse de l'April pour la semaine 36 de l'annĂ©e 2013. Évalué à 3.

    Pour approcher de l'immortalité, il nous faudra historiser chacun, et ne pas hésiter à dupliquer, forker, merger, les individus.

    Genre se reproduire ? Ça ne donne aucune immortalitĂ© aux individus ça. Ça permet seulement la survie d'une espĂšce Ă  une grande Ă©chelle de temps.

  • [^] # Re: Une question bĂȘte et un peu HS

    Posté par  (site web personnel) . En rĂ©ponse au journal Votre police prĂ©fĂ©rĂ©e. Évalué à 6.

    Youpi, des extensions pour ajouter ce qui a été oublié à la conception, comme sous X !

  • [^] # Re: Transhumanisme

    Posté par  (site web personnel) . En rĂ©ponse Ă  la dĂ©pĂȘche Revue de presse de l'April pour la semaine 36 de l'annĂ©e 2013. Évalué à 3.

    Tiens, remarque technique sur une formulation de cet article :

    D’abord, l’immortalitĂ© serait garantie, ou plutĂŽt “l’allongement considĂ©rable de la durĂ©e de vie”, jusqu’à 200 ans, voire plus. Nous serons donc capables de vivre trĂšs longtemps. Sans jamais mourir de maladies, ou de vieillesse, bref de mort naturelle.

    Il faut bien mourir de quelque chose. Soit on peut devenir immortels, et ne mourir plus que d'accidents, soit on ne fait qu'allonger la durée de vie et mourir plus tard, mais bel et bien de maladie ou de vieillesse, bref de mort naturelle.

    Correction donc :

    Nous serons donc capables de vivre trĂšs longtemps. En mourant toujours de maladies, ou de vieillesse, bref de mort naturelle, mais plus tard qu'aujourd'hui.

  • # Transhumanisme

    Posté par  (site web personnel) . En rĂ©ponse Ă  la dĂ©pĂȘche Revue de presse de l'April pour la semaine 36 de l'annĂ©e 2013. Évalué à 9.

    Je viens de survoler l'article de CNET France sur le transhumanisme, et je trouve ça effrayant, d'un bout Ă  l'autre. Cet article est visiblement censĂ© ĂȘtre composĂ© de deux partie, la premiĂšre prĂ©sentant les bĂ©nĂ©fices possibles de l'application de la technologie Ă  l'homme, et la seconde les risques, pour l'homme et pour la sociĂ©tĂ©. Sauf que mĂȘme la premiĂšre partie me semble relever autant de la dystopie que de l'utopie.

    Par exemple :

    D’abord, l’immortalitĂ© serait garantie, ou plutĂŽt “l’allongement considĂ©rable de la durĂ©e de vie”, jusqu’à 200 ans, voire plus. Nous serons donc capables de vivre trĂšs longtemps. Sans jamais mourir de maladies, ou de vieillesse, bref de mort naturelle.

    Cerise sur le gĂąteau : en nous injectant peut ĂȘtre une “hormone du bonheur”, nous deviendrons des “transhumains bouddhas”, sages et heureux, jamais dĂ©pressifs, atteignant le “bonheur permanent”.

    Vivre longtemps, trÚs bien. En revanche, vivre en drogués béats, je n'appellerais pas ça du bonheur.

    Grùce au séquençage ADN, nous pourrons aussi reprogrammer nos gÚnes pour corriger nos défauts et accroßtre nos performances.

    Des surhommes modifiés. Enfin les riches, quoi. Supaire.

    Demain, la procrĂ©ation se fera peut-ĂȘtre via des utĂ©rus artificiels.

    L’ectogenĂšse fait l’objet de nombreuses recherches, dans le prolongement logique de la fĂ©condation in vitro. “Cela permettra non seulement d’éviter les dĂ©sagrĂ©ments de la grossesse, pour les femmes qui voudraient continuer Ă  travailler, mais aidera aussi les femmes presque stĂ©riles. Enfin, cela rapprochera aussi les couples, qui pourront tour Ă  tour porter le fƓtus, comme aujourd’hui on s’occupe Ă  deux de son bĂ©bĂ©â€, note David Latapie, porte-parole de l’AFT.

