vous devrez payer l'amende, mais pourrez contester celle-ci auprès du tribunal pendant 45 jours
Je propose de faire comme pôle-emploi :
Vous devez attendre deux ans écoulés pour pouvoir contester la décision, mais cette contestation ne pourra pas modifier la décision ni ses conséquences.
(il faudra que je retrouve les termes exacts mais la logique est exactement celle-là)
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Je croyais qu'on parlait de logo avec des aplats (ou des dégradés continus), des traits nets et une sélection de couleurs triées sur le volet ?
Si tu nous dit que le jpg marche mieux pour les photos on va te répondre qu'on est déjà d'accord sur ce point.
Publier un logo en jpg c'est très moche : tu perds la transparence et tu dégrade l'image. Et si tu ne le vois pas à l'œil nu sur ton ordinateur à toi, rien ne te dis que la dégradation ne se verra pas lorsqu'un tiers voudra transformer l'image (rajouter un élément par exemple, varier quelques couleurs ou tout simplement redimensionner) ou l'imprimer.
Le jpg n'est PAS fait pour les logo, images nettes ou le texte. On peut l'utiliser pour ça, mais c'est un usage détourné qui ne garantie rien.
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Bon j’ai pris le temps d’analyser le paragraphe pour le réécrire ici sans ambiguïté ni sous-entendu, et sans buzzword.
En informatique, un logiciel est un ensemble composé d’un ou plusieurs programmes
Questions soulevées par l’imprécision du langage et qui n’obtiennent pas de réponses :
Qu’est-ce un programme ?
Le logiciel n’est pas un synonyme de programme ?
En quoi un programme compose un logiciel ?
Il faut donc définir qu’un programme est une séquence d’instructions interprétables par une machine.
On peut donc écrire :
En informatique, un logiciel est un ensemble composé de séquences d’instructions interprétables par une machine (les programmes)
Continuons la lecture :
ainsi que les fichiers nécessaire pour les rendre opérationnels.
Questions soulevées par l’imprécision du langage et qui n’obtiennent pas de réponses :
Qu’est-ce qu’un fichier ?
Un programme peut-il être un fichier ?
Qu’est ce qu’un fichier qui n’est pas un programme ?
Un programme peut-il ne pas être un fichier ?
Qu’est ce qui peut être nécessaire à l’opération d’un programme ?
On remarque que se posent déjà des questions qui n’ont rien à voir avec le sujet du logiciel, mais à d’autres sujets, par exemple le sujet du système. On peut tout à fait concevoir un système d’exploitation primitif qui n’implémente pas le concept de fichier.
Reprenons maintenant l’ensemble de la phrase :
En informatique, un logiciel est un ensemble composé d’un ou plusieurs programmes, ainsi que les fichiers nécessaire pour les rendre opérationnels.
Questions soulevées par l’imprécision du langage et qui n’obtiennent pas de réponses :
Qu’est ce qu’un fichier nécessaire à l’opération ? le fichier lui-même (récursion), le fichier qui n’est pas un programme ? le programme ou bien encore le logiciel ?
Est-ce le logiciel qui est opérationnel, ou bien le système de calcul (composé du matériel et du logiciel) ?
Réécrivons donc ce début de paragraphe :
En informatique, un logiciel est un ensemble de séquences d’instructions interprétables par une machine (les programmes) et d’un jeu de donnée nécessaire à l’opération. Les programmes et les données du logiciel sont habituellement structurés en fichiers.
Étudions la suite du paragraphe :
Le logiciel détermine les tâches qu’un appareil informatique peut effectuer
Il se trouve que le mot appareil peut désigner un produit fini ou bien un assemblage, ces deux concepts sont compatibles mais différents. La machine seule (matériel) est un appareil (produit fini). L’appareil machine et logiciel (assemblage) forme aussi un appareil (produit fini).
Qu’est ce que l’appareil informatique ? La machine seule ou bien l’ensemble matériel et logiciel ?
Le matériel seul peut-il être qualifié d’informatique alors que l’ information étant justement ce qui est manipulé par le matériel ou codé sur un support matériel n’est pas matérielle ?
Un matériel peut-il être qualifié comme informatique par destination ?
On pourrait réécrire :
Le logiciel détermine les tâches qui peuvent-être effectuées par une machine appelée ordinateur.
Étudions la fin :
et donne à l’ordinateur sa valeur ajoutée.
Alors là on a envie de jouer au business loto en lisant ces mots.
Que signifie donner à l’ordinateur ? Qu’est ce que le don ? Qu’est ce que reçoit l’ordinateur ?
Le logiciel permet le fonctionnement, ou plutôt, le logiciel ordonne le fonctionnement, ce qui donne à l’ordinateur son utilité fonctionnelle, et non une valeur ajoutée.
Si le fonctionnement d’un ordinateur est sa valeur nécessaire, il n’est pas question de valeur ajoutée.
Bref, la version française était aussi élégante qu’un discours commercial creux mais imprégné de buzzwords : ça flatte les oreilles parce qu’on entend des mots connus, mais ça n’exprime rien en soit, ou bien l’exprime très mal. Et on a là en même pas 10 mots un impressionnant exemple de langue de bois. Quand je lis « Le logiciel donne à l’ordinateur sa valeur ajoutée » j’ai envie de crier « Bingo » au business loto. Le paragraphe actuel est élégant et séduisant comme un commercial. Ce type de discours n’est pas d’élégance, ça en a seulement l’apparence. Je préfère une définition sans élégance mais efficace plutôt qu’une définition élégante qui ne définie rien ou très mal, par approximation.
On pourrait réécrire ce paragraphe de Wikipédia ainsi :
En informatique, un logiciel est un ensemble de séquences d’instructions interprétables par une machine (les programmes) et d’un jeu de donnée nécessaire à l’opération. Les programmes et les données du logiciel sont habituellement structurés en fichiers. Le logiciel détermine les tâches qui peuvent-être effectuée par une machine appelée ordinateur. Le logiciel ordonne le fonctionnement de l’ordinateur et lui donne ainsi son utilité fonctionnelle.
Cependant on remarque une chose : la troisième phrase n’est finalement que la répétition de la première. Cette répétition s’explique par leur approximation. On dit « ce qui se conçoit bien s’énonce clairement », hors ici on remarque clairement un défaut de compréhension entraînant un défaut d’explication. La multiplication d’approximations différentes est l’outil qui permet de cerner de manière toujours plus fine un concept qu’on ne sait pas décrire exactement.
On va donc réécrire tout cela. Au passage, on va remplacer le verbe « donner » par le verbe « procurer », qui signifie « faire obtenir » et n’implique donc pas « céder » ni « transmettre ».
Ce que procure le logiciel à la machine, l’utilité fonctionnelle, le logiciel ne l’a pas pour lui. Puisque le logiciel seul n’est pas utile et que la machine seule n’est pas utile, le logiciel ne peut pas donner d’utilité à la machine, ni céder ni transmettre. Par contre le logiciel peut faire obtenir l’utilité à la machine, donc le logiciel procure l’utilité à la machine.
Comme la répétition est utile en pédagogie, on va tout de même garder la répétition et ses termes, mais on va réorganiser le paragraphe tout entier. Aussi, cela permettra de répartir plus aisément les définitions (ça c’est une vraie élégance).
En informatique, un logiciel est un ensemble de séquences d’instructions interprétables par une machine et d’un jeu de donnée nécessaire à ces opérations. Le logiciel détermine donc les tâches qui peuvent-être effectuées par la machine, ordonne son fonctionnement et lui procure ainsi son utilité fonctionnelle.
Les séquences d’instructions appelées programmes ainsi que les données du logiciel sont ordinairement structurés en fichiers. La mise en œuvre des instructions du logiciel est appelée exécution, et la machine est appelée ordinateur ou calculateur.
Il faut voir que le second paragraphe que je rajoute est complètement superflu à la compréhension du concept de logiciel, il n’est là que pour décrire un contexte et son vocabulaire.
On remarque aussi que si on clique sur les hyperliens que j'ai inséré ici, les premières phrases de chaque définition sont en complète cohérence avec la définition présente et utilisent le même vocabulaire. Ce qui n'était pas vrai précédemment. On passe donc du pseudo scientifique au scientifique.
