Thomas Debesse a écrit 3692 commentaires

  • [^] # Re: Ascencion

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Tintin tombera-t-il un jour dans le domaine public ?. Évalué à 1.

    Mais je serais curieux de savoir pourquoi « élever » serait moins riche que « tomber » ?
    Pour moi, cela a juste une signification, une connotation, différente. Le premier sous-entend un progrès, une amélioration. Le second sous-entend un déchéance, un dégradation.

    Ben non justement. Je ne vais pas refaire les commentaires, mais pour simplifier, dans « tomber » il y a à la fois l'idée d'une absence de contrainte et l'idée d'un mouvement de soi. Dans « élever » il n'y a que l'idée du sens du mouvement sans préciser si le mouvement est contraint ou non, et s'il va de soi ou non.

    Donc oui on peut trouver le mot « tomber » dégradant, mais ce n'est pas là une question de signification, mais de connotation. En remplaçant « tomber » par « élever » on sacrifie la signification au bénéfice de la connotation.

    La chute n'est pas qu'un abaissement, l'abaissement est la direction et le sens d'un mouvement non contraint par pesanteur. Si vraiment on veut trouver un verbe qui exprime l'élévation (le sens du mouvement), il faut que ce verbe exprime aussi le mouvement propre et l'absence de contrainte. Autrement le remplacement de « tomber » par « élever » est un appauvrissement du langage.

    Il y a certainement des mots plus riches qu'élevés. Une bulle s'élève d'elle-même si elle n'est pas contrainte, une fumée s'élève d'elle même si elle n'est pas contrainte, le soleil à l'aube s'élève de lui-même. L'arbre s'élève de lui-même. Il faut trouver un mot qui exprime l'un de ces mouvements d'élévation, pas l'élévation seule, autrement on n'exprime qu'un jugement moral mais pas le fait.

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  • [^] # Re: Ascencion

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Tintin tombera-t-il un jour dans le domaine public ?. Évalué à 1.

    Ben moi dans ce cas précis je trouve que « élever » est moins riche que « tomber »…

    Mais le rappel est pertinent ! Par exemple « privateur » ne serait pas un exemple de novlangue. Il faut un autre mot pour le décrire. :)

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  • [^] # Re: Ascencion

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Tintin tombera-t-il un jour dans le domaine public ?. Évalué à 5.

    Permettez-moi de m'étonner que votre longue dissertation n'effleure pas le rang de réponse à ce qui précède puisqu'il n'y est question que d'exemples supposément positifs de l'emploi du verbe tomber

    Non vous n'avez pas compris ! Les exemples supposément positifs (ou non) ne sont là que pour montrer que le choix du mot « tomber » n'est pas une question de positif ou de négatif. Et si ces supposés positifs ne sont finalement que négatifs, et si les supposés négatifs ne sont finalement que positifs, cela ne fait que confirmer mon discours. L'usage du mot « tomber » est liée à la notion de contrainte. Tombe ce qui n'est plus contraint, qui n'est plus retenu. Une œuvre qui n'est plus contrainte, qui n'est plus retenue est une œuvre qui tombe. Et comme on dirait également, une fois détaché de son aveuglement, « ça tombe sous le sens ».

    l'ultime logique pour proscrire l'expression d'élévation dans le domaine public serait son côté nouveau

    Il n'est pas question de « proscrire » l'idée d'élévation, mais de se demander s'il est pertinent de remplacer un concept riche de sens (la chute implique une absence de contrainte et un mouvement qui va de soi) par un autre mot qui sacrifie ces sens pour un autre qui n'est pas évident ou ne se justifie que par l'idéologie (en plus de ne pas être nécessairement accessible à tous).

    Pas une, ou presque, qui ne contienne en germe l'éloge de l'idée d’ascension

    C'est bien là l'objet de mon discours : pourquoi vouloir absolument exprimer cet éloge, pourquoi ce besoin ?

    L'autre y verra le rehaussement d'une œuvre passant

    Vous voulez nommer les choses non selon le fait (la perte de contrainte et le mouvement de soi) par le jugement moral que vous portez sur les conséquences du fait.

    Vous vous désolez que le mot « tomber » n'exprime pas l'idée du bien, et bien sachez qu'il n'est pas employé non plus pour exprimer l'idée du mal.

    Il n'est pas question de savoir si « tomber » est ici péjoratif ou mélioratif, donner des exemples d'emploi de ce mot dans l'une et l'autre des situations ne sert qu'à montrer que la raison de ce mot se situe bien ailleurs.

    Et sans comprendre la raison de ce mot qui décrit un fait, vous souhaitez le remplacer par un mot qui exprime un jugement moral. Ce non pour décrire une réalité, mais pour servir une fin. C'est de l'idéologie.

    Il y a des tas de mots qui peuvent être remplacés, voir qui le devraient, comme l'expression de « propriété intellectuelle » par exemple, puisque les concepts d'exclusivité, de cession et d'_abusus_ ne sont pas applicables, ce ne peut être de la propriété et l'emploi de ce mot est erroné. Mais dans « tomber dans le domaine public », cette expression n'est pas fausse, est-il nécessaire de la corriger ?

    En entendant « élever dans le domaine public », on peut comprendre par image l'idée d'une amélioration, mais autrement on ne comprend qu'un changement de situation, mais ce changement de situation n'est pas exprimé. Ce changement de situation est exprimé par « tomber dans le domaine public ». C'est pourquoi, afin de comprendre « élever dans le domaine public », il faut d'abord connaître l'expression « tomber dans le domaine public ». C'est inefficace.

    Et puis il n'est pas dit que le domaine public soit si élevé que ça, j'espère qu'il est à ma portée.

