La citation est tronquée pile comme il faut pour lui faire dire ce que son auteur ne voulait pas lui faire dire. Tout le paragraphe précédant explique que l'ocytocine est métabolisée très rapidement quel que soit son mode d'administration, et c'est pour ça qu'il faut trouver une autre molécule, qui puisse être donnée par voie orale et atteindre le cerveau.
La non-brevetabilité est avancée comme une raison suppémentaire à ne vas investir dans cette direction (la phrase commence par "Dernier point : ", comme quoi il y en avait de nombreux autres).
Quelque chose qui n'est jamais expliqué par les tenants des théories à base de "big pharma est pourri" : pourquoi est-ce que le développement d'un nouveau médicament est-il tellement cher? En partie, c'est à cause des règles sanitaires et des longs et coûteux protocoles de test précédent la commercialisation des molécules. C'est difficile d'avoir des estimations fiables (ça dépend du médoc, de l'entreprise, et c'est évidemment très secret), mais en gros, le cout d'un médoc représente autant de R&D que de tests pour obtenir les autorisations. Je ne prétend pas qu'il faille assouplir les protocoles, mais ce qu'on exige en terme de tests (efficacité et effets secondaires) pour chaque médicament est énorme, et pose une barrière très haute sur la rentabilité.
Il y a donc évidemment quelque chose qui ne va pas dans notre système. Même si une entreprise pharma récupérait une molécule efficace avec 0€ de brevet et 0€ de coût de fabrication, il y aurait toujours plusieurs centaines de M€ de tests cliniques avant commercialisation. En fonction de la rareté de la maladie et de ce que la société serait prête à mettre dedans, il est donc probable que ce médoc "gratuit" serait tellement cher à commercialiser qu'il pourrait ne pas être rentable. C'est quand même un énorme problème, non?
Sur celui là, je doute quand même que ça soit involontaire… Ça ne prend pas beaucoup d'expérience pour réaliser que "anal" ne saurait en aucun cas être une abbréviation acceptable pour "analyse" ou "analysis", que ça soit pour un nom de fichier ou un nom de fonction.
Bien entendu, je dispose dans mes archives de quelques fichiers "AnalSummary" ou "PlotAnal", comme tout le monde.
Bah j'aurais tendance à penser que ça va concerner tout plein de langues… D'après le Wiktionnaire, caco en latin (-> cacare pour l'infinitif), « De l’indo-européen commun *kakka 1 qui donne κακκάω, kakkáô et aussi κακός, kakós (« mauvais ») en grec ancien, kacken, Kacke en allemand. kakken en néerlandais, какать en russe, kakat en tchèque, քաք, kak en arménien.»
Catalan : cagar
Espagnol : cagar
Français : chier, faire caca
Italien : cacare
Roumain : căca
Le dériver "caguer" de l'occitant est très courant dans le sud de la France.
Ceci dit, "Kagi" c'est aussi un nom de famille, donc ça vient peut-être de là. Wikipédia connait une marque de gaufrette au chocolat suisse ([Kägi_fret]), dont l'apparence rappelle nettement la racine latine :-)
Du coup, bien sûr, c'est difficile d'éviter les allusions dans toutes les langues du monde, mais quand c'est une racine indo-européenne, ça a quand même des chances de concerner pas mal de consommateurs potentiels…
On développe un truc pour soi, pour régler un problème/un besoin qu'on a dans un cadre plus large. Et puis on partage le résultat, parce que le logiciel/la lib, c'est pas le sujet, c'est juste un moyen d'arriver à son but.
J'ai l'impression que c'est de cette manière que beaucoup de projets libres démarrent, mais très rapidement tu vas être confronté à des dilemmes. Par exemple, on te remonte un bug qui ne t'affecte pas directement, tu fais quoi? On t'envoie un patch qui ajoute une fonction dont tu n'as pas besoin, tu fais quoi? On te remonte un problème de sécurité potentiel, ou un défaut de fonctionnement dû à un bug dans une bibliothèque tierce, tu fais quoi? À un moment, il faut que tu acceptes d'assumer la maintenance de ton logiciel et la communication avec l'extérieur. Si tu ne le fais pas, tu vas avoir des problèmes : ton logiciel va gicler des paquets maintenus par les distributions, il va avoir mauvaise réputation, et s'il est vraiment utile, tu vas te faire forker.
En fait, au delà de tout ce qui a été dit sur le libre, le raisonnement de fond me semble totalement fallacieux. Si je comprends bien, l'argument est de dire "vous utilisez mon logiciel, il vous est utile, vous faites de l'argent dessus, donc vous me devez quelque chose en échange".
Or, il me semble assez évident que la licence du logiciel a été une raison majeure, outre la qualité du logiciel en question, pour son utilisation. Autrement dit, c'est parce que le logiciel était libre que l'entreprise l'a choisie pour faire de l'argent avec.
Du coup, l'auteur du logiciel souhaite changer les règles du jeu en plein milieu. Je n'arrive pas à trouver de raison valable pour ça : si dès le début son logiciel était sous licence proprio, il en aurait vendu 2 copies à sa mémé et à ses voisins et c'est tout.
Mais dans tous les cas, le libre c'est plein de choses idéologiques et politiques (voire un peu tout à la fois), mais c'est avant tout une licence. Donc s'il souhaite changer la licence de ses nouvelles versions et s'il en a le droit (contributions des tiers, etc), alors il le fait et puis c'est tout. Quelqu'un va peut-être forker, et tant mieux, puisque c'est ce qui est autorisé par la licence. S'il souhaite tout laisser tomber, il peut aussi. Bref, l'auteur également a le droit de faire ce qu'il veut de son temps. C'est vraiment une tempête dans un verre d'eau.
De manière générale, j'ai l'impression que quand on en est à invoquer des arguments moraux subjectifs pour réclamer quelque chose, on file un mauvais coton. Dans le seul contrat qu'il a conclu avec ses utilisateurs (la licence), il n'est pas question de contreparties. Les contreparties, c'est l'auteur qui les a inventées, personne ne lui a rien promis.
Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi Google ne dégomme pas pinterest dans son algo, vu qu'il ne s'agit que d'une coquille vide (aggrégateur de contenu). J'imagine qu'il le fait déja avec les moteurs de recherche concurrents et tout un tas de sites sans contenu propre.
Personnellement j'aimerai bien aussi payer pour le service avec de vrais sous, mais $10/mois pour chaque service même les gens dans les 10% les plus riches du monde auront du mal avec l'addition de chaque petit service utilisé.
Quand tu fais le calcul, c'est en effet assez délirant. 10$ pour un moteur de recherche, 20$ pour un email, 5$ pour un DNS, 15$ pour un VPN, 40$ pour un site de streaming type Youtube, 20$ pour un site de réseau social, 10$ pour linuxfr (au moins aussi utile de Google!), 20$ pour Wikipédia, 10$ pour accéder à chaque site de questions/réponses (stackoverflow?), 15$ pour github, et des $$$ supplémentaires pour chaque truc qu'on peut faire sur internet…
Du coup, l'équation est simple. Soit l'utilisation d'internet coûte 300$ par mois (sans FAI ni équipement), et internet est réservé aux classes moyennes aisées (les pauvres n'auraient éventuellement qu'une sorte de minitel, qui ne donnerait accès qu'à des sites commerciaux ou des services publics), soit internet ne fonctionne qu'avec la pub et la revente d'informations personnelles. Bah le choix est vite fait pour moi, je ne voudrais pas d'un internet réservé à une élite sociale.
