Thomas Debesse a écrit 3657 commentaires

  • [^] # Re: Que manque-t-il à Firefox ?

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien Mozilla craint de devoir améliorer Firefox si la justice interdit à Google de les payer. Évalué à 10.

    Des raisons de ne pas utiliser Chrome?

    Des extensions anti-pub qui marchent sur Firefox,

    1. mieux que sur Chrome,
    2. aussi bien sur PC et sur mobile.

    Et puis Firefox marche très bien, donc pourquoi utiliser Chrome ?

    Personnellement je n’ai pas de bonnes raisons d’utiliser Chrome, donc je ne vois pas pourquoi je l’utiliserai sans aucune raison.

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  • # Que manque-t-il à Firefox ?

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien Mozilla craint de devoir améliorer Firefox si la justice interdit à Google de les payer. Évalué à 3.

    Que manque-t-il à Firefox ?

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  • [^] # Re: inspiré par GrapheneOS ?

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien Des iPhone saisis par les forces de l’ordre redémarrent mystérieusement. Évalué à 3. Dernière modification le 09 novembre 2024 à 18:39.

    We enable our auto-reboot feature by default with an 18h timer, which used to be 72h.

    OK super, donc s’il t’arrive quelque chose de grave, si on ne se rend compte de ton absence que 18h plus tard, c’est sûr on ne te retrouvera pas…

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  • [^] # Re: bindless fear

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche Des nouvelles de Unvanquished. Évalué à 4.

    C’est vrai que ça ouvre la porte à un paquet de dénis de service. 😄️

    Le moteur Dæmon ne permet pas aux mods de fournir du code GLSL personnalisé, heureusement.

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  • [^] # Re: bindless fear

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche Des nouvelles de Unvanquished. Évalué à 6.

    Ce qui est bien c’est que le moteur est rétro-compatible jusqu’à OpenGL 2.1 (et les exigences OpenGL ont même été rabaissées : même en OpenGL 2.1 moins d’extensions sont requises qu’avant !). Quelqu’un qui activera les « bindless textures » (qui seront désactivées par défaut pour commencer) ne gagnera aucune fonctionnalité, mais des optimisations éventuelles. 🙂️

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  • # Hé oui !

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien Raspberry pi pico 2 : mais comment ai-je pu passer à côté ?. Évalué à 8.

    Et pourtant certains ont essayé de te faire signe :

    😄️

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  • [^] # Re: Petite bizarrerie à noter

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal écrire du code dans le corps d'une classe python. Évalué à 3.

    Rien que pour s’amuser si tu veux jouer au code obfusqué tu peux faire ça :

    class x:
     x = 0
     def y(y):
      return y.x
    x().y()
    

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  • [^] # Re: Petite bizarrerie à noter

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal écrire du code dans le corps d'une classe python. Évalué à 3.

    Ce n’est pas déconcertant, tu as fait une erreur : x n’est pas défini dans la fonction mais dans la classe C.

    L’objet de classe C créé est passé en paramètre sous le nom de self, et donc pour retourner le membre x de self il faut retourner self.x.

    In [3]: class C:
       ...:  x = 0
       ...:  def meth(self):
       ...:   return self.x
       ...: C().meth()
    Out[3]: 0
    

    C’est un autre comportement qui serait déconcertant.

    Le nom self n’est qu’une convention, tu peux faire ça si tu veux:

    In [4]: class C:
       ...:  x = 0
       ...:  def meth(toto):
       ...:   return toto.x
       ...: C().meth()
    Out[4]: 0
    

    Le fonction meth ne connait que l’objet créé de classe C, quelque soit le nom donné à cet objet.

    C’est tout à fait normal qu’il faille accéder à cet objet de classe C pour accéder à x.

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  • [^] # Re: populations françaises pas référencées du tout en fait

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien Les bretons et les corses pas sur le coup . Évalué à 5.

    La carte native-land permet aussi d’afficher les langues, et ces langues ne sont pas encore référencées non-plus, tout comme la majeure partie de l’Europe pour le moment. Je me demande comment on peut contribuer à cette carte pour compléter avec les territoires et langues européenne. Les cartes américaines et australiennes sont impressionnantes, le travail réalisé est remarquable!

