StopCovid inclut quelques autres solutions techniques pour protéger la vie privée, mais la pseudonymisation n’est pas suffisante du tout (et je suis moyennement convaincu par les autres techniques, mais je ne réponds ici que sur le fait qu’un identifiant unique est une donnée personnelle).
C’est le choix du terme « digital », plutôt que « numérique » qui est critiqué, cette acception du mot « digital » est une mauvaise traduction phonétique de l’anglais qu’on retrouve surtout utilisée par les markèteux et bonimenteurs du web 4.0. La critique émise par Doug Le Tough est sur la forme et ne remet pas du tout en question l’enjeu sur le fond de la souveraineté numérique.
Oui et non les sélecteurs de fichiers ne sont pas pensé pour par exemple. Tu ne peux pas t'abstraire totalement de la hiérarchie.
Sur Android non plus. Si l'on veut passer ouvrir un fichier particulier avec une application particulière, on doit aussi le chercher. En pratique, sans gestionnaire de fichier un peu complet ni sélecteur de fichiers dans les applications qui montrent l’organisation hiérarchique du FS, c’est une action qu’on ne fait juste pas et qu’on garde pour quand on aura un ordinateur sous la main. Mais certaines applications pour lesquels cet usage a du sens disposent de sélecteurs de fichiers très complets, même sur Android.
De plus en plus. Si c'est pas sur téléphone c'est sur tablette et les tablettes Apple se vendent bien il me semble.
Oui. Cela dit, j’ai quand-même l’impression qu’elles rejoignent davantage l’usage du téléphone (web, mails, jeux) que de l’ordinateur (rédaction de documents, traitement de données quelconques).
Sur ces machines, on est orienté application. […] Là où sur PC, on est orienté données
Je ne voyais pas cela comme ça mais je pense que tu mets vraiment le doigt sur quelque-chose. Sur une tablette/un téléphone, on a un usage = une appli (web, photos, notes). Un ordinateur devient vraiment indispensable quand on mélange les usages et qu’on regroupe ensemble des documents de natures différentes (les plans — images —, le budget — tableur — et le descriptif — texte — d’un même projet par exemple) que des fichiers ne sont pas indépendants (codes sources) voire qu’on travaille sur un document avec plusieurs logiciels (fréquent en traitement d’image par exemple).
Cela explique largement la différence de besoin au niveau du système de fichiers pour ces différents usages. Ça n’empêche pas qu’on puisse vouloir organiser ses fichiers selon d’autres critères que le FS hiérarchique et on en revient à la question du journal, qui m’intéresse mais à laquelle je n’ai pas de réponse définitive.
Enfin la gestion des fichiers à la Android a toujours existé aussi sur les ordinateurs personnels. Il y a toujours eu des gens pour mettre tous leurs fichiers en vrac sur le bureau (voire utiliser la Corbeille pour archiver). Mais aucune personne qui doit réellement gérer des données en nombre n’utilise ce type de classement, donc je ne crois pas que la distinction soit du côté des utilisateurs (habitués ou non du système de fichier hiérarchique) mais de l’usage. On stocke moins de documents qui nécessitent une organisation sur téléphone (sauf les photos et les musiques, mais de fait les applis qui s’en chargent les organisent aussi sur le FS généralement). Pour regarder youtube et consulter ses e-mails, on n’a même pas besoin de FS, ou à la limite juste de l’équivalent « /tmp » que l’utilisateur ne regarde pas non plus souvent sur un ordinateur.
Pour les sliders, tu t'es posé la question des valeurs? Pour une opacité (slider original de 0 à 2), tu as besoin de 400 pas?
Ok, pour le filtre exact que tu prends en exemple, mais je trouve ça pas plus mal que les sliders soient les mêmes partout. Quant au « "haut"/"bas" », je ne suis pas sûr qu’on se soit compris, je ne parle pas de flèches haut/bas à droite du sliders, mais de la région haute et basse du sliders, qui permet par exemple de faire défiler sans molette (en bas), à la tablette graphique par exemple, et de choisir une valeur absolue (en haut) dans le même widget.
à tout ranger dans un seul menu accessible avec une icône "…" plutôt qu'un minuscule [<] .
Et là je reconnais mon erreur, dans cette fenêtre de filtre, le [<] et le + n’ont effectivement pas besoin d’être séparés (le [<] ne permet pas d’ancrer la fenêtre de réglages comme avec les outils).
En fait, je suis sûr que tes propositions peuvent servir mais quand tu te défends en disant que
Proposer n'est pas imposer.
dans un fil dans lequel tu dis que l’UI de Gimp est toute pourrie, et que tu fais les louanges d’un logiciel (proprio) qui n’a pas grand chose à voir en comparant des fenêtres qui n’ont que 3 réglages, ta « proposition » est lourde de jugement, et ta comparaison montre bien mal la différence de qualité qui te saute aux yeux.
Clairement tu n’utilises pas Gimp. Les sliders de ton mockup ne remplacent pas fonctionnellement ceux de Gimp, qui sont larges et ont en fait deux sliders selon que l’on glisse la partie haute ou basse. Si tu devais mettre deux sliders à chaque fois, ton UI serait déjà beaucoup moins légère. Et cette fonctionnalité de Gimp, déroutante à la première utilisation, est extrêmement pratique à l’usage ! En plus, les tiens sont plus courts, c’est dommage, c’est autant de précision en moins en un mouvement simple.
Les + et [<] ont disparus sur ton mockup. C’est dommage, d’autant plus que le [<] est une fonctionnalité très utile qui permet de personnaliser très fortement l’UI de Gimp et de modifier certains points que tu critiques par ailleurs. Encore une fois, je pense que tu ne l’utilises pas. Du coup, c’est chouette que tu fasses un joli mockup avec moins de fonctions, mais Gimp s’adresse aussi à des gens qui s’en servent pour de vrai et qui ne tiennent pas à perdre ces fonctionnalités juste pour avoir une police plus grosse et plus de vide autour.
