Oui pourquoi. Pourquoi ces choses ne retourneraient-elles pas naturellement à la collectivités ? Peut-être pour des raisons similaires à celles qui font que les œuvres de l'esprit doivent lui revenir. (NB : amusant que vous preniez la voiture parmi vos exemples. Seriez vous de Coulommiers ? Moi je ne mange plus de ce fromage à cause des méfaits des garagistes du coin coin :-)
L'attribution d'une œuvre de l'esprit est la reconnaissance de quelque chose d’intrinsèquement personnel : la contribution d'un humain à « une idée », ou bien une réalisation personnelle, et cætera. (Sachant que cette réalisation s'appuie nécessairement sur le fond commun de toute une civilisation.) Partant, la paternité d'une œuvre est nécessairement quelque chose d'entièrement personnel à ses auteurs et donc s'il faut qu'il y ai propriété elle est également personnelle. Je ne suis pas co-auteurs des dessins de mon fils. Et de même il n'a aucune prétention/responsabilité sur les articles que j'écris ou sur mes délires publiés ici. Pas plus que ni l'un ni l'autre nous n'avons de prétentions sur les prédications de mon propre père.
À l'opposé, si vous vivez en famille vous en avez l'expérience : les biens du quotidien sont généralement des propriétés partagées. Mon appartement est celui de mon épouse et de mon fils ; ma chambre le terrain de jeux de ce dernier ; mes pâtes sont repas ; mes cultures celles de toute la famille ; et cætera. Il serait donc quelque part injuste et illégitime de les en priver du jour au lendemain si d'aventure un automobiliste hargneux venait à enfreindre un peu sévèrement le code de la route en me roulant dessus.
« pourquoi les maisons de disques se feraient de l'argent seul ? »
Pourquoi ce seul ? Les maisons de disques sont très utiles quand elles ont une véritable industrie productive. Nous avons tous entendu des œuvres de qualité qui n'aurait pas été sans elle. Ce qui est nécessaire c'est que leur activité en soit une réelle et industrieuse. Pas une de lobbying et de plaideurs, qui ne fassent qu'entraver la culture voire la croissance.
« payer les "artistes" c'est deja un frein a la culture non ? »
Pas intrinsèquement non. Mais les payés avec des contrats abusifs, et en mettant en place un modèle économique rétrograde certainement. Seriez-vous capable d'appréhender même modérément la nuance ?
« en quoi l'etat de l'artiste change-t-il la donne ? »
Les historiens de l'art peuvent probablement apporter des réponses très pertinente à cette question. J'ajouterais que quelques artistes (artistes à votre sens) de ma connaissances ne vivent pas de leur art, n'en tirent pas de revenus, et se trouvent même souvent dans l'illégalité en exerçant leur art. Et ce dernier point me semble le résultat nécessaire d'un droit inique et d'une défaillance certaine de la classe politique en la matière.
Tout à fait. Mais ça n'a juste rien à voir avec la question posée. Donc insister sur ce point ne fait pas avancer le schmilblik. Et apparemment préciser que la question posée est sans rapport avec ce sujet ne sert à rien également puisque voici encore une réponse qui revient là-dessus. Dommage.
Oui, même les durs de la feuille comme moi ont bien compris le problème que pose la licence — trop respectueuse des libertés des utilisateurs — de GCC à certains groupements d'intérêts plus orientés « real politic » et parfois moins sourcilleux que la FSF quant aux droits de leurs constituants (les machines organiques qui correspondent aux cases de l'organigramme) et clients. Néanmoins, la question ne portait pas sur ce sujet. Contrairement à la réponse qui semble ne reprendre les éléments interrogés que pour mieux les éluder, et s'étale sur cette différence de licence qui a déjà si souvent fait l'objet de polémiques.
Comme Xion345 et visiblement de nombreux autres, je m'interroge réellement sur le sens à donner à :
« […] LLVM utilise une représentation intermédiaire (IR) parfaitement spécifiée et les optimisations se font sur cette représentation. Et ce n'est qu'un des nombreux avantages de LLVM. »
Ou encore à vos :
« backend réutilisable […] définie par sa représentation intermédiaire) clairement définie et documentée. »
Car dans votre commentaire comme dans le journal, cela reste ambiguë. Un peu comme une manière de dire que le backend de gcc ne serait pas réutilisable (!) ou que gcc ne serait pas bien documenté. Le second point étant certainement une question de goût et de jugement personnel dont chacun est libre.
Toujours est-il que j'attends avec impatience qu'un connaisseur puisse nous apporter une réponse éclairée sur le sujet.
« […] LLVM utilise une représentation intermédiaire (IR) parfaitement spécifiée et les optimisations se font sur cette représentation. Et ce n'est qu'un des nombreux avantages de LLVM. »
Y a-t-il vraiment des compilateurs qui ne procèdent pas ainsi ? Par exemple, à l'époque où j'avais vaguement regardé le code de GCC, il m'avait semblé que celui-ci utilisait plusieurs représentations intermédiaire (Gimple, generic …) permettant diverses optimisations. Et j'imagine qu'il en est de même pour la grande majorité des compilateurs multi-langages et multi-cibles. Serait-ce une erreur ?