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  • # populations françaises pas référencées du tout en fait

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien Les bretons et les corses pas sur le coup . Évalué à 6. Dernière modification le 22 septembre 2024 à 16:28.

    De fait, avec la Bretagne et de la Corse, il n’y a actuellement aucune population native des territoires métropolitains français de référencée sur cette carte.

    La carte des langues donne une petite idée de ce à quoi pourrait ressembler une carte de France une fois ses populations natives référencées :

    Langues de France

    Évidemment les populations et les langues ne se recoupent pas forcément : un même groupe ethnique peut parler des langues différentes et une même langue peut être parlée par divers groupes ethniques, tout comme le territoire d’un état n’est pas forcément exactement celui de ses populations spécifiques, de la même manière que cette carte des langues qui s’étend aussi au delà du territoire français, mais ça donne une bonne idée quand même. Quand la France et l’Allemagne se prennent et se reprennent l’Alsace et la Lorraine au fur et à mesure des guerres, la population native de ces territoires reste la population native de ces territoires, y compris quand ces diverses dominations favorisent une langue ou une autre.

    Après la révolution française il y a eu une très forte volonté d’effacer les identités et spécificités culturelles des populations natives de ces territoires (y compris la langue) avec une domination très prégnante de l’état central parisien et jacobin. En fait, penser spontanément aux corses ou aux bretons quand on cherche à nommer une population native des territoires français est déjà un effet et donc un témoignage par le vide de cet effacement culturel et de cette domination parisienne : on peine à nommer toutes les autres populations indigènes qui n’étaient pas moins spécifiques et qui n’en sont pas moins natives, à cause de la violence de cette même domination qui en a effacé jusqu’à leur mémoire.

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  • # Il n’y a pas de GitHub public

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien NGINX has moved to Github. Évalué à 5. Dernière modification le 21 septembre 2024 à 00:12.

    Ils auraient mieux fait de migrer ailleurs, sur GitLab ou autre chose. GitHub décide de montrer ou ne pas montrer ce que vous croyez être public…

    Un exemple ici: https://github.com/Unvanquished/unvanquished-infrastructure/issues/42#issuecomment-2364683427 (si GitHub ne décide pas de cacher ces commentaires)…

    Et puis GitHub est désormais un suiveur derrière GitLab depuis au moins 5 ans en terme de fonctionnalités adaptées aux développeurs.

    Au mieux les GitHub publics sont en fait « semi-privés », et ce n’est pas l’utilisateur qui décide de ce qui sera caché dans ce qu’il publie.

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  • [^] # Re: parfois sur certains équipement, on le désigne sous l'appellation ...

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal L’astuce du jour (en espérant que tout le monde n’y a pas pensé avant moi). Évalué à 1.

    Alors que certains préféreraient un candidat PS pour le poste de Premier Sinistre !

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  • [^] # Re: Mais concrètement, que faire pour le bien ?

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Droit à l'oubli ?. Évalué à 3. Dernière modification le 07 septembre 2024 à 19:04.

    Tu peux sortir exactement le même discours avec Bardella, au point où on en est…

    Tout à fait, ce que j’ai dit est 100% indépendant des personnes et des partis. C’est précisément l’objet de mon message : au delà des votes et des nominations, que peut-on faire ?

    que peut-il faire de bien ou de mal pour le logiciel libre ? nos métiers ? nos familles ? nos territoires ?

    Demande au RN, c'est de son coté qu'il penche.

    Je ne demande pas vers ce il quoi il penche. Je crois que tu n’as pas compris mon usage du mot « pouvoir » ici. Quand je dit « que peut-il faire », ça inclus ce à quoi il ne penserait même pas lui-même, pas même ses collaborateurs, mais dont il a la capacité.

    Il faut bien comprendre que la capacité dont je parle est exactement la même que si c’était quelqu’un d’autre à sa place, quelque soit leurs bagages, partis, que ce soit Barnier, Mélanchon, Bardella, moi ou toi. C’est la capacité de la fonction, du poste.

    en quoi ce Michel Barnier peut travailler au bien commun

    Un personne placée a droite ne travail pas vraiment pour le bien commun, mais pour le bien d'une partie de la population dont les autres gens de droite espèrent faire parti, et au vu de ses vote passé, il était même pour la répression d'une partie de la population.

    Toujours la même confusion avec le sens du verbe « pouvoir ».