    Pour faire une brève analogie avec le monde de la propriété (avec ses limites), les choses communes sont les choses qui ne sont pas susceptibles d'appropriation et qui sont à l'usage de tous : air, eau… Le domaine public est similaire à ces choses communes.

    La chute d'un fruit mûr est nécessaire à sa germination. Une œuvre doit tomber en terre pour porter à son tour du fruit. La fécondité passe par une chute.

    Alors on peut souhaiter que l'œuvre entre dans le domaine, mais c'est encore mieux si elle tombe dans le jardin. Le fruit tombe en terre, est mis en pièce et se mêle à la terre jusqu'à s'y confondre, le fruit tombe en chose commune et devient chose commune, et cette chute et cette mise en pièce est nécessaire à la fécondité de l'œuvre.

    L'élévation vient après la chute, l'élévation vient quand approche la floraison, et il n'y a pas d'élévation sans chute.

    L'expression « élever dans le domaine public » a été créée à partir de l'expression « tomber dans le domaine public », au lieu d'être créée à partir du concept d'œuvre et du concept de domaine public. L'œuvre s'élève et est féconde en une longue lignée de génération parce qu'elle est d'abord tombée.

    Au final ce qui compte n'est-ce pas précisément la volonté politique de celui qui discours ?

    La volonté politique ne peut s'exprimer convenablement que si la réalité qu'elle prétend diriger est appréhendée convenablement.
    La volonté politique qui dirige un fantasme est autant fantasme que ce qu'elle dirige. Une volonté politique qui n'est pas fondée sur le réel est une idéologie. L'expression « élever dans le domaine public » n'exprime que la volonté et exclu le réel.

    La chute est cause de fécondité, et la fécondité est cause d'élévation. En passant directement à l'élévation, on exclu la chute et donc la fécondité, et donc on exclu l'élévation.

    la sphère supérieure des biens communs.

    Le bien commun, c'est là où l'on pose le pied, où l'on sème et l'on moissonne, et où reposeront nos os. La propriété privée, c'est ce qu'on extrait de ce bien commun et qu'on place hors de portée de la main d'un autre.

    La « sphère supérieure des biens communs », ça c'est du concept conceptualisant ! Avec ça on peut en forger des idéologies…

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  • [^] # Re: Ascencion

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Tintin tombera-t-il un jour dans le domaine public ?. Évalué à 3.

    Oui, quand l'œuvre est placée volontairement dans le domaine public, on pourrait dire « élevée ». L'idée d'élévation inspire l'idée d'effort (comme « élever les mains »). C'est toute la différence avec une date d'expiration à laquelle on ne peut rien (d'où l'idée de tomber).

    D'ailleurs, dans le cas précis d'une renonciation explicite et volontaire, l'œuvre ne tombe pas dans le domaine publique. Elle y entre, elle y est placée, mais elle n'y tombe pas.

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  • [^] # Re: Ascencion

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Tintin tombera-t-il un jour dans le domaine public ?. Évalué à 2.

    Et pour faire un peu d'humour, l'idée de domaine est assez terre à terre, j'espère que le domaine publique est plus réel que Laputa… :)

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  • [^] # Re: Ascencion

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Tintin tombera-t-il un jour dans le domaine public ?. Évalué à 10. Dernière modification le 22 octobre 2013 à 12:26.

    Dans tomber, il y a l'idée d'un lâcher prise ou d'une absence de contrôle, voire de se soumettre à un principe extérieur et indépendant, et tomber est souvent utilisé avec le concept de libération (soit c'est le lien qui tombe, soit c'est l'objet libéré qui tombe, on ne peut pas dire que c'est péjoratif de soi).

    Quand je dis « je suis tombé amoureux », c'est que quelque chose m'a surpris, ce n'était pas prévu au programme, puisque à la fois le sentiment et la personne font irruption dans ma vie, et ça je ne l'ai pas planifié.
    Quand je dis « tu tombes à pic », c'est que la rencontre ou la survenue est un heureux concours de circonstance dont je ne suis pas l'initiateur.
    Quand je dis « je tombe de haut », c'est que quelqu'un qui n'est pas moi ou un raisonnement que je ne connaissais pas a changé ce à quoi je m'accrochais.
    Quand je dis « ça m'est tombé dessus », c'est que je ne l'avais pas prévu, je n'en suis pas la cause

    Ça tombe bien parce que dans l'expression « tomber dans le domaine public », il y a l'idée que l'ayant droit doit lâcher prise, que l'œuvre est détachée, et que moi qui reçoit l'œuvre tombée dans le domaine public, je ne suis pas responsable de sa réception : je reçois l'œuvre qui me tombe dessus comme je reçois un sentiment qui me tombe dessus. J'attends que Tintin tombe dans le domaine public pour pouvoir tomber amoureux de Tintin.

    D'ailleurs si on dit « je tombe malade », on ne dit pas « tomber » parce que « malade » c'est mal, mais « tomber » parce qu'on ne l'a pas prévu, de la même manière qu'on « tombe amoureux ». D'ailleurs ou voit la même chose avec prendre. On dira « il m'a pris en grippe », mais on dira aussi « ça m'a pris de court » et cela peut être très heureux, et on pourra dire que « ça m'a pris comme ça » à propos d'une amourette ou d'un désir profond « ça m'a pris comme ça et depuis ce jour, je rêve de… ».

    Je ne connais pas vraiment d'expression avec « élever » qui aie tous ces sens là.

    Quand on dit « élever dans le domaine publique », qui élève ? l'œuvre elle-même ? Ça ne se dit quasiment jamais ! Question physique, on a plutôt l'habitude que quelque chose de libéré tombe de lui-même : on « tombe comme un fruit mûr ». À se demander s'il a fallu être un geek déconnecté des réalités pour imaginer qu'une expression qui formule une image incompatible avec la loi de la gravité et qui ne peut donc pas être associée aisément à des choses de la vie courante puisse avoir une ambition d'universalité pour le commun des mortels.