Et si non, ne serait-il pas intéressant d'insister plutôt sur les particularités de la représentation intermédiaire de LLVM qui en font l'un de ces avantages ? Au lieu de cet argument qui semble tout droit sortie de chez un concessionnaire : « regardez, elle a 4 — oui bien quatre — superbes roues ; avec des jantes ; magnifique ; ne les vaut-elle pas ces 80.000 € … »
à moins, peut-être, que s/Mrs./MM./g ? (et bien entendu s/Mr./M./g)
Sinon, beaucoup de questions et peu de réponses dans ce journal, non ? Il me semble urgent d'attendre de savoir s'il est possible d'installer [nom de distro préférée] sans problèmes avant de s'intéresser à ce genre d'engins.
N'est-il pas étrange de lire sur datanews, en suivant un lien donné par l'April, un article prétendant discuter des vertus relatives des logiciels privateurs et libres pour l'enseignement ; article qui par des circonlocutions douteuses en arrive à passer sous silence la raison essentielle pour laquelle les logiciels libres devraient être systématiquement choisis par les enseignants ; article qui sous des dehors fallacieux d'objectivité prône le statu quo, prétendant que le marché et les pouvoirs publics orientés par les puissances privatrices contre les intérêts du public devraient naturellement faire leur œuvre pour atteindre un équilibre sains. Pouah !
Oups. Désolé. Ce n'était pas à prendre comme un reproche. Plutôt, juste histoire de signaler ce code au cas où vous seriez intéressé. (NB : Personnellement, je ne suis plus vraiment dans le coup depuis un moment faute de temps.)
Est-ce moi qui lit mal, un oubli de votre part, ou bien trouver les termes de la license ne se fait pas de manière très simple à partir de votre article et des pages directement citées ?
Comment est-ce possible ? Je ne vois pas une seule mention d'Abinit parmi les logiciels libres mentionnés ;-). C'est dommage pour une manifestation qui se tient à Louvain-la-neuve dont
« l'objectif […] est surtout de montrer […] l'impacte[sic] des Logiciels Libres dans différents secteurs comme l'éducation, la recherche […] »
Bon, il faut bien avouer que ça fait un peu figure de petit poucet à côté des ogres du libres repris dans la dépêche ; Mais tout de même un petit poucet bien local.
Excellente lecture certainement ; je me permet d'ajouter le lien vers wikibooks. Mais ne faudrait-il pas bien plus qu'une lecture pour en tirer pleinement avantage. Ne devient pas Démosthène qui veut, mais plutôt qui en souffre les cailloux.
Voilà qui pourrait éventuellement être intéressant à condition d'être bien fait. Si l'idée d'un système de vote est ensuite d'imposer à tous les choix les plus courants et de pousser à l'uniformisation, voilà bien quelque chose qui serait particulièrement dommageable ; ou au moins nul et non pertinent. En revanche si derrière les votes est faites une analyse plus poussée des utilisateurs, de leurs habitudes et besoins … On pourrait imaginer que cela aboutira à des profils d'utilisateurs. Puis en fonction de cela la distribution pourrait vous proposer l'utilisation de logiciels plaisant aux gens ayant un profil similaire au votre ; en la sorte elle pourrait alors permettre d'une part l'amélioration de votre productivité, et d'autre part le renforcement de l'écosystème de quelques logiciels efficaces et trop peu connus.
Particulièrement le paragraphe aux extraits mis en exergue. Et puis soudain :
« Premièrement, un registre musical international – un répertoire mondial – constituerait une étape capitale et nécessaire dans l’établissement de l’infrastructure de licences mondiales »
On retombe dans les vieilles antiennes. La nature même de la culture continue à être niée et ce, dans l'un des domaines où il est pourtant des plus aisé d'en percevoir la nature. La culture, n'est-ce pas cette appropriation des œuvres (et autres éléments) que nous cotoyons, appropriation dont procède nécessairement toute création qu'elle soit artistique ou scientifique ? Appropriation dont la notion de propriété intellectuelle est antagoniste ; et que les diverses réglementations sur le sujet s'évertuent à stériliser, tuant à petit feu la culture elle-même — tout du moins dans la mesure ou elles sont respectées et applicables tant leur essence semble contraire à la nature humaine ?
Voilà qui est plus que juste. Une bonne manière de préparer l'événement pourrait être de se faire une liste de points que l'on souhaite mentionner. Avoir sous le coude quelques questions mentionnant des points comme :
le fait que le système des brevets n'a pas toujours été considéré comme allant de soi, mais qu'il a longtemps été perçu comme immoral par une partie importante de la population et même de « l'élite » — cf. Bunsen :-) — à laquelle il est pourtant favorable ;
le point de vue « impérialiste » : à travers l'OMC essentiellement, les brevets sont une arme employée à freiner le développement des pays pauvres en évitant aux anciennes puissances coloniales le soucis d'innover pour rester concurentielles ;
ce faisant ils sont d'ailleurs une arme à double tranchant puisqu'ils sont l'une des sources de la stagnation économique des anciens pays industrialisés ;
le fait que les brevets ne sont qu'une continuation nomminale, logique, et historique d'une partie du système de privilèges de l'anciens régime.
les dérives bien connues du système de brevet (brevets sous-marins ; brevets abscons au langage si torturé qu'il ne permet plus de comprendre l'invention mais juste d'intenter des poursuites ; brevets flous permettant de poursuivre tout et n'importe quoi ; surcharges des opérateurs délivrant les brevets et corollaire brevets descernés sans fondement ; inflation constante et monstueuse du coût de ce système — 15% de croissance par ans dit-on — pour l'économie ; citation bien connue de William Portes se félicitant de la perversité des brevets …).
