Jul a écrit 794 commentaires

  • [^] # Re: Et pourquoi que ?

    Posté par  (site web personnel) . En réponse à la dépêche Amélioration en vue pour l'installation de logiciel sur GNU/Linux.. Évalué à 2.

    Il faut fournir aussi les versions des librairies qui sont sur le LSB pour le cas où l'upgrade des librairies est incompatbles avec les versions précédentes => explosion de l'espace disque et trous de sécurité en perspective.

    En plus je soupçonne des problèmes d'accès au hardware : quand l'API kernel change (exemple pour accéder au framebuffer), les librairies user space doivent changer. Donc les paquets binaires figeront les distributions à la windows. On devra maintenir les systèmes pour faire marcher le plus grand nombre de logiciels binaires et geler les mises à jour, et renoncer à installer de nouveaux paquets ou des mises à jour sécurité.

    Bref, bienvenue dans le monde windows en moins bien.
  • [^] # Re: ça peut pas marcher ?

    Posté par  (site web personnel) . En réponse à la dépêche Amélioration en vue pour l'installation de logiciel sur GNU/Linux.. Évalué à 3.

    Voir les DLL hells évoqués ci dessus.

    L'enfer de la gestion des dépendances est intimement lié à la distribution de logiciels binaires.

    Le prix de la "facilité de d'installation" sera le prix de la maintenance tant des paquets (générer autant de binaires que les dépendances l'éxigent, et de systèmes cibles) que du système.

    La qualité des paquets debian/bsd tient au fait que les dépendances et adaptations au système sont gérées à la main.

    Je soupçonne que vouloir des paquets binaires simplement multi OS est un problème équivalent à générer les paquets leur dépendances, leur acclimatation auto magiquement. Quand je vois autoconf/automake, l'ambitieux système rpm, je crains qu'ils ne vaillent mieux réflêchir en amont de la génération de paquet à la création de logiciel qui est :
    Quelles pratiques des développeurs et packageurs permettraient de générer plus facilement les paquets pour toutes les distros tout en alourdissant pas de manière rébarbative la création de logiciel ?

    J'entend presque la critique habituelle des openBSDistes aux codeurs "linux" qui est : il faudrait que les développeurs apprennent à coder proprement et plus sobrement sans multiplier les dépendances, les trucs plateformes/linux spécifiques et gadgets inutiles (aka gnueries).

    A mon avis la problématique de la distribution de binaire risque d'aboutir à une usine à gaz servant à corriger des problèmes en amont. Mais bon je fais ma Cassandre et j'attend pour confirmer mon opinion.
  • [^] # Re: La question principale

    Posté par  (site web personnel) . En réponse à la dépêche Conseil de l'Union européenne : « Nous ne pouvons pas supporter légalement Linux ». Évalué à 2.

    voilà une tempête dans un verre d'eau qui se finit :-)
  • [^] # Re: des vendus

    Posté par  (site web personnel) . En réponse à la dépêche Conseil de l'Union européenne : « Nous ne pouvons pas supporter légalement Linux ». Évalué à 2.

    Ton approche était geeko centrique jusqu'à présent car elle ne prenait pas en compte le facteur le plus important dans une décision technique qui reste le facteur humain.

    On en revient à l'attitude initial de toute personne face à une nouveauté qui'il ne peut comprendre (on a pas un temps infini pour tout apprendre): la peur, et le conservatisme c-a-d le choix de solutions qui ont déjà fait leur preuves même si elles sont non optimales. Et de la nécessité pour ceux qui ont de une connaissance plus poussée non de se comporter en tribunal (c'est bien/c'est mal) qui braque les décideurs, mais en conseiller qui apporte ses connaissance en expliquant le pour et le contre.

    Donc tu vois, mon propos sur linuxfr est du même acabit que celui que tu as normalment en situation quand tu fais face rationnellement à ces même personnes. Je suis sûr que tu n'es pas arrivé en disant à tes clients qu'ils étaient des vendus incompétents, mais en imaginant qu'ils auraient des bénéfices à tirer d'une explication pédagogique dans le domaine et à les rassurer.
  • [^] # Re: Et pourquoi que ?

