Connu sous le nom de "Big Kernel Lock" (BKL) ou encore de "Giant Lock", le verrou global du noyau est une technique permettant de rendre un système d'exploitation compatible avec l'emploi de machines multiprocesseurs.
Récemment un problème de régression de performances est venu remettre en lumière le BKL et raviver l'intérêt dans la difficile tâche consistant à le supprimer entièrement du noyau Linux.
Les discussions sur la liste de diffusion ont été vives avant que Linus ne choisisse une orientation. Maintenant c'est un travail de longue haleine qui va commencer afin d'en finir une bonne fois pour toute avec le verrou géant du noyau.
Go-oo, une alternative à OpenOffice
La suite bureautique OpenOffice.org est un des étendards du monde du logiciel libre. Cette suite est très complète puisqu'elle rassemble de nombreux modules (traitement de texte, tableur, base de données, dessin, présentation, etc.) et qu'elle fonctionne sur plusieurs plates-formes (Windows, Mac OS X, Linux et autres Unix). Son format de données est ouvert et standardisé et son coût est nul.
Autant d'avantages qui en font un redoutable concurrent pour la suite Office de Microsoft puisque de nombreuses entreprises et administrations migrent progressivement vers OpenOffice et que de plus en plus de particuliers utilisent la suite libre sur leur ordinateur.
Pourtant tout n'est pas rose dans le monde d'OpenOffice et les critiques n'ont jamais épargné le logiciel : temps de lancement trop long, occupation mémoire pachydermique, interface différente du reste de l'environnement, intégration de fonctions inutiles, assignation obligatoire de copyright à Sun.
La correction de ces défauts semble beaucoup trop lente pour certains puisque Michael Meeks, desktop Architect chez Novell et chargé d'OpenOffice, vient de déclarer au quotidien Der Standard que l'exaspération était à son comble et qu'il souhaitait que la version modifiée Go-oo remplace OpenOffice.
NdM : Novell est à la fois connue pour son implication dans les projets libres (SUSE, OpenExchange, Ximian, Eclipse, etc.) et pour ses relations avec Microsoft (accord de 2006, implémentation du format bureautique OpenXML, voir la liste de améliorations proposées à OOo, etc.).
Autant d'avantages qui en font un redoutable concurrent pour la suite Office de Microsoft puisque de nombreuses entreprises et administrations migrent progressivement vers OpenOffice et que de plus en plus de particuliers utilisent la suite libre sur leur ordinateur.
Pourtant tout n'est pas rose dans le monde d'OpenOffice et les critiques n'ont jamais épargné le logiciel : temps de lancement trop long, occupation mémoire pachydermique, interface différente du reste de l'environnement, intégration de fonctions inutiles, assignation obligatoire de copyright à Sun.
La correction de ces défauts semble beaucoup trop lente pour certains puisque Michael Meeks, desktop Architect chez Novell et chargé d'OpenOffice, vient de déclarer au quotidien Der Standard que l'exaspération était à son comble et qu'il souhaitait que la version modifiée Go-oo remplace OpenOffice.
NdM : Novell est à la fois connue pour son implication dans les projets libres (SUSE, OpenExchange, Ximian, Eclipse, etc.) et pour ses relations avec Microsoft (accord de 2006, implémentation du format bureautique OpenXML, voir la liste de améliorations proposées à OOo, etc.).
XFree86 : ce qui s'est passé depuis 1 an
Il y a quelques temps, l'équipe qui gère le XFree avait changé la licence, provoquant quelques problèmes avec les éditeurs de distributions Linux et BSD.
Ce problème n'est en fait que la conséquence d'une année de péripéties et de conflits d'intérêts, personnels ou non, autour du serveur X. OSnews publie un article (NdM : quelque peu partial semble-t-il), qui récapitule les principaux événements de ces 12 derniers mois.
La lecture de cet article est intéressante et remet en perspective les problèmes divers perturbant ce projet.