L'essentiel comme le dit KiKoun serait de faire savoir à l'auditoire que le brevet ne va pas de soi ; qu'il n'est pas anormal de se poser des questions sur son intérêt social et économique ; que ses fondements moraux ne sont pas d'une évidence flagrante et vertueuse.
Mais par-dessus tout j'aimerais insisté sur ce qui n'est qu'évoqué dans ce qui précède. L'art oratoire en est vraiment un. Et pas au sens de la performence dadaïste mais au sens où se faire orateur demande un apprentissage technique et pratique important. Particulièrmenent en ce qui concerne la joute ou confrontation de points de vue. Le danger le plus évident c'est de se retrouver désarçonner par les répliques d'un locuteur que l'on chercher à convaincre. Et la parade la plus simple consiste à ne surtout pas viser cet objectif ! Oui, le mieux est certainement de garder en ligne de mire cette cible réaliste : mentionner toutes ses objections et arguments. Ne surtout pas rentrer dans une dialectique et chercher à emporter la conviction. De toutes façons cette dernière a ses raisons que la raison ignore et qui ne se résolvent que dans le fort intérieur de chacun.
Pour en revenir sur l'aspect artistique du discours, une préparation pratique est quasiment indispensable. Après tout les bases du discours de l'INPI sont bien connues. alors pourquoi ne pas demander à un collègue de venir jouer l'adversaire ; même et surtout avec le plus de mauvaises foi possible. Cela permet de se préparer. Ma propre expérience est qu'il est très aisée de discuter en soi même des sujets qui nous tiennent à cœur ; et qu'en même temps, ce sont ceux pour lesquels les mots nous viennent le plus à manquer face à l'opposition. J'insiste ; une seule solution : l'entrainement.
Merci d'éclairer ainsi le sens dans lequel il convient d'apprécier le terme vieillards ; de sortes que nos doyens ne se sentent pas visés par des propos d'apparence gérontophobe ; et que les plus jeunes, par une magie de leur date de naissance, ne se sentent pas à l'abri des dérives qui sont le lot commun des humains .
Note : En bon nombre d'entre nous vos propos évoquent des souvenirs émus de notre petite enfance ; ah, la première lecture de ces pages évoquant les taxes microsoft ;-).
Merci pour cette excellente contribution à la démocratie. Voilà une analyse factuelle qui permet au lecteur de retrouver un semblant d'orientation dans les méandres de la politique européenne, entre les manœuvres, non-dits, manipulations et autres omissions semi-mensongères. On se rend facilement à la lecture de votre article de la difficulté pour un quidam non averti d'interpréter toutes ces déclarations.
En particulier, il apparaît clairement que les voies de la commission européenne sont tortueuses. Et c'est sans doute ce qui fait que M. Barnier considère logique de trouver une intersection entre deux processus à l'avancement parallèle : les institutions européennes ne sont-elles pas taillées afin de pouvoir en altérer la trajectoire à leur gré ; de sortes que si un temps parallèles ces chemins puissent tout de même converger conformément à une volonté politique ? Du coup, si l'essentiel du fond de l'article me séduit, je ne suis pas certains que le détour mathématique répété auquel je fais allusion soit des plus opportun.
Pour revenir sur une note positive, je m'interroge sur l'évolution de la quantité d'informations relatives aux problèmes de « propriété intellectuelle » disponible dans les médias. Est-ce un biais personnel, mais j'ai l'impression que vous (l'April) et d'autres informez de plus en plus et de mieux en mieux les citoyens sur ces sujets. Et du coup, je me prends à rêver de l'émergence d'une génération de politiciens réellement consciente de ces enjeux cruciaux. Génération qui, bientôt, pourrait revenir sur les croupières taillées progressivement contre les droits des peuples par des lobbys avides profitant de l'inconscience de quelques vieillards.
Même des barbus, des plus intégristes, pourraient reconnaître d'éventuelles qualités techniques à des logiciels propriétaires auxquelles ils seraient confrontés[*]. Après tout ce sont souvent des individus très compétents qui sont recrutés par des grandes firmes puis amenés à travailler dans des équipes rendus efficaces par des méthodes de direction savamment élaborées ; le tout à grands frais. Si cela n'aboutissait pas, au moins de temps en temps, à des prouesses techniques il est évident que ces méthodes auraient étaient changées depuis belle lurette.