    Posté par  (site web personnel) . En réponse à la dépêche Amélioration en vue pour l'installation de logiciel sur GNU/Linux.. Évalué à 3.

    On revient à la situation des utilisateurs windows depuis 20 ans : l'enfer des DLL

    http://en.wikipedia.org/wiki/DLL_hell

    C'est pour résoudre ce problème que windows à fait son java (qui devait éviter ces problèmes : .net

    C'est fou comme en informatique on rebute souvent sur les mêmes problèmes.
  • # ça peut pas marcher ?

    Posté par  (site web personnel) . En réponse à la dépêche Amélioration en vue pour l'installation de logiciel sur GNU/Linux.. Évalué à 3.

    Voici un certain nombre de cas qui me disent que cela pose problème :

    outils pour récupérer/manipuler en click a click des paramètres/réglages de la nouvelle carte trucmuche avec drivers proprio dans le kernel (au choix gadget HP sur cartes mères, overcloking/température sur nvidia, carte wifi ...) => J'aurais beau installé la partie user space en binaire si j'ai pas les drivers binaires je suis mal. Et l'on revient au fait qu'il fait résoudre les problèmes des blobs dans le kernel, et que cela ne marcherait peut être pas sur BSD x86 avec compatibilité binaire (qui est aussi un système libre), voire sur linux sparc64.... Donc la distribution de binaire pour ce secteur sera toujours moins intéressante que l'accès aux specs du hardware. (Cela coûtera en plus plus cher aux éditeurs).

    Autres choses, imaginons une IHM de haut niveau. Comme il faut compiler tout en static, le binaire va réintégrer les librairies genre gtk, expat, sdl, ... non seulement la taille des install va exploser, mais quid des interactions (pour une appli qt par exemple) entre le nouveau desktop (KDE) et le binaire avec ses anciennes librairies. N'y a t'il pas des risques de devoir régler son système sur les applis binaires ? Du genre j'ai une appli métier qui utilise tel mécanisme donc je peux plus upgrader mon serveur qui est en DMZ. En tant que sysadmin, je serais pas chaud.

    Pour les serveurs, (oracle par exemple) imaginons, c'est bien beau d'avoir les binaires, mais le sysadmin veut aussi une standardisation des emplacement de réglages (/etc/), des fichiers de log/pid, des scripts de démarrage, qu'en sera-t'il. Le démarrage sur un BSD (compatible binaire linux) qui se fait à la slackware, n'est pas le même que dans une RH ou une debian. De même pour la gestion des droits, il est parfois sain de créer un utilisateur local, avec toutes les contraintes et conventions par système, ça sent l'usiine à gaz.

    Et que se passe-t'il quand une librairie (dont on on ne sait pas qu'elle est intégrée si le binaire est strippé) souffre d'une vulnérabilité ? On ne remet plus à jour une librairie, mais n applications ? En plus comment peut on faire confiance à des éditeurs propriétaires pour bien vouloir jouer le jeu de la transparence nécessaire à la sécu, alors qu'il livre la forme la plus obfuscated possible du code, c'est à dire un binaire ?
    Ca va faire exploser le besoin en maintenance sur les serveurs (chic du boulot). Et déjà qu'on peut ne pas avoir confiance dans des logiciels même quand on a les sources, alors avec du binaire, faut être sacrément confiant. Vous vous sentez installer un logiciel sous forme binaire de gestion de DVD-rom fourni par sony vous ?


    Le choix le plus simple, le plus efficace serait quand même que les éditeurs comprennent que leur métier c'est le service et pas la vente de logiciels en boîte, et se mettent à faire du logiciel libre, et continuent à faire du service payant. Peut être même que ce serait plus rentable si on regarde les économies d'échelle
  • [^] # Re: mauvaise traduction probable depuis l'anglais

    Posté par  (site web personnel) . En réponse à la dépêche Conseil de l'Union européenne : « Nous ne pouvons pas supporter légalement Linux ». Évalué à 1.

    par contre si une société de service vendait un contrat qui garantissait une obligation de moyen pour la correction en cas de fonctionnement non conforme d'un produit, l'état ne pourrait plus faire la distinction entre logiciels libres et propriétaires, et le logiciel libre pénétrerait plus d'endroits, et on pourrait même aider les projets.