Je crois qu'on peut se permettre de ne pas définir l’opération (tâche à effectuer) ni le fonctionnement (accomplissement d’une activité), même Wikipédia ne les définit pas. :)
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Je ne suis pas d'accord, le français est ma langue natale et je la lis, l'écrit et la parle tous les jours, l'anglais m'est une langue étrangère et je lutte toujours pour la lire et l'écrire (je l'entend difficilement et ne la parle pas du tout). Pourtant je comprends mieux le paragraphe anglais que le paragraphe français. Ce n'est que parce que je connais déjà le sujet que je comprend ce paragraphe de la page wikipédia. Le paragraphe français est truffé d'imprécisions et surtout de termes polysémiques qui ne sont compréhensibles qu'à condition de connaitre préalablement le sujet, ce qui est un comble pour un article encyclopédique qui est sensé décrire le sujet.
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Je ne les ai pas essayées, personnellement, sont-ce celles-là ?
_________________
¹ Désolé DuckDuckGo ne me fournit pas un résultat aussi pertinent que Google sur cette recherche, j'ai trouvé plusieurs liens au sujet de sgi-fonts, mais les pages les appelant « SGI Screen » sont beaucoup plus rares !
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Ça ne sert à rien un « if true », c'était juste une manière de mettre en situation une indentation. C'est un exemple de contexte, c'est cosmétique pour l'exemple. L'utilisation de <<-EOF pour ignorer les indentations se rencontre très généralement dans des blocs indentés comme les blocs if, while, case, for etc. Donc j'ai fait un if, mais il est toujours vrai pour que l'exemple soit interprété.
De toute manière l'ensemble du script ne sert à rien. Un rot13 | rot13 non plus. :) J'ai glissé pleins de trucs inutiles ou des constructions volontairement cryptiques, comme l'utilisation du s comme séparateur pour sed, dans 'ss *$ss', au lieu du plus commun 's/ *$//', commande sed qui remplace le motif ' *$' par '' (rien).
Bon, cela dit, j'espère que tu as testé dans un environnement non privilégié et sur un système sans importance, parce qu'exécuter un code trouvé sur le net qui génère du code qu'il exécute, avec en plus des trucs comme rm -rf / glissé dans les coins… C'est risqué ^^.
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# ne pas tenir compte des tabulations
if true
then
<<-EOF cat > /tmp/file2
Bonjour, $(whoami) c'est ${lui}, et $((0 + 0)) égale la tête à toto !
EOF
fi
Normalement ce doit être une tabulation en début de ligne, le <<-EOF cherche le "(zéro ou une infinité de tabulations)EOF" comme fin de fichier, alors qu'on lui donne "espace-espace-espace-espaceEOF", donc le document ne se termine jamais. C'est la faute à linuxfr qui transforme les tabulations en suite d'espaces ! de même il faut des tabulations en début de ligne du here doc pour qu'elles soient ignorées, si tu mets une tabulation avant le EOF mais des espaces avant le début des lignes du heredoc, ton heredoc aura des espaces en début de ligne !
C'est peut-être le seul cas en shell où l'indentation doit obligatoirement être faite avec des tabulations.
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Oué, on appelle cela les Here Document ou heredoc, il y a moyen de faire des trucs passionnants avec, comme la possibilité d'inclure des fichiers complets à l'intérieur même de scripts !
Ce script complexe :
#! /bin/bashfunction xecho {
/bin/echo -e "\n--- $@"$@}lui="moi"# interpréter stdin<<EOF cat > /tmp/file0Bonjour, $(whoami) c'est ${lui}, et $((0 + 0)) égale la tête à toto !EOF
xecho cat /tmp/file0
# ne pas interpréter stdin<<\EOF cat > /tmp/file1Bonjour, $(whoami) c'est ${lui}, et $((0 + 0)) égale la tête à toto !EOF
xecho cat /tmp/file1
# ne pas tenir compte des tabulationsif truethen<<-EOF cat > /tmp/file2 Bonjour, $(whoami) c'est ${lui}, et $((0 + 0)) égale la tête à toto ! EOFfi
xecho cat /tmp/file2
# faire des choses simples de manière compliquée
grep /proc/cpuinfo -f - <<\EOF | sed -e 'ss *$ss' | sort -r | uniq > /tmp/hwmodel namecpu MHzEOF# s'amuser à obfusquer le code
xargs grep <<\EOF | sed 'ss:\( *\)s\1\t: s' >> /tmp/hwMemTotal/proc/meminfoEOF
xecho cat /tmp/hw
# pire encore, écrire un here document dans un here document<<\NULL cat > /tmp/script<<EOF cat > /tmp/sw$(uname -sro)$(gnome-shell --version)EOFNULL# après l'UUOC, l'Useless Use of Standard IO<<EOF sh$(cat /tmp/script)EOF
xecho cat /tmp/sw
# soyons fou<<\EOF base64 -d | gzip -d | rot13 42 | caesar > /tmp/questionH4sIANCeJ1IAA22Oyw3CMBBE71QxWCg3KrAQtSR4UVaEXTBrgZQgUQpXTlzowJ1QCQ6fG7fRm9HT0KpVzAXOKG5ZKD4v9yWcx7HljhCpDtgnOhireASFlQx3mvU/enZYFKCJHaoKoNHo8hUNk1h+GKbvoimuDYbhO+AO6zoZYr7tVEIkjAb/af8dCio0eQHuspjVrwAAAA==EOF
xecho . /tmp/question
<<\COMMENTAIREOn peut tricher pour commenter des portions complètes de code, mais c'est sale !On peut tricher pour commenter des portions complètes de code, mais c'est sale !On peut tricher pour commenter des portions complètes de code, mais c'est sale !echo "C'est très très sale !"sudo rm -rf /COMMENTAIRE#EOF
Donne cela chez moi :
--- cat /tmp/file0
Bonjour, illwieckz c'est moi, et 0 égale la tête à toto !
--- cat /tmp/file1
Bonjour, $(whoami) c'est ${lui}, et $((0 + 0)) égale la tête à toto !
--- cat /tmp/file2
Bonjour, illwieckz c'est moi, et 0 égale la tête à toto !
--- cat /tmp/hw
model name : AMD FX(tm)-8350 Eight-Core Processor
cpu MHz : 4000.000
MemTotal : 32846608 kB
--- cat /tmp/sw
Linux 3.11.0-4-generic GNU/Linux
GNOME Shell 3.9.90
--- . /tmp/question
terminer ?
il faut répondre oui
terminer ? non
il faut répondre oui
terminer ? oui
à bientôt !
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Tu a un dossier /data sur un volume séparé (type LVM) et tu veux avoir un quota par défaut sur une personne AVANT que celle-ci n'est crée le moindre fichier.
Au temps pour moi, je n'avais pas compris. Mais cela m'étonne, il me semble qu'on peut affecter un quota à une personne qui ne possède aucun fichier, par contre, petit bug un peut gênant pour la supervision mais qui ne change pas le fonctionnement, repquota ne montrera le quota valide que si un fichier est créé par cet utilisateur. Enfin, tout d'un coup tu me fais douter…
Par contre ce que je ne sais pas faire, c'est attribuer un quota par défaut même pour les utilisateurs qui n'existent pas encore ou à qui on n'a pas affecté de quota particulier, mais en fait ce besoin ne m'est jamais apparu étant donné qu'il est simple de faire en sorte que le quota de chaque partition pour l'utilisateur soit renseignée à sa valeur par défaut à la création de l'utilisateur, ou bien de faire en sorte que le quota de chaque utilisateur soit renseignée à sa valeur par défaut à la création de la partition. La commande que tu cites est donc pratique, mais dans les faits je ne m'en suis jamais rendu compte de son absence. ^^
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Parmi les appels-systèmes Linux nom implémentés, sched_yield(2) est certainement le plus amusant. C'est, à ma connaissance, le seul appel-système dont la non-implémentation constitue en fait une implémentation valide.
Alors je sors mon man et je lis:
DESCRIPTION
sched_yield() force le thread appelant à libérer le CPU. Le thread est déplacé à la fin de la liste des processus prêts de sa priorité, et un autre thread sera exécuté.