    Fabriquer des bĂ©bĂ©s. Ça, c'est le Meilleur des mondes d'Aldous Huxley, qui n'est pas censĂ© ĂȘtre une utopie.

    Pour David Latapie, dans notre futur, nous mettrons fin Ă  la “cruelle loterie gĂ©nĂ©tique”. Plus d’inĂ©galitĂ©s entre les “bien nĂ©s” et les autres. Le gĂ©nie gĂ©nĂ©tique permettra, entre autres, de dĂ©pister de futures maladies chez son enfant, ou encore de choisir son sexe ou la couleur de ses yeux.

    Et ça, c'est Bienvenue Ă  Gattaca. MĂȘme chose, ce n'est vraiment pas censĂ© ĂȘtre une utopie.

    “Le transhumanisme pourrait libĂ©rer l’homme de la maladie, de la faim, de la misĂšre
”, imagine David Latapie. L’avenir semble en effet radieux : plus de maladies gĂ©nĂ©tiques, les virus et les poisons ne serons plus une menace, le handicap ne sera plus
 Nous serons “libres”, Ă  tous points de vue.

    Libres de ne pas mourir et de “vivre dignement” grĂące aux rĂ©parations et amĂ©liorations offertes. Libres de changer de sexe, et de procrĂ©er comment nous le voulons. DĂ©livrĂ©s, aussi, de la pauvretĂ©, dans une sociĂ©tĂ© “post-raretĂ©â€.

    Ça, c'est utopique en effet. Ça ne fait pas de mal de rĂȘver.

    Un monde d’abondance, oĂč nous dĂ©gusterons des aliments de synthĂšse ou des steaks de cellules souches. Un futur oĂč nous serons capables de fabriquer nous-mĂȘmes nos pizzas, via l’imprimante 3D.

    Ne disait-on pas il y a quelques décennies que nous nous nourririons d'aliments en pilules ? Et que mange-t-on aujourd'hui ? De la nourriture normale, évidemment, parce que personne de sensé ne voudrait manger en pilules !

    Eh bien, pour cette histoire d'aliments imprimĂ©s, ou fabriquĂ©s automatiquement, c'est simple, c'est aller plus loin encore que la nourriture industrielle qu'on achĂšte surgelĂ©e par exemple. Et comme chacun sait, ça c'est de la bouffe de qualitay, on aime tellement ça que plus personne ne cuisine chez lui
 Pour info, des machines Ă  faire les pizze, ça existe, il y a eu des boutiques robotisĂ©es qui fabriquaient les pizze sous les yeux des clients. Eh bien, surprise : ça n'intĂ©resse pas les gens, ça les dĂ©goĂ»terait plutĂŽt.

    Et puis, bonheur suprĂȘme, nous serons libĂ©rĂ©s du travail, grĂące aux robots. Nous bĂ©nĂ©ficierons d’un “revenu de base”, distribuĂ© Ă  tous grĂące Ă  une meilleure redistribution des aides et des impĂŽts. Plus d’injustice sociale, plus de travail, et tout le temps du monde pour voyager, s’engager dans le secteur associatif et dĂ©couvrir le monde
 “Ce sera la libertĂ© de vivre oĂč nous voulons, en Antarctique, dans le dĂ©sert, dans la forĂȘt, ou sur Mars, grĂące Ă  un corps fait sur mesure, adaptĂ© au lieu
”, explique David Latapie.

    Enfin, grĂące Ă  la technologie, le pouvoir reviendra au peuple. “Plus d’inĂ©galitĂ©s : les barriĂšres Ă©conomiques et sociales seront brisĂ©es — regardez comment l’imprimerie a Ă©mancipĂ© la littĂ©rature, le numĂ©rique a Ă©mancipĂ© la musique, le pouvoir collaboratif d’internet a Ă©mancipĂ© les porteurs de projets
 la technologie est libĂ©ratrice dĂšs lors qu’elle est entre les mains du peuple”, affirme le porte-parole de l’AFT.

    Ça en revanche c'est intĂ©ressant : il serait bon de mettre en place une Ă©conomie adaptĂ©e Ă  la poursuite de la mĂ©canisation qui a commencĂ© Ă  la rĂ©volution industrielle, et le revenu de base semble une bonne piste.