Je trouve ça sympa que tu veuilles absolument corriger l’UI de Gimp et vienne plein de bons conseils, mais ces conseils donnent vraiment l’impression que tu n’utilises pas le logiciel du tout et que tu passes complètement à côté de son UX, avec une UI riche en fonctionnalités qui permet d’être efficace quand on apprend à la connaître un peu. Donc j’espère vraiment que les devs Gimp qui te lisent ne t’écouteront pas trop. Les retours de non-utilisateurs ne sont pas si utiles au logiciel.
La majorité de la planète d'entreprise le sait très bien
Non. Même dans les grands groupes ou les grandes administrations. Et les administrateurs systèmes qui savent qu’il y a autre chose n’ont pas forcément les compétences pour administrer un parc qui utilise cet autre chose (et forcément, vu qu’ils sont recrutés pour faire tourner le parc actuel, ça ne bouge pas vite). Tu as bossé dans de très grosses boites dans le domaine de l’informatique, tu surestimes à mon avis beaucoup le fonctionnement de beaucoup d’autres sociétés, même grosses.
Vente liée ? Ah le gag. Apple n'a pas de problème à vendre des Macs
C’est une blague ? Apple aussi fournit l’OS avec le matériel justement ! Et Apple non plus ne compte pas sur les ventes d’OSX sans matériel pour diffuser son OS, donc ton contre-exemple ne fait que confirmer le propos auquel tu réponds.
Posté par jyes .
En réponse au journal Des nouvelles de Fortran.
Évalué à 3.
Dernière modification le 11 mai 2020 à 18:23.
Merci de l'information concernant l'usage de la mémoire qui ne se ferait que très peu sur le tas en calcul intensif alors que j'aurais parié (gros !) sur le contraire !
Attention, peu en nombre d’allocations, mais potentiellement beaucoup de volume alloué ! C’est juste que le temps passé dans les allocations est négligeable par rapport au temps de calcul.
Je ne peux absolument pas répondre à la question de jusqu'à quel point la libc influence les performances car je ne fais pas de calcul intensif. C'est pourquoi j'aimerais que ceux qui en font livrent leur témoignage.
Elle n’a strictement aucune influence. Un code de calcul intensif correctement écrit fait peu d’allocations mémoires sur le tas (en gros tout est alloué en début de calcul) et passe beaucoup plus de temps à calculer qu’à lire et écrire des données. Donc, autant avoir une version de BLAS et LAPACK fortement optimisée peut apporter un gain non négligeable pour certaines applications, autant la libc n’a aucune importance. Éventuellement, selon la manière dont le code est écrit, ce sont d’autres propriétés du système d’exploitation qui peuvent impacter les performances, comme le coût des filaments (threads), l’efficacité des communications entre processus ou la bonne gestion du matériel (réseau notamment).
Est-il censé de gaver de serpent des générations d'étudiants alors Fortran est une nourriture plus saine et digeste ?
Personnellement, je n’aime pas trop Python. Mais je trouve qu’avoir un langage de base avec lequel les élèves apprennent tous les concepts est une bonne idée. Introduction aux langages procéduraux, Python est un bon début. Découverte du paradigme orienté objet, Python permet d’apprendre. Enseignement des méthodes numériques et du calcul scientifique, Python et SciPy sont pleins de bonnes choses. Développement d’interfaces graphiques, Python s’en sort encore très bien. Petits scripts et utilitaires, Python est toujours bon dans ce domaine.
Au final, malgré tout le mal que je pense de ce langage, même moi je l’utilise pour un certain nombre de traitements (notamment conversions de formats de fichiers et substitut à Octave 1), donc ça me paraît un bon couteau suisse à enseigner aux étudiants.
Quant à
Mais je pense que C++ restera encore longtemps dans la course
J’espère bien ! Le fait que Fortran et C++ aient des atouts différents n’est pas toujours à l’avantage du Fortran. Pour un programme qui fait peu de traitement de données mais manipule des structures complexes, C++ est bien plus indiqué que Fortran. Si Qt s’était basé sur le Fortran, son succès aurait été sûrement beaucoup plus timide !
lui même substitut à Matlab, puisque j’ai toujours évité ce dernier comme la peste. ↩
Est-il exagéré dire que gfortran n'est jamais qu'un frontend de la libc ?
Oui, c’est très exagéré. Le Fortran standard propose plein de fonctions (dites « intrinsèques ») qui ne sont pas dans la lib C standard, notamment des fonctions mathématiques et de manipulation de tableaux ou de matrices. Ensuite, un langage, ce n’est pas qu’une liste de fonctions, Fortran propose de nombreuses manières d’accéder aux éléments des tableaux, et d’extraire des sous tableaux (tableaux d’indices, masques, etc) et optimiser tout ça est un travail assez différent pour le compilateur par rapport à compiler du C. Après, tous les exécutables, quel que soit le langage avec lequel ils sont écrits, dépendent des bibliothèques auxquelles ils sont liés, et presque tous les compilateurs lient à la lib C par défaut (car elle est installée sur tous les systèmes). Ça ne fait pas de tous les langages de simples surcouches au C.
C’est un peu comme si en constatant que ton binaire ne s’exécute pas sur Windows et tu en concluais que Fortran n’est qu’un frontend à Linux. Le programme dépend de l’OS, mais il n’est pas seulement une suite d’appels système.