    On pourrait imaginer utiliser « arriver » comme dans « arriver comme une fleur » ou « s'envoler » comme dans « les pétales s'envolent au vent ». Il n'y a bien que la fumée pour s'élever d'elle-même. Alors à voir, faudra-t-il comprendre « l'œuvre s'élève dans le domaine public » dans un sens péjoratif comme « s'envole en fumée » ou mélioratif comme dans « que ma prière devant toi s'élève comme un encens, et mes mains comme l'offrande du soir ». Et pourquoi pas « partir » comme dans « mes rêves partent en fumée » ? Ah non alors !

    L'expression « élever dans le domaine public », c'est de la novlangue de libriste, de l'idéologie pure qui, comble de l'ironie, ne peut se comprendre que par comparaison avec l'expression originelle et donc donc connaissance de cette expression « tomber dans le domaine public ».

    À la rigueur, si « tomber » fâche, on peut dire « entrer dans le domaine public », ça se dit. Parce qu'entrer dans un domaine, ça se fait. « J'entre dans mon jardin » chante le bien aimé à la bien aimée. Mais « élever dans le domaine public », c'est de l'idéologie moraliste à deux balle qui sacrifie la cohérence d'un langage et d'une culture au profit d'une bienpensance qui peine à se justifier.

    Et puis c'est moche.

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  • [^] # Re: [*] une plume sans réservoir

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au sondage Quel outil utilisez vous pour écrire ?. Évalué à 2.

    Carte heuristique? Avec un logiciel de carte heuristique, ou alors une application de «dessin»? Parce que les quelques logiciels de cartes heuristiques que j’ai utilisé… enfin que j’ai essayé d’utiliser quoi, c’était pas encore ça.

    Je dessine au stylet à la tablette, comme sur papier. Aucun logiciel de saisie ne me convient.

    En fait je les fait aussi avec Xournal, malgré la limitation artificielle des « pages ». Xournal est très pratique parce qu'il est vectoriel et que chaque trait est vraiment un trait, et donc on peut gommer les traits d'un coup et proprement, et qu'on peut sélectionner des ensembles de traits par sélection rectangulaire pour tous les déplacer, ce qui fait que je ne me débrouille pas trop mal pour réorganiser mes bulles, et plutôt que de déplacer mes flèches en cas de déplacement de bulle, c'est presque aussi rapide de touche la flèche avec la gomme en un seul point, et de retracer la flèche.

    L'idéal serait un Xournal avec une feuille infinie comme myPaint (myPaint n'est pas vectoriel, donc on ne peut pas réorganiser).

    Aussi, si un logiciel était capable de reconnaître un tracé fermé d'une taille conséquente comme une bulle et un ligne d'une longueur conséquente comme une flèche, voire de créer des liaisons à la volée, et de considérer tout tracé à l'intérieur d'une bulle comme un contenu de cette bulle déplaçable avec elle, là je serai pleinement heureux. :p

    Tu prends carrément des notes pendant les conférences? En général les conférences que je suis pour mon plaisir j’ai pas trop besoin de prendre des notes, et au pire j’ai la possibilité de récupérer les diapositives.

    En fait j'ai une mémoire de poisson rouge, donc si j'y vais pour mon plaisir je suis obligé de noter, sinon autant ne pas y aller, c'est pareil ! Je n'ai jamais réussi à me satisfaire d'une diapo, même de celles que j'ai déjà suivi en vrai.

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  • [^] # Re: [*] une plume sans réservoir

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au sondage Quel outil utilisez vous pour écrire ?. Évalué à 2.

    Et quand on doit écrire comme des fous sinon le prof passe à la diapo suivante avant qu’on ai fini d’écrire, on respire ou bien?

    Ah mais ça c'est pas écrire ! ^o^

    Plus sérieusement, au lycée j'écrivais au stylo plume et en étude supérieure je grattais avec ce qui me passait par la main. Mais aujourd'hui tout ça c'est très loin !

    Au boulot je griffonne au bic, et si ça dépasse le griffonnage j'ai un cahier, et pour les réunions un peu conséquentes je fais ça à la tablette comme indiqué dans un autre commentaire, la plupart du temps sous forme de de carte heuristique (je prenais déjà mes cours en carte heuristiques après bac).

    Si j'assiste à une conférence pour mon propre loisir je fais ça aussi sur tablette (quasi exclusivement en carte heuristique).

    Par contre j'ai développé une grande correspondance depuis plus de dix ans avec un certain nombre de correspondants, ce qui m'a poussé à développer l'art épistolaire au delà de la langue jusqu'au support et aux outils. Et comme indiqué plus avant avec l'exemple du rythme, ces outils influencent la rédaction elle-même et le style. Là il ne s'agit plus de griffonner, de noter, de rapporter, de rendre compte, mais bien d' écrire ! :)

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  • [^] # Re: [*] une plume sans réservoir

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au sondage Quel outil utilisez vous pour écrire ?. Évalué à 3.

    Je n'ai pas d'Henry mais j'en ai vu souvent !

    À priori on en trouve sur internet et dans certaines boutiques. J'ai personnellement acheté ma Mallat dans une simple papeterie de quartier de Saint Raphaël.

    Le plus simple est peut-être d'acheter un set de « plumes d'écritures » ou « plumes anciennes » qui contiennent pour les amateurs une sélection variée de plumes. Par exemple un fois où je m'étais arrêté au moulin de Pen Mur j'avais acheté pour une amie un set de ce type qui contient une Henry (à gauche sur la photo). D'ailleurs quand on les voit elles semblent neuves. Je ne sais pas si ce sont des stocks ou s'il existe une industrie de copie. Ils vendent par correspondance.