  • [^] # Re: Kouign-amann

    Posté par  (site web personnel) . En rĂ©ponse au journal Android 4.4 *barre chocolatĂ©e*. Évalué à 3.

    Grammaticalement, il n'y a rien Ă  redire.

  • [^] # Re: Une question bĂȘte et un peu HS

    Posté par  (site web personnel) . En rĂ©ponse au journal Votre police prĂ©fĂ©rĂ©e. Évalué à 4.

    Je ne me réjouis pas non, parce qu'un autre truc qui va dégager, c'est le copier-coller à la souris.

  • [^] # Re: Pour ma part

    Posté par  (site web personnel) . En rĂ©ponse au journal Votre police prĂ©fĂ©rĂ©e. Évalué à 5.

    MERCI ! Je viens de découvrir un nouveau mot, et je vais pouvoir briller en société en expliquant que je pratique souvent le stoïchédon !

  • [^] # Re: Une question bĂȘte et un peu HS

    Posté par  (site web personnel) . En rĂ©ponse au journal Votre police prĂ©fĂ©rĂ©e. Évalué à 5.

    Ça s'appelle XLFD, X logical font description si je me souviens bien, et c'est pour moi un exemple de ce que peut donner un excĂšs de rĂ©flexion dans la conception. Ça et les bidules Java Ă  la DocumentBuilderFactory.getInstance().newDocumentBuilder().createDocument().

  • [^] # Re: OpenDyslexic

    Posté par  (site web personnel) . En rĂ©ponse au journal Votre police prĂ©fĂ©rĂ©e. Évalué à 6.

    Par contre, comme toi je ne trouve pas qu'elle facilite la lecture pour les personnes "normales". Peut ĂȘtre une question d'habitude
 ou alors, la dyslexie impĂšde sur la facultĂ© de lire les lettres dans le dĂ©sordre. Sleon une Ă©dtue de l'UnviertisĂ© de Cmabridge, l'odrre des ltteers dnas un mot n'a pas d'ipmrotncae, la suele coshe ipmrotnate est que la prmeiĂšre et la drenĂšire soenit Ă  la bnnoe pclae. Le rsete peut ĂȘrte dnas un dsĂ©orrde ttoal et vuos puoevz tujoruos lrie snas porlblĂšme. C'est prace que le creaveu huamin ne lit pas chuaqe ltetre elle-mmĂȘe, mias le mot cmmoe un tuot.
    La peruve
. c'est que vuos aevz lu cet atrcile jsquu'au buot !!!

    Inenrmosisnpat ! Ah ben non, c'est isllilbie cuireuesemnt ! Il fuat mlĂ©nager, mias pas torp sionn on n'y copmrned puls rein


  • [^] # Re: Funny translation ;-)

    Posté par  (site web personnel) . En rĂ©ponse au journal Android 4.4 *barre chocolatĂ©e*. Évalué à 4.

    Ben non, lĂ  c'est faites-vous un jus de Key pour poursuivre. Et Ă  moins qu'il n'y ait une forte proportion d'asiatiques malades dans les Keys, on ne peut pas traduire ça par « citron vert » 

  • [^] # Re: Kouign-amann

    Posté par  (site web personnel) . En rĂ©ponse au journal Android 4.4 *barre chocolatĂ©e*. Évalué à 2.

    "Quand les cons voleront, je serai chef d'escadrille". Ici par contre, plus besoin du "s", mĂȘme si les cons ne voleront probablement jamais (en tout cas sans dispositif aĂ©rien adĂ©quat).

    Sauf que justement, dans ce contexte, ce temps est inapproprié.

  • [^] # Re: C'est une surprise?

    Posté par  (site web personnel) . En rĂ©ponse au journal Parait qu'Android est un Linux.... Évalué à 4.

    Sérieusement si on te parle d'un téléphone sous Linux, tu comprends Android?

    Ben, ça peut ĂȘtre Android, Maemo, Meego, Firefox OS


  • [^] # Re: Quelques polices

    Posté par  (site web personnel) . En rĂ©ponse au journal Votre police prĂ©fĂ©rĂ©e. Évalué à 1.

    Qu'entends-tu par charger et décharger ? S'il s'agit de les activer momentanément, je verrais bien des répertoires /usr/local/share/fonts/opentype.available, avec les polices à activer liées dans /usr/local/share/fonts/opentype, tout simplement.