Mon expérience, c’est que le compilateur Intel produit de binaires parfois plus rapide, mais il est très bogué donc au final quand il donne un binaire significativement plus rapide que Gfortran, ça a plutôt tendance à m’inquiéter car j’ai peur qu’il fasse juste n’importe quoi. De plus il est très lent pour compiler, il plante facilement avec des messages d’erreurs cryptiques et si l’on ajoute à ça un support assez tardif des standards, je trouve finalement Gfortran bien plus confortable à utiliser. En pratique j’utilise Ifort pour chercher les bugs dans mon code que Gfortran ne me remonterait pas et améliorer la portabilité de mon code, mais je passe un certain temps aussi à réécrire du code pourtant valide pour qu’Ifort l’accepte.
Je n’ai pas encore testé les autres compilateurs, donc je trouve ce journal très bienvenu avec toutes ces informations sur les compilateurs existants et en développement.
un article comparatif entre ces deux langages tant ils semblent partager les mêmes fonctionnalités.
Les mêmes fonctionnalités, c’est mal connaître les deux langages (enfin, dans la mesure où ils sont tous deux Turing complets, il n’y a rien que fait l’un que ne peut pas faire l’autre, mais leurs usages sont très différents).
En Fortran pas de template, et (presque) pas de généricité. À l’inverse en C++, il a fallu attendre la version 2017 pour avoir un type tableau de taille fixe qui serve à quelque-chose (std::array), là où Fortran offre plein de fonctions de manipulations de tableaux et possède des types qui permettent de détecter beaucoup d’erreurs à la compilation, et certaines à l’exécution (avec -fcheck=bounds par exemple).
Fortran est plus simple que C++ et dont plus facile à apprendre, et plus facile à lire par des non-experts, il contient aussi beaucoup moins de pièges (malgré quelques héritages tordus, comme tous les vieux langages). Plus facile à compiler aussi, les modules, intégrés au langage depuis Fortran 90 sont toujours en discussion pour C++ qui n’intègre rien de similaire si ce n’est des palliatifs complexes comme les en-têtes précompilés et autres horreurs.
Au final, j’aime bien le C++, mais je vois bien à l’usage que j’arrive beaucoup mieux à faire évoluer mon code de calcul scientifique en Fortran que mes autres projets en C++. En Fortran, j’ai un tout petit peu plus de duplication de code due à l’absence de généricité, mais finalement très peu et c’est un prix assez faible à payer pour avoir un code lisible et concis pour le traitement de données en tableaux. C’est aussi beaucoup plus facile de faire travailler des étudiants ou des chercheurs pour une durée déterminée sur un code Fortran. Même mes collègues informaticiens mettent du temps à comprendre le code C++ là où le Fortran se lit presque sans apprentissage (et s’apprend relativement vite pour l’écrire).
Ce qui manquait cruellement au Fortran c’était une manière propre de s’interfacer avec les autres langages et les dernières versions ont largement comblé ce manque.
Je sais, c’est pour ça que j’ai comparé à Nextcloud + Yunohost, car Yunohost peut justement être la glue entre Nextcloud et Postfix et il vient avec un SSO et annuaire LDAP qui font tout ça automatiquement, comme dans Zimbra.
Après, je sais bien que Yunohost n’est pas pensé pour équiper des grosses structures, mais il propose une configuration dans laquelle il est relativement facile de piocher pour faire fonctionner Nextcloud comme souhaité. Je ne dis absolument pas que Zimbra n’a aucun intérêt. Je le trouve très bien fichu, je trouve juste que la suggestion de postroutine peut être pertinente à qui cherche une alternative.
Nextcloud sur Yunohost alors. Je ne vois pas pourquoi il faudrait absolument éviter postfix ou exim et dovecot et les réimplementer dans l’outil qui fait aussi webmail. Que ce soit le fonctionnement de Zimbra pourquoi pas, mais ce n’est pas une fonctionnalité, on peut chercher une alternative fonctionnelle qui repose sur des choix techniques différents.
J’utilise Zimbra et Nextcloud (sans webmail) au boulot et Nextcloud (avec webmail, calendrier et tâches) chez moi. C’est fonctionnellement très proche.
En fait, en primaire, les enseignants m’ont surtout eu l’air de bricoler au cas par cas avec chaque élève avec les outils qu’ils avaient. Je pense que si j’ai vu beaucoup de Whatsapp, ce n’était pas un choix du prof mais plutôt ce qu’utilisaient déjà les élèves. Sinon, les courriers électroniques, les appels au téléphone avec les parents ont servi aussi. Quant au
Et que faire des gens que WhatsApp ne veut pas ?
vu comme le confinement a été géré, anticipé et organisé par notre gouvernement et vu la clarté des consignes qu’il a communiquées aux différents services publics, notamment l’enseignement, je ne pense pas que l’accès ou non à Whatsapp est ce qui a pesé le plus lourd dans les inégalités d’accès à l’éducation entre élèves.
Ce que fait Scaleway est très bien mais ne reflète pas du tout ce qu’utilisent les écoles en France, et ne regarde pas notre situation avec trop d’envie depuis le Québec.
Ici, les profs de primaire que je connais ont surtout utilisé Whatsapp, mais dès le secondaire, c’est Zoom partout (et même recommandé par les institutions). À l’université pareil, on a même commencé le confinement avec un message des services centraux pour nous demander de ne pas trop solliciter les services numériques de l’université car ils ne sont pas dimensionnés pour une telle utilisation. Zoom a été le logiciel le plus utilisé, Discord un peu aussi et mon université propose aussi un compte MS Teams à tous les profs et élèves pour l’enseignement (aussi une démarche déjà engagée avant le confinement).
Le CNRS de sont côté a demandé à ce que nous utilisions des logiciels plus sûrs et a mis un peu de temps pour finalement nous créer des comptes sur Tixéo et Citadel, développés par les fleurons français de la technologie, mais aussi centralisés et pas plus libres ou ouverts (au sens utilisables avec un client alternatif) que les solutions américaines en vogue. Au final, pour nos activités de recherches, Zoom et Teams restent les grands gagnants. Je n’ai trouvé aucun collègue sur les réseaux promus par le CNRS.