    Sinon dans les broquantes il y en a souvent. La Henry fait partie de celles que je vois le plus avec la Nostradamus.

    Je ne sais pas si c'est moi qui ai beaucoup de chance, mais jusqu'à maintenant je n'ai jamais eu de difficulté à me fournir en plume ! :)

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  • [^] # Re: smartphone

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au sondage Quel outil utilisez vous pour écrire ?. Évalué à 4.

    Ah oué je fais souvent ça avec mon Thinkpad Tablet, le stylet et Xournal.

    Il m'est même arrivé de rédiger de vraies lettres que j'ai imprimé ensuite avec une bonne imprimante couleur (parce qu'écrite en bleu), et avec la sensibilité à la pression qui permet d'avoir une finesse de tracé variable selon l'écriture comme en vrai, parfois on n'y voit que du feu !

    Xournal

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  • [^] # Re: Tout dépend du contexte

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au sondage Quel outil utilisez vous pour écrire ?. Évalué à 2.

    D'une façon générale, je préfèrerais le stylo plume, mais je n'écris pas assez souvent, et la plume est trop grosse pour mon écriture.

    Il y a un peu de tout question finesse de plume. Personnellement, j'étais incapable d'écrire avec les stylo plumes de mes voisins de classes (trop gras) et je ne comprenais pas comment ces stylos se vendaient et comment des élèves arrivaient à apprendre à les supporter !

    Je crois que mes parents ont toujours fait attention à ce détail qui n'est pas sans importance, pour mon plus grand bien. Il ne suffit pas de suivre bêtement la liste de fournitures scolaires (hop, un stylo plume ? check !) surtout quand le môme il va passer la majorité de son temps scolaire à gratter du papier avec. Ça mérite qu'on s'attarde plus de deux minutes au moment de l'achat pour lire les étiquettes. C'est même pas une question de prix ! :)

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  • [^] # Re: Clavier puis porte-mine

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au sondage Quel outil utilisez vous pour écrire ?. Évalué à 3.

    Ah ! Étant enfant j'avais eu un critérium dont on pouvait sortir la mine par un simple geste secoué du poignet (un système de ressort à l'intérieur)… malheureusement quelqu'un me l'a pris… et à la rentrée suivante il semble que le produit ne se faisait plus, et qu'il n'aurait été vendu qu'un an… En tout cas je n'en ai personnellement jamais retrouvé…

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  • [^] # Re: [*] une plume sans réservoir

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au sondage Quel outil utilisez vous pour écrire ?. Évalué à 9. Dernière modification le 15 octobre 2013 à 21:56.

    Hop:

    plume

    De haut en bas :

    • Une plume de verre (le must question confort, ça gliiisse, mais le tracé est trop régulier !)
    • Une Baignol & Farjon Nostradamus 448
    • Une JB Mallat 110 (ma préférée)
    • Une PLM 52

    La Baignol & Farjon ou la JB Mallat ont l'intérêt d'avoir comme sur les stylo plume modernes la pointe en forme de petite boule à l'endroit du contact avec le papier, ce qui est très confortable.

    Il faut fuir comme la peste la Sergent Major qui est pointue et gratte le papier (et si le papier n'est pas très lisse, s'il est un peu spécial ou artisanal, on prend le risque d'un accrochage/ressort/détente qui étale toute l'encre en un éventail de tâches). Il faut éviter aussi la majorité des plumes qu'on trouve dans le commerce et qui sont des plumes pour dessin technique, c'est fait pour faire du tracé, pas pour écrire ! Ces dernières ne sont pas conçues pour glisser sur le papier dans tous les sens comme lorsqu'on écrit. De plus, la garde de l'encre n'est pas aussi étudié que pour les plumes d'écritures.

    Question garde de l'encre, la plume de verre est la plus efficace avec sa pointe aux multiples canaux. Ce qui peut justement faire perdre l'intérêt de la plume sans réservoir !

    Pourquoi une plume sans réservoir ?

    On peut faire une analogie avec la calligraphie traditionnelle au calame : le calligraphe soumet le rythme de son art, son imagination et jusqu'à sa respiration (expiration, apnée, inspiration) sur le cycle de trempe et de tracé (donc de sèche).

    De même, avec une plume sans réservoir, on est contraint d'aérer son écriture. L'instrument lui-même a un rythme auquel on doit se soumettre. Il est impossible d'écrire paragraphe sur paragraphe sans jamais lever la plume. Le risque avec une plume à réservoir c'est donc de perdre le rythme naturel de la respiration. Et c'est comme cela qu'on se retrouve avec des paragraphes, voire des pages qui semblent être une longue apnée étouffantedont on ne voit ni le début ni la fin, et dont on sort avec une grande bouffée d'air dans un réflexe de la survie.

    Bref, la plume sans réservoir est un très bon exercice dans tous les cas, et c'est aussi un plaisir, même sans calligraphier, juste pour écrire !

    (bon j'ai aussi quelques plumes à réservoir hein, c'est tout de même super pratique :p).

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  • # [*] une plume sans réservoir

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au sondage Quel outil utilisez vous pour écrire ?. Évalué à 2.

    Il y a un monde entre le stylo plume à réservoir et la plume d'oiseau !

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  • [^] # Re: client-side ?

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Des liens… pour rien. Évalué à 10.

    Alors oui j'avais essayé sans les styles… et les liens ne s'affichaient pas non plus, et puis j'ai regardé le source et j'ai bondi ! quelle horreur !