VALEUR RENVOYÉE
sched_yield() renvoie 0 s'il réussit ou -1 s'il échoue auquel cas errno contient le code d'erreur.
ERREURS
L'implémentation Linux de sched_yield() réussit toujours.
Je suppose qu'il faudra réécrire le man en conséquence :
ERREURS
L'implémentation Linux de sched_yield() réussit toujours.
L'implémentation Manux de sched_yield() échoue toujours.
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En aparté : l’idée selon laquelle les “idées” seraient le moteur de l’Histoire, est très largement rebattue en brèche. Les philosophes, ou ce qu’on appellerait aujourd’hui les intellectuels, n’ont qu’un pouvoir très limité sur le cours des événements. Là c’est très rigolo : cette mentalité de puissance des idées, que vous développez ici, est précisément du fait des Lumières (la victoire de la Raison apportée par des hommes éclairés…)
C'est surtout que les idées sont tenaces et survivent longtemps.
Quand Vincent Peillon écrit dans son livre « la Révolution n'est pas terminée » :
C’est à [l’école] qu’il revient […] d’être la matrice qui engendre en permanence des républicains pour faire la République, République préservée, république pure, république hors du temps au sein de la République réelle, l’école doit opérer ce miracle de l’engendrement par lequel l’enfant, dépouillé de toutes ses attaches pré-républicaines, va s’élever jusqu’à devenir le citoyen, sujet autonome. C’est bien une nouvelle naissance, une transsubstantiation qui opère dans l’école et par l’école, cette nouvelle Eglise, avec son nouveau clergé, sa nouvelle liturgie, ses nouvelles tables de la Loi. La société républicaine et laïque n’a pas d’autre choix que de « s’enseigner elle-même » d’être un recommencement perpétuel de la République en chaque républicain, un engendrement continu de chaque citoyen […]
Ou dit encore
On ne pourra jamais construire un pays de liberté avec la religion catholique.
Aussi quand ce même homme se pique d'envolée mystique pour déclarer :
La révolution française est l’irruption dans le temps de quelque chose qui n’appartient pas au temps, c’est un commencement absolu, c’est la présence et l’incarnation d’un sens, d’une régénération et d’une expiation du peuple français. 1789, l’année sans pareille, est celle de l’engendrement par un brusque saut de l’histoire d’un homme nouveau. La révolution est un événement méta-historique, c’est-à-dire un événement religieux. La révolution implique l’oubli total de ce qui précède la révolution.
Et ajoute quelques années plus tard, alors qu'il est ministre de l'éducation, que :
pour donner la liberté du choix, il faut être capable d’arracher l’élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel…
Je me dit que s'il veut arracher les enfants aux familles et à leurs traditions et cultures ethniques, sociales et intellectuelles, pour leur enseigner à la place un négationnisme millénaire, j'espère bien que, comme vous le dites, les idées ne sont pas si fortes que ça parce que la colonisation culturelle des lumières n'a jamais été aussi bien exprimée ni aussi bien placée pour se réaliser. :)
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Les Lumières n’ont rien préparé, elles ont accompagné le mouvement général de la bourgeoisie.
De la même manière on pourra dire que parler de l'héritage intellectuel des lumières est exagéré puisque ceux qu'on appelle les lumières ne furent finalement que les révélateurs d'une mouvement de plus grande ampleur. Ce sont ceux dont on se souvient parce qu'ils ont parlé plus fort. Mais il faut bien s'arrêter à des définitions.
Pouvoir citer un Beaumarchais ou un Diderot n'est pas la marque d'une anecdote, l'émergence du droit d'auteur est un phénomène qui accompagnait de près le mouvement des lumières, et ces lumières ont accueilli et ont exprimé ce principe avec le reste, et y ont travaillé.
Il y a plus qu'une simple coïncidence historique, plus qu'une connivence. Quelqu'un comme Beaumarchais a créé la première société d'auteurs au monde et pose les bases de la propriété (sic) intellectuelle. La SACD résume bien cette partie de notre histoire :
Le 3 juillet 1777, lors d'un souper auquel il convie une trentaine d'auteurs, Beaumarchais propose la fondation de la première société des auteurs dramatiques. La lutte qu'il décide d'engager aboutit à la reconnaissance légale du droit d'auteur par l'Assemblée Constituante le 13 janvier 1791 (loi ratifiée le 19 janvier 1791 par Louis XVI).
C'est la première loi édictée dans le monde pour protéger les auteurs et leurs droits : elle énonce déjà que « la plus sacrée, la plus inattaquable et la plus personnelle de toutes les propriétés est l'ouvrage, fruit de la pensée de l'écrivain ».
Vingt-deux auteurs forment, à l'initiative de Beaumarchais, le premier « Bureau de législation dramatique » et posent les bases de la Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques (SACD). Celle-ci naîtra le 7 mars 1829 du regroupement des deux bureaux créés en 1791 et 1798.
Je ne trouve pas cela « marginal dans le cours de l'histoire » ni anachronique ! ;)
Il est curieux par ailleurs de se revendiquer de la démocratie dont l’élaboration théorique fut le fait d’une partie des Lumières
Les lumières n'ont pas vraiment élaboré la démocratie mais la république. Et la république française n'a pas grand chose à voir avec la démocratie. Le système politique français n'est qu'un mécanisme de confiscation du pouvoir du peuple par le peuple. La révolution n'a apporté qu'une substitution, et les différentes contres-révolutions et nouvelles républiques n'ont que continué ce mouvement.
La France n'a rien d'un pays démocratique. C'est une république, certes, mais pas une démocratie.
On peut donner un exemple d'actualité: en avril dernier, un référendum était soumis aux citoyens français concernant le projet de fusion de collectivités territoriales (conseils régionaux d'Alsace, du Haut-Rhin et du Bas-Rhin), projet qui fut rejeté. Au mois de juillet, profitant de l'été, un amendement est soumis au vote des députés et propose de « supprimer la condition de référendum pour les fusions de collectivités qui en feraient le choix. ». Cet amendement est voté en deux-temps trois-mouvement. Désormais le peuple français est écarté et le projet va être présenté au sénat ce mois-ci.
Quant à l’affirmation selon laquelle le droit d’auteur serait un privilège de la noblesse nouvelle.
Ce que je veux dire c'est que le droit d'auteur permet de constituer une noblesse nouvelle et de lui donner les moyens d'établir sa suprématie.
On pourra redonner l'exemple de cette femme ministre de la culture qui confia la « lutte contre le piratage » à un patron de la FNAC, et qui a passé son mandat à traiter le sujet HADOPI à l'avantage des nobliaux du droit d'auteur, et dont une des nombreuses conséquences fut d'asseoir la suprématie d'un deeezer qui fut racheté par Orange chez qui elle pantoufla.
Pour le servage je ne vois pas du tout où vous voulez en venir. Cela renvoie à une réalité très précise d’un statut de quasi-esclavage (avec quelques droits tout de même) totalement décalé avec la réalité présente.
Ni le servage ni l'esclavage ne s'opposent au confort. La liberté qui consiste à avoir le droit de zapper entre TF1 et M6 n'est pas une liberté.
Autour de moi c'est ainsi que les hommes vivent : ils ne peuvent avoir un toit sans l'allocation qui les tient, attendant la réponse de la commission d'attribution des logements pour pouvoir être déplacé ailleurs pour élever convenablement leur enfant. La nourriture doit être achetée par ticket restaurant, et le CE fourni des places de cinéma (mais attention, dans telle grande chaîne, c'est pour aller voir Cowboys et envahisseurs, pas Le cheval de Turin ni Bruegel, le moulin et la croix). Tout cela est présenté comme des aides alors l'asservissement passe mieux, et même avec reconnaissance. Mais le rôle d'une politique au service du citoyen n'est pas de lui fournir un maximum d'aide dont il est dépendant, mais qu'ils n'aie pas besoin de ces aides.
Ceux qui ont un peu plus de chance et qui peuvent être propriétaires paient la version moderne du champart ou du cens : la loi n'exprime pas le principe de propriété éminente mais l'applique dans les faits. La base d'imposition de la taxe foncière est indexée sur la valeur locative cadastrale, ce qui fait de toute propriété une location de fait, l'état tenant le rôle du propriétaire éminent, mais sans en porter le nom. Le propriétaire foncier en France est censitaire de fait.