Ce problème n'est en fait que la conséquence d'une année de péripéties et de conflits d'intérêts, personnels ou non, autour du serveur X. OSnews publie un article (NdM : quelque peu partial semble-t-il), qui récapitule les principaux événements de ces 12 derniers mois.
La lecture de cet article est intéressante et remet en perspective les problèmes divers perturbant ce projet.
Pardus 2007.2 : une distribution Linux différente des autres
La distribution Linux d'origine turque Pardus 2007.2 vient d'apparaître le 11 juillet sur les serveurs du site ce qui nous offre l'occasion de nous pencher sur les particularités de cette distribution assez atypique.
Cette mise à jour apporte la dernière version du bureau KDE (3.5.7) ainsi que des améliorations de la rapidité du gestionnaire de paquets, la correction des bugs connus et la mise à jour de la liste des paquets disponibles. Le noyau reste un 2.6.18.8 (plus patchs) dans un souci de stabilité maximum et les notes de version complètes de Pardus 2007.2 sont disponibles ici.
Cette mise à jour apporte la dernière version du bureau KDE (3.5.7) ainsi que des améliorations de la rapidité du gestionnaire de paquets, la correction des bugs connus et la mise à jour de la liste des paquets disponibles. Le noyau reste un 2.6.18.8 (plus patchs) dans un souci de stabilité maximum et les notes de version complètes de Pardus 2007.2 sont disponibles ici.
Sortie de FreeBSD 5.4
La version 5.3 de FreeBSD était sortie en novembre 2004 et six mois après voici la dernière version du système d'exploitation libre le plus répandu aux cotés de GNU/Linux.
Les versions 4.x de FreeBSD sont très réputés pour leur stabilité et leurs performances dans des environnements serveurs. Avec la branche des 5.x l'équipe de développement a choisi de se concentrer sur la "fragmentation" du système afin de pouvoir exploiter pleinement les architectures multiprocesseurs. Ces versions ont suscité beaucoup de polémiques et d'interrogations car il semblait que la traditionnelle stabilité n'était plus au rendez-vous.
La version 5.4, sortie hier, se propose de corriger ces problèmes et de renouer avec sa réputation et son slogan "FreeBSD The power to serve"
Les versions 4.x de FreeBSD sont très réputés pour leur stabilité et leurs performances dans des environnements serveurs. Avec la branche des 5.x l'équipe de développement a choisi de se concentrer sur la "fragmentation" du système afin de pouvoir exploiter pleinement les architectures multiprocesseurs. Ces versions ont suscité beaucoup de polémiques et d'interrogations car il semblait que la traditionnelle stabilité n'était plus au rendez-vous.
La version 5.4, sortie hier, se propose de corriger ces problèmes et de renouer avec sa réputation et son slogan "FreeBSD The power to serve"
Sortie de Linux 2.6.20
Fidèle à son rythme de sortie quasi-bimestriel, voici le tout nouveau noyau Linux, le premier de l'année 2007.
Rappelons le processus ayant conduit à la sortie de cette nouvelle version. Après la sortie du 2.6.19, Andrew Morton a indiqué la liste des patchs suffisamment stables pouvant migrer de sa branche de test (la -mm) vers la branche de Linus pendant la période d'intégration. Cette période, d'une durée de deux semaines, permet l'ajout de toutes les nouveautés prévues.
Une fois ce délai de deux semaines écoulé, Linus annonce la sortie de la première release-candidate (la -RC1) et il n'est plus permis d'ajouter de nouvelles fonctions. Seul le travail de correction des bugs et de stabilisation est autorisé, rythmé régulièrement par les releases-candidates successives toutes les quelques semaines. La -RC3 est ainsi apparue juste avant la nuit du réveillon pour éviter, selon Linus, tout problème avec l'organisation MADR ("Mothers Against Drunk Releases").
La RC6, annoncée le 24 janvier dernier (voir le message d'annonce) devait être la version finale, cependant quelques régressions persistaient et Linus a insisté le 30 janvier pour sortir une RC7 afin de corriger cela.