Je ne sais pas qui utilise les services de Scaleway finalement. J’y ai fait quelques réunions avec des collègues et pour du suivi de projet avec des élèves mais à chaque fois l’instance indiquait une charge de 0% donc j’ai peur que leur service soit largement sous-utilisé du fait des solutions mises en avant par nos directions et leurs tutelles.
Et je trouve ça bien triste (mais au moins notre pays ne se targue pas d’avoir une haute considération pour la protection des données des citoyens).
Non, avant l’hibernation, c’est d’abord vider les caches, puis enregistrer la RAM dans le swap en compressant au passage (je me rappelle de l’époque de TuxOnIce où l’on pouvait même choisir l’algo de compression à utiliser). S’il fallait copier l’intégralité de la RAM, il faudrait un temps fou pour faire hiberner les machines actuelles.
Par contre, si la RAM est très remplie, cela peut servir de fermer quelques programmes gourmands en RAM et de retenter pour voir si l’hibernation finit par passer. Il y a longtemps, quand j’utilisais beaucoup l’hibernation, je me rappelle que parfois une mise en hibernation échouait, mais que retenter peu après fonctionnait souvent. J’imagine que quand un logiciel comme tracker décide de mouliner en même temps qu’on lance l’hibernation, il peut faire la différence.
Après, si j’en crois un autre commentaire d’antistress, il utilise zram, donc cette partir de la RAM doit être décompressée pour être utilisée, et elle ne peut pas être libérée avec les autres caches. De plus zram étant déjà compressé sa sauvegarde dans le swap pour l’hibernation n’est pas plus petite, contrairement à l’essentiel du contenu habituellement en RAM qui se compresse très bien (beaucoup de zéros, de chaînes de caractères, de motifs qui se répètent, etc).
La phrase citée dans le journal est un peu trompeuse en indiquant que les binaires de Zimbra ne seront plus fournis qu’aux clients (et non à toute la communauté). La suite du texte ajoute que le code source de Zimbra 9 ne sera pas distribué non plus, même si le support de la version 8 continue d’être assuré. Zimbra se ferme donc beaucoup (voire se ferme tout court, si on parle de la version 9). En effet, c’est une bien triste nouvelle.
J'ai quand même du mal à définir un jeu vidéo comme « d'abord un outil évolutif […] ».
Comme dis le commentaire auquel tu réponds, ils ne l’ont pas été pendant longtemps, mais ça a beaucoup changé. Quasiment tous les jeux à succès proposent des systèmes de scripts (Lua doit beaucoup de son succès aux jeux vidéos) et d’addons et sont rapidement complémentés par par des « mods » développés par leur communauté. Certains grands succès ont même commencé comme des « mods ». Rappelons quand-même que Counter Strike, un énorme succès déjà plus tout jeune, a commencé comme un mod pour Half Life ! Maintenant des boîtes se spécialisent dans la « restauration » de jeux vidéos, à l’instar de Beamdog qui reprend les succès de Bioware et en sort des versions Enhanced Edition.
Le jeu vidéo comme « d'abord un outil évolutif » devient la norme dans le développement propriétaire, mais SuperTuxKart, Battle for Wesnoth, 0 A.D. et plein de jeux libres avaient montré bien avant que les jeux comme d’autres œuvres pouvaient avoir une vie longue et pleine d’évolutions, des graphismes aux effets sonores, jusqu’à la jouabilité.
Oui enfin y’a aussi des gens qui ne sont pas dealers et qui utilisent LineageOS + FDroid et ont le bluetooth et le GPS désactivés la majorité du temps (les problèmes de batteries aident aussi à préserver la vie privée). C’est une erreur grossière et trop courante de croire qu’il faut forcément être vendeur d’enfants sur le darknet pour se préoccuper des traces que l’on laisse.
Après plusieurs tâtonnements, j’utilise toujours beaucoup Git à travers la ligne de commande. Pour visionner les différences entre versions par contre je n’utilise jamais la sortie de Git directement mais plutôt Vim+Fugitive quand je développe (ou rédige un document) et qgit (ou gitg selon mon humeur) pour visualiser l’historique des versions. Pour le moment, je n’ai pas trouvé meilleur confort qu’avec cette combinaison.
[^] # Re: Pas si anonyme
Posté par jyes . En réponse au sondage Allez‑vous installer l’application de traçage gouvernementale StopCovid ?. Évalué à 4.
Un pseudonyme sur une appli de traçage, ce n’est guère moins privé que ton numéro de carte vitale. Un exemple :
https://www.nytimes.com/interactive/2019/12/19/opinion/location-tracking-cell-phone.html
StopCovid inclut quelques autres solutions techniques pour protéger la vie privée, mais la pseudonymisation n’est pas suffisante du tout (et je suis moyennement convaincu par les autres techniques, mais je ne réponds ici que sur le fait qu’un identifiant unique est une donnée personnelle).
[^] # Re: Buzzword et bullshitisme corpoflanique
Posté par jyes . En réponse à la dépêche Séminaire en ligne : Logiciel libre en Afrique, levier de croissance et souveraineté digitale. Évalué à 6.
C’est le choix du terme « digital », plutôt que « numérique » qui est critiqué, cette acception du mot « digital » est une mauvaise traduction phonétique de l’anglais qu’on retrouve surtout utilisée par les markèteux et bonimenteurs du web 4.0. La critique émise par Doug Le Tough est sur la forme et ne remet pas du tout en question l’enjeu sur le fond de la souveraineté numérique.
[^] # Re: vive la hiérarchie
Posté par jyes . En réponse au journal Classer efficacement et durablement ses fichiers. Évalué à 4.