    Je disqualifie la phrase entièrement pour avoir dit « à droite », j’aurai disqualifié autant si tu avais dit « à gauche ». Les définitions que j’ai donné de l’autorité, du bien commun et de la vertu proviennent de Grèce quelques siècles avant l’an 1 de notre ère, histoire de rappeler que la politique n’a vraiment rien à voir avec les imaginaires de droite et de gauche.

    La politique ne devrait pas être une affaire clanique où l’on considère que les gens sont tout entier déterminés par leur clan. On peut remplacer « gauche » et « droite » par « blanc » ou « noir » pour voir le problème : « un personne noire ne travaille pas vraiment pour le bien commun » ou encore « un personne blanche ne travaille pas vraiment pour le bien commun ». Tu saisis le problème ou pas ? Tes propos supposent que l’expérience sociale produirait une nature qui déterminerait entièrement l’agir d’une personne. D’une part l’expérience sociale ne produit pas une nature, de l’autre la nature ne détermine pas nécessairement les actes. Il y a deux erreurs fondamentales dans cette pensée : 1. appartenir à un groupe social serait aussi fort qu’appartenir à une ethnie (national-socialisme), et 2. appartenir à une ethnie déterminerait entièrement l’agir (racisme). Les deux propositions sont fausses et doivent être rejetées.

    J’ai l’impression que processus dit « démocratique » en France conduit les gens à penser que le seul pouvoir doit être électoral, et que la seule action politique possible est un coup d’état permanent. On réclame quelqu’un, si on ne l’a pas on râle et on attend le prochain vote/la prochaine nomination…

    Quand un nouveau salarié est embauché, c’est toute l’entreprise qui attend des choses de lui, pas seulement le patron, y compris ses éventuels subordonnés ou les autres services. Le salarié pourrait bien avoir une expérience qu’on pourrait lui demander de développer d’autres compétence, ou même de faire des choses absolument contraire à ce qu’il a pu réaliser dans une autre entreprise. Une fois que le gars est à un poste, le monde ne s’arrête plus de tourner, y compris si le recrutement est considéré comme mauvais.

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  • [^] # Re: Mais concrètement, que faire pour le bien ?

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Droit à l'oubli ?. Évalué à 3.

    Lui il peut peut-être faire ça, mais comment nous, pouvons-nous obtenir ça de lui ?

    Parce que là est le point le plus important, les élections, les nominations tout ça, ce ne sont que des outils dans un attirail, et ça ne doit pas être l’alpha et l’oméga de la politique. Une fois qu’il y a quelqu’un, qu’il plaise où non, que peut-on obtenir de lui et comment ?

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  • [^] # Re: Oui, droit à l'oubli, droit à changer d'avis : démocrate et lté d'exp.

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Droit à l'oubli ?. Évalué à 4.

    Tout cela est très confusant!

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  • [^] # Re: Oui, droit à l'oubli, droit à changer d'avis : démocrate et lté d'exp.

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Droit à l'oubli ?. Évalué à 3. Dernière modification le 06 septembre 2024 à 21:02.

    Évidemment il faut lire Barnier et non Bernier, la faute à BAud qui m’a enduit d’erreur. 🫣️

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  • # Mais concrètement, que faire pour le bien ?

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Droit à l'oubli ?. Évalué à 0. Dernière modification le 06 septembre 2024 à 21:01.

    Si ce Monsieur est Premier Ministre, au delà des clivages gauche-droite, que peut-il faire de bien ou de mal pour le logiciel libre ? nos métiers ? nos familles ? nos territoires ?

    Et plus généralement, si toute autorité est un pouvoir sur les volontés pour les orienter au bien commun, et que le bien commun est l’opération de tous selon la vertu, et que la vertu est l’habitude qui rectifie les puissances, en quoi ce Michel Barnier peut travailler au bien commun selon ses acquis, et pour ce qui ne serait pas acquis, comment lui faire acquérir ce qui lui manquerait ?

    L’oubli ne changera rien à ce qu’il va faire, peut faire, et ce qu’on pourra, ou pas, obtenir de lui qu’il fasse. Ce dernier point est le plus important car c’est probablement le seul sur lequel nous avons a un pouvoir : que peut-on faire pour que le premier ministre, lui ou un autre, travaille au bien commun ?