Je comprends que le prix choque, mais il me semble que créer son propre index du web a un coût faramineux.
Certes, mais ce coût est mutualisé entre les utilisateurs (d'où un avantage gigantesque aux grands acteurs, mais ça, le client n'est pas responsable). On peut aussi penser que le web "utile" n'est pas si grand que ça. Quoi qu'il en soit, si le coût d'un service est très supérieur à sa valeur, c'est qu'il n'est pas rentable. Un moteur de recherche est quelque chose d'utile, mais je n'estime pas sa valeur à 20$/mois. La plupart du temps d'ailleurs, je n'utilise pas vraiment Google comme un moteur de recherche web; je l'utilise plutôt comme un outil pratique pour chercher dans Wikipédia ou dans stackOverflow sans devoir d'abord me mettre sur le bon site et utiliser le moteur de recherche interne. Donc je pense pouvoir m'en passer (je n'ai jamais vraiment essayé).
J'utilise uBlacklist sous Firefox, ça juste marche, à ce que je vois. Quand tu es sur un site que tu ne veux plus revoir dans Google, tu cliques sur l'icone, et paf, il est blacklisté. Je n'ai pas été voir comment ça fonctionnait; j'imagine que c'est au niveau du rendu de la page que ça fonctionne, parce qu'il y a parfois moins de 10 résultats qui s'affichent.
pinterest c'est la plaie, mais 10 à 20 € par mois, c'est bien trop cher pour moi alors qu'il y a pleins d'alternatives.
Les blacklists de moteurs de recherche peuvent être gérées par des extensions de navigateur. Ça serait mieux de l'avoir nativement dans les moteurs de recherche (quoique, ça imposerait login, cookies, etc), mais c'est tout à fait fonctionnel de bloquer les sites dans les rendus de la page.
Est-ce qu'il fallait lire "par an"? Parce que "par mois", pour un service aussi banal qu'un moteur de recherche, ça me semble quand même assez disproportionné. Ça serait vraiment un service de luxe…
Il n'y a pas grand chose d'élégant dans l'esperanto. À part l'idée de base (une langue construite servant de moyen de communication), qui est originale à l'époque, il n'y a pas grand chose à en retirer. Par exemple:
1) les racines des mots sont hétérogènes et arbitraires. C'est un peu comme imaginer qu'alterner des mots de plusieurs langues permettait d'en créer une nouvelle: For ejemplo, mélanger English, espanol, et French en la same fraseo…
2) dans une langue artificielle, il faut forcément une grammaire simple. Où Zamenhof a-t'il pu aller chercher l'idée d'ajouter des déclinaisons? Il picolait ou quoi?
Utiliser une langue existante (la langue de la culture dominante) semble de mon point de vue bien plus pragmatique que d'inventer une langue qui n'existe pas. Bien sûr, on peut trouver a gênant politiquement, et certains idéologues vont lutter contre un tel état de fait. Mais comme il y a plein de raisons de penser que ça n'est pas très important, bah les idéologues vont rester minoritaires; ça va les énerver, mais ils n'y pourront rien.
Par exemple, ce que je trouve important, c'est de pouvoir communiquer avec un Allemand, un Espagnol, ou un Norvégien. Et puis éventuellement avec un Chinois ou un Japonais, même si parfois c'est un peu compliqué en anglais. C'est ça qui est important, par exemple parce que ça contribue à éviter de communiquer à coup de baillonnettes dans la boue des tranchées. Dans quelle langue on parle, je m'en fiche complètement, et c'est encore mieux si ça n'est pas dans la langue de l'un ou de l'autre.
Pardon, je m'étais mal exprimé. Je ne mettais pas en cause l'intérêt de travailler avec des contraintes sur des variables, mais je voulais dire "à quoi servirait un solveur d'équations". On peut très bien faire reposer la résolution d'équations sur le programmeur, qui lui-même peut utiliser l'outil qu'il souhaite. Je comprends l'intérêt de "let x = y2 - 3*y + 2", mais pas de "let x2 -5*x + 3 = 6*y".
Ça serait dommage, mais c'est une éventualité que je n'exclu pas.
Je ne suis pas sûr de comprendre. Certaines équations ont une solution qu'on peut déterminer par un algorithme, d'autres n'ont pas de solution exprimables avec des fonctions usuelles—mais pour un programme informatique, ça n'est pas un problème majeur, puisqu'il n'y a pas de différence entre l'approximation numérique d'une fonction usuelle (comme log()) et d'une fonction non-usuelle (comme probit() ou LambertW() ). Par contre, certaines équations n'ont qu'une solution "ingénieuse" (de nombreuses intégrales par exemple), qu'il semble impossible d'implémenter dans un compilateur.
Mais au final, je me demande quand même, à part l'exploit, à quoi ça peut servir. À moins qu'il ne s'agisse d'un langage de résolution d'équations, qui a besoin de définir des variables à partir d'équations aussi complexes.
La première est celle mentionnée dans l'article. Le français est la langue officielle, la seule.
Il me semble que la jurisprudence établit que le français doit être présent, mais que rien n'interdit les traductions (en langues régionales, par exemple).
Une seconde c'est que ça va renforcer l'anglais comme langue d'usage, et le français comme patois. Avec un effet cliquet, […]
L'argument est d'ailleurs sans fondement empirique. L'anglais est très pratiqué comme langue de communication dans énormément de pays (pays scandinaves et germaniques, notamment), où il est possible de remplir de nombreux formulaires administratifs en anglais, et ça n'a pas affecté leur culture linguistique.
Et donc la vrai question: Quelle langue pour l'Union Européenne ?
Si on se demande quelle est la langue des citoyens européens, et pas de ses institutions, on a plus ou moins la réponse :
"54 % des Européens sont capables de tenir une conversation dans au moins une langue étrangère, 25 % de parler au moins deux langues étrangères et un sur dix peut converser dans au moins trois langues étrangères. Les cinq langues étrangères les plus parlées sont l’anglais (38 %), le français (12 %), l’allemand (11 %), l’espagnol (7 %) et le russe (5 %)."
Ma suggestion : laissons donc l'académie dilapider de l'argent public pour une action en justice qu'elle va perdre. Au moins, nous serons fixés.
Le système de contraintes (que je trouve vraiment cool) demander d'implémenter un solveur d'équation, c'est pas très lourd quand on dépasse les exemples simples ?
Ça me semble aussi limite impossible dans l'absolu, mais on pourrait imaginer que les capacités du solveur font partie des spécifications du langage. Par exemple, le solveur sait gérer tel ou tel types d'équations, mais par tel autre.