Le débât ou troll n'est pas là. Plutôt, les sinistres rabatjoie du libre — pirates, troglodytes, terroristes, intégristes, mangeurs de petits enfants, et tout qualificatif dont on voudra les affubler — reprochent aux logiciels privateurs, s'il viennent à en user, … de les priver de certaines libertés essentielles. Il n'est donc pas nécessaire à ces huluberlus de tester Widows xxx ou consort pour le refuser. La seule évocation du Cluf suffit.
Sérieusement, quel est l'intérêt des taux d'imposition effectifs ? Est-ce que cela a vraiment un rapport avec la question d'une imposition plus équitable ? Le début du XXème siécle, où le taux d'alphabétisation était anémique, est bien loin. Pourquoi devrait-on se limiter à des solutions aussi archaïques que les tranches effectives ? Méthode dont les effets de bords sont néfastes et génants puisque (si je ne suis pas en train de m'enfoncer le doigt dans l'œil jusqu'à l'homoplate) elle peut aboutir à ce qu'une augmentation de revenues bruts, diminue les revenues nets.
En tous cas, j'ai bien du mal à comprendre pourquoi ces gens lient ainsi leurs propositions. Les trois me paraissent plutôt indépendantes. Celle de fusion de différents impôts en revenant à des barèmes globalement progressifs semble plus que nécessaire. Les prélèvements à la source pourquoi pas ; même si cela gène nécessairement les plus faibles qui se retrouvent souvent momentanément surtaxés avec ces méthodes là. Enfin, les tranches de barème effectif sûrement pas ! Certes, nombre de français ne prennent pas la peine de comprendre les tranches de taux marginale. Mais est-ce une raison pour revenir à un système antédiluvien ?
Rappelons que l'objectif des brevets est de sortir du secret, c'est-à-dire garantir pour une période donnée le monopole d'utilisation au détenteur afin qu'il explique comment il fait et que, à terme, toute la société profite des inventions.
C'est au moins l'argument qu'utilisent les défenseurs des brevets. Mais en réalité — comme nombre d'autres artifices législatifs — le brevet peut (et doit) aussi être vu comme un frein à l'innovation accordant artificiellement le droit de ne plus travailler. Cependant que certaines techniques brevetées sont éventuellement très complexes et difficiles d'accés à la rétroingénierie [1], il me semble que l'écrasante majorité des brevets couvrent en réalité des procédés simples (voire simplistes en matière de logiciel) qu'une brève observation permet d'imiter.
Or le processus d'imitation est l'un des comportements sociaux les plus élémentaires et les plus fondamentaux pour l'élaboration et la vie des civilisation. Le brevet paraît donc une création parfaitement contre-nature. Création dont la fin évidente est une forme de protectionnisme conservateur hypothèquant l'avenir au nom du passé. Rappelons que sur ce sujet il est possible de consulter l'excellent « against intellectual monopoly », et évitons peut-être de propager les propos machiavéliques des défenseurs de ces monopoles artificiels stérilisants à la fois progrès et science ; et ce même et surtout si quelques exceptions éparses pourraient étayer ces discours, leur apportant un semblant de crédibilité.
[1] Je pense par exemple aux procédés d'élaborations d'alliages dont les propriétés dépendent non seulement de la composition (aisée à analyser) mais aussi de l'histoire thermo-mécanique (quasiment impossible à appréhender). Mais évidemment, le détail de ce genre de procédé étant très difficillement copiable, les industriels ont tendances à en garder jalousement le secret …
Je crois savoir que le bleu marine n'est pas la couleur de la mer, plutôt il s'agirait d'une couleur caractéristique de (l'uniforme de ?) la marine française (appelée « la royale » comme de nombreuses autres marines nationales). Il serait donc incorrecte de parler de « bleu marin » pour désigner cette nuance de couleur (et ce, quoi qu'en dise wikipedia).
[^] # Re: Héritage
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . En réponse au journal Extension de la protection des œuvres musicales. Évalué à 10.
Oui pourquoi. Pourquoi ces choses ne retourneraient-elles pas naturellement à la collectivités ? Peut-être pour des raisons similaires à celles qui font que les œuvres de l'esprit doivent lui revenir. (NB : amusant que vous preniez la voiture parmi vos exemples. Seriez vous de Coulommiers ? Moi je ne mange plus de ce fromage à cause des méfaits des garagistes du coin coin :-)
L'attribution d'une œuvre de l'esprit est la reconnaissance de quelque chose d’intrinsèquement personnel : la contribution d'un humain à « une idée », ou bien une réalisation personnelle, et cætera. (Sachant que cette réalisation s'appuie nécessairement sur le fond commun de toute une civilisation.) Partant, la paternité d'une œuvre est nécessairement quelque chose d'entièrement personnel à ses auteurs et donc s'il faut qu'il y ai propriété elle est également personnelle. Je ne suis pas co-auteurs des dessins de mon fils. Et de même il n'a aucune prétention/responsabilité sur les articles que j'écris ou sur mes délires publiés ici. Pas plus que ni l'un ni l'autre nous n'avons de prétentions sur les prédications de mon propre père.
À l'opposé, si vous vivez en famille vous en avez l'expérience : les biens du quotidien sont généralement des propriétés partagées. Mon appartement est celui de mon épouse et de mon fils ; ma chambre le terrain de jeux de ce dernier ; mes pâtes sont repas ; mes cultures celles de toute la famille ; et cætera. Il serait donc quelque part injuste et illégitime de les en priver du jour au lendemain si d'aventure un automobiliste hargneux venait à enfreindre un peu sévèrement le code de la route en me roulant dessus.