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  • [^] # Re: Oui, droit à l'oubli, droit à changer d'avis : démocrate et lté d'exp.

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Droit à l'oubli ?. Évalué à -3.

    Il me semble que le commentaire réagisse au fait que :

    1. l’auteur du journal parle comme s’il était chez lui et suppose que son public adhère à ses points de vue par principe, sur un sujet qui n’est pourtant pas celui du site.
    2. cette confusion et parti-pris est assez commun chez certains libristes séduits par certaines thèses politiques, qui semblent supposer à tord que ces deux adhésions font une seule.

    Il est possible de supposer ici une forme de consensus sur certains sujets liés à Linux et au logiciel libre par exemple, et probablement sur des sujets connexes comme les brevets logiciels ou peut-être encore les machines à voter, mais pour certains sujets comme la politique elle-même ou bien la meilleure façon de cuisiner les tripes, ce n’est pas vraiment possible de supposer un consensus.

    Si je parle ici comme si tout le monde avait déjà utilisé LibreOffice et était convaincu de la pertinence de cet outil, il y a peu de chance que je rencontre autre chose que de l’adhésion sur le sujet que je développerai. Mais l’auteur du journal semble penser qu’il peut faire la même supposition entre ses convictions politiques et le lectorat du site, et plus généralement les utilisateurs de Linux et de logiciels libres, et ça c’est plutôt maladroit.

    Prenons quelques exemples : l’auteur parle d’ « extrême droite ». Son erreur serait la même s’il avait parlé de gauche, de droite ou d’extrême gauche et que son journal n’était pas un exposé sur les mécanismes d’allégeances en politique.

    Les notions de gauche, droite, extrême-gauche, extrême-droite n’expriment rien en terme de doctrine politique, ce ne sont que des expressions pour exprimer des allégeances de manière la plus floue possible, afin de réduire les interactions politiques à des disputes claniques dont les appartenances seraient elle-mêmes réduites au plus simple conformisme dans chacun des « bords ».

    Les contours de ces « bords » sont extrêmement fluides, ils se déplacent autant que la fenêtre d’Overton, au gré de ce que ce qui est considéré comme acceptable ou non par les populations et les clans. Par exemple il y a quelque siècle l’extrême-droite désignait les royalistes, alors qu’aujourd’hui certains désignent par ces mots les patriotes ou les nationalistes. Mais en même temps, certains désignent certains mouvements passé comme le nazisme comme étant d’extrême droite, alors que pourtant la conviction patriote ou nationaliste de ceux qui ont résisté contre le nazisme serait aujourd’hui considéré d’extrême droite. C’est vraiment très fluide tout ça.

    Plongeons plus profondément dans cette confusion, pour rire un peu. Prenons l’exemple de l’abbé Paillon, curé de Maillé, village rasé par les nazis en 1944, il introduit son ouvrage de 1945 « Maillé martyr » qui témoigne du drame par son analyse personnelle et comment il trouve dans Mein Kampf les causes doctrinales du crime qui a décimé son village : la théorie nazie de l’ « Allemagne au dessus de tout » et celle de l’ « explication définitive avec la France ». Si les nazis sont d’extrême droite, alors l’abbé Paillon qui dénonce le nazisme dénoncerait donc l’extrême droite. Pourtant il était lui-même catholique et ses avis sur l’IVG étaient probablement en contradiction avec l’auteur du journal qui semble considérer que l’extrême-droite sont ceux qui ne pensent pas comme lui sur ces sujets. Ce curé était-il alors d’extrême droite lui-aussi ? Et quelques années plus tôt lorsque le parti-communiste Français est entré officiellement en résistance en 1941, le nom de ce mouvement de résistance s’appelait « Front National » et avait comme logo officiel un drapeau bleu-blanc-rouge en forme de France portant les deux lettres « FN ». Ces symboles étant très marqués à l’extrême droite selon certains commentateurs, le parti-communiste était-il d’extrême droite en 1941 lorsqu’il résistait contre les nazis ? Certains pourront dire que oui puisqu’ils luttaient contre le nazisme et que le nazisme est d’extrême gauche puisque le national-socialisme est littéralement l’idée socialiste d’une nation produite par un contrat social, ce qui est précisément la pensée contractualiste de la révolution française qui est forcément d’extrême gauche puisque l’extrême droite est royaliste ! De toute façon on a bien la preuve que les communistes sont d’extrême droite puisque le secrétaire général du Parti Communiste Français Georges Marchais dans les années 1980 disait « Il faut stopper l’immigration », discours que tient le Rassemblement National aujourd’hui, parti qui est d’extrême droite parce que nationaliste et patriote comme l’étaient les communistes de l’autre FN de 1941 ! Mais en même temps le PCF est placé à l’opposé de l’hémicycle comparé au RN donc si le parti communiste est d’extrême droite, alors le rassemblement national est d’extrême gauche ! CQFD !