Ce que je n'ai pas trop compris, c'est ce qui était censé être du ressort du compilateur. J'ai l'intuition que le solveur n'a que peu d'intérêt s'il n'est pas dynamique, puisqu'en pratique le compilateur ne serait qu'une calculette scientifique. Si tu veux spécifier un truc comme let x^2-4 < 0, ça revient à écrire let -2 < x < 2, je ne vois pas trop l'intérêt. Autant avoir un onglet ouvert sur Wolfram en même temps que tu codes. Là où ça devient vraiment intriguant, c'est d'avoir des limites dynamiques, du style let y*x^2-4 < 0, où y est un paramètre de la fonction. Mais forcément, ça ne peut pas trop se faire à la compilation, et si ça se fait à l'exécution, ça va avoir une conséquence sur les perfs.
Les textes fondateurs de quoi? Quel rapport entre l'exercice scolaire de la dissertation et les noms que tu as cité?
Je n'ai pas souvenir d'avoir eu des piètres notes en dissertation, et je ne vois pas le rapport entre mes notes et ce que je pense de l'exercice.
Comme vous n'expliquez pas votre formation, je n'ai aucune idée de ce que vous reprochez à l'idée que la dissertation n'est pas un exercice scientifique.
Sur le fond, j'essaye d'imaginer être un scientifique en sciences humaines, et éventuellement mal vivre la comparaison systématique avec les sciences dures. J'imagine que je répondrais quelque chose comme:
«C'est vrai, historiquement, certaines sciences humaines sont nées de disciplines littéraires mal formalisées, mais c'est aussi le cas des disciplines scientifiques, qui se sont progressivement dissociées de la philosophie. Les sciences humaines sont simplement plus jeunes que les sciences dures, et ont eu moins de temps pour développer un formalisme similaire à celui des sciences dures. Il existe toutefois une tendance très forte dans ce sens, on peut citer la philosophie analytique, la philosophie expérimentale, l'omniprésence de la modélisation mathématique en économie, la rigueur statistique et la prétention à la reproductibilité des approches expérimentales en psychologie, etc [voire des choses plus pertinentes que je ne connais pas]. Bien entendu, cette transition ne se fait pas instantanément; certaines disciplines sont plus avancées que d'autres, et il existe toujours une certaine inertie dans le milieu académique, qui n'évolue qu'au fil du remplacement des générations.»
Au lieu de ça, j'ai l'impression que les réponses tournent plutôt sur le mode:
«On est très fiers de nos pratiques, on tient absolument à ce que nos disciplines s'appellent "sciences humaines" mais il est hors de question que nous cessions de discourir et que nous nous contentions de vulgaires communications synthétiques en "globish".».
Ça me semble justement démontrer assez clairement que les problèmes de communication entre les disciplines sont vraiment profonds, mais ça serait très réducteur d'imaginer que ce problème est universel. Dans le monde entier les sciences humaines deviennent des disciplines scientifiques à part entière (tout en gardant leurs spécificités, bien entendu), et je ne comprends pas quel avenir aurait une fossilisation des pratiques de communication datant du XIXe siècle. Pourquoi des canulars comme ceux de Sokal n'ont pas ouvert les yeux des différentes communautés sur les risques liés au noyage du fond dans la forme?
Bien sûr qu'il faut exprimer ses idées clairement en sciences. Souvent, ça nécessite l'utilisation d'un jargon spécifique, où les termes ont une définition précise comprises par une communauté (on ne va pas tout redéfinir). Exposer ses idées de manière claire et concise, c'est particulièrement important et utile, et pas seulement en sciences. Je ne comprends pas tellement pourquoi la conversation dérive dans cette direction, pusiqu'il n'y avait aucune raison qu'elle le fasse.
La littérature, c'est une discipline artistique. Ça consiste à manier la langue pour y faire passer des émotions, des sous-entendus; elle permet d'exprimer sa maitrise de la langue, la compréhension de ses subtilités. C'est très bien la littérature, c'est juste que ça n'a rien à voir avec la science.
les scientifiques ne sont pas plus intelligents que les littéraires parce qu’ils sont scientifiques.
Je ne pense pas que personne ne l'ait jamais suggéré.
Tu me vexes toujours quand tu exposes ton mépris pour les littéraires
Je ne méprise absolument pas les littéraires. Je dis juste que les cursus littéraires ne peuvent pas mener à une bonne formation scientifique.
Savoir exposer ton projet et pouvoir l’argumenter, ce qui est ce que tu apprends en dissertation est même essentiel.
C'est peut-être très bien pour se préparer à certains métiers (commercial, politique, RH…), mais c'est un exercice bien peu formateur pour la démarche scientifique. 1) Ça consiste à faire sortir des arguments de son c**, ce qui permet de discuter de tout et de rien sans aucune donnée ni aucune recherche bibliographique; 2) l'organisation de la dissertation (thèse - antithèse - synthèse) est une organisation dialectique (comme pour un cours ou un discours), elle ne met pas en valeur le raisonnement scientifique (induction, abduction, déduction)—d'ailleurs, la structure des publications scientifiques n'est pas celle des dissertations.
Mais encore une fois, je n'ai pas de problème de principe avec les sciences humaines; mon problème c'est la manière dont certaines sciences humaines sont pratiquées dans certains milieux et dans certains pays, dont la France. Le problème n'est absolument pas limité aux sciences humaines d'ailleurs, puisqu'on enseigne encore l'homéopathie et la psychanalyse dans certaines universités.
Ah, tiens, sa page Wikipedia… Selon toutes probabilités, elle a été auto-rédigée et est examinée dans le cadre d'une suppression éventuelle.
Est-ce que le lien dans Linuxfr ne serait pas dans la mouvance d'une campagne de pub? Il s'agit de quelqu'un qui vient d'émerger dans le milieu complotiste (participation au file "Hold-up", etc), et qui pourrait être en train de chercher à se créer une visibilité pour vendre stages, livres, etc.
Ce qui est triste, c'est que je ne doute pas qu'elle soit compétente dans son domaine, mais faire un paragraphe sur "on a des tas de virus", sous entendu, c'est pas grave, c'est comme dire "je boit de l'eau, pourquoi on a besoin de maître nageur".
Ce paragraphe sur les virus est pathétique (je pense qu'elle ignore totalement que les virus dont elle parle sont des virus de plantes ou des phages), mais le reste de son texte est à l'avenant.
Ceci dit, j'aimerais bien comprendre comment on peut être compétent en psychanalyse. C'est le même principe que d'être compétent en astrologie?
Je ne voulais vexer personne, et je ne visais pas "les sciences sociales" en général (je ne pense pas que ma phrase puisse être considérée comme ambigüe sur ce point). Je ne suis pas responsable du fait que certaines sciences sociales en France soient affiliées à des cursus littéraires et soient enseignées comme des matières littéraires. Disons que par nature, les sciences sociales sont peut-être plus sensibles au bullshit, mais qu'il existe aussi une certaine inertie dans le milieu académique.
J'ai lu énormément de science humaine claire et profonde (ce qui est d'autant plus facile que je ne lis que ce qui me plaît). Et j'ai également eu l'occasion de lire des sciences inhumaines forts obscures qui ne concluaient pas grand chose.
Pour être plus explicite, mon problème est plus la connexion historique entre certaines sciences humaines (histoire et philosophie, en gros) avec la littérature. Cette connexion n'existe pas dans tous les pays (heureusement), mais elle existe en France. La dissertation, cet art de remplir des pages de blabla quand on n'a rien à dire, est même enseignée (et valorisée) au lycée en France. Cette mise en avant de l'éloquence et du style est quand même très étrange quand on prétend pratiquer une discipline scientifique.