Pourquoi ce seul ? Les maisons de disques sont très utiles quand elles ont une véritable industrie productive. Nous avons tous entendu des œuvres de qualité qui n'aurait pas été sans elle. Ce qui est nécessaire c'est que leur activité en soit une réelle et industrieuse. Pas une de lobbying et de plaideurs, qui ne fassent qu'entraver la culture voire la croissance.
Pas intrinsèquement non. Mais les payés avec des contrats abusifs, et en mettant en place un modèle économique rétrograde certainement. Seriez-vous capable d'appréhender même modérément la nuance ?
Les historiens de l'art peuvent probablement apporter des réponses très pertinente à cette question. J'ajouterais que quelques artistes (artistes à votre sens) de ma connaissances ne vivent pas de leur art, n'en tirent pas de revenus, et se trouvent même souvent dans l'illégalité en exerçant leur art. Et ce dernier point me semble le résultat nécessaire d'un droit inique et d'une défaillance certaine de la classe politique en la matière.
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace
[^] # Re: IR
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . En réponse à la dépêche LLVM 2.9 !. Évalué à 3.
Tout à fait. Mais ça n'a juste rien à voir avec la question posée. Donc insister sur ce point ne fait pas avancer le schmilblik. Et apparemment préciser que la question posée est sans rapport avec ce sujet ne sert à rien également puisque voici encore une réponse qui revient là-dessus. Dommage.
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace
[^] # Re: IR
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . En réponse à la dépêche LLVM 2.9 !. Évalué à -3.
Oui, même les durs de la feuille comme moi ont bien compris le problème que pose la licence — trop respectueuse des libertés des utilisateurs — de GCC à certains groupements d'intérêts plus orientés « real politic » et parfois moins sourcilleux que la FSF quant aux droits de leurs constituants (les machines organiques qui correspondent aux cases de l'organigramme) et clients. Néanmoins, la question ne portait pas sur ce sujet. Contrairement à la réponse qui semble ne reprendre les éléments interrogés que pour mieux les éluder, et s'étale sur cette différence de licence qui a déjà si souvent fait l'objet de polémiques.
Comme Xion345 et visiblement de nombreux autres, je m'interroge réellement sur le sens à donner à :
Ou encore à vos :
Car dans votre commentaire comme dans le journal, cela reste ambiguë. Un peu comme une manière de dire que le backend de gcc ne serait pas réutilisable (!) ou que gcc ne serait pas bien documenté. Le second point étant certainement une question de goût et de jugement personnel dont chacun est libre.
Toujours est-il que j'attends avec impatience qu'un connaisseur puisse nous apporter une réponse éclairée sur le sujet.
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace
# IR
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . En réponse à la dépêche LLVM 2.9 !. Évalué à 10.
Y a-t-il vraiment des compilateurs qui ne procèdent pas ainsi ? Par exemple, à l'époque où j'avais vaguement regardé le code de GCC, il m'avait semblé que celui-ci utilisait plusieurs représentations intermédiaire (Gimple, generic …) permettant diverses optimisations. Et j'imagine qu'il en est de même pour la grande majorité des compilateurs multi-langages et multi-cibles. Serait-ce une erreur ?
Et si non, ne serait-il pas intéressant d'insister plutôt sur les particularités de la représentation intermédiaire de LLVM qui en font l'un de ces avantages ? Au lieu de cet argument qui semble tout droit sortie de chez un concessionnaire : « regardez, elle a 4 — oui bien quatre — superbes roues ; avec des jantes ; magnifique ; ne les vaut-elle pas ces 80.000 € … »
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace
# Qui a dit que l'informatique était réservée aux hommes ?
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . En réponse au journal Asus EEE transformer. Évalué à 10.
à moins, peut-être, que s/Mrs./MM./g ? (et bien entendu s/Mr./M./g)
Sinon, beaucoup de questions et peu de réponses dans ce journal, non ? Il me semble urgent d'attendre de savoir s'il est possible d'installer [nom de distro préférée] sans problèmes avant de s'intéresser à ce genre d'engins.
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace
[^] # Re: They should
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . En réponse au journal SSL, et l'escroquerie continue. Évalué à 10.
Qui a pensé aux brevets ?
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace
# Et la **morale** ?
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . En réponse à la dépêche Revue de presse de l'April pour la semaine 13 de l'année 2011. Évalué à 3.
N'est-il pas étrange de lire sur datanews, en suivant un lien donné par l'April, un article prétendant discuter des vertus relatives des logiciels privateurs et libres pour l'enseignement ; article qui par des circonlocutions douteuses en arrive à passer sous silence la raison essentielle pour laquelle les logiciels libres devraient être systématiquement choisis par les enseignants ; article qui sous des dehors fallacieux d'objectivité prône le statu quo, prétendant que le marché et les pouvoirs publics orientés par les puissances privatrices contre les intérêts du public devraient naturellement faire leur œuvre pour atteindre un équilibre sains. Pouah !