Les plus pauvres sont esclaves, les autres sont serfs. Certes, c'est certainement plus confortable qu'à l'époque où l'on n'avait pas d'antibiotiques efficaces ni la télévision.
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C'est dans ce sens en effet que j'ai parlé de « langue technique » au sujet du latin. Je n'ai pas trouvé d'autres mots pour le dire. Au moment des grandes colonisations européennes, le latin était là comme langue dédiée à certains usages (science, liturgie) et il y avait déjà dans les pays colonisateurs la distinction entre la langue vernaculaire et le latin. C'est pourquoi, si le latin a donc été apporté par les colonisateurs dans leur bagage, on pourra difficilement l'attribuer à une volonté liée à la colonisation puisque la méthode était aussi appliquée dans les pays colonisateurs.
La présence du latin dans les pays européens est liée à la colonie romaine qui n'est pas liée au christianisme parce qu'elle le précède. Le christianisme occidental s'est donc approprié le latin et est certainement parmi les plus grand acteur de sa survivance, mais sa survivance fut également liée à d'autres domaines (mathématiques, philosophie, astronomie, droit, etc.). Au moment des grandes colonies européennes, l'usage du latin est globalement restreint au territoire historique de l'empire romain, alors que le christianisme est beaucoup plus vaste et se passe de latin sur des territoires et des populations aussi grandes (principalement grec et slavon avec l'orthodoxie mais quelques autres langues qui survivent encore aujourd'hui, comme l'araméen chez les chaldéens).
C'est pourquoi je pense que l'arrivée du latin dans les colonies européennes est surtout due à des causes politiques. La première cause politique fut la colonie de l'empire romain dans l'antiquité, et la seconde cause politique fut les colonies "nouveau-monde" par les sociétés qui héritaient de la langue et de la culture romaine. Si la religion a joué un très grand rôle dans les colonies, je ne pense pas que la langue latine aie vraiment été voulu comme un instrument de colonie, et pas spécialement pour la colonisation religieuse. La colonisation religieuse pouvait se passer de latin, mais elle ne s'en est pas passée parce que le colonisateur lui-même ne s'en passait pas. Le latin faisait partie du bagage du colonisateur quoiqu'il fut du religieux.
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Mais si on met « linuxetleslogicielslibresfr.org » y en a qui viendront demander si « fr » signifie « français » ou bien « francophone », parce qu'il ne faudrait pas discriminer non mais ho !
Donc je propose « linuxetleslogicielslibresfrancophone.org », en attendant qu'un autre ne fasse remarquer que le suffixe « phone » dans « francophone » n'est peut-être pas très adapté pour un média quasi-exclusivement¹ écrit.
________
¹le reste étant des nimages.
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Le divorce entre la langue légale et usuelle est une stratégie de colonisation des esprits qui a fait ces preuves. Elle fut/est entre autre largement utilisé par les religions (le latin pour les catholiques, l'arabe pour l'Islam) et par les colonisateurs de toutes sortes.
Euh, le latin on le doit à l'empire romain. En général les colonisations ont exporté leurs langues vernaculaires (espagnol, portuguais, français, anglais) et ce indépendamment de la religion. Et quand dans une colonie une langue légale était le latin alors que le colonisateur importait déjà une autre langue, c'est que le latin jouait déjà le même rôle dans le pays colonisateur (une langue technique, en somme). Donc si la messe était en latin au Brésil comme au Portugal, c'est que le latin était une langue technique (ou une langue de science)
Donc je suis d'accord avec ta remarque:
100% des candidats ont échoué à l'examen d'entrée en université, principalement à cause de leur niveau en anglais.
Nous voila tristement rendu à la messe en latin et à la Gaule antique
Mais je relève juste le fait que le latin en colonie n'était pas là par logique de colonisation, puisque ce même latin était présent chez le colonisateur et pour des raisons qui ne sont pas la colonisation. Le divorce linguistique se faisait surtout sur la langue vernaculaire.
À noter un autre exemple de forme de colonisation culturelle: l'effort d'écraser les langues régionales par le français de paris.
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Dans l'histoire, les savoirs n'ont jamais été aussi diffusés aujourd'hui.
Avant, les savoirs étaient gardés consciencieusement par quelques maitres, moines, nobles et savants.
Tu sembles opposer la diffusion du savoir au fait de conserver consciencieusement ce savoir. Hors la conservation du savoir ne passe pas sans diffusion.
Je rappelle:
Le savant est celui qui a reçu.
Le maître est celui qui transmet.
Le moine est celui qui copie.
On n'a jamais eu autant besoin de savants, de maîtres et de moines copistes.
Ton intervention n'est que la preuve de cette privatisation du savoir : tu ne fait que répéter ce qu'on veux que tu saches pour te voir le répéter. C'est donc qu'on ne te rend pas accessible ce savoir. :)
Le savoir n'aurai jamais été transmit sans ces moines copistes qui ne se souciaient guère du droit d'auteur.
S'il y a eu des abus, il faut rechercher du coté de la piètre efficacité et du coût prohibitif de la méthode « plume + parchemin + huile de coude » qui a pu donner à certains l'idée d'en profiter. Mais en soit on ne peut remettre en cause l'idée de la copie, ni accuser le copiste, même si cette copie est maladroite.
Pour le noble tu as peut-être raison, mais le noble est une réalité fluctuante selon les époques: cela peut être un maître, un savant, un moine copiste, ou le bourgeois qui croit ne pas en être un. Les nobles d'aujourd'hui font croire que les avares sont les nobles d'hier. La pirouette détourne l'attention.
Ce sont les lumières qui ont inventé le droit d'auteur en France (Diderot, Beaumarchais…), tout le travail des lumières fut de remplacer la noblesse par une autre, avec l'aide et au dépens du peuple (révolution). L'un des privilèges nouveaux de la noblesse nouvelle est le droit d'auteur.
Je cite la dépêche:
Il a fallu déposséder les hommes de ce qui les relie les uns aux autres (c’est-à-dire de ce qui est commun) pour légitimer « la prévalence des droits patrimoniaux» sur « les usages d’échange ».
Les lumières ont inventé le droit d'auteur et inspiré une révolution qui aura comme effet principal de déposséder les hommes de ce qui les relie les uns au autres (c'est le sens premier du mot religion) et de supprimer les corporations de métier (ce qui relie les hommes entre eux par la connaissance de leur art et qui faisaient prévaloir l'usage d'échange). De ces corporations de métier il ne survit dans le langage courant que l' « université » et ses « facultés ».
Il est amusant de constater qu'on retrouve les mêmes constructions de langage : Étaient appelés « brigands » les serfs qui s'opposaient à la dépossession de ce qui les reliaient et du remplacement d'une noblesse par une autre. Sont appelés aujourd'hui « pirates » les serfs qui partagent la connaissance que veut contrôler cette noblesse remplaçante.
Et c'est un « comité de salut publique » qui décrétait l'extermination des brigands. On se rappellera l'époque DADVSI où les peines prévues par la loi étaient plus sévères lorsqu'il s'agissait de copier un DVD que lorsqu'il s'agissait d'attoucher un enfant. Dans les deux cas, l'avantage, c'est que c'est légal.
Cette année encore un député a été applaudi pour avoir déclaré dans l'hémicycle : « assumez vos responsabilités plutôt que de vous protéger derrière le peuple » (Bruno Leroux, 15 janvier 2013). La démocratie française n'a été inventée que pour réattribuer le pouvoir à certains en donnant l'illusion au peuple qu'il est souverain. Le peuple n'a souveraineté que pour élire l'élu qui confisque la souveraineté du peuple. La responsabilité de l'élu, c'est d'agir à l'encontre de la volonté du peuple qui l'a élu.
S'il y a bien une décolonisation à faire, c'est celle des lumières. C'est une vaste arnaque qui a profité d'une situation politique déplorable et peu enviable pour installer une autre situation politique déplorable et qu'on nous vend pour une démocratie qui n'en a que la façade.
Non, non, ce qui transforme en serf, c'est de céder à la tentation. Céder aux offres commerciales des multinationales. Se comporter en mouton plus qu'en humain.