Enfin, l'obscurité n'est pas toujours une tentative d'enfumage.
Je ne suis pas certain de comprendre de quelle obscurité on parle. Une phrase comme "si v est un endomorphisme du fibré vectoriel TE satisfaisant ces deux propriétés, alors H = ker v est le sous-fibré horizontal d'une connexion d'Ehresmann" (prise sur Wikipédia) m'est totalement obscure. Je n'ai aucun moyen de savoir si c'est du bullshit ou pas. Cet énoncé est probablement correct, mais si tu remplaces tous les termes par d'autres concepts mathématiques, ça serait du bullshit total mais seuls les spécialistes pourraient s'en rendre compte. C'est d'ailleurs exactement ça qui a été reproché aux thèses des frères Bogdanov (toutes mes excuses pour cette allusion à une actualité tragique). Donc oui, l'obscurité jargonnante existe aussi en sciences dures, mais la situation n'est ambigue que pour le commun des mortels, les spécialistes peuvent facilement déterminer que c'est du bullshit.
Dans le texte dont on parle, il s'agit d'une obscurité très différente. Le jargon utilisé n'est pas technique, il est précieux, littéraire, pédant. Le texte est truffé de tournures subjectives et lyriques ("au prix du sang de nos ancêtres" :-) ). Ce n'est pas du tout une tentative maladroite de vulgarisation, mais c'est le contraire : l'objectif semble être de traduire toute une série très classique de thèses populistes et complotistes (y compris sur l'efficacité supposée de traitements antiviraux préventifs) dans un registre soutenu. Probablement dans l'espoir de les "anoblir"? Un prolo bourré qui sort du bistro en disant "Si on avait laissé Raoult faire qu'est-ce qu'il voulait faire, de toutes manières c'est la faute de ces bourgeois que ça les arrange bien le Covid pour nous mettre la dictature", ça fait pas sérieux, alors que de pondre trois pages de reformulations pédantes et pseudoscientifique des mêmes idées, ça mériterait d'être diffusé?
C'est spécifiquement ce que je n'ai pas fait, et je l'ai même écrit. On voit que quelque chose ne va pas, mais ça serait débile de poser un diagnostic sur la base d'un texte.
qui plus est envers une femme
Est-ce que le diagnostic des maladies psychiatriques serait plus difficile pour les femmes? Je n'en sais rien, ça n'est pas mon rayon, mais ça me semble assez douteux. De toutes manières, je ne savais même pas que c'était une femme, je crois.
Par exemple on peut critiquer comme le fait Didier Eribon dans son bouquin "Écrits sur la psychanalise" les fondements du raisonnement psychanalitique de Freud et Lacan en lui opposant Deleuze, Foucault et Roland Barthes.
On peut aussi lui opposer le rasoir d'Occam et les principes de bases de la démarche scientifique, hein. C'est pareil pour la naturopathie ou la lecture dans les lignes de la plante des pieds.
Aux débuts de l'essor totalitaire de Hitler, les gens de la bonne société se moquaient de lui et le trouvait certainement loufoque. Erreur monumentale.
C'était une erreur de considérer qu'Hitler avait des problèmes mentaux?
Pour avancer contre les théories "complotistes" la rationnalité ne sert malheureusement à pas grand chose. Il faudrait capter l'émotion, les affects et leur parler directement.
Désolé si j'ai plus envie de citer Audiard que Roland Barthes sur ce genre de questions :-)
Plus sérieusement, je n'ai aucune idée de la manière dont il faut parler aux complotistes. Rien ne semble pouvoir les atteindre, puisqu'ils ont forcément construit une carapace très solide autour d'eux : ils sélectionnent les sources d'information, ils vivent dans des "bulles" de réseaux sociaux (comme tout le monde hein, puisque c'est le principe des RS, mais la radicalisation aide à refermer les bulles sur elles-mêmes), et ils "Mormonnisent" leurs relations avec le reste de la société (ils feignent des relations professionnelles normales, par exemple, mais c'est un jeu d'acteur, ils passent leurs journées à mentir et à être insincères, ça use forcément psychologiquement).
J'ai du mal à imaginer comment on peut entrainer une IA à écrire de cette manière. Les références culturelles sont quand même très complexes à utiliser, et je pense qu'un processus automatique mettrait plus de mots loufoques ou hors contexte.
Je ne crois pas avoir jamais hésité entre le produit d'une IA et d'un humain pas bien dans sa tête. J'ai l'impression que la folie donne un côté malaisant (typiquement, ici, la focalisation sur les symptômes psychiatriques) que les maladresses des IA ne peuvent pas reproduire.
Tiens, c'est vrai que ça serait rigolo, une IA qui traduit un texte en jargon pipeau. "Le ciel est bleu" -> "La translucidité atmosphérique s'exfiltre dans un camaïeu ostentatoire et quasi-condescendant de nuances azurées".
L'esprit humain est quand même quelque chose de mystérieux. La plupart des mots dans ce texte semblent être utilisés à bon escient: «La paranoïa pose une relation d’objet narcissique paradoxale : « vivre ensemble tue et se séparer est mortel »[17] est bien le leitmotiv de l’idéologie sanitaire actuelle qui, si elle est menacée dans sa subsistance hypnotique, conduira inévitablement à des passages à l’acte meurtriers et transgressifs sur les peuples désobéissants.». La personne qui a rédigé ça est cultivée, elle sait structurer un texte, saupoudrer des références… ça ressemble un peu à une production académique (tout au moins, ça en a la forme), si ce n'est que c'est un peu trop jargonnant et pédant (même si parfois en sciences humaines… mais je m'égare :-). Il faut relire les phrases plusieurs fois pour en extirper le sens… et s'apercevoir que c'est juste complètement con.
Étrange mise en abîme… Sans oser un diagnostic psychiatrique, la personne qui a écrit ça semble transposer ses problèmes mentaux à toute la population en environnant le tout d'un jargon pseudoscientifique. C'est assez fascinant, et un peu inquiétant quand même, parce que j'imagine que cette personne ne sait pas qu'elle a besoin d'aide (après, je n'ai aucune idée de la dangerosité éventuelle de sa maladie).
[^] # Re: Passage ciblé
Posté par arnaudus . En réponse au lien IP (la suite) : Ocytocine, le médicament qui ne sera pas développé. Évalué à 10. Dernière modification le 17 janvier 2022 à 14:51.
La citation est tronquée pile comme il faut pour lui faire dire ce que son auteur ne voulait pas lui faire dire. Tout le paragraphe précédant explique que l'ocytocine est métabolisée très rapidement quel que soit son mode d'administration, et c'est pour ça qu'il faut trouver une autre molécule, qui puisse être donnée par voie orale et atteindre le cerveau.
La non-brevetabilité est avancée comme une raison suppémentaire à ne vas investir dans cette direction (la phrase commence par "Dernier point : ", comme quoi il y en avait de nombreux autres).