Sur Android non plus. Si l'on veut passer ouvrir un fichier particulier avec une application particulière, on doit aussi le chercher. En pratique, sans gestionnaire de fichier un peu complet ni sélecteur de fichiers dans les applications qui montrent l’organisation hiérarchique du FS, c’est une action qu’on ne fait juste pas et qu’on garde pour quand on aura un ordinateur sous la main. Mais certaines applications pour lesquels cet usage a du sens disposent de sélecteurs de fichiers très complets, même sur Android.
Oui. Cela dit, j’ai quand-même l’impression qu’elles rejoignent davantage l’usage du téléphone (web, mails, jeux) que de l’ordinateur (rédaction de documents, traitement de données quelconques).
Je ne voyais pas cela comme ça mais je pense que tu mets vraiment le doigt sur quelque-chose. Sur une tablette/un téléphone, on a un usage = une appli (web, photos, notes). Un ordinateur devient vraiment indispensable quand on mélange les usages et qu’on regroupe ensemble des documents de natures différentes (les plans — images —, le budget — tableur — et le descriptif — texte — d’un même projet par exemple) que des fichiers ne sont pas indépendants (codes sources) voire qu’on travaille sur un document avec plusieurs logiciels (fréquent en traitement d’image par exemple).
Cela explique largement la différence de besoin au niveau du système de fichiers pour ces différents usages. Ça n’empêche pas qu’on puisse vouloir organiser ses fichiers selon d’autres critères que le FS hiérarchique et on en revient à la question du journal, qui m’intéresse mais à laquelle je n’ai pas de réponse définitive.
[^] # Re: vive la hiérarchie
Posté par jyes . En réponse au journal Classer efficacement et durablement ses fichiers. Évalué à 2.
Enfin la gestion des fichiers à la Android a toujours existé aussi sur les ordinateurs personnels. Il y a toujours eu des gens pour mettre tous leurs fichiers en vrac sur le bureau (voire utiliser la Corbeille pour archiver). Mais aucune personne qui doit réellement gérer des données en nombre n’utilise ce type de classement, donc je ne crois pas que la distinction soit du côté des utilisateurs (habitués ou non du système de fichier hiérarchique) mais de l’usage. On stocke moins de documents qui nécessitent une organisation sur téléphone (sauf les photos et les musiques, mais de fait les applis qui s’en chargent les organisent aussi sur le FS généralement). Pour regarder youtube et consulter ses e-mails, on n’a même pas besoin de FS, ou à la limite juste de l’équivalent « /tmp » que l’utilisateur ne regarde pas non plus souvent sur un ordinateur.
[^] # Re: Traduction approximative
Posté par jyes . En réponse à la dépêche GIMP 2.10.14 et 2.10.18 : sans limites. Évalué à 9. Dernière modification le 25 mai 2020 à 14:41.
Ok, pour le filtre exact que tu prends en exemple, mais je trouve ça pas plus mal que les sliders soient les mêmes partout. Quant au « "haut"/"bas" », je ne suis pas sûr qu’on se soit compris, je ne parle pas de flèches haut/bas à droite du sliders, mais de la région haute et basse du sliders, qui permet par exemple de faire défiler sans molette (en bas), à la tablette graphique par exemple, et de choisir une valeur absolue (en haut) dans le même widget.
Et là je reconnais mon erreur, dans cette fenêtre de filtre, le [<] et le + n’ont effectivement pas besoin d’être séparés (le [<] ne permet pas d’ancrer la fenêtre de réglages comme avec les outils).
En fait, je suis sûr que tes propositions peuvent servir mais quand tu te défends en disant que
dans un fil dans lequel tu dis que l’UI de Gimp est toute pourrie, et que tu fais les louanges d’un logiciel (proprio) qui n’a pas grand chose à voir en comparant des fenêtres qui n’ont que 3 réglages, ta « proposition » est lourde de jugement, et ta comparaison montre bien mal la différence de qualité qui te saute aux yeux.
[^] # Re: Traduction approximative
Posté par jyes . En réponse à la dépêche GIMP 2.10.14 et 2.10.18 : sans limites. Évalué à 3. Dernière modification le 25 mai 2020 à 09:22.
Clairement tu n’utilises pas Gimp. Les sliders de ton mockup ne remplacent pas fonctionnellement ceux de Gimp, qui sont larges et ont en fait deux sliders selon que l’on glisse la partie haute ou basse. Si tu devais mettre deux sliders à chaque fois, ton UI serait déjà beaucoup moins légère. Et cette fonctionnalité de Gimp, déroutante à la première utilisation, est extrêmement pratique à l’usage ! En plus, les tiens sont plus courts, c’est dommage, c’est autant de précision en moins en un mouvement simple.
Les + et [<] ont disparus sur ton mockup. C’est dommage, d’autant plus que le [<] est une fonctionnalité très utile qui permet de personnaliser très fortement l’UI de Gimp et de modifier certains points que tu critiques par ailleurs. Encore une fois, je pense que tu ne l’utilises pas. Du coup, c’est chouette que tu fasses un joli mockup avec moins de fonctions, mais Gimp s’adresse aussi à des gens qui s’en servent pour de vrai et qui ne tiennent pas à perdre ces fonctionnalités juste pour avoir une police plus grosse et plus de vide autour.
Je trouve ça sympa que tu veuilles absolument corriger l’UI de Gimp et vienne plein de bons conseils, mais ces conseils donnent vraiment l’impression que tu n’utilises pas le logiciel du tout et que tu passes complètement à côté de son UX, avec une UI riche en fonctionnalités qui permet d’être efficace quand on apprend à la connaître un peu. Donc j’espère vraiment que les devs Gimp qui te lisent ne t’écouteront pas trop. Les retours de non-utilisateurs ne sont pas si utiles au logiciel.