    Depuis le début c'est la meilleure manière pour le libre d'avoir sa place dans la sphère de l'informatique marchande sans léser personne. Mais comme l'informatique est une fonction support de l'entreprise (elle ne génère pas de revenu directe), il serait même encore plus intéressant pour diminuer les coûts de monter des GIE (groupement d'intérêt économique).

    Dommage que les SSLL vendent du rêve et pas du pragmatisme.
  • [^] # Re: des vendus

    Posté par  (site web personnel) . En réponse à la dépêche Conseil de l'Union européenne : « Nous ne pouvons pas supporter légalement Linux ». Évalué à 2.

    La compatibilité est des deux cotés du tuyaux, l'UE choisi la solution de streaming, qui peut en fonction du fournisseur imposer le format. Je voulais juste mettre en exergue que la décision prise est une décision plus que technique et que comme le facteur sur laquelle l'UE à la main c'est le serveur, j'essayais de montrer comment on pouvait ne pas vouloir de libre.

    Et pour les acronymes, ils sont tous définis et courants dans les contrats de services informatique. Comme le mot légalement garanti semble important dans la FAQ, j'essayais de voir comment l'aspect légal peut invalider le logiciel libre.

    Le raisonnement tu remarqueras est aussi applicable sur le choix de l'encodage. Autant il est peut être garanti contractuellement que wmw va avoir certaines propriétés (pas d'acronymes, hein)(comme par exemple l'impossibilité supposée d'altérer les contenus, et du traçage), autant on ne peut le faire avec les formats ouverts.


    La diffusion de contenu à tort ou à raison ne s'arrête pas à la diffusion du message, mais elle comprend aussi notamment les métas données : authenticité, origine, source(traçage), moyen de non falsification (surtout quand il s'agit de truc officiel), licence d'utilisation. A titre perso, je pense qu'aucun logiciel de streaming peut techniquement garantir tous ça et donc qu'un choix libre serait équivalent, mais au moins, si tu as la garantie légale que le produit le fait, le jour où l'on modifie une vidéo tu peux poursuivre quelqu'un devant un tribunal (le modficiateur pour violation de la DADVSI, ou le fournisseur pour défaut contractuel) et l'on ne t'accusera pas de ne pas y avoir pensé.

    L'approche geek techno centriques sur des choix de l'UE est une forme d'oeillère confortable mais inefficace pour comprendre dans un premier temps puis amener les administrations dans un deuxième temps à améliorer leurs techno de diffusion.


    Quand un choix est contraire à celui que l'on aurait fait il est plus facile d'imaginer que l'autre est incompétent ou représente un méchant lobby, que d'imaginer que l'on manque de compétence/information. Mais il se trouve que je n'aime pas la facilité :-) c'est pour ça que je propose une autre explication aux choix de l'UE.
  • [^] # Re: mauvaise traduction probable depuis l'anglais

    Posté par  (site web personnel) . En réponse à la dépêche Conseil de l'Union européenne : « Nous ne pouvons pas supporter légalement Linux ». Évalué à 2.

    Pour l'adullact c'est peut être la démarche qui manque.

    Un GIE n'est que la forme légale pour désigner un regroupement d'acteurs ayant identifiés des besoins communs. Avant de commencer par la forme légale, il faut commencer par la forme sociale (i.e. une masse critique de futurs usagers ayant évalués leur problème). Donc un GIE viable doit apporter une solution en adéquation avec un problème identifié, dont le coût est évalué. Je pense juste que son manque de succès est dû à une erreur dans la démarche.

    Si l'adullact ne marche pas c'est peut être pas tant que les concurrents sont sournois, ou les acheteurs incompétents, que l'inadéquation de l'offre à la demande.