    Les articles soit disant accessibles aux abonnés sont en fait téléchargés par tout le monde, c'est le javascript qui le cache. Mais attention, il y a deux domaines qui hébergent des scripts !

    • Si l'on ne bloque aucun script, on télécharge tout et ne voit qu'un résumé.
    • Si l'on bloque tous les scripts du domaine lemonde.fr, on voit alors tout le text en grisé très clair peu lisible avec dessus un message « abonnez-vous ».
    • Si l'on bloque les scripts du domaine lemde.fr, alors on voit tout.

    Hein ? tout le monde télécharge l'article même les non abonnés ?
    Hein ? c'est le client qui tronque lui-même l'article à la taille autorisée, c'est la version journaleux du virus belge  ?
    Hein ? un XSS est nécessaire à cette implémentation douteuse ?

    À noter pour rire, dans les pages, il y a ce message :

    Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr. Profitez de tous les articles réservés du Monde.fr en vous abonnant à partir de 1€ / mois | Découvrez l'édition abonnés

    Le visiteur qui arrive sur le site sans javascript, on lui dit que s'il voit l'article c'est un cadeau exceptionnel (bravo le rattrapage aux branches), et je suppose que ce message est supprimé en javascript si on est abonné !

    Et puis c'est dégueulasse :

    le lieutenant Edouard (Christian Hecq, génial) est à <a class="lien_interne bourse" href="http://www.lemonde.fr/bourse/nyse-euronext-paris-equities/ses/">ses</a> trousses.</p>

    ou encore :

    <a target="_blank" onclick="return false;" class="lien_interne conjug" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/encha%C3%AEner">enchaîner</a>

    Donc non seulement ils mettent bien des liens pourris (que je ne vois toujours pas et ne peut-toujours pas cliquer), mais en plus ils ont implémenté le plus foireux des DRM (quand on dit que le DRM fournit la clé avec l'œuvre, on ne pensait pas aussi grossièrement).

    Alors juste pour rire , un script naïf nommé plop rédigé en écriture-seule avec des outils pas du tout prévus pour parser du xml :

    #! /bin/sh
    url=$1; filename="$(echo $url | sed -e 's#.*/##;s#?.*##')"; domain="$(echo $url | sed -e 's#.*://\(.*\)#\1#;s#/.*##g')"; proto="$(echo $url | sed -e 's#\(.*\)\://.*#\1#')"; (wget $url -O - 2>/dev/null; printf '\n') | iconv -f iso-8859-15 -t utf-8 | grep -v 'logc2.xiti.com/hit.xiti\|smartadserver.com' | sed -e 's#charset=iso-8859-1#charset=utf8#;s#<a.*lien_interne.*>\(.*\)<\/a>#\1#g' | grep -v 'http-equiv="refresh"' | (cd $(mktemp -d); sed -e 's#<script.*>.*</script>##g' | (while read line; do if echo $line | grep '<script>' >/dev/null; then echo $line | sed -e 's#<script>.*##'; while read line; do if echo $line | grep '</script>' > /dev/null; then echo $line | sed -e 's#.*</script>##'; break; fi; done; else echo $line; fi; done) | sed -e "s#\\(\\=\"\\)//#\\1$proto\://#g;s#\\(\\=\"*\\)\\(/[^/]\\)#\\1$proto\://$domain\2#g" | grep -v '^$' > $filename; (xdg-open $filename || x-www-browser $filename || w3m $filename || links $filename || lynx $filename) 2>/dev/null)
    #EOF

    À exécuter comme cela :

    $ ./plop http://www.lemonde.fr/culture/article/2013/10/14/grossesse-a-risque-au-palais-de-justice_3495597_3246.html

    Et hop la page soit-disant « réservée abonné » s'affiche proprement avec tous les styles dans votre navigateur préféré, sans script, sans liens foireux et avec un codage correct !

    Je me souviens en effet qu'il fut un temps où les pages www.lemonde.fr étaient restreintes et pas les pages mobiles.lemonde.fr, il suffisait alors de s/www/mobile/ pour voir l'article. Il semble que ce point là a changé (faut dire que ça la foutait mal d'avoir les articles mobile sans fioritures et complets référencés à la place de la vitrine à publicité).

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  • [^] # Re: client-side ?

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Des liens… pour rien. Évalué à 7.

    Parce ce que oui, des sites qui font ça ça existe, et c'est chiant parce que ça détourne l'attention.

    Mais la page que tu lies n'a pas ce comportement. Alors je n'ai de cette page que le résumé, parce que je ne suis pas abonné, mais il faut reconnaître qu'une page qui met des liens hypertexte inutiles uniquement dans un article réservé aux initiés, ça sert pas à grand chose. Le résumé est assez long pour que je puisse avoir certains des mots que tu dénonce.

    En général les comportements chiant sont réservés aux visiteurs non payants, pas les abonnés. Si ces liens n'étaient que dans la page abonnée cela signifierai que :

    • Il s'agirait de vendre un placement de lien comme une publicité, ce qui est est idiot car cela signifie sucrer deux fois le client, celui qui paie pour avoir un meilleur service. J'ai du mal à croire que Le Monde dégrade l'usage du client qui paie et qu'il faut fidéliser, et ne dégrade que celui-là…
    • Il s'agirait de vendre un placement de lien comme une aide au référencement, c'est absurde puisque les moteurs de recherche ne voient pas ces liens. J'ai du mal à croire que les responsables techniques du Monde soient aussi incompétents.

    Ni un commercial compétent ni un technicien compétent ne ferait ça…

    D'où l'idée à cause de cet exemple d'article du Monde que même si je ne peux pas le lire en entier, je suppose que le problème est de ton coté.

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  • # client-side ?

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Des liens… pour rien. Évalué à 9.