Quelque chose qui n'est jamais expliqué par les tenants des théories à base de "big pharma est pourri" : pourquoi est-ce que le développement d'un nouveau médicament est-il tellement cher? En partie, c'est à cause des règles sanitaires et des longs et coûteux protocoles de test précédent la commercialisation des molécules. C'est difficile d'avoir des estimations fiables (ça dépend du médoc, de l'entreprise, et c'est évidemment très secret), mais en gros, le cout d'un médoc représente autant de R&D que de tests pour obtenir les autorisations. Je ne prétend pas qu'il faille assouplir les protocoles, mais ce qu'on exige en terme de tests (efficacité et effets secondaires) pour chaque médicament est énorme, et pose une barrière très haute sur la rentabilité.
Il y a donc évidemment quelque chose qui ne va pas dans notre système. Même si une entreprise pharma récupérait une molécule efficace avec 0€ de brevet et 0€ de coût de fabrication, il y aurait toujours plusieurs centaines de M€ de tests cliniques avant commercialisation. En fonction de la rareté de la maladie et de ce que la société serait prête à mettre dedans, il est donc probable que ce médoc "gratuit" serait tellement cher à commercialiser qu'il pourrait ne pas être rentable. C'est quand même un énorme problème, non?
[^] # Re: italien
Posté par arnaudus . En réponse au journal Kagi: une alternative crédible à Google Search ?. Évalué à 3.
Sur celui là, je doute quand même que ça soit involontaire… Ça ne prend pas beaucoup d'expérience pour réaliser que "anal" ne saurait en aucun cas être une abbréviation acceptable pour "analyse" ou "analysis", que ça soit pour un nom de fichier ou un nom de fonction.
Bien entendu, je dispose dans mes archives de quelques fichiers "AnalSummary" ou "PlotAnal", comme tout le monde.
[^] # Re: italien
Posté par arnaudus . En réponse au journal Kagi: une alternative crédible à Google Search ?. Évalué à 3.
Bah j'aurais tendance à penser que ça va concerner tout plein de langues… D'après le Wiktionnaire, caco en latin (-> cacare pour l'infinitif), « De l’indo-européen commun *kakka 1 qui donne κακκάω, kakkáô et aussi κακός, kakós (« mauvais ») en grec ancien, kacken, Kacke en allemand. kakken en néerlandais, какать en russe, kakat en tchèque, քաք, kak en arménien.»
Catalan : cagar
Espagnol : cagar
Français : chier, faire caca
Italien : cacare
Roumain : căca
Le dériver "caguer" de l'occitant est très courant dans le sud de la France.
Ceci dit, "Kagi" c'est aussi un nom de famille, donc ça vient peut-être de là. Wikipédia connait une marque de gaufrette au chocolat suisse ([Kägi_fret]), dont l'apparence rappelle nettement la racine latine :-)
Du coup, bien sûr, c'est difficile d'éviter les allusions dans toutes les langues du monde, mais quand c'est une racine indo-européenne, ça a quand même des chances de concerner pas mal de consommateurs potentiels…
[^] # Re: Développer pour soi, partager le résultat
Posté par arnaudus . En réponse au journal Quand les entreprises ne reversent rien aux logiciels libres. Évalué à 5.
J'ai l'impression que c'est de cette manière que beaucoup de projets libres démarrent, mais très rapidement tu vas être confronté à des dilemmes. Par exemple, on te remonte un bug qui ne t'affecte pas directement, tu fais quoi? On t'envoie un patch qui ajoute une fonction dont tu n'as pas besoin, tu fais quoi? On te remonte un problème de sécurité potentiel, ou un défaut de fonctionnement dû à un bug dans une bibliothèque tierce, tu fais quoi? À un moment, il faut que tu acceptes d'assumer la maintenance de ton logiciel et la communication avec l'extérieur. Si tu ne le fais pas, tu vas avoir des problèmes : ton logiciel va gicler des paquets maintenus par les distributions, il va avoir mauvaise réputation, et s'il est vraiment utile, tu vas te faire forker.
# Cause et conséquence
Posté par arnaudus . En réponse au journal Quand les entreprises ne reversent rien aux logiciels libres. Évalué à 10.
En fait, au delà de tout ce qui a été dit sur le libre, le raisonnement de fond me semble totalement fallacieux. Si je comprends bien, l'argument est de dire "vous utilisez mon logiciel, il vous est utile, vous faites de l'argent dessus, donc vous me devez quelque chose en échange".
Or, il me semble assez évident que la licence du logiciel a été une raison majeure, outre la qualité du logiciel en question, pour son utilisation. Autrement dit, c'est parce que le logiciel était libre que l'entreprise l'a choisie pour faire de l'argent avec.
Du coup, l'auteur du logiciel souhaite changer les règles du jeu en plein milieu. Je n'arrive pas à trouver de raison valable pour ça : si dès le début son logiciel était sous licence proprio, il en aurait vendu 2 copies à sa mémé et à ses voisins et c'est tout.
Mais dans tous les cas, le libre c'est plein de choses idéologiques et politiques (voire un peu tout à la fois), mais c'est avant tout une licence. Donc s'il souhaite changer la licence de ses nouvelles versions et s'il en a le droit (contributions des tiers, etc), alors il le fait et puis c'est tout. Quelqu'un va peut-être forker, et tant mieux, puisque c'est ce qui est autorisé par la licence. S'il souhaite tout laisser tomber, il peut aussi. Bref, l'auteur également a le droit de faire ce qu'il veut de son temps. C'est vraiment une tempête dans un verre d'eau.
De manière générale, j'ai l'impression que quand on en est à invoquer des arguments moraux subjectifs pour réclamer quelque chose, on file un mauvais coton. Dans le seul contrat qu'il a conclu avec ses utilisateurs (la licence), il n'est pas question de contreparties. Les contreparties, c'est l'auteur qui les a inventées, personne ne lui a rien promis.
[^] # Re: yes
Posté par arnaudus . En réponse au journal Kagi: une alternative crédible à Google Search ?. Évalué à 3.
Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi Google ne dégomme pas pinterest dans son algo, vu qu'il ne s'agit que d'une coquille vide (aggrégateur de contenu). J'imagine qu'il le fait déja avec les moteurs de recherche concurrents et tout un tas de sites sans contenu propre.
[^] # Re: Coquille?
Posté par arnaudus . En réponse au journal Kagi: une alternative crédible à Google Search ?. Évalué à 6.
Quand tu fais le calcul, c'est en effet assez délirant. 10$ pour un moteur de recherche, 20$ pour un email, 5$ pour un DNS, 15$ pour un VPN, 40$ pour un site de streaming type Youtube, 20$ pour un site de réseau social, 10$ pour linuxfr (au moins aussi utile de Google!), 20$ pour Wikipédia, 10$ pour accéder à chaque site de questions/réponses (stackoverflow?), 15$ pour github, et des $$$ supplémentaires pour chaque truc qu'on peut faire sur internet…
Du coup, l'équation est simple. Soit l'utilisation d'internet coûte 300$ par mois (sans FAI ni équipement), et internet est réservé aux classes moyennes aisées (les pauvres n'auraient éventuellement qu'une sorte de minitel, qui ne donnerait accès qu'à des sites commerciaux ou des services publics), soit internet ne fonctionne qu'avec la pub et la revente d'informations personnelles. Bah le choix est vite fait pour moi, je ne voudrais pas d'un internet réservé à une élite sociale.
[^] # Re: Coquille?