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace
[^] # Re: [business-MOBILE.FR] Google veut reprendre la main sur Android
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . En réponse à la dépêche Revue de presse de l'April pour la semaine 13 de l'année 2011. Évalué à 2.
Les termes de la licence préviennent-ils les forks ?
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace
[^] # Re: Et abinit ?
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . En réponse à la dépêche Foire du Libre mercredi 6 avril 2011 à Louvain-la-Neuve (Belgique). Évalué à 3.
Oups. Désolé. Ce n'était pas à prendre comme un reproche. Plutôt, juste histoire de signaler ce code au cas où vous seriez intéressé. (NB : Personnellement, je ne suis plus vraiment dans le coup depuis un moment faute de temps.)
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace
# Quelle license ?
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . En réponse à la dépêche FusionDirectory est né !. Évalué à 2.
Est-ce moi qui lit mal, un oubli de votre part, ou bien trouver les termes de la license ne se fait pas de manière très simple à partir de votre article et des pages directement citées ?
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace
# Et abinit ?
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . En réponse à la dépêche Foire du Libre mercredi 6 avril 2011 à Louvain-la-Neuve (Belgique). Évalué à 3.
Comment est-ce possible ? Je ne vois pas une seule mention d'Abinit parmi les logiciels libres mentionnés ;-). C'est dommage pour une manifestation qui se tient à Louvain-la-neuve dont
Bon, il faut bien avouer que ça fait un peu figure de petit poucet à côté des ogres du libres repris dans la dépêche ; Mais tout de même un petit poucet bien local.
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace
[^] # Re: mieux comprendre leurs positions et rhétorique
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . En réponse au journal [Entretien] Intervenant de l'INPI. Évalué à 4.
s/Shopenhauer/Schopenhauer/g
Excellente lecture certainement ; je me permet d'ajouter le lien vers wikibooks. Mais ne faudrait-il pas bien plus qu'une lecture pour en tirer pleinement avantage. Ne devient pas Démosthène qui veut, mais plutôt qui en souffre les cailloux.
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace
# Du système de vote …
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . En réponse à la dépêche Sortie de la bêta d'Ubuntu 11.04. Évalué à 6.
Voilà qui pourrait éventuellement être intéressant à condition d'être bien fait. Si l'idée d'un système de vote est ensuite d'imposer à tous les choix les plus courants et de pousser à l'uniformisation, voilà bien quelque chose qui serait particulièrement dommageable ; ou au moins nul et non pertinent. En revanche si derrière les votes est faites une analyse plus poussée des utilisateurs, de leurs habitudes et besoins … On pourrait imaginer que cela aboutira à des profils d'utilisateurs. Puis en fonction de cela la distribution pourrait vous proposer l'utilisation de logiciels plaisant aux gens ayant un profil similaire au votre ; en la sorte elle pourrait alors permettre d'une part l'amélioration de votre productivité, et d'autre part le renforcement de l'écosystème de quelques logiciels efficaces et trop peu connus.
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace
# Ça commençait si bien…
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . En réponse au journal l'OMPI favorable à une refonte du droit d'auteur. Évalué à 7.
Particulièrement le paragraphe aux extraits mis en exergue. Et puis soudain :
On retombe dans les vieilles antiennes. La nature même de la culture continue à être niée et ce, dans l'un des domaines où il est pourtant des plus aisé d'en percevoir la nature. La culture, n'est-ce pas cette appropriation des œuvres (et autres éléments) que nous cotoyons, appropriation dont procède nécessairement toute création qu'elle soit artistique ou scientifique ? Appropriation dont la notion de propriété intellectuelle est antagoniste ; et que les diverses réglementations sur le sujet s'évertuent à stériliser, tuant à petit feu la culture elle-même — tout du moins dans la mesure ou elles sont respectées et applicables tant leur essence semble contraire à la nature humaine ?
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace
# « […] Solution Linux […] Fichier au format excel […] »
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . En réponse au journal Badges VIP pour le prochain Solution Linux. Évalué à 7.
Au secours ! ---> []
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace
[^] # Re: mieux comprendre leurs positions et rhétorique
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . En réponse au journal [Entretien] Intervenant de l'INPI. Évalué à 5.
Voilà qui est plus que juste. Une bonne manière de préparer l'événement pourrait être de se faire une liste de points que l'on souhaite mentionner. Avoir sous le coude quelques questions mentionnant des points comme :
le fait que le système des brevets n'a pas toujours été considéré comme allant de soi, mais qu'il a longtemps été perçu comme immoral par une partie importante de la population et même de « l'élite » — cf. Bunsen :-) — à laquelle il est pourtant favorable ;
le point de vue « impérialiste » : à travers l'OMC essentiellement, les brevets sont une arme employée à freiner le développement des pays pauvres en évitant aux anciennes puissances coloniales le soucis d'innover pour rester concurentielles ;
ce faisant ils sont d'ailleurs une arme à double tranchant puisqu'ils sont l'une des sources de la stagnation économique des anciens pays industrialisés ;
l'existance de sources et études sérieuses contestant le bien fondé et l'apport des brevets à l'économie ;
le fait que les brevets ne sont qu'une continuation nomminale, logique, et historique d'une partie du système de privilèges de l'anciens régime.
les dérives bien connues du système de brevet (brevets sous-marins ; brevets abscons au langage si torturé qu'il ne permet plus de comprendre l'invention mais juste d'intenter des poursuites ; brevets flous permettant de poursuivre tout et n'importe quoi ; surcharges des opérateurs délivrant les brevets et corollaire brevets descernés sans fondement ; inflation constante et monstueuse du coût de ce système — 15% de croissance par ans dit-on — pour l'économie ; citation bien connue de William Portes se félicitant de la perversité des brevets …).