  • [^] # Re: TLS

    Posté par  (site web personnel) . En rĂ©ponse au journal Chiffrement SSL et confidentialitĂ©. Évalué à 8.

    Alors, il y a un problÚme avec cette distinction, parce que les termes « SSL » et « TLS » sont en fait utilisés pour deux distinctions :

    1. l'ancien nom et le nouveau ;
    2. une connexion directement initiée en TLS sur un port dédié à cet usage, et une connexion initiée en clair puis basculée en TLS.

    L'utilisation des termes SSL et TLS pour cette seconde disctinction est clairement abusive, et vient de l'introduction du verbe STARTTLS dans les protocole qui prennent en charge le basculement en TLS.

  • [^] # Re: Computer Modern

    Posté par  (site web personnel) . En rĂ©ponse au journal Votre police prĂ©fĂ©rĂ©e. Évalué à 5.

    J'aimais bien, mais je m'en suis lassé. Je n'aime pas ses empattements carrés qui me semblent heurter le regard, en revanche je trouve assez élégantes les terminaisons en forme de points des hampes des f par exemple.

    Je trouve également que cette fonte manque de graisse, et je crois me souvenir qu'on m'avait dit que D. Knuth l'avait conçue en s'inspirant de fontes en métal, en oubliant que celles-ci étaient volontairement trÚs fine parce que graissées à l'impression par l'étalement de l'encre.

  • [^] # Re: HĂ©gĂ©monie

    Posté par  (site web personnel) . En rĂ©ponse Ă  la dĂ©pĂȘche Linux pour Workgroups 3.11, le noyau prĂȘt pour le bureau. Évalué à 4. DerniĂšre modification le 06 septembre 2013 Ă  14:08.

    Non, ce n'est pas simple, sinon il n'y aurait pas eu tant de guerres, entre autres. Tout ce que je voulais dire, c'est qu'avant d'ĂȘtre citoyen du monde ou simplement europĂ©en, on est d'abord de son pays, et dans pas mal de cas, de sa rĂ©gion.

    Autant prendre un exemple concret : j'habite à Paris, capitale française avec des gens d'un peu partout en France. Ma famille vient également d'un peu partout en France : je me reconnais donc comme français, et relativement proche des autres français pour avoir envie de participer à la construction de notre pays.

    Certaines rĂ©gions ont une identitĂ© forte, par exemple la Bretagne, l'Alsace ou la Pays basque, ce dernier Ă©tant un cas trĂšs particulier dans la mesure oĂč il est partagĂ© entre deux États, la France et l'Espagne. Un bon nombre d'habitants de ces rĂ©gions pourra se reconnaĂźtre breton, alsacien ou basque avant d'ĂȘtre français. S'ils aiment leur rĂ©gion, rien de plus normal.

    En ce qui me concerne, suis-je proche des parisiens ? Oui, certainement. Suis-je proche des bretons ? Un peu moins, mais assez tout de mĂȘme. Des guyanais ? Probablement beaucoup, beaucoup moins. Cette rĂ©gion fait partie de la France pour des raisons historiques, et j'ignore largement sa culture, donc je ne me permettrais pas d'avancer quoi que ce soit. S'agissant d'une petite rĂ©gion par rapport Ă  la France mĂ©tropolitaine, cette question les concerne d'ailleurs plus que moi : se sentent-ils, eux, proche des mĂ©tropolitains ? Continuons : suis-je proche des nĂ©palais ? Non, sans le moindre doute, non.

    Bref, ce que je voulais dire, c'est qu'avant d'ĂȘtre citoyen du monde ou membre d'une communautĂ© large, pleine d'inconnus et de cultures diffĂ©rente de la nĂŽtre, nous sommes d'abord de nos rĂ©gions et de nos pays. Il faut assumer cela et agir en consĂ©quence, parce que je vois mal comment on peut imaginer construire quelque chose avec des gens qu'on ne voit pas, qu'on ne connaĂźt pas et qui n'ont pas ou peu de rĂ©fĂ©rences communes avec nous, si on n'est pas capable de s'occuper d'abord de ce qui est proche.