En dépit des espoirs initiaux d'une version facile à développer, car sans grandes nouveautés conceptuelles, le chemin n'a pas été semé de roses. Un bug vicieux et subtil a notamment déclenché une véritable traque à grande échelle dont la saga est narrée en plusieurs épisodes sur le site Kerneltrap.
C'est Linus lui-même qui a finalement eu la peau du bug et un article explicatif (très technique) est disponible ici pour les curieux.
Rappelons le processus ayant conduit à la sortie de cette nouvelle version. Après la sortie du 2.6.19, Andrew Morton a indiqué la liste des patchs suffisamment stables pouvant migrer de sa branche de test (la -mm) vers la branche de Linus pendant la période d'intégration. Cette période, d'une durée de deux semaines, permet l'ajout de toutes les nouveautés prévues.
Une fois ce délai de deux semaines écoulé, Linus annonce la sortie de la première release-candidate (la -RC1) et il n'est plus permis d'ajouter de nouvelles fonctions. Seul le travail de correction des bugs et de stabilisation est autorisé, rythmé régulièrement par les releases-candidates successives toutes les quelques semaines. La -RC3 est ainsi apparue juste avant la nuit du réveillon pour éviter, selon Linus, tout problème avec l'organisation MADR ("Mothers Against Drunk Releases").
La RC6, annoncée le 24 janvier dernier (voir le message d'annonce) devait être la version finale, cependant quelques régressions persistaient et Linus a insisté le 30 janvier pour sortir une RC7 afin de corriger cela.
En dépit des espoirs initiaux d'une version facile à développer, car sans grandes nouveautés conceptuelles, le chemin n'a pas été semé de roses. Un bug vicieux et subtil a notamment déclenché une véritable traque à grande échelle dont la saga est narrée en plusieurs épisodes sur le site Kerneltrap.
C'est Linus lui-même qui a finalement eu la peau du bug et un article explicatif (très technique) est disponible ici pour les curieux.
Sortie de GCC 4.2
GCC, pour GNU Compiler Collection, le compilateur de référence du monde libre est maintenant disponible en version 4.2 a annoncé ce mardi 15 mai Mark Mitchell, le responsable de la coordination du projet.
Selon lui cette version est particulièrement importante car elle contient de nombreuses nouvelles fonctions en plus des habituelles corrections de bugs.
NdM: Merci à Sytoka Modon pour avoir proposé une dépêche sur le même sujet.
Selon lui cette version est particulièrement importante car elle contient de nombreuses nouvelles fonctions en plus des habituelles corrections de bugs.
NdM: Merci à Sytoka Modon pour avoir proposé une dépêche sur le même sujet.
"Big fish" de Tim Burton
C'est l'histoire des relations entre un père et un fils
à la sauce burtonienne !
Big fish qui est sorti mercredi dernier est le nouveau film de Tim Burton (le réalisateur de "Edward aux mains d'argent", de "Ed wood", de "Mars attacks" et de plein d'autres bijoux du cinéma).
Le film raconte les relations complexes entre un père affabulateur et son fils. Ce dernier a eu son enfance baignée par les histoires à dormir debout que lui racontait son père au coin du lit des histoires de géants et de sorcières ; maintenant qu'il est adulte et que son père meurt d'un cancer, il prend conscience qu'il ne le connaît pas réellement.
Il va donc essayer de lui soutirer la vérité avant qu'il ne meurt.
Le casting est prestigieux : Ewan McGregor, Helena Bonham Carter, Danny DeVito, Steve Buscemi, Albert Finney, Jessica Lange, et Marion Cotillard, la frenchie décidément aussi talentueuse que jolie.
Big fish qui est sorti mercredi dernier est le nouveau film de Tim Burton (le réalisateur de "Edward aux mains d'argent", de "Ed wood", de "Mars attacks" et de plein d'autres bijoux du cinéma).