    Tel que l'adulact est présentée ici : http://www.adullact.org/article.php3?id_article=131 c'est surtout un organisme de prosélytisme. L'idéologie n'apporte pas de solutions concrètes. Le logiciel libre en tant que tel ne sert à rien à l'administration. cf Ce que l'administration apporte au libre http://www.libroscope.org/Ce-que-l-administration-apporte-au

    je serais en charge de l'informatique pour une administration, mais je m'en fouterais du libre. Ce que je voudrais c'est que mes collaborateurs et les administrés aient la solution qui leur permette de faire tout ce qu'ils doivent faire en perdant le moins de temps d'argent et d'énervement possible avec l'informatique. Et je voudrais aussi passer le moins de temps possible là dessus pour pouvoir faire toutes les tâches qui m'incombent.

    Si je dois me faire casser les pieds avec des prêches idéologiques par des gens infoutus de me garantir le coût de la solution, et de garantir les résultats, je dirais à la poubelle. Surtout si cela ressemble plus à une secte aux réunions desquelles je dois prendre part qu'à des acteurs économiques qui ont les pieds sur terre. Ils sont où les TCO des solutions, les évaluations des économies ? à part des démos http://demos.adullact.org/ je ne vois rien
    L'adullact n'est pas un groupement d'intérêt économique, mais idéologique (je vous laisse parcourir les articles pour voir le champs sémantique truffé).
  • [^] # Re: mauvaise traduction probable depuis l'anglais

    Posté par  (site web personnel) . En réponse à la dépêche Conseil de l'Union européenne : « Nous ne pouvons pas supporter légalement Linux ». Évalué à 2.

    On ne peut garantir contractuellement que cela marche. CQFD.
    et ils ont raison.
  • [^] # Re: des vendus

    Posté par  (site web personnel) . En réponse à la dépêche Conseil de l'Union européenne : « Nous ne pouvons pas supporter légalement Linux ». Évalué à 2.

    chez orange tV ils aimaient bien vls. Même les non spécialistes arrivaient à l'utiliser pour tester les set top boxs. Comme quoi peut être que tout le monde est pas vendu.

    Même comme je le dis plus bas, je pense que la traduction française est fautive dans l'impression qu'elle donne, et que le "legal disclaimer" de la FAQ est fondé.

    Ceux qui s'occupent du streaming vidéo à l'UE sont non seulement soumis à la contrainte technique que "ça marche", mais aussi contractuelles de SLA (Service Level Agreement ou Garanti de niveau de service) de GTR (Garanti de temps de rétablissement), de QoS (Qualité de Service) et obligations de moyen qu'aucune société peut leur fournir en logiciel libre.

    Ce n'est pas que ça marche pas, c'est que ce n'est pas leur métier, et donc, si ils choisissent une solution libre, non content de devoir s'impliquer dans un métier qui n'est pas le leur (le streaming vidéo, l'édition de logiciel n'est pas ce pour quoi on paie nos institutions), ils devraient en plus être comptable des échecs pour une solution non testée à l'échelle. Il est normal, et nécessaire que l'UE externalise la mise en place de solutions vidéos.

    Sachant que le temps homme en informatique spécalisée est à 600¤/jours HT, croyez vous vraiment qu'acheter une solution à 60k¤ dont on est sûr qu'elle marche en un mois est déraisonnable face à une solution pour laquelle tout est à faire (mise en place de l'hébergement, des indicateurs de bon fonctionnement...) et pour laquelle on ne peut estimer ni le coût ni conformité du produit en situation par rapport aux éxigences (une solution libre tiendra-t'elle la charge) ?

    Si défaut il y a c'est celui de l'absence sur le marché d'une société qui propose un contrat de support (avec SLA, GTR, sécu) et une infra d'hébergement adapatée (utilisation de cache chez les FAI par exemple pour diminuer le transit et améliorer la QoS (qualité de service) en logiciel libre. Plutôt que de signer une pétition, il vaudrait mieux proposer un acteur crédible sur ce marché. (En fait proxad/free pourrait vendre sa capacité à gérer une solution de streaming vidéo)