    Ça n'implique pas de ne rien faire Ă  l'international, mais simplement de ne pas se contredire en prĂ©tendant par exemple aimer tous les peuples en admirant les traditions religieuses au cours d'un voyage en Inde, tout en criant « les curĂ©s, au bĂ»cher, les grenouilles au bĂ©nitier » lorsqu'on croise des cathos un peu dĂ©monstratifs chez nous. C'est un exemple un peu extrĂȘme, donc en voici un autre : admirer une rĂ©volution arabe pleine de drapeaux tunisiens, tout en traitant de fachos un français qui mettrait un drapeau devant sa porte en dehors de la coupe du monde de foot.

  • # Termes

    Posté par  (site web personnel) . En rĂ©ponse au journal Votre police prĂ©fĂ©rĂ©e. Évalué à 7.

    À ma connaissance :

    • sans empattement = sans sĂ©rif = linĂ©ale ;
    • avec empattements = avec sĂ©rif = romaine ;
    • monospace = Ă  chasse fixe = non proportionnelle.

    J'ignore s'il existe encore des synonymes, mais personnellement j'aime bien, et j'utilise principalement les termes « linéale », « romaine » et « à chasse fixe ».

  • [^] # Re: HĂ©gĂ©monie

    Posté par  (site web personnel) . En rĂ©ponse Ă  la dĂ©pĂȘche Linux pour Workgroups 3.11, le noyau prĂȘt pour le bureau. Évalué à 3.

    Tu te dis donc plus proche des Guyanais parce qu'ils sont Français que des Espagnols, des Monégasques ou des Suisses ?

    Le cas des colonies, mĂȘme Ă©troitement intĂ©grĂ©es au point de ne plus ĂȘtre considĂ©rĂ©es comme telles, est trĂšs, trĂšs particulier, au point de constituer une exception, d'oĂč la volontĂ© de dĂ©colonisation lorsque l'intĂ©gration est trop faible pour justifier une unitĂ© nationale artificielle.

    C'est marrant de dire ça alors que les trois pays que tu cite ne sont justement uniquement francophones et donc ne parlent pas uniquement français.

    La langue n'est qu'une partie de l'identité nationale effectivement. Mais elle compte certainement, et on peut voir les problÚmes d'unité que cause la différence culturelle et particuliÚrement linguistique en Belgique.

  • [^] # Re: Kouign-amann

    Posté par  (site web personnel) . En rĂ©ponse au journal Android 4.4 *barre chocolatĂ©e*. Évalué à 3.

    Il me semble qu'on ne peut pas : j'avais entendu dire qu'un Ă©leveur bio ne pouvait pas donner de mĂ©dicaments Ă  ses bĂȘtes si elles tombaient malades.

  • [^] # Re: Kouign-amann

    Posté par  (site web personnel) . En rĂ©ponse au journal Android 4.4 *barre chocolatĂ©e*. Évalué à 5.

    Pain au chocolat [ʃɔ.kɔ.la.tin], n.f. (si, si) : Viennoiserie Ă  base de pĂąte feuilletĂ©e contenant une ou plusieurs barres de chocolat.

  • [^] # Re: Kouign-amann

    Posté par  (site web personnel) . En rĂ©ponse au journal Android 4.4 *barre chocolatĂ©e*. Évalué à 8.

    [1] Là j'ai toujours du mal à savoir si c'est du futur de l'indicatif ou du présent du conditionnel (donc si il faut un s à la fin ou pas). Je penche pour l'indicatif, j'ai bon ?

    RÚgle de concordance des temps pour les constructions conditionnelles :

    • Si tu te places dans le rĂ©el, l'hypothĂšse est au prĂ©sent et la consĂ©quence au futur : « s'il pleut demain, je prendrai mon parapluie ». Ce n'est qu'une question de probabilitĂ©, ça peut arriver ou non mais ça n'a rien d'un rĂȘve.
    • Si tu te places dans l'hypothĂ©tique pur, l'hypothĂšse est Ă  l'imparfait et la consĂ©quence au conditionnel : « si les cons volaient, je serais chef d'escadrille ». LĂ , ce n'est pas une question de probabilitĂ©, c'est franchement irrĂ©el, donc si con que je soie, je ne volerai jamais, et un futur serait tout Ă  fait inappropriĂ©.