    Revenons à ce brave candidat M. Bernier. Il serait nommé premier ministre par Emmanuel macron, qui ne cache pas son projet d’Europe par dessus tout et d’explication définitive avec la France. Michel Bernier serait donc le parfait candidat européiste, félicité par Ursula von der Leyen, la présidente non-élue de la Commission Européenne. Michel Bernier est forcément très Macron-compatible, et tout le monde a vu comment les députés LREM se sont alliés avec le Nouveau Front Populaire et La France Insoumise au second tour des législatives 2024 pour battre le Rassemblement National, vous en déduirez-donc facilement que non-seulement Michel Bernier ne représente personne, mais qu’en plus il appartient à la majorité ! Et surtout, surtout, qu’il est d’extrême-gauche comme les nazis ! Ou peut-être qu’il est d’extrême-droite comme les nazis, en fait je ne sais plus !

    En tout cas c’est forcément un gros méchant, donc il faut résister. Mais alors se pose un dilemme, de taille.

    En effet « résistance » et « réaction » veulent dire la même chose, ces termes portent simplement une connotation morale différente. La réaction c’est la résistance à la domination quand celle-ci est à la fois majoritaire et majoritairement considérée comme bonne (parfois rétroactivement), la résistance c’est la réaction à la domination quand celle-ci est à la fois majoritaire et majoritairement considérée comme mauvaise (parfois rétroactivement). Pour savoir si la résistance est de la réaction ou la réaction de la résistance, il suffit de se conformer au conformisme, majoritaire lui-même, qui est nécessairement le produit de cette domination, et à son jugement moral également, qui est expression cette domination.

    La résistance c’est donc les gentils dominés contre les méchants dominateurs, et la réaction c’est donc les méchants dominés contre les gentils dominateurs. C’est très facile en fait, et pour savoir qui sont les gentils et les les méchants, c’est encore plus facile : les gentils sont de gauche. Ou de droite. Enfin je ne sais plus…

    Et donc, l’auteur du journal tient pour acquis (pour reprendre les termes du commentaires de mersak) que les lecteurs sont de son bord politique, ce qui est à la fois l’expression d’un conformisme, et le moyen d’une domination.

    Après cet exercice de style, si plutôt que droite et gauche on parle de souveraineté, de centralisation, de décentralisation, de contractualisme, de socialisme, de réalisme, de nationalisme, de patriotisme, de mondialisme, etc. qui sont des principes et des doctrines, il deviendrait beaucoup plus facile de démêler la pelote…

    Et vous, vous les aimez comment, vos tripes ?

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  • [^] # Re: bcachefs ≠ bcache

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien L'utilitaire Bcachefs-Tools est rendu orphelin chez Debian Stable. Évalué à 3.

    L’environnement de compilation ça marche, même si littéralement la compilation est un sous-ensemble du build, à chaque fois que j’entends ou lit « environnement de compilation », je pense quand même à ce qui produit et délivre le produit final.

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  • [^] # Re: bcachefs ≠ bcache

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien L'utilitaire Bcachefs-Tools est rendu orphelin chez Debian Stable. Évalué à 3.

    L’instabilité de l’écosystème rust est clairement pointée du doigt dans les citations de l’article:

    I got some help from the Rust team who says that the common practice is to relax the dependencies of Rust software so that it builds in Debian. So errno, which needed the exact version 0.2, was relaxed so that it could build with version 0.4 in Debian, udev 0.7 was relaxed for 0.8 in Debian, memoffset from 0.8.5 to 0.6.5, paste from 1.0.11 to 1.08 and bindgen from 0.69.9 to 0.66. […] you may wonder how any distribution could sanely package this. […] anyone who needs to support bcachefs-tools long-term has to carry the support burden on their own, and if they bundle it’s dependencies, then those as well.