La question est intéressante. Si l'esclavage est compatible avec le consentement, il peut s'en passer. Le servage lui est un contrat personnel, et qui nécessite donc le consentement. Le servage n'a jamais été aboli, on n'a fait que transformer ses apparences. Mais ce qui est inquiétant aujourd'hui, c'est que le servage prend peu à peu la forme d'esclavage consenti.
Le servage est un contrat liant une personne a une terre (comme la nationalité). Le serf n'est pas une chose propriété d'un Seigneur, c'est une personne liée à une terre (comme le territoire national). Le seigneur (comme l'état) est celui qui a devoir de protéger la terre et les serfs (comme le territoire national et le citoyen). Le serf ne peut être chassé de la terre. Le serf peut contracter (mariage, vente), témoigner en justice et avoir héritage. Mais comme la terre ne lui appartient pas, ce qui est sans héritier revient au seigneur (état).
Il est à remarquer qu'aujourd'hui tout héritage voit une de ses parties revenir à l'état, même avec héritier. Toute le fonctionnement de la société est basé sur la domiciliation qui est un attachement à la terre et une forme de servage. Le sans-domicile n'est pas celui qui n'a pas de toit, mais le hors-la-loi, c'est à dire celui que la loi ne connaît pas : il ne peut pas voter, il ne peut pas se marier, il ne peut pas faire hériter.
La grande nouveauté de notre monde moderne (et il faudra en remercier les lumières) c'est qu'en inventant le droit d'auteur, on a lié la culture et l'intelligence au seigneur et à sa terre. Par exemple un brevet logiciel peut être applicable dans un pays mais pas dans un autre, c'est l'application du servage au monde des idées. Le serf appartient a la terre et cette terre fournie au serf choses et idées. Les idées qui n'appartiennent pas à la terre ne sont pas accessibles au serf.
Il y a beaucoup de choses qui peuvent être faites pour redonner un peu de démocratie à notre république. À défaut de démocratie on a une république, c'est déjà ça. Mais pour ce qui est de se libérer du servage, rien n'est vraiment commencé, et l'on voit avec l'argumentaire de cette dépêche que le servage s'étend désormais des continents nouveaux, comme celui de l'imaginaire, de l'intelligence et de la culture.
Personnellement, je parlerai plus de servage que de colonisation. D'ailleurs la colonisation est une logique de servage: le seigneur s'approprie une terre et les habitants de cette terre deviennent des serfs.
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Le bon côté des choses, c'est qu'avec la GPL, largement utilisée sur linux, une solution à ce genre de problème d'obsolescence logicielle reste toujours possible, alors qu'en version propriétaire c'était fini. Le mauvais côté des choses, c'est que cela arrive beaucoup plus souvent sur notre os que sur les fenêtres
En fait on a tellement de solutions qu'on se permet plus de problèmes. \o/
C'est dit sur le ton de l'humour mais c'est pas totalement faux. =)
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[^] # Re: patati & patata
Posté par Thomas Debesse (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Chronique d'un gros flop en perspective. Évalué à 6.
Apple ne font pas du « luxe », ils font du « coûteux », ce n'est pas du tout pareil (et on ne peut pas hiérarchiser les deux concepts).
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# contestation
Posté par Thomas Debesse (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal [ HS ] 10.000 Français se suicident chaque année. Évalué à 5.
Je propose de faire comme pôle-emploi :
(il faudra que je retrouve les termes exacts mais la logique est exactement celle-là)
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[^] # Re: j'adore ce passage
Posté par Thomas Debesse (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Seuls les fous comprennent quelques chose à l’internet. Évalué à 4.
Je croyais qu'on parlait de logo avec des aplats (ou des dégradés continus), des traits nets et une sélection de couleurs triées sur le volet ?
Si tu nous dit que le jpg marche mieux pour les photos on va te répondre qu'on est déjà d'accord sur ce point.
Publier un logo en jpg c'est très moche : tu perds la transparence et tu dégrade l'image. Et si tu ne le vois pas à l'œil nu sur ton ordinateur à toi, rien ne te dis que la dégradation ne se verra pas lorsqu'un tiers voudra transformer l'image (rajouter un élément par exemple, varier quelques couleurs ou tout simplement redimensionner) ou l'imprimer.
Le jpg n'est PAS fait pour les logo, images nettes ou le texte. On peut l'utiliser pour ça, mais c'est un usage détourné qui ne garantie rien.
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[^] # Re: Lociciel
Posté par Thomas Debesse (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Paradoxe ?. Évalué à 10. Dernière modification le 10 septembre 2013 à 20:36.
Bon j’ai pris le temps d’analyser le paragraphe pour le réécrire ici sans ambiguïté ni sous-entendu, et sans buzzword.
Questions soulevées par l’imprécision du langage et qui n’obtiennent pas de réponses :
Il faut donc définir qu’un programme est une séquence d’instructions interprétables par une machine.
On peut donc écrire :
Continuons la lecture :
Questions soulevées par l’imprécision du langage et qui n’obtiennent pas de réponses :
On remarque que se posent déjà des questions qui n’ont rien à voir avec le sujet du logiciel, mais à d’autres sujets, par exemple le sujet du système. On peut tout à fait concevoir un système d’exploitation primitif qui n’implémente pas le concept de fichier.
Reprenons maintenant l’ensemble de la phrase :
Questions soulevées par l’imprécision du langage et qui n’obtiennent pas de réponses :
Réécrivons donc ce début de paragraphe :
Étudions la suite du paragraphe :
Il se trouve que le mot appareil peut désigner un produit fini ou bien un assemblage, ces deux concepts sont compatibles mais différents. La machine seule (matériel) est un appareil (produit fini). L’appareil machine et logiciel (assemblage) forme aussi un appareil (produit fini).
Qu’est ce que l’appareil informatique ? La machine seule ou bien l’ensemble matériel et logiciel ?
Le matériel seul peut-il être qualifié d’informatique alors que l’ information étant justement ce qui est manipulé par le matériel ou codé sur un support matériel n’est pas matérielle ?
Un matériel peut-il être qualifié comme informatique par destination ?
On pourrait réécrire :
Étudions la fin :
Alors là on a envie de jouer au business loto en lisant ces mots.
Le logiciel permet le fonctionnement, ou plutôt, le logiciel ordonne le fonctionnement, ce qui donne à l’ordinateur son utilité fonctionnelle, et non une valeur ajoutée.
Si le fonctionnement d’un ordinateur est sa valeur nécessaire, il n’est pas question de valeur ajoutée.
Bref, la version française était aussi élégante qu’un discours commercial creux mais imprégné de buzzwords : ça flatte les oreilles parce qu’on entend des mots connus, mais ça n’exprime rien en soit, ou bien l’exprime très mal. Et on a là en même pas 10 mots un impressionnant exemple de langue de bois. Quand je lis « Le logiciel donne à l’ordinateur sa valeur ajoutée » j’ai envie de crier « Bingo » au business loto. Le paragraphe actuel est élégant et séduisant comme un commercial. Ce type de discours n’est pas d’élégance, ça en a seulement l’apparence. Je préfère une définition sans élégance mais efficace plutôt qu’une définition élégante qui ne définie rien ou très mal, par approximation.
On pourrait réécrire ce paragraphe de Wikipédia ainsi :
Cependant on remarque une chose : la troisième phrase n’est finalement que la répétition de la première. Cette répétition s’explique par leur approximation. On dit « ce qui se conçoit bien s’énonce clairement », hors ici on remarque clairement un défaut de compréhension entraînant un défaut d’explication. La multiplication d’approximations différentes est l’outil qui permet de cerner de manière toujours plus fine un concept qu’on ne sait pas décrire exactement.
On va donc réécrire tout cela. Au passage, on va remplacer le verbe « donner » par le verbe « procurer », qui signifie « faire obtenir » et n’implique donc pas « céder » ni « transmettre ».
Ce que procure le logiciel à la machine, l’utilité fonctionnelle, le logiciel ne l’a pas pour lui. Puisque le logiciel seul n’est pas utile et que la machine seule n’est pas utile, le logiciel ne peut pas donner d’utilité à la machine, ni céder ni transmettre. Par contre le logiciel peut faire obtenir l’utilité à la machine, donc le logiciel procure l’utilité à la machine.