L'essentiel comme le dit KiKoun serait de faire savoir à l'auditoire que le brevet ne va pas de soi ; qu'il n'est pas anormal de se poser des questions sur son intérêt social et économique ; que ses fondements moraux ne sont pas d'une évidence flagrante et vertueuse.
Mais par-dessus tout j'aimerais insisté sur ce qui n'est qu'évoqué dans ce qui précède. L'art oratoire en est vraiment un. Et pas au sens de la performence dadaïste mais au sens où se faire orateur demande un apprentissage technique et pratique important. Particulièrmenent en ce qui concerne la joute ou confrontation de points de vue. Le danger le plus évident c'est de se retrouver désarçonner par les répliques d'un locuteur que l'on chercher à convaincre. Et la parade la plus simple consiste à ne surtout pas viser cet objectif ! Oui, le mieux est certainement de garder en ligne de mire cette cible réaliste : mentionner toutes ses objections et arguments. Ne surtout pas rentrer dans une dialectique et chercher à emporter la conviction. De toutes façons cette dernière a ses raisons que la raison ignore et qui ne se résolvent que dans le fort intérieur de chacun.
Pour en revenir sur l'aspect artistique du discours, une préparation pratique est quasiment indispensable. Après tout les bases du discours de l'INPI sont bien connues. alors pourquoi ne pas demander à un collègue de venir jouer l'adversaire ; même et surtout avec le plus de mauvaises foi possible. Cela permet de se préparer. Ma propre expérience est qu'il est très aisée de discuter en soi même des sujets qui nous tiennent à cœur ; et qu'en même temps, ce sont ceux pour lesquels les mots nous viennent le plus à manquer face à l'opposition. J'insiste ; une seule solution : l'entrainement.
Bon courage, et bon travail.
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[^] # Re: Les voie(x)s de la commission sont tortueuses
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . En réponse à la dépêche Les brevets de retour au Parlement. Évalué à 2.
Merci d'éclairer ainsi le sens dans lequel il convient d'apprécier le terme vieillards ; de sortes que nos doyens ne se sentent pas visés par des propos d'apparence gérontophobe ; et que les plus jeunes, par une magie de leur date de naissance, ne se sentent pas à l'abri des dérives qui sont le lot commun des humains .
Note : En bon nombre d'entre nous vos propos évoquent des souvenirs émus de notre petite enfance ; ah, la première lecture de ces pages évoquant les taxes microsoft ;-).
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# Les voie(x)s de la commission sont tortueuses
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . En réponse à la dépêche Les brevets de retour au Parlement. Évalué à 4.
Merci pour cette excellente contribution à la démocratie. Voilà une analyse factuelle qui permet au lecteur de retrouver un semblant d'orientation dans les méandres de la politique européenne, entre les manœuvres, non-dits, manipulations et autres omissions semi-mensongères. On se rend facilement à la lecture de votre article de la difficulté pour un quidam non averti d'interpréter toutes ces déclarations.
En particulier, il apparaît clairement que les voies de la commission européenne sont tortueuses. Et c'est sans doute ce qui fait que M. Barnier considère logique de trouver une intersection entre deux processus à l'avancement parallèle : les institutions européennes ne sont-elles pas taillées afin de pouvoir en altérer la trajectoire à leur gré ; de sortes que si un temps parallèles ces chemins puissent tout de même converger conformément à une volonté politique ? Du coup, si l'essentiel du fond de l'article me séduit, je ne suis pas certains que le détour mathématique répété auquel je fais allusion soit des plus opportun.
Pour revenir sur une note positive, je m'interroge sur l'évolution de la quantité d'informations relatives aux problèmes de « propriété intellectuelle » disponible dans les médias. Est-ce un biais personnel, mais j'ai l'impression que vous (l'April) et d'autres informez de plus en plus et de mieux en mieux les citoyens sur ces sujets. Et du coup, je me prends à rêver de l'émergence d'une génération de politiciens réellement consciente de ces enjeux cruciaux. Génération qui, bientôt, pourrait revenir sur les croupières taillées progressivement contre les droits des peuples par des lobbys avides profitant de l'inconscience de quelques vieillards.
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[^] # Re: Troll
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . En réponse à la dépêche Avancées de la reconnaissance vocale en 2011. Évalué à 3.
Ou pas.