    Bon comme à l'UE c'est pas leur métier ils peuvent pas savoir que probablement vlc/vls est utilisé par de nombreux opérateurs télécom français de tvdsl. Mais aucun acheteur n'a une "rationnalité parfaite". (je laisse aux économistes le soin de définir ce terme qui dit en substance qu'un acheteur préférera avoir le produit de moindre qualité si il est sûr de faire aussi bien/mal que la moyenne donc il préférera une solution plus utilisée que d'autres en informatique c'est ce qu'on appelle la valeur d'usage (voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Externalit%C3%A9)) .
  • [^] # Re: mauvaise traduction probable depuis l'anglais

    Posté par  (site web personnel) . En réponse à la dépêche Conseil de l'Union européenne : « Nous ne pouvons pas supporter légalement Linux ». Évalué à 1.

    par contre si une société de service vendait un contrat qui garantissait une obligation de moyen pour la correction en cas de fonctionnement non conforme d'un produit, l'état ne pourrait plus faire la distinction entre logiciels libres et propriétaires, et le logiciel libre pénétrerait plus d'endroits, et on pourrait même aider les projets.

    Depuis le début c'est la meilleure manière pour le libre d'avoir sa place dans la sphère de l'informatique marchande sans léser personne. Mais comme l'informatique est une fonction support de l'entreprise (elle ne génère pas de revenu directe), il serait même encore plus intéressant pour diminuer les coûts de monter des GIE (groupement d'intérêt économique).

    Dommage que les SSLL vendent du rêve et pas du pragmatisme.
  • # mauvaise traduction probable depuis l'anglais

    Posté par  (site web personnel) . En réponse à la dépêche Conseil de l'Union européenne : « Nous ne pouvons pas supporter légalement Linux ». Évalué à 5.

    Je reviens sur le sujet : les logiciels ne sont pas couverts par une obligation de résultat en d'autres mots vous ne pouver intenter un procès à microsoft pour vice caché si windows crash vos données et 10 ans de boulots.

    Comment dans ce cas linux/bsd/tous logiciels libres sur windows est-il légalement moins "supportable" (sic) (to support signifie garantir en français juridique correct).

    Donc évidemment que l'état ne peut garantir légalement qu'un logiciel libre fonctionne mais pas plus qu'un logiciel propriétaire qui comporte à 99,9% la clause AS IS (livré en l'état) où l'éditeur dénie toutes garanties que le produit va fonctionner. Il se donne juste l'obligation contractuelle de moyens pour essayer de le faire marcher.

    A l'incompréhension de l'informatique, s'ajoute la mauvaise connaissance du français, et du droit.

    Vu le nombre d'erreur et d'anglicisme on peut légitimement faire l'hypothèse que c'est une erreur de traduction depuis l'anglais par un stagiaire qui comprend rien. Le texte était peut être alors:

    Nous ne pouvons pas légitimement vous garantir que vous pourrez visualiser les vidéos sous linux.

    Comprendre : peut être que ça marche, mais nous ne pouvons vous le garantir.

    Il me semble que Napoléon disait que là où l'on voit une volonté délibérée de mal faire, il n'y a souvent que de l'incompétence. C'est pour ça que ce grand homme créa des grandes écoles pour nous apporter les moyens de bien faire.
  • [^] # Re: ce qui me choque...

    Posté par  (site web personnel) . En réponse à la dépêche Conseil de l'Union européenne : « Nous ne pouvons pas supporter légalement Linux ». Évalué à 2.

    j'ai l'intuition qu'il y a confusion entre "player" et format. Il existe si je ne me trompe pas des formats de transport qui sont lisibles par windows media player(tm) quicktime(r) et vl(c) mplayer donc multi-plateforme ... comme mpeg TS http://en.wikipedia.org/wiki/Transport_stream.
    Bon à l'intérieur de ça, on peut choisir le format pour la vidéo (théora). J'y connais pas trop mais ensuite, même une solution proprio doit pouvoir diffuser ceci. (quitte à mettre un logo sur vls et à monter une entreprise pour le garantir). En plus la france étant leader en TV dsl, il pourrait même profiter pour les diffusion en direct du réseau multicast des opérateurs.