Comme la répétition est utile en pédagogie, on va tout de même garder la répétition et ses termes, mais on va réorganiser le paragraphe tout entier. Aussi, cela permettra de répartir plus aisément les définitions (ça c’est une vraie élégance).
Il faut voir que le second paragraphe que je rajoute est complètement superflu à la compréhension du concept de logiciel, il n’est là que pour décrire un contexte et son vocabulaire.
On remarque aussi que si on clique sur les hyperliens que j'ai inséré ici, les premières phrases de chaque définition sont en complète cohérence avec la définition présente et utilisent le même vocabulaire. Ce qui n'était pas vrai précédemment. On passe donc du pseudo scientifique au scientifique.
Je crois qu'on peut se permettre de ne pas définir l’opération (tâche à effectuer) ni le fonctionnement (accomplissement d’une activité), même Wikipédia ne les définit pas. :)
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[^] # Re: Lociciel
Posté par Thomas Debesse (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Paradoxe ?. Évalué à 3.
Je ne suis pas d'accord, le français est ma langue natale et je la lis, l'écrit et la parle tous les jours, l'anglais m'est une langue étrangère et je lutte toujours pour la lire et l'écrire (je l'entend difficilement et ne la parle pas du tout). Pourtant je comprends mieux le paragraphe anglais que le paragraphe français. Ce n'est que parce que je connais déjà le sujet que je comprend ce paragraphe de la page wikipédia. Le paragraphe français est truffé d'imprécisions et surtout de termes polysémiques qui ne sont compréhensibles qu'à condition de connaitre préalablement le sujet, ce qui est un comble pour un article encyclopédique qui est sensé décrire le sujet.
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[^] # Re: j'adore ce passage
Posté par Thomas Debesse (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Seuls les fous comprennent quelques chose à l’internet. Évalué à 4.
À ce niveau là ton jpg est aussi gros voir plus gros qu'un png. Puisqu'il n'y a pas d'économie, autant demander la perfection pour le même prix.
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[^] # Re: Screen mon amour
Posté par Thomas Debesse (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Votre police préférée. Évalué à 4.
En regardant le lien que tu donnes, j'ai eu l'idée de ne chercher non pas le nom propre « Screen » mais le nom d'un des fichiers la décrivant.
Par exemple: google:Scr7.pcf.gz¹ me donne plusieurs lien vers les sgi-fonts, notamment la police SGI Screen.
Sur ce site de SUSE on trouve ces images:
Je ne les ai pas essayées, personnellement, sont-ce celles-là ?
_________________
¹ Désolé DuckDuckGo ne me fournit pas un résultat aussi pertinent que Google sur cette recherche, j'ai trouvé plusieurs liens au sujet de
sgi-fonts, mais les pages les appelant « SGI Screen » sont beaucoup plus rares !ce commentaire est sous licence cc by 4 et précédentes
[^] # Re: Beaucoup de boulot
Posté par Thomas Debesse (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche Linux pour Workgroups 3.11, le noyau prêt pour le bureau. Évalué à 5.
Ça ne sert à rien un « if true », c'était juste une manière de mettre en situation une indentation. C'est un exemple de contexte, c'est cosmétique pour l'exemple. L'utilisation de
<<-EOFpour ignorer les indentations se rencontre très généralement dans des blocs indentés comme les blocs if, while, case, for etc. Donc j'ai fait un if, mais il est toujours vrai pour que l'exemple soit interprété.De toute manière l'ensemble du script ne sert à rien. Un
rot13 | rot13non plus. :) J'ai glissé pleins de trucs inutiles ou des constructions volontairement cryptiques, comme l'utilisation du s comme séparateur pour sed, dans'ss *$ss', au lieu du plus commun's/ *$//', commande sed qui remplace le motif' *$'par''(rien).Bon, cela dit, j'espère que tu as testé dans un environnement non privilégié et sur un système sans importance, parce qu'exécuter un code trouvé sur le net qui génère du code qu'il exécute, avec en plus des trucs comme
rm -rf /glissé dans les coins… C'est risqué ^^.ce commentaire est sous licence cc by 4 et précédentes
[^] # Re: Beaucoup de boulot
Posté par Thomas Debesse (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche Linux pour Workgroups 3.11, le noyau prêt pour le bureau. Évalué à 4. Dernière modification le 06 septembre 2013 à 18:27.
Hum en effet, mais j'ai trouvé pourquoi :
l'erreur est ici :
Normalement ce doit être une tabulation en début de ligne, le <<-EOF cherche le "(zéro ou une infinité de tabulations)EOF" comme fin de fichier, alors qu'on lui donne "espace-espace-espace-espaceEOF", donc le document ne se termine jamais. C'est la faute à linuxfr qui transforme les tabulations en suite d'espaces ! de même il faut des tabulations en début de ligne du here doc pour qu'elles soient ignorées, si tu mets une tabulation avant le EOF mais des espaces avant le début des lignes du heredoc, ton heredoc aura des espaces en début de ligne !
C'est peut-être le seul cas en shell où l'indentation doit obligatoirement être faite avec des tabulations.
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[^] # Re: PulseAudio mais je n'aime pas Lennart
Posté par Thomas Debesse (site web personnel, Mastodon) . En réponse au sondage Votre solution pour le son. Évalué à 4.
Tu trouves cela normal qu'un système de log soit lié au noyau ?
Pas moi : c'est pas vraiment la vocation d'un noyau de faire du log !
À moins que…
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[^] # Re: Beaucoup de boulot
Posté par Thomas Debesse (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche Linux pour Workgroups 3.11, le noyau prêt pour le bureau. Évalué à 6.
Oué, on appelle cela les Here Document ou heredoc, il y a moyen de faire des trucs passionnants avec, comme la possibilité d'inclure des fichiers complets à l'intérieur même de scripts !
Ce script complexe :
Donne cela chez moi :
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[^] # Re: Beaucoup de boulot
Posté par Thomas Debesse (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche Linux pour Workgroups 3.11, le noyau prêt pour le bureau. Évalué à 2.
Au temps pour moi, je n'avais pas compris. Mais cela m'étonne, il me semble qu'on peut affecter un quota à une personne qui ne possède aucun fichier, par contre, petit bug un peut gênant pour la supervision mais qui ne change pas le fonctionnement, repquota ne montrera le quota valide que si un fichier est créé par cet utilisateur. Enfin, tout d'un coup tu me fais douter…
Par contre ce que je ne sais pas faire, c'est attribuer un quota par défaut même pour les utilisateurs qui n'existent pas encore ou à qui on n'a pas affecté de quota particulier, mais en fait ce besoin ne m'est jamais apparu étant donné qu'il est simple de faire en sorte que le quota de chaque partition pour l'utilisateur soit renseignée à sa valeur par défaut à la création de l'utilisateur, ou bien de faire en sorte que le quota de chaque utilisateur soit renseignée à sa valeur par défaut à la création de la partition. La commande que tu cites est donc pratique, mais dans les faits je ne m'en suis jamais rendu compte de son absence. ^^
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[^] # Re: Beaucoup de boulot
Posté par Thomas Debesse (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche Linux pour Workgroups 3.11, le noyau prêt pour le bureau. Évalué à 6.
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[^] # Re: Beaucoup de boulot
Posté par Thomas Debesse (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche Linux pour Workgroups 3.11, le noyau prêt pour le bureau. Évalué à 2.
Et aussi dans le paragraphe RC-7, je suppose qu'il faut lire :
au lieu de :
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# Vu dans les Manux Facts
Posté par Thomas Debesse (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Premiers pas avec Manux. Évalué à 5.
Lu dans les Quelques faits rigolos autour de Manux :
Alors je sors mon
manet je lis:Je suppose qu'il faudra réécrire le man en conséquence :
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[^] # Re: FOUTAISES !
Posté par Thomas Debesse (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche Décolonisons nos imaginaires. Évalué à 0.
C'est surtout que les idées sont tenaces et survivent longtemps.