Posté par arnaudus . En réponse au journal Kagi: une alternative crédible à Google Search ?. Évalué à 5.
Certes, mais ce coût est mutualisé entre les utilisateurs (d'où un avantage gigantesque aux grands acteurs, mais ça, le client n'est pas responsable). On peut aussi penser que le web "utile" n'est pas si grand que ça. Quoi qu'il en soit, si le coût d'un service est très supérieur à sa valeur, c'est qu'il n'est pas rentable. Un moteur de recherche est quelque chose d'utile, mais je n'estime pas sa valeur à 20$/mois. La plupart du temps d'ailleurs, je n'utilise pas vraiment Google comme un moteur de recherche web; je l'utilise plutôt comme un outil pratique pour chercher dans Wikipédia ou dans stackOverflow sans devoir d'abord me mettre sur le bon site et utiliser le moteur de recherche interne. Donc je pense pouvoir m'en passer (je n'ai jamais vraiment essayé).
[^] # Re: yes
Posté par arnaudus . En réponse au journal Kagi: une alternative crédible à Google Search ?. Évalué à 5.
J'utilise uBlacklist sous Firefox, ça juste marche, à ce que je vois. Quand tu es sur un site que tu ne veux plus revoir dans Google, tu cliques sur l'icone, et paf, il est blacklisté. Je n'ai pas été voir comment ça fonctionnait; j'imagine que c'est au niveau du rendu de la page que ça fonctionne, parce qu'il y a parfois moins de 10 résultats qui s'affichent.
[^] # Re: yes
Posté par arnaudus . En réponse au journal Kagi: une alternative crédible à Google Search ?. Évalué à 7.
Les blacklists de moteurs de recherche peuvent être gérées par des extensions de navigateur. Ça serait mieux de l'avoir nativement dans les moteurs de recherche (quoique, ça imposerait login, cookies, etc), mais c'est tout à fait fonctionnel de bloquer les sites dans les rendus de la page.
# Coquille?
Posté par arnaudus . En réponse au journal Kagi: une alternative crédible à Google Search ?. Évalué à 9. Dernière modification le 10 janvier 2022 à 23:08.
Est-ce qu'il fallait lire "par an"? Parce que "par mois", pour un service aussi banal qu'un moteur de recherche, ça me semble quand même assez disproportionné. Ça serait vraiment un service de luxe…
[^] # Re: Limiter l'usage pratique de la CI sans avoir honte de rien
Posté par arnaudus . En réponse au lien Nouvelle carte d'identité bilingue : l'Académie française prête à saisir le Conseil d'Etat. Évalué à 1.
Il n'y a pas grand chose d'élégant dans l'esperanto. À part l'idée de base (une langue construite servant de moyen de communication), qui est originale à l'époque, il n'y a pas grand chose à en retirer. Par exemple:
1) les racines des mots sont hétérogènes et arbitraires. C'est un peu comme imaginer qu'alterner des mots de plusieurs langues permettait d'en créer une nouvelle: For ejemplo, mélanger English, espanol, et French en la same fraseo…
2) dans une langue artificielle, il faut forcément une grammaire simple. Où Zamenhof a-t'il pu aller chercher l'idée d'ajouter des déclinaisons? Il picolait ou quoi?
Utiliser une langue existante (la langue de la culture dominante) semble de mon point de vue bien plus pragmatique que d'inventer une langue qui n'existe pas. Bien sûr, on peut trouver a gênant politiquement, et certains idéologues vont lutter contre un tel état de fait. Mais comme il y a plein de raisons de penser que ça n'est pas très important, bah les idéologues vont rester minoritaires; ça va les énerver, mais ils n'y pourront rien.
Par exemple, ce que je trouve important, c'est de pouvoir communiquer avec un Allemand, un Espagnol, ou un Norvégien. Et puis éventuellement avec un Chinois ou un Japonais, même si parfois c'est un peu compliqué en anglais. C'est ça qui est important, par exemple parce que ça contribue à éviter de communiquer à coup de baillonnettes dans la boue des tranchées. Dans quelle langue on parle, je m'en fiche complètement, et c'est encore mieux si ça n'est pas dans la langue de l'un ou de l'autre.
[^] # Re: Contraintes
Posté par arnaudus . En réponse au journal Letlang, encore un nouveau langage de programmation. Évalué à 2.
Pardon, je m'étais mal exprimé. Je ne mettais pas en cause l'intérêt de travailler avec des contraintes sur des variables, mais je voulais dire "à quoi servirait un solveur d'équations". On peut très bien faire reposer la résolution d'équations sur le programmeur, qui lui-même peut utiliser l'outil qu'il souhaite. Je comprends l'intérêt de "let x = y2 - 3*y + 2", mais pas de "let x2 -5*x + 3 = 6*y".
[^] # Re: Contraintes
Posté par arnaudus . En réponse au journal Letlang, encore un nouveau langage de programmation. Évalué à 2.
Je ne suis pas sûr de comprendre. Certaines équations ont une solution qu'on peut déterminer par un algorithme, d'autres n'ont pas de solution exprimables avec des fonctions usuelles—mais pour un programme informatique, ça n'est pas un problème majeur, puisqu'il n'y a pas de différence entre l'approximation numérique d'une fonction usuelle (comme log()) et d'une fonction non-usuelle (comme probit() ou LambertW() ). Par contre, certaines équations n'ont qu'une solution "ingénieuse" (de nombreuses intégrales par exemple), qu'il semble impossible d'implémenter dans un compilateur.
Mais au final, je me demande quand même, à part l'exploit, à quoi ça peut servir. À moins qu'il ne s'agisse d'un langage de résolution d'équations, qui a besoin de définir des variables à partir d'équations aussi complexes.
[^] # Re: Limiter l'usage pratique de la CI sans avoir honte de rien
Posté par arnaudus . En réponse au lien Nouvelle carte d'identité bilingue : l'Académie française prête à saisir le Conseil d'Etat. Évalué à 4.
Il me semble que la jurisprudence établit que le français doit être présent, mais que rien n'interdit les traductions (en langues régionales, par exemple).
Un authentique sophisme de la pente glissante ([https://fr.wikipedia.org/wiki/Pente_savonneuse]).
L'argument est d'ailleurs sans fondement empirique. L'anglais est très pratiqué comme langue de communication dans énormément de pays (pays scandinaves et germaniques, notamment), où il est possible de remplir de nombreux formulaires administratifs en anglais, et ça n'a pas affecté leur culture linguistique.
Et donc, la vraie réponse : [https://fr.wikipedia.org/wiki/Langues_officielles_de_l%27Union_europ%C3%A9enne].
Si on se demande quelle est la langue des citoyens européens, et pas de ses institutions, on a plus ou moins la réponse :
"54 % des Européens sont capables de tenir une conversation dans au moins une langue étrangère, 25 % de parler au moins deux langues étrangères et un sur dix peut converser dans au moins trois langues étrangères. Les cinq langues étrangères les plus parlées sont l’anglais (38 %), le français (12 %), l’allemand (11 %), l’espagnol (7 %) et le russe (5 %)."
Ma suggestion : laissons donc l'académie dilapider de l'argent public pour une action en justice qu'elle va perdre. Au moins, nous serons fixés.