    T'es sûr que t'as pas un virus ou une extension de navigateur qui en fait trop pour se sucrer au passage de tes clics ?

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  • [^] # Re: Attaques au milieu

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Scandale de la NSA et cryptographie, le vrai du faux. Évalué à 6.

    Sans compter les fois où un fournisseur aux produits largement déployé, par exemple Microsoft, rajoute dans le navigateur des utilisateurs une autorité de certification qui n'est rien d'autre que le gouvernement

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  • [^] # Re: le vrai et le faux

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Scandale de la NSA et cryptographie, le vrai du faux. Évalué à 10.

    Tu oublies un détail : si tu n'es pas capable d'assurer que tu parles à la bonne personne, alors tu n'es pas capable d'assurer que seule la bonne personne entend.

    Tu oublies un détail, tu ne parles pas à une personne, mais à une machine.

    Si tu autorises les MITM (en refusant d'authentifier la personne), alors tu ne garantis pas que seul le destinataire lit ce que ton trafic.

    Tu ne garantie pas non plus qu'une seule personne lise le message déchiffré, tu garanties seulement que seule une clé appartenant à une seule personne déchiffre. Ce qu'il y a après tu n'en sais rien, ça peut être PRISM.

    Quand je fais ssh monserveur, si la clé change, je suis au courant qu'elle a changé. Que cette clé soit signée par toi ou par une tierce personne ne change pas ce fait. Tu pourras rétorquer qu'il faut alors faire confiance lors de la poignée de main initiale, mais ça vaut aussi pour la tierce personne.

    Système sans tiers :

     ___________________________________________________________________________
    [ système clé à molette                                                     ]
    [          _________________________________________________________        ]
    [         [ système informatique                                    ]       ]
    [         [  _________________  _____________  ___________________  ]       ]
    [         [ [ ordinateur      ][ réseau      ][ ordinateur        ] ]       ]
    [         [ [                 ][             ][                   ] ]       ]
    [ alice → [ [ → chiffrement → ][ transport → ][ → déchiffrement → ] ] → bob ]
    [       ¤ [ [ ¤             ø ][           ø ][ ø               ¤ ] ] ¤     ]
    [         [ [_________________][_____________][___________________] ]       ]
    [         [_________________________________________________________]       ]
    [___________________________________________________________________________]
    
    Légende si pas de tiers :
    ¤ MITM possible
    ø MITM possible lors de la première poignée de main
    

    Système avec tiers :

     ___________________________________________________________________________
    [ système clé à molette                                                     ]
    [          _________________________________________________________        ]
    [         [ système informatique                                    ]       ]
    [         [  _________________  _____________  ___________________  ]       ]
    [         [ [ ordinateur      ][ réseau      ][ ordinateur        ] ]       ]
    [         [ [                 ][             ][                   ] ]       ]
    [ alice → [ [ → chiffrement → ][ transport → ][ → déchiffrement → ] ] → bob ]
    [       ¤ [ [ ¤             ø ][           ø ][ ø               ¤ ] ] ¤     ]
    [         [ [_________________][_____________][___________________] ]       ]
    [         [_________________________________________________________]       ]
    [                   ↑                                  ↑                    ]
    [ joséphine  →  signature                        → signature                ]
    [___________________________________________________________________________]
    
    Légende si pas confiance dans le tiers :
    ¤ MITM possible
    ø MITM possible lors de la première poignée de main
    
    Légende si confiance dans le tiers :
    ¤ MITM possible
    ø MITM pas possible
    

    Système avec PRISM :

     ___________________________________________________________________________
    [ système clé à molette + PRISM                                             ]
    [          _________________________________________________________        ]
    [         [ système informatique                                    ]       ]
    [         [  _________________  _____________  ___________________  ]       ]
    [         [ [ ordinateur      ][ réseau      ][ ordinateur        ] ]       ]
    [         [ [                 ][             ][                   ] ]       ]
    [ alice → [ [ → chiffrement → ][ transport → ][ → déchiffrement → ] ] → bob ]
    [       ¤ [ [ ¤             ø ][           ø ][ ø               ¤ ] ] ¤     ]
    [         [ [_________________][_____________][___________________] ]       ]
    [         [_________________________________________________________]       ]
    [                   ↑                                  ↑                    ]
    [ joséphine  →  signature                        → signature                ]
    [___________________________________________________________________________]
    
    Légende :
    ¤ MITM possible
    ø MITM possible
    

    Il n'y a pas de système optimal.

    Ne rien faire du tout sous prétexte que ce n'est pas optimal n'est jamais une bonne idée. On peut reprendre l'exemple de ssh et de telnet. Je préfère un ssh avec un doute à la poignée de main initiale que faire un login via telnet.

    On peut voir le chiffrage comme le niveau 1 du service : personne ne peut savoir entre deux point (mais il peut y avoir plusieurs paires chaînées, d'où la possibilité du MITM).
    On peut voir la signature comme le niveau 2 du service : si un tiers n'est pas compromis, seul deux savent.

    Quand j'accepte le certificat de LinuxFr ou de Facebook ou de monvoisin.net, qu'il soit signé par CaCert ou par Verisign, ou qu'il soit autosigné, je fais confiance à LinuxFr ou Facebook ou à mon voisin pour que le serveur ne soit pas compromis.

    D'où l'idée de la clé à molette… aucun système n'est parfait, alors ne soyons pas « tout ou rien ».

    Cas d'usage IRL, personellement j'aimerai pouvoir facilement donner un accès https à un ami ou quelqu'un de ma famille que j'héberge pour qu'il puisse mettre à jour son site et l'administrer via le web sans devoir expliquer comment contourner les batons de FireFox. En général, pour la majorité des gens, la solutions c'est le tout http, ce qui est pire.