[^] # Re: Windows n'a pas à s'inquièter
Posté par jyes . En réponse au journal Mieux que Santa Barbara : Munich revient aux logiciels libres. Évalué à 6. Dernière modification le 18 mai 2020 à 09:19.
Non. Même dans les grands groupes ou les grandes administrations. Et les administrateurs systèmes qui savent qu’il y a autre chose n’ont pas forcément les compétences pour administrer un parc qui utilise cet autre chose (et forcément, vu qu’ils sont recrutés pour faire tourner le parc actuel, ça ne bouge pas vite). Tu as bossé dans de très grosses boites dans le domaine de l’informatique, tu surestimes à mon avis beaucoup le fonctionnement de beaucoup d’autres sociétés, même grosses.
Et puis il y a la suite Office…
[^] # Re: Windows n'a pas à s'inquièter
Posté par jyes . En réponse au journal Mieux que Santa Barbara : Munich revient aux logiciels libres. Évalué à 9.
C’est une blague ? Apple aussi fournit l’OS avec le matériel justement ! Et Apple non plus ne compte pas sur les ventes d’OSX sans matériel pour diffuser son OS, donc ton
contre-exemple ne fait que confirmer le propos auquel tu réponds.[^] # Re: Performance des compilateurs libres
Posté par jyes . En réponse au journal Des nouvelles de Fortran. Évalué à 3. Dernière modification le 11 mai 2020 à 18:23.
Attention, peu en nombre d’allocations, mais potentiellement beaucoup de volume alloué ! C’est juste que le temps passé dans les allocations est négligeable par rapport au temps de calcul.
[^] # Re: Performance des compilateurs libres
Posté par jyes . En réponse au journal Des nouvelles de Fortran. Évalué à 5.
Elle n’a strictement aucune influence. Un code de calcul intensif correctement écrit fait peu d’allocations mémoires sur le tas (en gros tout est alloué en début de calcul) et passe beaucoup plus de temps à calculer qu’à lire et écrire des données. Donc, autant avoir une version de BLAS et LAPACK fortement optimisée peut apporter un gain non négligeable pour certaines applications, autant la libc n’a aucune importance. Éventuellement, selon la manière dont le code est écrit, ce sont d’autres propriétés du système d’exploitation qui peuvent impacter les performances, comme le coût des filaments (threads), l’efficacité des communications entre processus ou la bonne gestion du matériel (réseau notamment).
[^] # Re: Pas que le calcul
Posté par jyes . En réponse au journal Des nouvelles de Fortran. Évalué à 6.
Personnellement, je n’aime pas trop Python. Mais je trouve qu’avoir un langage de base avec lequel les élèves apprennent tous les concepts est une bonne idée. Introduction aux langages procéduraux, Python est un bon début. Découverte du paradigme orienté objet, Python permet d’apprendre. Enseignement des méthodes numériques et du calcul scientifique, Python et SciPy sont pleins de bonnes choses. Développement d’interfaces graphiques, Python s’en sort encore très bien. Petits scripts et utilitaires, Python est toujours bon dans ce domaine.
Au final, malgré tout le mal que je pense de ce langage, même moi je l’utilise pour un certain nombre de traitements (notamment conversions de formats de fichiers et substitut à Octave 1), donc ça me paraît un bon couteau suisse à enseigner aux étudiants.
Quant à
J’espère bien ! Le fait que Fortran et C++ aient des atouts différents n’est pas toujours à l’avantage du Fortran. Pour un programme qui fait peu de traitement de données mais manipule des structures complexes, C++ est bien plus indiqué que Fortran. Si Qt s’était basé sur le Fortran, son succès aurait été sûrement beaucoup plus timide !
lui même substitut à Matlab, puisque j’ai toujours évité ce dernier comme la peste. ↩
[^] # Re: Performance des compilateurs libres
Posté par jyes . En réponse au journal Des nouvelles de Fortran. Évalué à 9.
Oui, c’est très exagéré. Le Fortran standard propose plein de fonctions (dites « intrinsèques ») qui ne sont pas dans la lib C standard, notamment des fonctions mathématiques et de manipulation de tableaux ou de matrices. Ensuite, un langage, ce n’est pas qu’une liste de fonctions, Fortran propose de nombreuses manières d’accéder aux éléments des tableaux, et d’extraire des sous tableaux (tableaux d’indices, masques, etc) et optimiser tout ça est un travail assez différent pour le compilateur par rapport à compiler du C. Après, tous les exécutables, quel que soit le langage avec lequel ils sont écrits, dépendent des bibliothèques auxquelles ils sont liés, et presque tous les compilateurs lient à la lib C par défaut (car elle est installée sur tous les systèmes). Ça ne fait pas de tous les langages de simples surcouches au C.
C’est un peu comme si en constatant que ton binaire ne s’exécute pas sur Windows et tu en concluais que Fortran n’est qu’un frontend à Linux. Le programme dépend de l’OS, mais il n’est pas seulement une suite d’appels système.
[^] # Re: Performance des compilateurs libres
Posté par jyes . En réponse au journal Des nouvelles de Fortran. Évalué à 10.
Mon expérience, c’est que le compilateur Intel produit de binaires parfois plus rapide, mais il est très bogué donc au final quand il donne un binaire significativement plus rapide que Gfortran, ça a plutôt tendance à m’inquiéter car j’ai peur qu’il fasse juste n’importe quoi. De plus il est très lent pour compiler, il plante facilement avec des messages d’erreurs cryptiques et si l’on ajoute à ça un support assez tardif des standards, je trouve finalement Gfortran bien plus confortable à utiliser. En pratique j’utilise Ifort pour chercher les bugs dans mon code que Gfortran ne me remonterait pas et améliorer la portabilité de mon code, mais je passe un certain temps aussi à réécrire du code pourtant valide pour qu’Ifort l’accepte.