    Traduction:

    J'ai reçu de l'aide de l'équipe Rust qui a dit que la pratique courante est d'assouplir les dépendances des logiciels Rust pour qu'ils se construisent dans Debian. Ainsi, errno, qui avait besoin de la version exacte 0.2, a été assoupli pour pouvoir être construit avec la version 0.4 dans Debian, udev 0.7 a été assoupli pour 0.8 dans Debian, memoffset de 0.8.5 à 0.6.5, paste de 1.0.11 à 1.08 et bindgen de 0.69.9 à 0.66. […] vous pouvez vous demander comment une distribution peut raisonnablement empaqueter cela. […] quiconque a besoin de supporter bcachefs-tools à long terme doit prendre sur lui la tâche du support, et s'il empaquette ses dépendances, de celles-ci également.

    L’outil lui-même est instable, mais l’écosystème l’est tout autant, et c’est pourquoi le mainteneur du paquet Debian jette l’éponge : maintenir l’outil est une chose, maintenir l’écosystème de rust est une autre chose, et comme on pourrait dire dans d’autres domaines « il a pas signé pour ça ».

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  • [^] # Re: bcachefs ≠ bcache

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien L'utilitaire Bcachefs-Tools est rendu orphelin chez Debian Stable. Évalué à 3.

    Oui mais ça veut dire que l’absence de cet outil ne devrait avoir aucune incidence sur les usages de bcache.

    Ce sont deux paquets différents :

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  • # bcachefs ≠ bcache

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien L'utilitaire Bcachefs-Tools est rendu orphelin chez Debian Stable. Évalué à 3.

    Je croyais avec une lecture (un peu trop rapide) du titre que c’était l’outil de bcache (un système pour avoir un cache SSD devant un disque plus lent), mais non ce n’est que l’outil de bcachefs, un système de fichier expérimental qu’il convient de ne pas utiliser en production pour le moment, donc bon, c’est pas la mort.

    Par contre le commentaire sur l’instabilité de l’écosystème rust est très intéressant.

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  • [^] # Re: Contributeurs/Sources

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Sur Wikipedia 1 homme sur 5 est une femme !. Évalué à 3.

    Le mécanisme de colonisation est un rapport de force dans le contrôle des territoires.

    Le besoin de justification de l’inversion des causes et des conséquences coloniale produit tout autant le racisme que le besoin de justification de la colonisation elle-même.

    Si on inverse les causes et les conséquences et que l’on déclare:

    Les pays européens ont colonisés le reste du monde donc c'est eux qui sont importants.

    Alors la colonisation n’est plus rendu possible par un rapport de force, alors il faut supposer que celui qui réussit cette entreprise de colonisation ne réussit pas parce qu’il est le plus fort. Alors ça veut dire qu’entre le colonisateur et le colonisé la force serait supposément égale, ou non-significative. La cause serait alors que l’un déciderait de le faire, et l’autre de ne pas le faire, et parce que la force ne saurait s’y opposer ou le décider, que cela ne serait que pure initiative intrinsèque à ce peuple. Ainsi le peuple colonisateur ne le serait plus par sa force, mais par la nature de son peuple.

    C’est précisément par ce mécanisme que certains racialistes contemporains en viennent à déclarer que l’européen est mauvais par nature ce qui sont précisément des thèses racistes. C’est ce qui permet par exemple à Maryse Duhamel de dire que « Les Blancs se sont eux-mêmes mis hors humanité ».

    Il existe des idéologies qui poussent à coloniser. Par exemple la colonisation Arabo-musulmane qui a soumis une bonne partie de l’Afrique, le Moyen-orient, et une partie du pourtour méditerranéen en Europe a été motivé par une idéologie politique, sociale et religieuse, effectivement. C’est un bon exemple. Mais celle-ci n’a pu se faire que parce que le rapport de force le permettait. Un recul de cette colonisation en Espagne par la Reconquista n’a été possible que par une inversion de ce rapport de force.

    De même, il a fallu que le rapport de force s’inverse en Méditerranée pour que la France mette fin aux Barbaresques et autres raids qui capturaient et déportaient et réduisaient en esclavage les populations blanches depuis la France vers l’Afrique du nord, et mette fin à la piraterie en Méditerranée. Cela a conduit à la colonisation de l’Algérie par la France précisément parce que pour mettre fin à l’esclavage et à la piraterie le contrôle du territoire par la force était requis. Il y a eu une volonté politique évidente mais celle-ci n’a pu être réalisée que parce que le rapport de force le permettait.