[^] # Re: Contraintes
Posté par arnaudus . En réponse au journal Letlang, encore un nouveau langage de programmation. Évalué à 6.
Ça me semble aussi limite impossible dans l'absolu, mais on pourrait imaginer que les capacités du solveur font partie des spécifications du langage. Par exemple, le solveur sait gérer tel ou tel types d'équations, mais par tel autre.
Ce que je n'ai pas trop compris, c'est ce qui était censé être du ressort du compilateur. J'ai l'intuition que le solveur n'a que peu d'intérêt s'il n'est pas dynamique, puisqu'en pratique le compilateur ne serait qu'une calculette scientifique. Si tu veux spécifier un truc comme
let x^2-4 < 0, ça revient à écrirelet -2 < x < 2, je ne vois pas trop l'intérêt. Autant avoir un onglet ouvert sur Wolfram en même temps que tu codes. Là où ça devient vraiment intriguant, c'est d'avoir des limites dynamiques, du stylelet y*x^2-4 < 0, où y est un paramètre de la fonction. Mais forcément, ça ne peut pas trop se faire à la compilation, et si ça se fait à l'exécution, ça va avoir une conséquence sur les perfs.[^] # Re: Transposons à d'autres interdictions, et oubli d'indication "publiblog"
Posté par arnaudus . En réponse au lien Psychopathologie du totalitarisme 1/3. Évalué à 3.
Mouais, les critères changent de temps en temps et la culture Wikipédienne aussi.
La vanité, j'imagine. Et le besoin d'exister; compare le Google ranking d'une page Wikipédia contre ton site auto-hébergé…
[^] # Re: Du ressort d'un professionnel?
Posté par arnaudus . En réponse au lien Psychopathologie du totalitarisme 1/3. Évalué à 2.
Les textes fondateurs de quoi? Quel rapport entre l'exercice scolaire de la dissertation et les noms que tu as cité?
Je n'ai pas souvenir d'avoir eu des piètres notes en dissertation, et je ne vois pas le rapport entre mes notes et ce que je pense de l'exercice.
Comme vous n'expliquez pas votre formation, je n'ai aucune idée de ce que vous reprochez à l'idée que la dissertation n'est pas un exercice scientifique.
Sur le fond, j'essaye d'imaginer être un scientifique en sciences humaines, et éventuellement mal vivre la comparaison systématique avec les sciences dures. J'imagine que je répondrais quelque chose comme:
«C'est vrai, historiquement, certaines sciences humaines sont nées de disciplines littéraires mal formalisées, mais c'est aussi le cas des disciplines scientifiques, qui se sont progressivement dissociées de la philosophie. Les sciences humaines sont simplement plus jeunes que les sciences dures, et ont eu moins de temps pour développer un formalisme similaire à celui des sciences dures. Il existe toutefois une tendance très forte dans ce sens, on peut citer la philosophie analytique, la philosophie expérimentale, l'omniprésence de la modélisation mathématique en économie, la rigueur statistique et la prétention à la reproductibilité des approches expérimentales en psychologie, etc [voire des choses plus pertinentes que je ne connais pas]. Bien entendu, cette transition ne se fait pas instantanément; certaines disciplines sont plus avancées que d'autres, et il existe toujours une certaine inertie dans le milieu académique, qui n'évolue qu'au fil du remplacement des générations.»
Au lieu de ça, j'ai l'impression que les réponses tournent plutôt sur le mode:
«On est très fiers de nos pratiques, on tient absolument à ce que nos disciplines s'appellent "sciences humaines" mais il est hors de question que nous cessions de discourir et que nous nous contentions de vulgaires communications synthétiques en "globish".».
Ça me semble justement démontrer assez clairement que les problèmes de communication entre les disciplines sont vraiment profonds, mais ça serait très réducteur d'imaginer que ce problème est universel. Dans le monde entier les sciences humaines deviennent des disciplines scientifiques à part entière (tout en gardant leurs spécificités, bien entendu), et je ne comprends pas quel avenir aurait une fossilisation des pratiques de communication datant du XIXe siècle. Pourquoi des canulars comme ceux de Sokal n'ont pas ouvert les yeux des différentes communautés sur les risques liés au noyage du fond dans la forme?
[^] # Re: Du ressort d'un professionnel?
Posté par arnaudus . En réponse au lien Psychopathologie du totalitarisme 1/3. Évalué à 2.
Bien sûr qu'il faut exprimer ses idées clairement en sciences. Souvent, ça nécessite l'utilisation d'un jargon spécifique, où les termes ont une définition précise comprises par une communauté (on ne va pas tout redéfinir). Exposer ses idées de manière claire et concise, c'est particulièrement important et utile, et pas seulement en sciences. Je ne comprends pas tellement pourquoi la conversation dérive dans cette direction, pusiqu'il n'y avait aucune raison qu'elle le fasse.
La littérature, c'est une discipline artistique. Ça consiste à manier la langue pour y faire passer des émotions, des sous-entendus; elle permet d'exprimer sa maitrise de la langue, la compréhension de ses subtilités. C'est très bien la littérature, c'est juste que ça n'a rien à voir avec la science.
Je ne pense pas que personne ne l'ait jamais suggéré.
Je ne méprise absolument pas les littéraires. Je dis juste que les cursus littéraires ne peuvent pas mener à une bonne formation scientifique.
C'est peut-être très bien pour se préparer à certains métiers (commercial, politique, RH…), mais c'est un exercice bien peu formateur pour la démarche scientifique. 1) Ça consiste à faire sortir des arguments de son c**, ce qui permet de discuter de tout et de rien sans aucune donnée ni aucune recherche bibliographique; 2) l'organisation de la dissertation (thèse - antithèse - synthèse) est une organisation dialectique (comme pour un cours ou un discours), elle ne met pas en valeur le raisonnement scientifique (induction, abduction, déduction)—d'ailleurs, la structure des publications scientifiques n'est pas celle des dissertations.
Mais encore une fois, je n'ai pas de problème de principe avec les sciences humaines; mon problème c'est la manière dont certaines sciences humaines sont pratiquées dans certains milieux et dans certains pays, dont la France. Le problème n'est absolument pas limité aux sciences humaines d'ailleurs, puisqu'on enseigne encore l'homéopathie et la psychanalyse dans certaines universités.
[^] # Re: Transposons à d'autres interdictions, et oubli d'indication "publiblog"
Posté par arnaudus . En réponse au lien Psychopathologie du totalitarisme 1/3. Évalué à 4.
Ah, tiens, sa page Wikipedia… Selon toutes probabilités, elle a été auto-rédigée et est examinée dans le cadre d'une suppression éventuelle.
Est-ce que le lien dans Linuxfr ne serait pas dans la mouvance d'une campagne de pub? Il s'agit de quelqu'un qui vient d'émerger dans le milieu complotiste (participation au file "Hold-up", etc), et qui pourrait être en train de chercher à se créer une visibilité pour vendre stages, livres, etc.
Ce paragraphe sur les virus est pathétique (je pense qu'elle ignore totalement que les virus dont elle parle sont des virus de plantes ou des phages), mais le reste de son texte est à l'avenant.
Ceci dit, j'aimerais bien comprendre comment on peut être compétent en psychanalyse. C'est le même principe que d'être compétent en astrologie?