Je n’ai pas encore testé les autres compilateurs, donc je trouve ce journal très bienvenu avec toutes ces informations sur les compilateurs existants et en développement.
[^] # Re: Mes premières lignes de code professionnelles
Posté par jyes . En réponse au journal Des nouvelles de Fortran. Évalué à 5.
Si tu choisis bien ton université, tu peux encore trouver de l’enseignement en Fortran 77 aujourd’hui. :-)
[^] # Re: Pas que le calcul
Posté par jyes . En réponse au journal Des nouvelles de Fortran. Évalué à 10.
Les mêmes fonctionnalités, c’est mal connaître les deux langages (enfin, dans la mesure où ils sont tous deux Turing complets, il n’y a rien que fait l’un que ne peut pas faire l’autre, mais leurs usages sont très différents).
En Fortran pas de template, et (presque) pas de généricité. À l’inverse en C++, il a fallu attendre la version 2017 pour avoir un type tableau de taille fixe qui serve à quelque-chose (std::array), là où Fortran offre plein de fonctions de manipulations de tableaux et possède des types qui permettent de détecter beaucoup d’erreurs à la compilation, et certaines à l’exécution (avec -fcheck=bounds par exemple).
Fortran est plus simple que C++ et dont plus facile à apprendre, et plus facile à lire par des non-experts, il contient aussi beaucoup moins de pièges (malgré quelques héritages tordus, comme tous les vieux langages). Plus facile à compiler aussi, les modules, intégrés au langage depuis Fortran 90 sont toujours en discussion pour C++ qui n’intègre rien de similaire si ce n’est des palliatifs complexes comme les en-têtes précompilés et autres horreurs.
Au final, j’aime bien le C++, mais je vois bien à l’usage que j’arrive beaucoup mieux à faire évoluer mon code de calcul scientifique en Fortran que mes autres projets en C++. En Fortran, j’ai un tout petit peu plus de duplication de code due à l’absence de généricité, mais finalement très peu et c’est un prix assez faible à payer pour avoir un code lisible et concis pour le traitement de données en tableaux. C’est aussi beaucoup plus facile de faire travailler des étudiants ou des chercheurs pour une durée déterminée sur un code Fortran. Même mes collègues informaticiens mettent du temps à comprendre le code C++ là où le Fortran se lit presque sans apprentissage (et s’apprend relativement vite pour l’écrire).
Ce qui manquait cruellement au Fortran c’était une manière propre de s’interfacer avec les autres langages et les dernières versions ont largement comblé ce manque.
[^] # Re: Go est lent, Rust est rouillé !
Posté par jyes . En réponse au journal Explorer des langages de programmation - édition 2020. Évalué à 8.
En français, ça s’utilise aussi pour un argument définitif qui clos une discussion.
Exemple d’utilisation : « Et mon point dans ta gueule ? ».
[^] # Re: Nextcloud
Posté par jyes . En réponse au journal Zimbra se ferme en version 9. Évalué à 2.
Je sais, c’est pour ça que j’ai comparé à Nextcloud + Yunohost, car Yunohost peut justement être la glue entre Nextcloud et Postfix et il vient avec un SSO et annuaire LDAP qui font tout ça automatiquement, comme dans Zimbra.
Après, je sais bien que Yunohost n’est pas pensé pour équiper des grosses structures, mais il propose une configuration dans laquelle il est relativement facile de piocher pour faire fonctionner Nextcloud comme souhaité. Je ne dis absolument pas que Zimbra n’a aucun intérêt. Je le trouve très bien fichu, je trouve juste que la suggestion de postroutine peut être pertinente à qui cherche une alternative.
[^] # Re: Nextcloud
Posté par jyes . En réponse au journal Zimbra se ferme en version 9. Évalué à 1.
Nextcloud sur Yunohost alors. Je ne vois pas pourquoi il faudrait absolument éviter postfix ou exim et dovecot et les réimplementer dans l’outil qui fait aussi webmail. Que ce soit le fonctionnement de Zimbra pourquoi pas, mais ce n’est pas une fonctionnalité, on peut chercher une alternative fonctionnelle qui repose sur des choix techniques différents.
J’utilise Zimbra et Nextcloud (sans webmail) au boulot et Nextcloud (avec webmail, calendrier et tâches) chez moi. C’est fonctionnellement très proche.
[^] # Re: Est-ce apprécié?
Posté par jyes . En réponse au lien Scaleway met à disposition des instances BigBlueButton. Évalué à 3. Dernière modification le 29 avril 2020 à 13:46.
En fait, en primaire, les enseignants m’ont surtout eu l’air de bricoler au cas par cas avec chaque élève avec les outils qu’ils avaient. Je pense que si j’ai vu beaucoup de Whatsapp, ce n’était pas un choix du prof mais plutôt ce qu’utilisaient déjà les élèves. Sinon, les courriers électroniques, les appels au téléphone avec les parents ont servi aussi. Quant au
vu comme le confinement a été géré, anticipé et organisé par notre gouvernement et vu la clarté des consignes qu’il a communiquées aux différents services publics, notamment l’enseignement, je ne pense pas que l’accès ou non à Whatsapp est ce qui a pesé le plus lourd dans les inégalités d’accès à l’éducation entre élèves.
[^] # Re: Est-ce apprécié?
Posté par jyes . En réponse au lien Scaleway met à disposition des instances BigBlueButton. Évalué à 2.
Ce que fait Scaleway est très bien mais ne reflète pas du tout ce qu’utilisent les écoles en France, et ne regarde pas notre situation avec trop d’envie depuis le Québec.