    Je suis un peu candide, mais je ne pense qu'il ne s'agit que d'un manque de connaissance, et un peu de peur de la part d'un directeur informatique qui lit 01, ou alors que leurs avocats veulent le genre de fonctionnalités du style streaming authentifié infalisifiable et incopiable (mouarf) propres administrations qu'aucune solution de streaming peut leur apporter sauf sur la plaquette commerciale mais après tout ils ont la garantie légal que ça marche. Même si après tout, les parlements ont éxonéré les fabricants de logiciels de toutes poursuite au cas où le produit est non conforme (en industrie il n'y a pas d'obligation de résultat).

    Autrement dit, ils ont légalement aucune garantie du fait de leurs votes débiles qu'une solution propriétaire leur garanti ce qu'ils veulent (quelque soit l'objet de la clause contractuelle, sla, gtr, watermarking, copyright, méta donnée, authentificaiton des sources).
  • [^] # Re: BY et NC

    Posté par  (site web personnel) . En réponse à la dépêche Le GILO est wikifié (guide des logiciels Opensource). Évalué à 3.

    et merci pour tes réponses.

    Disons que la dérive des assimilés libres (web 2.0/musique libre) vers l'overcrowding (faire faire par les autres, et licencier sous une licence non libre qui restreingent la liberté d'utilisation) me hérisse un peu. Mon propos sur les NC est général et le grand reproche que je leur fait c'est d'apporter la confusion.

    Il n'y a pas en droit français une possibilité d'accoler une mention genre : (c) idealix 2006 ce document est redistribuable/utilisable/modifiable pour toute utilisation à condition qu'aucun acte commercial ne soit fait avec, que la présente source soit citée, et les présentes conditions reproduites ?

    (citer ses sources, est obligatoire le droit de paternité, étant inaliénable, et incessible, automatique au moment de la divulgation la mention est donc inutile).

    Je connais un avocat qui pourrait te garantir une licence aussi courte et valide en droit français (il a probablement contribué à un fait qui est dans la page d'accueil).

    Pour la LAL l'argument de son manque de patine devant les tribunaux est assez ridicule :
    elle pas moins patinée que la BSD/GPL (qui n'ont pas à ma connaissance fait l'objet de procès en france), et elle est bien plus conforme au droit français que les licences dérivées du droit anglo saxon (GPL/BSD). Notamment, parce que dans la tradition du droit français, elle définit tous les termes qu'elle utilise comme la NC. Et facilement mieux écrite que la Cecill v1.

    A ce sujet, vu que les membres d'art libre (dont mélanie clément fontaine) ont participé à l'amélioration et à la traduction des CC (dixit http://fr.creativecommons.org/), je vois pas comment les même personnes qui feraient une licence aléatoire, pourraient améliorer l'adaptation des CC au droit français..
  • [^] # Re: BY et NC

    Posté par  (site web personnel) . En réponse à la dépêche Le GILO est wikifié (guide des logiciels Opensource). Évalué à 2.

    NC pour une assoce

    c'est une oeuvre modifiable, l'assoc peut en faire un livret, mais si pour une raison X ou Y elle veut en faire la promotion avec un brochage correct (3¤ pièce) en 100 exemplaires, elle n'a pas le droit de mettre un prix dessus, de le vendre, même à prix coutant (sinon c'est du commerce), et hop 3000¤ dans le budget.

    C'est vrai qu'elle pourrait demander l'autorisation de le faire, et que vous pourrier l'accorder, comme avec le droit d'auteur classique, on apporte peu en plus du droit d'auteur si ce n'est le droit automatique pour les tiers de payer pour diffuser le contenu (puisque non commercial, veut dire même pas à prix maximal de 0¤ pièce ).

    [HS]
    J'admet, que les NC ont une image plus rock 'n roll qui se vend mieux même si c'est aussi la licence des bobos du libre. Pleine de bon sentiment, acceptable sans se creuser les méninges, et qui ne remet rien en cause, et qui permet de lutter contre les grands profiteurs.