[^] # Re: Du ressort d'un professionnel?
Posté par arnaudus . En réponse au lien Psychopathologie du totalitarisme 1/3. Évalué à 1.
Je ne voulais vexer personne, et je ne visais pas "les sciences sociales" en général (je ne pense pas que ma phrase puisse être considérée comme ambigüe sur ce point). Je ne suis pas responsable du fait que certaines sciences sociales en France soient affiliées à des cursus littéraires et soient enseignées comme des matières littéraires. Disons que par nature, les sciences sociales sont peut-être plus sensibles au bullshit, mais qu'il existe aussi une certaine inertie dans le milieu académique.
[^] # Re: Du ressort d'un professionnel?
Posté par arnaudus . En réponse au lien Psychopathologie du totalitarisme 1/3. Évalué à 3.
Pour être plus explicite, mon problème est plus la connexion historique entre certaines sciences humaines (histoire et philosophie, en gros) avec la littérature. Cette connexion n'existe pas dans tous les pays (heureusement), mais elle existe en France. La dissertation, cet art de remplir des pages de blabla quand on n'a rien à dire, est même enseignée (et valorisée) au lycée en France. Cette mise en avant de l'éloquence et du style est quand même très étrange quand on prétend pratiquer une discipline scientifique.
Je ne suis pas certain de comprendre de quelle obscurité on parle. Une phrase comme "si v est un endomorphisme du fibré vectoriel TE satisfaisant ces deux propriétés, alors H = ker v est le sous-fibré horizontal d'une connexion d'Ehresmann" (prise sur Wikipédia) m'est totalement obscure. Je n'ai aucun moyen de savoir si c'est du bullshit ou pas. Cet énoncé est probablement correct, mais si tu remplaces tous les termes par d'autres concepts mathématiques, ça serait du bullshit total mais seuls les spécialistes pourraient s'en rendre compte. C'est d'ailleurs exactement ça qui a été reproché aux thèses des frères Bogdanov (toutes mes excuses pour cette allusion à une actualité tragique). Donc oui, l'obscurité jargonnante existe aussi en sciences dures, mais la situation n'est ambigue que pour le commun des mortels, les spécialistes peuvent facilement déterminer que c'est du bullshit.
Dans le texte dont on parle, il s'agit d'une obscurité très différente. Le jargon utilisé n'est pas technique, il est précieux, littéraire, pédant. Le texte est truffé de tournures subjectives et lyriques ("au prix du sang de nos ancêtres" :-) ). Ce n'est pas du tout une tentative maladroite de vulgarisation, mais c'est le contraire : l'objectif semble être de traduire toute une série très classique de thèses populistes et complotistes (y compris sur l'efficacité supposée de traitements antiviraux préventifs) dans un registre soutenu. Probablement dans l'espoir de les "anoblir"? Un prolo bourré qui sort du bistro en disant "Si on avait laissé Raoult faire qu'est-ce qu'il voulait faire, de toutes manières c'est la faute de ces bourgeois que ça les arrange bien le Covid pour nous mettre la dictature", ça fait pas sérieux, alors que de pondre trois pages de reformulations pédantes et pseudoscientifique des mêmes idées, ça mériterait d'être diffusé?
[^] # Re: Du ressort d'un professionnel?
Posté par arnaudus . En réponse au lien Psychopathologie du totalitarisme 1/3. Évalué à 5.
C'est spécifiquement ce que je n'ai pas fait, et je l'ai même écrit. On voit que quelque chose ne va pas, mais ça serait débile de poser un diagnostic sur la base d'un texte.
Est-ce que le diagnostic des maladies psychiatriques serait plus difficile pour les femmes? Je n'en sais rien, ça n'est pas mon rayon, mais ça me semble assez douteux. De toutes manières, je ne savais même pas que c'était une femme, je crois.
On peut aussi lui opposer le rasoir d'Occam et les principes de bases de la démarche scientifique, hein. C'est pareil pour la naturopathie ou la lecture dans les lignes de la plante des pieds.
C'était une erreur de considérer qu'Hitler avait des problèmes mentaux?
Désolé si j'ai plus envie de citer Audiard que Roland Barthes sur ce genre de questions :-)
Plus sérieusement, je n'ai aucune idée de la manière dont il faut parler aux complotistes. Rien ne semble pouvoir les atteindre, puisqu'ils ont forcément construit une carapace très solide autour d'eux : ils sélectionnent les sources d'information, ils vivent dans des "bulles" de réseaux sociaux (comme tout le monde hein, puisque c'est le principe des RS, mais la radicalisation aide à refermer les bulles sur elles-mêmes), et ils "Mormonnisent" leurs relations avec le reste de la société (ils feignent des relations professionnelles normales, par exemple, mais c'est un jeu d'acteur, ils passent leurs journées à mentir et à être insincères, ça use forcément psychologiquement).
[^] # Re: Du ressort d'un professionnel?
Posté par arnaudus . En réponse au lien Psychopathologie du totalitarisme 1/3. Évalué à 6. Dernière modification le 03 janvier 2022 à 16:46.
J'ai du mal à imaginer comment on peut entrainer une IA à écrire de cette manière. Les références culturelles sont quand même très complexes à utiliser, et je pense qu'un processus automatique mettrait plus de mots loufoques ou hors contexte.
Je ne crois pas avoir jamais hésité entre le produit d'une IA et d'un humain pas bien dans sa tête. J'ai l'impression que la folie donne un côté malaisant (typiquement, ici, la focalisation sur les symptômes psychiatriques) que les maladresses des IA ne peuvent pas reproduire.
Tiens, c'est vrai que ça serait rigolo, une IA qui traduit un texte en jargon pipeau. "Le ciel est bleu" -> "La translucidité atmosphérique s'exfiltre dans un camaïeu ostentatoire et quasi-condescendant de nuances azurées".
# Du ressort d'un professionnel?
Posté par arnaudus . En réponse au lien Psychopathologie du totalitarisme 1/3. Évalué à 10.
L'esprit humain est quand même quelque chose de mystérieux. La plupart des mots dans ce texte semblent être utilisés à bon escient: «La paranoïa pose une relation d’objet narcissique paradoxale : « vivre ensemble tue et se séparer est mortel »[17] est bien le leitmotiv de l’idéologie sanitaire actuelle qui, si elle est menacée dans sa subsistance hypnotique, conduira inévitablement à des passages à l’acte meurtriers et transgressifs sur les peuples désobéissants.». La personne qui a rédigé ça est cultivée, elle sait structurer un texte, saupoudrer des références… ça ressemble un peu à une production académique (tout au moins, ça en a la forme), si ce n'est que c'est un peu trop jargonnant et pédant (même si parfois en sciences humaines… mais je m'égare :-). Il faut relire les phrases plusieurs fois pour en extirper le sens… et s'apercevoir que c'est juste complètement con.
Étrange mise en abîme… Sans oser un diagnostic psychiatrique, la personne qui a écrit ça semble transposer ses problèmes mentaux à toute la population en environnant le tout d'un jargon pseudoscientifique. C'est assez fascinant, et un peu inquiétant quand même, parce que j'imagine que cette personne ne sait pas qu'elle a besoin d'aide (après, je n'ai aucune idée de la dangerosité éventuelle de sa maladie).