Ici, les profs de primaire que je connais ont surtout utilisé Whatsapp, mais dès le secondaire, c’est Zoom partout (et même recommandé par les institutions). À l’université pareil, on a même commencé le confinement avec un message des services centraux pour nous demander de ne pas trop solliciter les services numériques de l’université car ils ne sont pas dimensionnés pour une telle utilisation. Zoom a été le logiciel le plus utilisé, Discord un peu aussi et mon université propose aussi un compte MS Teams à tous les profs et élèves pour l’enseignement (aussi une démarche déjà engagée avant le confinement).
Le CNRS de sont côté a demandé à ce que nous utilisions des logiciels plus sûrs et a mis un peu de temps pour finalement nous créer des comptes sur Tixéo et Citadel, développés par les fleurons français de la technologie, mais aussi centralisés et pas plus libres ou ouverts (au sens utilisables avec un client alternatif) que les solutions américaines en vogue. Au final, pour nos activités de recherches, Zoom et Teams restent les grands gagnants. Je n’ai trouvé aucun collègue sur les réseaux promus par le CNRS.
Je ne sais pas qui utilise les services de Scaleway finalement. J’y ai fait quelques réunions avec des collègues et pour du suivi de projet avec des élèves mais à chaque fois l’instance indiquait une charge de 0% donc j’ai peur que leur service soit largement sous-utilisé du fait des solutions mises en avant par nos directions et leurs tutelles.
Et je trouve ça bien triste (mais au moins notre pays ne se targue pas d’avoir une haute considération pour la protection des données des citoyens).
[^] # Re: Mise en veille
Posté par jyes . En réponse à la dépêche Fedora 32 est déconfiné. Évalué à 5.
Non, avant l’hibernation, c’est d’abord vider les caches, puis enregistrer la RAM dans le swap en compressant au passage (je me rappelle de l’époque de TuxOnIce où l’on pouvait même choisir l’algo de compression à utiliser). S’il fallait copier l’intégralité de la RAM, il faudrait un temps fou pour faire hiberner les machines actuelles.
Par contre, si la RAM est très remplie, cela peut servir de fermer quelques programmes gourmands en RAM et de retenter pour voir si l’hibernation finit par passer. Il y a longtemps, quand j’utilisais beaucoup l’hibernation, je me rappelle que parfois une mise en hibernation échouait, mais que retenter peu après fonctionnait souvent. J’imagine que quand un logiciel comme tracker décide de mouliner en même temps qu’on lance l’hibernation, il peut faire la différence.
Après, si j’en crois un autre commentaire d’antistress, il utilise zram, donc cette partir de la RAM doit être décompressée pour être utilisée, et elle ne peut pas être libérée avec les autres caches. De plus zram étant déjà compressé sa sauvegarde dans le swap pour l’hibernation n’est pas plus petite, contrairement à l’essentiel du contenu habituellement en RAM qui se compresse très bien (beaucoup de zéros, de chaînes de caractères, de motifs qui se répètent, etc).
[^] # Re: Snif
Posté par jyes . En réponse au journal Zimbra se ferme en version 9. Évalué à 10.
La phrase citée dans le journal est un peu trompeuse en indiquant que les binaires de Zimbra ne seront plus fournis qu’aux clients (et non à toute la communauté). La suite du texte ajoute que le code source de Zimbra 9 ne sera pas distribué non plus, même si le support de la version 8 continue d’être assuré. Zimbra se ferme donc beaucoup (voire se ferme tout court, si on parle de la version 9). En effet, c’est une bien triste nouvelle.
[^] # Re: open-green-washing
Posté par jyes . En réponse au journal «Logiciel libre : une affaire sérieuse» en streaming. Évalué à 7.
Comme dis le commentaire auquel tu réponds, ils ne l’ont pas été pendant longtemps, mais ça a beaucoup changé. Quasiment tous les jeux à succès proposent des systèmes de scripts (Lua doit beaucoup de son succès aux jeux vidéos) et d’addons et sont rapidement complémentés par par des « mods » développés par leur communauté. Certains grands succès ont même commencé comme des « mods ». Rappelons quand-même que Counter Strike, un énorme succès déjà plus tout jeune, a commencé comme un mod pour Half Life ! Maintenant des boîtes se spécialisent dans la « restauration » de jeux vidéos, à l’instar de Beamdog qui reprend les succès de Bioware et en sort des versions Enhanced Edition.
Le jeu vidéo comme « d'abord un outil évolutif » devient la norme dans le développement propriétaire, mais SuperTuxKart, Battle for Wesnoth, 0 A.D. et plein de jeux libres avaient montré bien avant que les jeux comme d’autres œuvres pouvaient avoir une vie longue et pleine d’évolutions, des graphismes aux effets sonores, jusqu’à la jouabilité.
[^] # Re: Pas convaincu
Posté par jyes . En réponse au lien Quadrature : nos arguments pour rejeter StopCovid (appli gouvernementale pour pister). Évalué à 8.
Oui enfin y’a aussi des gens qui ne sont pas dealers et qui utilisent LineageOS + FDroid et ont le bluetooth et le GPS désactivés la majorité du temps (les problèmes de batteries aident aussi à préserver la vie privée). C’est une erreur grossière et trop courante de croire qu’il faut forcément être vendeur d’enfants sur le darknet pour se préoccuper des traces que l’on laisse.
[^] # Re: Oui : VS Codium, GitAhead, Meld
Posté par jyes . En réponse au lien Git : la GUI est votre amie !. Évalué à 2.
Après plusieurs tâtonnements, j’utilise toujours beaucoup Git à travers la ligne de commande. Pour visionner les différences entre versions par contre je n’utilise jamais la sortie de Git directement mais plutôt Vim+Fugitive quand je développe (ou rédige un document) et qgit (ou gitg selon mon humeur) pour visualiser l’historique des versions. Pour le moment, je n’ai pas trouvé meilleur confort qu’avec cette combinaison.