Le film raconte les relations complexes entre un père affabulateur et son fils. Ce dernier a eu son enfance baignée par les histoires à dormir debout que lui racontait son père au coin du lit des histoires de géants et de sorcières ; maintenant qu'il est adulte et que son père meurt d'un cancer, il prend conscience qu'il ne le connaît pas réellement.
Il va donc essayer de lui soutirer la vérité avant qu'il ne meurt.
Le casting est prestigieux : Ewan McGregor, Helena Bonham Carter, Danny DeVito, Steve Buscemi, Albert Finney, Jessica Lange, et Marion Cotillard, la frenchie décidément aussi talentueuse que jolie.
Les nouveaux processeurs arrivent
Actuellement se déroule à San Francisco la conférence annuelle sur les circuits électroniques : International Solid-State Circuits Conference (ISSCC).
Beaucoup de firmes font leurs annonces de produits futurs lors de ce salon et évoquent également les progrès technologiques envisageables à court terme.
Cette année IBM dévoile son Power6, Sun présente son Niagara 2, AMD annonce son futur processeur quad-core Barcelona, PA Semi, un nouvel entrant sur le marché, lance le PA6T. Intel de son coté propose un aperçu des futurs processeurs massivement multicores avec son démonstrateur 80 coeurs.
Beaucoup de firmes font leurs annonces de produits futurs lors de ce salon et évoquent également les progrès technologiques envisageables à court terme.
Cette année IBM dévoile son Power6, Sun présente son Niagara 2, AMD annonce son futur processeur quad-core Barcelona, PA Semi, un nouvel entrant sur le marché, lance le PA6T. Intel de son coté propose un aperçu des futurs processeurs massivement multicores avec son démonstrateur 80 coeurs.
Bitfrost : Un nouveau modèle de sécurité
Le projet One Laptop Per Child (OLPC) se propose de construire des ordinateurs portables (utilisant Linux) d'un coût de 100 dollars afin que les enfants scolarisés des pays moins riches puissent profiter de la révolution informatique.
Ce projet est innovant sur plusieurs points, les principaux étant son écran transmissif et réflectif original, son absence totale de pièces mobiles (disque dur flash), ses fonctions wifi avec possibilité de créer un noeud-relais et son rechargement par câble à tirer du type "tondeuse à gazon".
Un problème restait néanmoins à résoudre : comment sera conçu le modèle de sécurité du portable ?
Cette question est critique car l'ordinateur sera sans doute vendu à des dizaines de millions d'exemplaires, sera relié au réseau internet et sera utilisé par des jeunes enfants incapables de gérer une politique de sécurité. Le risque d'une infection massive et d'une transformation en un réseau géant de machine zombies est réel.
La réponse est Bitfrost, un nouveau modèle de sécurité pour les ordinateurs.
Ce projet est innovant sur plusieurs points, les principaux étant son écran transmissif et réflectif original, son absence totale de pièces mobiles (disque dur flash), ses fonctions wifi avec possibilité de créer un noeud-relais et son rechargement par câble à tirer du type "tondeuse à gazon".
Un problème restait néanmoins à résoudre : comment sera conçu le modèle de sécurité du portable ?
Cette question est critique car l'ordinateur sera sans doute vendu à des dizaines de millions d'exemplaires, sera relié au réseau internet et sera utilisé par des jeunes enfants incapables de gérer une politique de sécurité. Le risque d'une infection massive et d'une transformation en un réseau géant de machine zombies est réel.
La réponse est Bitfrost, un nouveau modèle de sécurité pour les ordinateurs.
300, La vie des autres et Sunshine
Pour renouer avec la vénérable tradition des critiques de cinéma sur LinuxFR je vous propose d'évoquer trois films très différents en une seule dépêche. Vous trouverez donc dans la suite de l'article une chronique sur :
- 300
- La vie des autres
- Sunshine
Ce péplum narre le célèbre combat des Thermopyles entre les 300 spartiates du roi Léonidas et les hordes perses de Xerxès.
Le film est tiré d'une bande dessinée de Frank Miller et le procédé utilisé est largement comparable à celui ayant conduit à la réalisation de Sin City : Respect des cases de la BD (moins poussé que dans Sin City toutefois) et décors entièrement digitaux.