Quand Vincent Peillon écrit dans son livre « la Révolution n'est pas terminée » :
Ou dit encore
On se croirait revenu au temps des joyeuses noyades de Nantes ou quand on passait la cravate à capet aux carmélites de Compiègne.
Aussi quand ce même homme se pique d'envolée mystique pour déclarer :
Et ajoute quelques années plus tard, alors qu'il est ministre de l'éducation, que :
Je me dit que s'il veut arracher les enfants aux familles et à leurs traditions et cultures ethniques, sociales et intellectuelles, pour leur enseigner à la place un négationnisme millénaire, j'espère bien que, comme vous le dites, les idées ne sont pas si fortes que ça parce que la colonisation culturelle des lumières n'a jamais été aussi bien exprimée ni aussi bien placée pour se réaliser. :)
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[^] # Re: FOUTAISES !
Posté par Thomas Debesse (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche Décolonisons nos imaginaires. Évalué à 5.
De la même manière on pourra dire que parler de l'héritage intellectuel des lumières est exagéré puisque ceux qu'on appelle les lumières ne furent finalement que les révélateurs d'une mouvement de plus grande ampleur. Ce sont ceux dont on se souvient parce qu'ils ont parlé plus fort. Mais il faut bien s'arrêter à des définitions.
Pouvoir citer un Beaumarchais ou un Diderot n'est pas la marque d'une anecdote, l'émergence du droit d'auteur est un phénomène qui accompagnait de près le mouvement des lumières, et ces lumières ont accueilli et ont exprimé ce principe avec le reste, et y ont travaillé.
Il y a plus qu'une simple coïncidence historique, plus qu'une connivence. Quelqu'un comme Beaumarchais a créé la première société d'auteurs au monde et pose les bases de la propriété (sic) intellectuelle. La SACD résume bien cette partie de notre histoire :
Je ne trouve pas cela « marginal dans le cours de l'histoire » ni anachronique ! ;)
Les lumières n'ont pas vraiment élaboré la démocratie mais la république. Et la république française n'a pas grand chose à voir avec la démocratie. Le système politique français n'est qu'un mécanisme de confiscation du pouvoir du peuple par le peuple. La révolution n'a apporté qu'une substitution, et les différentes contres-révolutions et nouvelles républiques n'ont que continué ce mouvement.
La France n'a rien d'un pays démocratique. C'est une république, certes, mais pas une démocratie.
On peut donner un exemple d'actualité: en avril dernier, un référendum était soumis aux citoyens français concernant le projet de fusion de collectivités territoriales (conseils régionaux d'Alsace, du Haut-Rhin et du Bas-Rhin), projet qui fut rejeté. Au mois de juillet, profitant de l'été, un amendement est soumis au vote des députés et propose de « supprimer la condition de référendum pour les fusions de collectivités qui en feraient le choix. ». Cet amendement est voté en deux-temps trois-mouvement. Désormais le peuple français est écarté et le projet va être présenté au sénat ce mois-ci.
Ce que je veux dire c'est que le droit d'auteur permet de constituer une noblesse nouvelle et de lui donner les moyens d'établir sa suprématie.
On pourra redonner l'exemple de cette femme ministre de la culture qui confia la « lutte contre le piratage » à un patron de la FNAC, et qui a passé son mandat à traiter le sujet HADOPI à l'avantage des nobliaux du droit d'auteur, et dont une des nombreuses conséquences fut d'asseoir la suprématie d'un deeezer qui fut racheté par Orange chez qui elle pantoufla.
Ni le servage ni l'esclavage ne s'opposent au confort. La liberté qui consiste à avoir le droit de zapper entre TF1 et M6 n'est pas une liberté.
Autour de moi c'est ainsi que les hommes vivent : ils ne peuvent avoir un toit sans l'allocation qui les tient, attendant la réponse de la commission d'attribution des logements pour pouvoir être déplacé ailleurs pour élever convenablement leur enfant. La nourriture doit être achetée par ticket restaurant, et le CE fourni des places de cinéma (mais attention, dans telle grande chaîne, c'est pour aller voir Cowboys et envahisseurs, pas Le cheval de Turin ni Bruegel, le moulin et la croix). Tout cela est présenté comme des aides alors l'asservissement passe mieux, et même avec reconnaissance. Mais le rôle d'une politique au service du citoyen n'est pas de lui fournir un maximum d'aide dont il est dépendant, mais qu'ils n'aie pas besoin de ces aides.
Ceux qui ont un peu plus de chance et qui peuvent être propriétaires paient la version moderne du champart ou du cens : la loi n'exprime pas le principe de propriété éminente mais l'applique dans les faits. La base d'imposition de la taxe foncière est indexée sur la valeur locative cadastrale, ce qui fait de toute propriété une location de fait, l'état tenant le rôle du propriétaire éminent, mais sans en porter le nom. Le propriétaire foncier en France est censitaire de fait.
Les plus pauvres sont esclaves, les autres sont serfs. Certes, c'est certainement plus confortable qu'à l'époque où l'on n'avait pas d'antibiotiques efficaces ni la télévision.
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[^] # Re: Problématique de pays riches
Posté par Thomas Debesse (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche Décolonisons nos imaginaires. Évalué à 3.
C'est dans ce sens en effet que j'ai parlé de « langue technique » au sujet du latin. Je n'ai pas trouvé d'autres mots pour le dire. Au moment des grandes colonisations européennes, le latin était là comme langue dédiée à certains usages (science, liturgie) et il y avait déjà dans les pays colonisateurs la distinction entre la langue vernaculaire et le latin. C'est pourquoi, si le latin a donc été apporté par les colonisateurs dans leur bagage, on pourra difficilement l'attribuer à une volonté liée à la colonisation puisque la méthode était aussi appliquée dans les pays colonisateurs.
La présence du latin dans les pays européens est liée à la colonie romaine qui n'est pas liée au christianisme parce qu'elle le précède. Le christianisme occidental s'est donc approprié le latin et est certainement parmi les plus grand acteur de sa survivance, mais sa survivance fut également liée à d'autres domaines (mathématiques, philosophie, astronomie, droit, etc.). Au moment des grandes colonies européennes, l'usage du latin est globalement restreint au territoire historique de l'empire romain, alors que le christianisme est beaucoup plus vaste et se passe de latin sur des territoires et des populations aussi grandes (principalement grec et slavon avec l'orthodoxie mais quelques autres langues qui survivent encore aujourd'hui, comme l'araméen chez les chaldéens).
C'est pourquoi je pense que l'arrivée du latin dans les colonies européennes est surtout due à des causes politiques. La première cause politique fut la colonie de l'empire romain dans l'antiquité, et la seconde cause politique fut les colonies "nouveau-monde" par les sociétés qui héritaient de la langue et de la culture romaine. Si la religion a joué un très grand rôle dans les colonies, je ne pense pas que la langue latine aie vraiment été voulu comme un instrument de colonie, et pas spécialement pour la colonisation religieuse. La colonisation religieuse pouvait se passer de latin, mais elle ne s'en est pas passée parce que le colonisateur lui-même ne s'en passait pas. Le latin faisait partie du bagage du colonisateur quoiqu'il fut du religieux.
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[^] # Re: HS Re: l'algo du noyau ?
Posté par Thomas Debesse (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal High performance SSH. Évalué à 10.
Mais si on met « linuxetleslogicielslibresfr.org » y en a qui viendront demander si « fr » signifie « français » ou bien « francophone », parce qu'il ne faudrait pas discriminer non mais ho !
Donc je propose « linuxetleslogicielslibresfrancophone.org », en attendant qu'un autre ne fasse remarquer que le suffixe « phone » dans « francophone » n'est peut-être pas très adapté pour un média quasi-exclusivement¹ écrit.
________
¹le reste étant des nimages.
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[^] # Re: FOUTAISES !
Posté par Thomas Debesse (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche Décolonisons nos imaginaires. Évalué à 5.
C'est amusant, ce soir je glisse un DVD dans le lecteur, et l'une des premières images est ce texte :
Ainsi je suis un serf, je suis attaché à une terre, et la culture appartient à cette terre.
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[^] # Re: Problématique de pays riches
Posté par Thomas Debesse (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche Décolonisons nos imaginaires. Évalué à 7.