    La France a donc colonisé l’Algérie après que l’Algérie ait été colonisée par les arabes, arabes qui avaient eux-même colonisés l’Algérie après qu’elle ait été colonisée par les romains, etc. Pour rappel, Augustin d’Hippone dit « Saint Augustin », un des plus illustres penseurs chrétiens et un des quatre premiers pères de l’Église catholique était évêque d’Hippone au Ⅴe siècle dans ce qui est désormais l’Algérie, qui était un territoire chrétien issue de l’Empire Romain avant la colonisation Arabo-musulmane. Les motivations ont de ces colonisations successives ont été diverses et variées, mais c’est toujours le rapport de force qui les a permis. La cité berbère d’Hippone fut punique, numide, romaine, arabe, vandale, byzantine, omeyyade, ottomane, française… et très récemment algérienne suite au récent retour d’un rapport de force en faveur de la colonisation arabo-musulmane dans ce territoire.

    Nier que c’est le rapport de force qui a le dernier mot, c’est supposer qu’un peuple serait par nature colonisateur, ce qui est raciste.

    Le racisme n’a rien à voir avec la colonisation en soi, ce n’est qu’une motivation parmi d’autres, et cette motivation est d’ailleurs bien plus souvent une justification a posteriori (une rationalisation) qu’une cause.

    • J’ai donné l’exemple de la colonisation Arabo-musulmane en Afrique, au Moyen-orient et en Europe : celle-ci a toujours été liée au pillage et à l’esclavage et donc a une motivation économique, la justification théologique excuse le crime.
    • On peut encore donner l’exemple de la colonisation Européenne aux Amériques, la motivation est économique, ne serait-ce que la découverte des territoires est l’effet de bord inattendu d’une recherche de nouvelle route marchande vers des territoires déjà connus et pour un marché déjà existant, et l’exploration et l’exploitation des territoires se sont faites à des fins économiques.

    Certaines explorations dont le premier moteur n’est pas économique existent, on peut citer par exemple certains missionnaires français en Asie (, mais le sort de ces gens se terminaient généralement par la torture et la mort (voir à ce sujet le musée des Missions Étrangères de Paris, par exemple). Ils étaient convaincus d’un message à apporter au monde, mais ils n’avaient pas le rapport de force qu’une motivation économique peut apporter. Ils partaient en sachant qu’ils n’en reviendraient pas vivant.

    Encore aujourd’hui essayer d’aller sur l’Île de North Sentinel pour des raisons idéologiques, la conviction de la suprématie de la couleur de votre peau, la foi évangélique, ou celle du monstre spaghetti volant, et c’est la mort assurée. Le dernier cas documenté est celui de John Chau en 2018. Par contre si on découvre qu’il y a sur cette île la plus grosse mine de je-ne-sais-quel-matériau-précieux, tout d’un coup les gros moyens seront mis par certains états ou entreprise pour prendre le contrôle du territoire et on entendra à longueur de journée que ces personnes avaient besoin d’aide, on découvrira probablement chez ce peuple des pratiques horribles qui seront brandies pour justifier de civiliser ces gens, et on martèlera tous les risques sanitaires dont ils étaient victime pour expliquer combien ils ont besoin de notre médecine, qu’il faut leur apporter la démocratie, etc.

    Même la colonisation culturelle états-unienne qui nourrit le racialisme en Europe (par exemple l’entretien de l’idée fausse que les français noirs sont descendants d’esclaves par identification mythologique avec les populations nord-américaines qui sont elles le produit de l’esclavage) est surtout l’effet d’une colonisation économique. Pourtant ici le peuple colonisateur et le peuple colonisé possèdent des populations au caractéristiques similaires y compris dans leur diversité.

    sans racisme, pas de colonisation.

    Cette pensée fausse est précisément le fruit d’une entreprise coloniale pour justifier celle-ci et dominer le colonisé, lui faire accepter un rapport de force colonial différent.

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  • [^] # Re: Contributeurs/Sources

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Sur Wikipedia 1 homme sur 5 est une femme !. Évalué à 2.