    Et puis il y a des cas où l'on s'en moque complètement du correspondant. Si je surf par TOR ou que je suis un relai BitMessage, je me moque complètement d'authentifier mes relais, ce qui compte c'est que je trouve ce que je désire.

    surtout surtout surtout, la navigation sur le web n'exige pas d'être soi-même authentifié par le site, ce qui signifie qu'il n'est pas nécessaire d'authentifier le site, tout simplement.

    On peut imaginer le cas où une personne consulte des documents sur un site servi https, le site n'authentifie pas son lecteur, le lecteur n'authentifie pas le site.

    On peut savoir qu'un site sert tel document (c'est public servi en https), mais on peut ne pas savoir à qui appartient le site et qui sert les documents. Et surtout, on ne sait pas à qui ces documents sont servis et lequel d'entre eux, et le lecteur a son document.

    Note: le document peut être signé par l'auteur, le serveur n'est pas nécessairement l'auteur.

    Cas d'usage fictif :

    • l'église publie un commentaire biblique et le signe ;
    • un serveur le partage au milieu de nombre de documents de sujet divers qui sont servis en https ;
    • un chrétien qui cache sa foi dans un village tenu par des rebelles islamistes qui ont massacrés tous ses coreligionnaires visite anonymement le serveur et télécharge le commentaire biblique et vérifie la signature de l'église et le lit.

    Analyse :

    • L'église ne sait pas qui a lu le commentaire biblique ;
    • le serveur ne sait pas qui a téléchargé le commentaire biblique ;
    • le chrétien ne sait pas qui lui a fourni le commentaire biblique mais sait que c'est celui de l'église ;
    • le rebelle islamiste ne sait pas que quelqu'un a téléchargé un commentaire biblique.

    Pourquoi authentifier dans ce cas là ?
    Pourquoi tout ou rien ? Pourquoi si pas authentification, pas chiffrage ?

    Pourquoi faire du ssh même quand on n'a pas signé sa clé ssh chez Thawte ?

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  • # le vrai et le faux

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Scandale de la NSA et cryptographie, le vrai du faux. Évalué à 10. Dernière modification le 11 octobre 2013 à 21:49.

    • Il établit un canal sécurisé entre vous et le site web

    • et vous garantit l’authenticité du site que vous visitez.

    Ce sont bien deux choses en effet, et malheureusement sur le web ces deux choses-là ne sont jamais dissociées.

    Hors ce sont deux besoins :

    • savoir que seul le correspondant entend notre dialogue
    • savoir que le correspondant est le bon

    Et parfois on serait satisfait de n'avoir déjà que le premier besoin de satisfait, et parfois on n'a pas besoin du premier.

    Alors j'entends d'ici ceux qui feront remarquer « à quoi sert de chiffrer si tu ne peux pas authentifier ton correspondant ? », mais je leur ferai remarquer que cette remarque n'est qu'une variante subtile du « ceux qui ont rien à se reprocher n'ont rien à cacher ».

    Il est toujours bon de chiffrer, même quand le correspondant n'est pas authentifié.

    Le problème c'est que les navigateurs (comme Firefox) mettent énormément de bâtons dans les roues des internautes qui naviguent sur des sites chiffrés non authentifiés parce que non authentifiables. Est souvent invoquée la raison des banques et autres services critiques : si on ne dit plus qu'un site n'est pas authentifié parce que non authentifiable, comment s'assurer que le site est authentifié quand on a besoin d'authentification ?

    Et bien en fait cette remarque n'a pas de sens. Si tous les sites étaient en HTTPS et que l'HTTP n'existait pas, et bien on ne mettrait de symbole cadenas ou autre marqueur de sécurité avancée qu'en cas d'authentification vérifiée (chaîne de confiance etc.), le chiffrement allant de soi.

    Imaginez si SSH n'était possible qu'entre possesseurs de certificat certifié avec déclaration d'identité préalable, prise d'empreinte et enregistrement auprès d'une chaîne d'autorité ? et qu'à cause de cette contrainte le commun des mortels en était réduit à se satisfaire de telnet ?

    Dans l'état actuel des choses, il n'existe pas vraiment d'intermédiaire grand public entre le fait d'être à poil sur le net et le canal chiffré avec agent assermenté. C'est là qu'on arrive au « si tu n'as rien à cacher tu ne dois rien cacher ».

    Car le problème n'est pas le chiffrement, mais l'authentification. Il est possible de ne pas faire confiance en l'authentification, mais que l'on souhaite tout de même le chiffrement. Par exemple, si on ne fait pas confiance en l'autorité, l'authentification n'est pas jugée fiable, mais ça n'oblige pas à se déshabiller.

    Et donc si on reprend les besoins :

    • savoir que seul le correspondant entend notre dialogue
    • savoir que le correspondant est le bon

    Le premier n'est actuellement permis que si le second est possible, hors :

    • Peut-être que parfois on n'a pas besoin d'authentifier (si seul le contenu importe, par exemple)
    • Peut-être que parfois on ne veut pas authentifier (l'authentification serait un danger)
    • Peut-être que parfois on ne fait pas faire confiance à l'authentification proposée (le système proposé est pourri ou dangereux)
    • Peut-être que parfois on veut authentifier différemment (rien ne dit qu'une signature ne sera pas transmise, par exemple

    Voilà le vrai problème ! Pour avoir droit à un chiffrement accessible au grand public, il faut être authentifiable (dit autrement, dénonçable¹).

    Ce qui signifie tout simplement que :

    • le secret des correspondances n'est permis que si l'identité d'au moins un des correspondant n'est pas secrète (hum).

    Ce qui signifie encore :

    • le secret des correspondances n'est permis que si l'on sait où placer une taupe à l'extérieur du chiffrage.
    • le secret des correspondances n'est permis que si la coercition est possible.