Attention chef-d'oeuvre ! Ce film bouleversant se déroule en Allemagne de l'Est, quelques années avant la chute du mur, et raconte la surveillance par la police politique (Stasi) de la vie quotidienne d'un écrivain et de sa femme. L'homme chargé de cette surveillance est un communiste pur et dur. Il enseigne les techniques d'interrogatoire à l'école de la Stasi et il décide de se charger personnellement du cas de cet auteur soupçonné de déviationnisme politique.
L'histoire est tout de même assez affligeante (En 2057, pour "réveiller" notre soleil qui se meurt, un équipage est envoyé dans un vaisseau pour déposer une gigantesque bombe afin de sauver la Terre)
Sortie de GCC 4.0
La nouvelle version majeure du compilateur GCC du projet GNU (GNU Compiler Collection) vient de sortir.
Le grand changement est l'intégration de la technologie SSA (Static Single Assignement). Cela permet de faire une analyse abstraite du code source afin d'obtenir des optimisations générales et non plus de se limiter aux boucles précises et autres parties du code. C'est une amélioration majeure de l'architecture de GCC qui est ainsi mise en place pour le bénéfice de tous les utilisateurs du compilateur libre.
Il est à noter que cette version 4.0 ne sera que marginalement plus performante que le GCC actuel car le travail a porté surtout sur l'intégration propre et correcte de l'infrastructure tree-SSA. Les améliorations seront bien plus visibles avec la sortie de la 4.1 qui verra l'arrivée de l'autovectorisation et d'autres nouvelles techniques uniquement permises par tree-SSA.
Par contre il semble bien que la vitesse de compilation ait grandement été améliorée dès cette version 4.0 (plus de 20% avec le C++ dans certains cas).
Le grand changement est l'intégration de la technologie SSA (Static Single Assignement). Cela permet de faire une analyse abstraite du code source afin d'obtenir des optimisations générales et non plus de se limiter aux boucles précises et autres parties du code. C'est une amélioration majeure de l'architecture de GCC qui est ainsi mise en place pour le bénéfice de tous les utilisateurs du compilateur libre.
Il est à noter que cette version 4.0 ne sera que marginalement plus performante que le GCC actuel car le travail a porté surtout sur l'intégration propre et correcte de l'infrastructure tree-SSA. Les améliorations seront bien plus visibles avec la sortie de la 4.1 qui verra l'arrivée de l'autovectorisation et d'autres nouvelles techniques uniquement permises par tree-SSA.
Par contre il semble bien que la vitesse de compilation ait grandement été améliorée dès cette version 4.0 (plus de 20% avec le C++ dans certains cas).
Le noyau Linux 2.6.21 est disponible
La nouvelle version du noyau Linux stable (la vingt-deuxième de la branche 2.6) est disponible au téléchargement sur les serveurs du site kernel.org.
Cette version a suivi le processus de release candidate qui est maintenant bien rôdé.
Cette version a suivi le processus de release candidate qui est maintenant bien rôdé.
- La version RC-1 est apparue deux semaines après la sortie du noyau précédent. Linus s'est félicité de la fiabilité du noyau 2.6.20 qui a facilité la transition vers cette version candidate : "It would seem that 2.6.20 has been a good base, and I don't think we have anything *really* scary here".
- La version RC-2, qui devait normalement comporter uniquement des correctifs, s'est révélée plus invasive que prévu car Linus avait oublié d'intégrer les patchs de V4L (Video for Linux). Il s'en est excusé à sa manière typique : "And yeah, it's largely my fault (...) but I'll rather blame anything else than my own incompetence, I'll just claim that all the other kernel developers have been irresponsible". En dépit de son humour corrosif, Linus s'est ensuite un peu énervé en constatant que les autres développeurs ne respectaient pas vraiment la fenêtre d'intégration des changements (merge window) et continuaient de lui envoyer des modifications lourdes après la sortie des premières versions candidates : "I'm really fed up with having to pull big changes after the merge window, because it just doesn't seem to let up. I'm going to go postal on the next maintainer who doesn't understand what "merge window" and "fixes only" means".