    Les pays européens ont colonisés le reste du monde donc c'est eux qui sont importants.

    Tu fais une erreur de logique : tu inverses cause et conséquence.

    Les pays européens étaient les plus importants donc ils ont colonisés le reste du monde.

    La colonie est un rapport de force, le territoire colonisé est nécessairement moins bien défendu pour que la colonisation soit un succès.

    Pour réussir une entreprise colonisatrice il faut donc être plus le fort, la force est donc ce qui importe pour réussir une colonisation, les pays européens étaient donc les plus importants pour coloniser le reste du monde. CQFD.

    Selon les époques et les contextes la « force » peut changer, cela peut être une force technologique, une force commerciale, une force démographique…

    Par exemple les migrations africaines vers l’Europe au XXIe siècle ont une force démographique plus élevée que les peuples indigènes des pays européens, ces migrations africaines sont donc les plus importantes dans cette région et c’est pourquoi ils colonisent. Et là encore ce n’est pas parce qu’ils colonisent qu’ils sont plus importants, mais parce qu’ils sont plus importants qu’ils colonisent. Et c’est encore à cause de cette importance que les médias en parlent, que des partis politiques se spécialisent sur ce sujet, que des faits-divers et autres faits-historiques se produisent dans ce contexte, et que Wikipédia reçoit des articles qui traient de ces sujets, quelque soit l’angle abordé pour les traiter.

    L’œuvre et le récit de l’œuvre sont tous deux conséquences de l’importance. C’est d’ailleurs sur ce principe que se fonde la méthodologie d’acceptabilité de Wikipédia : ce qui est important par lui-même est sensé susciter du commentaire à son sujet.

    Cette idée est bonne en soit, après bien sûr il y a des biais. Par exemple un archiviste dont le métier est de traiter des documents d’archive sera plus à même à encourager à produire et rassembler des archive sur les sujets qui l’intéressent lui ou son employeur, et cette place lui donne une force et donc une importance que d’autres n’auront pas, alors que ce n’est pas nécessairement le sujet lui-même qui a cette importance. L’autre exemple de biais sont certains outils de mesure utilisés pour évaluer la force et donc l’importance : un logiciel libre qui n’est pas vendu ne sera pas traité par un journaliste économique quand bien même le marché de ce logiciel libre serait plus grand qu’un autre produit fortement commenté. Ici l’importance de la force de vente dans une société qui place ceci au sommet des outil d’évaluations (autre importance) éclipse l’importance de la part de marché. Là encore on pourra dire que le capitalisme économique domine parce qu’il importe, et pas qu’il importe parce qu’il domine.

    Heureusement on n’est pas obligé de se soumettre systématiquement au rapport de force. L’espèce humaine est cause d’extinction d’espèce parce que sa force fait qu’elle importe plus que les autres espèces, mais l’espèce humaine est aussi la seule a produire des programmes de préservation des autres espèces… D’une certaine manière, ces autres espèces importent à l’espèce humaine et comme ces autres espèces ne produisent que très peu de documents (reliques primaires involontaires), c’est la propre importance de l’espèce humaine qui conduit encore à préserver les autres espèces, et à les documenter. C’est le rapport de force lui-même qui permet de s’extraire un peu de ce rapport de force : une société primitive ne peut matériellement pas se permettre le soin du handicap, et il faut une organisation sociale très solide pour se permettre de payer des chercheurs à envoyer une sonde prélever des échantillons sur une comète et les rapporter…

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  • [^] # Re: Architecture exotique

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien RaspberryPi lance la RP2350 qui embarque 2 core RISC-V... en plus de 2 core ARM !. Évalué à 3.

    Ça pourrait être cool de faire tourner les deux architectures en même temps comme le Cell avec son cœur PPC et ses SPEs en effet, mais d’après l’article de franboise314 ce serait soit les cœurs Arm, soit les cœurs RIRSC-V, mais pas les deux architectures en même temps:

    Le choix s’effectue au démarrage, les deux cœurs activés sont ensuite utilisés par le programme.

    En tout cas ça semble être un moyen intéressant de diffuser en masse une architecture en laissant le client prendre le risque de tester autre chose… sans perdre ce qu’il connaît déjà et sur lequel il peut se rabattre si besoin. Un dual boot mais pour l’archi, en somme.

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