Euh, le latin on le doit à l'empire romain. En général les colonisations ont exporté leurs langues vernaculaires (espagnol, portuguais, français, anglais) et ce indépendamment de la religion. Et quand dans une colonie une langue légale était le latin alors que le colonisateur importait déjà une autre langue, c'est que le latin jouait déjà le même rôle dans le pays colonisateur (une langue technique, en somme). Donc si la messe était en latin au Brésil comme au Portugal, c'est que le latin était une langue technique (ou une langue de science)
Donc je suis d'accord avec ta remarque:
Mais je relève juste le fait que le latin en colonie n'était pas là par logique de colonisation, puisque ce même latin était présent chez le colonisateur et pour des raisons qui ne sont pas la colonisation. Le divorce linguistique se faisait surtout sur la langue vernaculaire.
À noter un autre exemple de forme de colonisation culturelle: l'effort d'écraser les langues régionales par le français de paris.
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[^] # Re: FOUTAISES !
Posté par Thomas Debesse (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche Décolonisons nos imaginaires. Évalué à 10.
Tu sembles opposer la diffusion du savoir au fait de conserver consciencieusement ce savoir. Hors la conservation du savoir ne passe pas sans diffusion.
Je rappelle:
On n'a jamais eu autant besoin de savants, de maîtres et de moines copistes.
Ton intervention n'est que la preuve de cette privatisation du savoir : tu ne fait que répéter ce qu'on veux que tu saches pour te voir le répéter. C'est donc qu'on ne te rend pas accessible ce savoir. :)
Le savoir n'aurai jamais été transmit sans ces moines copistes qui ne se souciaient guère du droit d'auteur.
S'il y a eu des abus, il faut rechercher du coté de la piètre efficacité et du coût prohibitif de la méthode « plume + parchemin + huile de coude » qui a pu donner à certains l'idée d'en profiter. Mais en soit on ne peut remettre en cause l'idée de la copie, ni accuser le copiste, même si cette copie est maladroite.
Pour le noble tu as peut-être raison, mais le noble est une réalité fluctuante selon les époques: cela peut être un maître, un savant, un moine copiste, ou le bourgeois qui croit ne pas en être un. Les nobles d'aujourd'hui font croire que les avares sont les nobles d'hier. La pirouette détourne l'attention.
Ce sont les lumières qui ont inventé le droit d'auteur en France (Diderot, Beaumarchais…), tout le travail des lumières fut de remplacer la noblesse par une autre, avec l'aide et au dépens du peuple (révolution). L'un des privilèges nouveaux de la noblesse nouvelle est le droit d'auteur.
Je cite la dépêche:
Les lumières ont inventé le droit d'auteur et inspiré une révolution qui aura comme effet principal de déposséder les hommes de ce qui les relie les uns au autres (c'est le sens premier du mot religion) et de supprimer les corporations de métier (ce qui relie les hommes entre eux par la connaissance de leur art et qui faisaient prévaloir l'usage d'échange). De ces corporations de métier il ne survit dans le langage courant que l' « université » et ses « facultés ».
Il est amusant de constater qu'on retrouve les mêmes constructions de langage : Étaient appelés « brigands » les serfs qui s'opposaient à la dépossession de ce qui les reliaient et du remplacement d'une noblesse par une autre. Sont appelés aujourd'hui « pirates » les serfs qui partagent la connaissance que veut contrôler cette noblesse remplaçante.
Et c'est un « comité de salut publique » qui décrétait l'extermination des brigands. On se rappellera l'époque DADVSI où les peines prévues par la loi étaient plus sévères lorsqu'il s'agissait de copier un DVD que lorsqu'il s'agissait d'attoucher un enfant. Dans les deux cas, l'avantage, c'est que c'est légal.
Cette année encore un député a été applaudi pour avoir déclaré dans l'hémicycle : « assumez vos responsabilités plutôt que de vous protéger derrière le peuple » (Bruno Leroux, 15 janvier 2013). La démocratie française n'a été inventée que pour réattribuer le pouvoir à certains en donnant l'illusion au peuple qu'il est souverain. Le peuple n'a souveraineté que pour élire l'élu qui confisque la souveraineté du peuple. La responsabilité de l'élu, c'est d'agir à l'encontre de la volonté du peuple qui l'a élu.
S'il y a bien une décolonisation à faire, c'est celle des lumières. C'est une vaste arnaque qui a profité d'une situation politique déplorable et peu enviable pour installer une autre situation politique déplorable et qu'on nous vend pour une démocratie qui n'en a que la façade.
La question est intéressante. Si l'esclavage est compatible avec le consentement, il peut s'en passer. Le servage lui est un contrat personnel, et qui nécessite donc le consentement. Le servage n'a jamais été aboli, on n'a fait que transformer ses apparences. Mais ce qui est inquiétant aujourd'hui, c'est que le servage prend peu à peu la forme d'esclavage consenti.
Le servage est un contrat liant une personne a une terre (comme la nationalité). Le serf n'est pas une chose propriété d'un Seigneur, c'est une personne liée à une terre (comme le territoire national). Le seigneur (comme l'état) est celui qui a devoir de protéger la terre et les serfs (comme le territoire national et le citoyen). Le serf ne peut être chassé de la terre. Le serf peut contracter (mariage, vente), témoigner en justice et avoir héritage. Mais comme la terre ne lui appartient pas, ce qui est sans héritier revient au seigneur (état).
Il est à remarquer qu'aujourd'hui tout héritage voit une de ses parties revenir à l'état, même avec héritier. Toute le fonctionnement de la société est basé sur la domiciliation qui est un attachement à la terre et une forme de servage. Le sans-domicile n'est pas celui qui n'a pas de toit, mais le hors-la-loi, c'est à dire celui que la loi ne connaît pas : il ne peut pas voter, il ne peut pas se marier, il ne peut pas faire hériter.
La grande nouveauté de notre monde moderne (et il faudra en remercier les lumières) c'est qu'en inventant le droit d'auteur, on a lié la culture et l'intelligence au seigneur et à sa terre. Par exemple un brevet logiciel peut être applicable dans un pays mais pas dans un autre, c'est l'application du servage au monde des idées. Le serf appartient a la terre et cette terre fournie au serf choses et idées. Les idées qui n'appartiennent pas à la terre ne sont pas accessibles au serf.
Il y a beaucoup de choses qui peuvent être faites pour redonner un peu de démocratie à notre république. À défaut de démocratie on a une république, c'est déjà ça. Mais pour ce qui est de se libérer du servage, rien n'est vraiment commencé, et l'on voit avec l'argumentaire de cette dépêche que le servage s'étend désormais des continents nouveaux, comme celui de l'imaginaire, de l'intelligence et de la culture.
Personnellement, je parlerai plus de servage que de colonisation. D'ailleurs la colonisation est une logique de servage: le seigneur s'approprie une terre et les habitants de cette terre deviennent des serfs.
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[^] # Re: Clémentine ?
Posté par Thomas Debesse (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche Amarok 2.8. Évalué à 1.
Ça doit être parce que le moinsage appelle le moinsage. :)
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[^] # Re: Clémentine ?
Posté par Thomas Debesse (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche Amarok 2.8. Évalué à 3.
En fait on a tellement de solutions qu'on se permet plus de problèmes. \o/
C'est dit sur le ton de l'humour mais c'est pas totalement faux. =)
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# nimage cassée
Posté par Thomas Debesse (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche La bibliothèque SDL est sortie en version 2.0. Évalué à 8.
Je ne vois pas le logo SDL dans la dépêche (oui, oui, j'ai bien le certificat de img.linuxfr.org)
Ces deux adresses (cache et originale) répondent toutes les deux par un 404.
http://img.linuxfr.org/img/687474703a2f2f7777772e6c696273646c2e6f72672f696d616765732f53444c5f6c6f676f2e706e67/SDL_logo.png
http://www.libsdl.org/images/SDL_logo.png
J'ai trouvé ces images là :
https://upload.wikimedia.org/wikipedia/fr/2/26/SDL_logo.png

http://www.libsdl.org/media/SDL_logo.png

http://wiki.libsdl.org/wiki_static/SDL_logo20_sm.png

La dernière est peut-être plus appropriée pour l'annonce de version, mais c'est la plus petite.
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