- Le message accompagnant la sortie de la version RC-3 a continué sur le même ton humoristique très torvaldien, puisqu'il est allé jusqu'à menacer de représailles physiques les développeurs réfractaires : "Let's keep the fixes to a minimum, especially since I'm planning on biting peoples heads off if I get any more pull requests for things that aren't real and obvious fixes".
- Ces terribles menaces ont manifestement effrayé les développeurs du noyau puisque les versions RC-4 et RC-5 se sont contentées de résoudre les bugs existants et de corriger les régressions. Linus a félicité Thomas Gleixner d'avoir traqué avec obstination (like a weasel on a dead rat) un problème affectant le code des timers haute résolution.
- Les deux dernières versions candidates (la RC-6 du cinq avril et la RC-7 du quinze avril) n'ont fait que proposer des corrections de bugs, traquer les régressions et améliorer encore plus la stabilisation du noyau.
PC-BSD : Un système FreeBSD pour le grand public
Dans le monde des systèmes d'exploitations libres il existe une séparation entre GNU/Linux et les systèmes BSD. Ces derniers utilisent la licence "Berkeley Software Distribution" qui autorise l'incorporation du code dans des logiciels propriétaires. Sur le plan technique ils restent fidèles aux divers particularismes Unix, ils démarrent avec une procédure d'init spécifique et surtout ils proposent un OS "intégré". En effet pour faire une distribution GNU/Linux il faut justement ajouter les nombreux outils GNU au noyau Linux alors que les systèmes BSD (FreeBSD, OpenBSD, NetBSD ou DragonflyBSD) recherchent la cohérence en se développant avec une équipe intégrée qui gère tout le système.
Depuis plusieurs années maintenant il existe des distributions GNU/Linux à destination du grand public et qui proposent une installation graphique, une reconnaissance automatique du matériel, une procédure de mise à jour simple et des outils d'administrations graphiques. Pourquoi l'équivalent n'existe-il pas pour les systèmes BSD ? C'est pour répondre à ce manque flagrant que le projet PC-BSD est né.
Depuis plusieurs années maintenant il existe des distributions GNU/Linux à destination du grand public et qui proposent une installation graphique, une reconnaissance automatique du matériel, une procédure de mise à jour simple et des outils d'administrations graphiques. Pourquoi l'équivalent n'existe-il pas pour les systèmes BSD ? C'est pour répondre à ce manque flagrant que le projet PC-BSD est né.
Sortie de Libranet 3.0
Libranet est une distribution GNU/Linux qui se base sur Debian et dont la niche écologique est le poste de travail simple à utiliser. En ce sens c'est un concurrent d'Ubuntu, de Xandros et de Linspire. La dernière version (2.8.1) étant sortie en 2003 cette nouvelle édition était très attendue.
L'installation n'utilise pas le nouveau système de la Debian Sarge (qui reste en mode texte) mais une version modifiée d'Anaconda (installeur de Fedora et de Red Hat) pour pouvoir proposer une interface graphique moins effrayante pour les débutants. En ce qui concerne les logiciels disponibles le choix est vaste mais, de façon étonnante, l'environnement par défaut est IceWM, officiellement pour pouvoir rester compatible avec les ordinateurs un peu anciens. Bien entendu KDE et Gnome sont disponibles.
L'installation n'utilise pas le nouveau système de la Debian Sarge (qui reste en mode texte) mais une version modifiée d'Anaconda (installeur de Fedora et de Red Hat) pour pouvoir proposer une interface graphique moins effrayante pour les débutants. En ce qui concerne les logiciels disponibles le choix est vaste mais, de façon étonnante, l'environnement par défaut est IceWM, officiellement pour pouvoir rester compatible avec les ordinateurs un peu anciens. Bien entendu KDE et Gnome sont disponibles.