    En gros, le chiffrement n'est permis que si la clé à molette est permise :

    Actual actual reality: nobody cares about his secrets.  (Also, I would be hard-pressed to find that wrench for $5.)

    Bref, en ne dissociation pas chiffrement et authentification déclarée, on rend PRISM possible.

    Quand Firefox râle parce que le certificat CAcert utilisé par LinuxFr ne joue pas dans la cours des grands, il faut comprendre : « désolé petit, on ne sait pas si ce site est compatible PRISM », « si tu veux continuer met la main sur le cœur et répète trois fois “je ferai attention promis et je ne le referai plus” ».

    Les gars de Firefox n'ont peut-être pas pensé à cela…



    ________ 
    ¹par exemple, même chez le moins cher (StartSSL) si on veut pouvoir faire des certificats un peu avancé (wildcard et tout) il faut présenter deux pièces d'identité, typiquement une CNI et un passeport. Parfois on veut seulement chiffrer. Il n'est pas toujours nécessaire de laisser ses gros doigts partout, parfois ça ne sert absolument à rien !

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  • [^] # Re: Et go ?

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche Présentation de Rust 0.8. Évalué à 6.

    C’est toujours une pente savoneuse de comparer des langages.

    J'aime toujours une pinte savoureuse en contorsionnant le langage.

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  • [^] # Re: Musique et logiciel libre

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche Caminandes, quand le lama fait deux pas vers la liberté. Évalué à 3.

    Après avoir remarqué le clin d'œil que « Caminandes : LLama Drama » fait à « Tears of Steel », j'ai reregardé ce dernier et je me suis rendu compte d'une grave erreur dans ma dépêche :

    < Jan est connu pour avoir participé à tous les précédents films de la Fondation Blender.
    ---
    > Jan est connu pour avoir participé à tous les précédents films de la Fondation Blender à l'exception de Tears of Steel.

    En effet, la bande originale de Tears of Steel avait été exceptionnellement réalisée par Joram Letwory !

    Et la bande originale n'est pas libre : elle est en CC By-ND, c'est à dire qu'elle ne peut pas servir à d'autres travaux dérivés que Tears of Steel. cf. http://archive.org/details/TearsOfSteelOst

    Et je n'ai absolument pas idée des logiciels utilisés par ce dernier.

    Sérieux je sais pas pourquoi le studio Blender s'emmerde encore avec ce type. Bon, ok, il est très bon, il a du talent et tout mais franchement c'est si dur que ça de trouver des gens qui pourraient faire pareil mais tout sous licence libre ?

    De fait, c'est une vraie question… Avant de trouver un musicien qui travaille avec des logiciels libres, il faut déjà trouver le musicien qui accepte de publier sous licence libre.

    Dans certains pays c'est plus dur que d'autre. À priori je crois qu'en France c'est quasiment impossible vu que tout musicien professionnel un peu sérieux (à part quelques personnes courageuses et très renseignées) se soumet aux conditions des SACEM & co pour les besoins du métier ou par la force du milieu et sans vraiment mesurer toutes les conséquences parce que cela semble un passage obligé. Ce qui signifie que l'auteur n'a plus le droit de décider de la licence.

    Après, les projets de la Fondation Blender sont toujours internationaux, comme montré dans cette dépêche. Ils peuvent donc recruter là où c'est possible…

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  • # Jus de mangue

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche Caminandes, quand le lama fait deux pas vers la liberté. Évalué à 3.

    Tiens je viens de remarquer dans LLama Drama un clin d'œil à Tears of Steel !
    En effet un passager d'une voiture jette par la fenêtre un détritus qui rebondis sur la tête de Koro, ce détritus est en fait une petite brique de jus de fruit, de mangue exactement, et qui ressemble beaucoup à celle que boit le soldat dans Tears of Steel. :

    Caminandes jus
    Tears of Steel jus
    Tears of Steel jus

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  • [^] # Re: Musique et logiciel libre

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche Caminandes, quand le lama fait deux pas vers la liberté. Évalué à 5.

    Je crois que c'est toujours un point noir… Jan Morgenstern est connu pour ne pas utiliser Linux et ne publie son travail final sous CC-By que pour l'intégrer à l'œuvre finale qui soit être sous CC-By par contrat…

    Il me semblait avoir lu un jour un message où il disait ne pas être opposé à travailler sous Linux s'il pouvait y être productif, mais 1. je ne retrouve plus la source, 2. je ne sais pas où c'en est…

    En fait ce n'est pas qu'un problème de film libre ou de film d'animation réalisé avec des logiciels libres.

    Par exemple il est courant dans la démoscène que la musique d'une démo soit un simple fichier joint… Le demomaker se vante de générer des scènes monstrueuses en générant des tera-octets de textures et de modèles à partir d'un code ridicule en quelques kilos octets… sauf que la musique est un enregistrement…

    C'est un peu comme si la musique « ça ne compte pas pareil, ce n'est qu'un accompagnement, on n'a pas besoin de la soumettre au même idéal ».
    …Ou peut-être que c'est un média trop différent…

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  • [^] # Re: dépêche précédente sur Caminandes

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche Caminandes, quand le lama fait deux pas vers la liberté. Évalué à 3.

    Fait.

    merci

    (le marqueur de dernière visite sur une page n'est pas stocké ad vitam aeternam, donc tout marqueur sur cette page à l'époque a été perdu)

    Oui mais quand je l'ai lu, j'ai vraiment eu l'impression de la découvrir… :/ et je crois que j'ai eu connaissance du premier épisode bien plus tard et par un autre moyen. Ça m'inquiète quant à mes compétences de bivalve. ^^

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