Même des barbus, des plus intégristes, pourraient reconnaître d'éventuelles qualités techniques à des logiciels propriétaires auxquelles ils seraient confrontés[*]. Après tout ce sont souvent des individus très compétents qui sont recrutés par des grandes firmes puis amenés à travailler dans des équipes rendus efficaces par des méthodes de direction savamment élaborées ; le tout à grands frais. Si cela n'aboutissait pas, au moins de temps en temps, à des prouesses techniques il est évident que ces méthodes auraient étaient changées depuis belle lurette.
Le débât ou troll n'est pas là. Plutôt, les sinistres rabatjoie du libre — pirates, troglodytes, terroristes, intégristes, mangeurs de petits enfants, et tout qualificatif dont on voudra les affubler — reprochent aux logiciels privateurs, s'il viennent à en user, … de les priver de certaines libertés essentielles. Il n'est donc pas nécessaire à ces huluberlus de tester Widows xxx ou consort pour le refuser. La seule évocation du Cluf suffit.
[*] Cela arrive même fréquemment. Par exemple la FSF soutient souvent l'élaboration en libre de logiciels équivalents à certains best-seller privateurs. On citera Gnash, coreboot, etc.
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[^] # Re: "Pour une révolution fiscale"
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . En réponse au journal wikipedia + simulateur de revolution-fiscal.fr = ?. Évalué à 2.
Merci. C'est précisément cette information que je n'avais pas su trouver sur le simulateur (quoi qu'elle s'y trouve).
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[^] # Re: Et ben voilà...
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . En réponse au journal Maître Capello bronsonisé. Évalué à 3.
Et alors cette fièvre ?
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[^] # Re: "Pour une révolution fiscale"
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . En réponse au journal wikipedia + simulateur de revolution-fiscal.fr = ?. Évalué à 1.
Sérieusement, quel est l'intérêt des taux d'imposition effectifs ? Est-ce que cela a vraiment un rapport avec la question d'une imposition plus équitable ? Le début du XXème siécle, où le taux d'alphabétisation était anémique, est bien loin. Pourquoi devrait-on se limiter à des solutions aussi archaïques que les tranches effectives ? Méthode dont les effets de bords sont néfastes et génants puisque (si je ne suis pas en train de m'enfoncer le doigt dans l'œil jusqu'à l'homoplate) elle peut aboutir à ce qu'une augmentation de revenues bruts, diminue les revenues nets.
En tous cas, j'ai bien du mal à comprendre pourquoi ces gens lient ainsi leurs propositions. Les trois me paraissent plutôt indépendantes. Celle de fusion de différents impôts en revenant à des barèmes globalement progressifs semble plus que nécessaire. Les prélèvements à la source pourquoi pas ; même si cela gène nécessairement les plus faibles qui se retrouvent souvent momentanément surtaxés avec ces méthodes là. Enfin, les tranches de barème effectif sûrement pas ! Certes, nombre de français ne prennent pas la peine de comprendre les tranches de taux marginale. Mais est-ce une raison pour revenir à un système antédiluvien ?
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[^] # Re: Le problème est la facilité d'obtention des brevets
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . En réponse au journal Le retour des methodes mafieuses. Évalué à 7.
C'est au moins l'argument qu'utilisent les défenseurs des brevets. Mais en réalité — comme nombre d'autres artifices législatifs — le brevet peut (et doit) aussi être vu comme un frein à l'innovation accordant artificiellement le droit de ne plus travailler. Cependant que certaines techniques brevetées sont éventuellement très complexes et difficiles d'accés à la rétroingénierie [1], il me semble que l'écrasante majorité des brevets couvrent en réalité des procédés simples (voire simplistes en matière de logiciel) qu'une brève observation permet d'imiter.
Or le processus d'imitation est l'un des comportements sociaux les plus élémentaires et les plus fondamentaux pour l'élaboration et la vie des civilisation. Le brevet paraît donc une création parfaitement contre-nature. Création dont la fin évidente est une forme de protectionnisme conservateur hypothèquant l'avenir au nom du passé. Rappelons que sur ce sujet il est possible de consulter l'excellent « against intellectual monopoly », et évitons peut-être de propager les propos machiavéliques des défenseurs de ces monopoles artificiels stérilisants à la fois progrès et science ; et ce même et surtout si quelques exceptions éparses pourraient étayer ces discours, leur apportant un semblant de crédibilité.
[1] Je pense par exemple aux procédés d'élaborations d'alliages dont les propriétés dépendent non seulement de la composition (aisée à analyser) mais aussi de l'histoire thermo-mécanique (quasiment impossible à appréhender). Mais évidemment, le détail de ce genre de procédé étant très difficillement copiable, les industriels ont tendances à en garder jalousement le secret …
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[^] # Re: gné
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . En réponse au journal La vague de l'âme. Évalué à 2.
Je crois savoir que le bleu marine n'est pas la couleur de la mer, plutôt il s'agirait d'une couleur caractéristique de (l'uniforme de ?) la marine française (appelée « la royale » comme de nombreuses autres marines nationales). Il serait donc incorrecte de parler de « bleu marin » pour désigner cette nuance de couleur (et ce, quoi qu'en dise wikipedia).
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[^] # Re: gné
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . En réponse au journal La vague de l'âme. Évalué à 7.
s/à rien/aryens/g
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