    Et pourquoi pas un logiciel libre avec les docs/manuels sous nc-nd-by-sa qu'y aurait-il de mal ?
  • [^] # Re: BY et NC

    Posté par  (site web personnel) . En réponse à la dépêche Le GILO est wikifié (guide des logiciels Opensource). Évalué à 3.

    1) le problème des CC en général (rms validated)

    Le problème des CC c'est leur incapacité à définir une quelquonque liberté. Suite à la conf de mako et les interventions d'antoine et mako, stallman à changer son opinion sur les CC même by-sa on y lit :
    We recommend using the Free Art License, rather than this one, so as to avoid augmenting the problem caused by the vagueness of "a Creative Commons license". la Free art licence c'est la licence art libre je précise.

    Le texte issu de la conf (rmll de dijon): http://www.libroscope.org/Vers-une-liberte-definie-Creative
    Le changement sur le site de la FSF : http://www.fsf.org/licensing/licenses/index_html#OtherLicens(...)

    Comme les licences libres sont déjà si peu intuitives à adopter, il est dommage qu'un document pédagogique sur le libre tant par son contenu que sa démarche collaborative ne fasse pas le pas de la licence. C'est à mon avis, anti pédagogique.


    2) Les CC NC en particulier elles favorisent ceux qui font des profits.
    (Avis général qui ne concerne pas GILO en particulier.)

    Un entrepreneur social qui veut faire du logiciel libre à péta ouchnok, et qui ne peut (on va imaginer que l'encre et le papier ont un certain coût dans certains endroits du monde) offrir ces plaquettes ne peut les vendre et hésitera à contribuer malgré son expertise. On pénalise des petites structures qui font la vie du libre.

    Une association schtroumpfoise (je fais dans le misérabilisme post colonial), ne peut automatiquement promouvoir l'utilisation du libre en filant une plaquette à prix coutant (article 1 du code du commerce : il y a acte commercial dès l'échange d'un bien ou d'un service contre de l'argent).

    Mais par contre un éditeur faisant une solution proprio dans la forme peut lui distribuer une version gratuite sur son stand, et pourquoi pas après avoir contribuer au projet pour vanter son produit,

    En faisant de la fiction on peut imaginer cet éditeur soit un fournisseur d'idéalix (ou Y). Je gage que même en étant éthique, si le pdg X se plaint au pdg d'idéalix en arguant de la perte potentielle d'un marché d'un brouzillion ça entache le document de crédibilité. Et on ne peut contrer ça car on a pas la possibilité de forker dans une initiative auto financée vu l'article 1 du code du commerce. Cette restriction de liberté profite aux profiteurs de haut vol tout en pénalisant, certes les petits profiteurs, mais aussi moult adoptants sincères qui hésiteront à contribuer.

    Or l'informatique est une économie d'échelle, plus le réseau est grand plus l'on gagne. Donc, c'est encore à mon avis une belle idiotie que de restreindre sa base de contributeurs et d'adoptants

    Du moment où l'on limite les forks par l'aspect économique, on appelle ça du contenu "libre pour ceux qui peuvent se le permettre ". Et cela rompt l'aspect fondamentalement non discriminatoire du libre, car que l'on soit riche ou pauvre on a pas les mêmes droits.

    Ce document est dans une licence non libre, confuse, non conforme à certaines valeurs du libre, à laquelle j'aurais préféré à titre personnel au final un bon vieux (c) des familles. Ca a le mérite de la clareté, et comme tout n'a pas vocation à être libre, cela aurait été tout aussi pédagogique.

    --
    Sans fork, pas de libertés.
  • [^] # Re: BY et NC

    Posté par  (site web personnel) . En réponse à la dépêche Le GILO est wikifié (guide des logiciels Opensource). Évalué à 2.

    C'est d'ailleurs pour ça que BSD est non commercial :) Ces développeurs libres ne comprennent rien à la juste rémunération des gens qui prennent des risques notamment en publiant un rapport sur le libre dans une licence non libre (NC contrevient à la liberté d'utilisation).
    Il y a aucun avenir, aucun business possible, Nat, a faire une oeuvre libre (logicielle ou non) ; aucune société pourrait en vivre. N'est ce pas ?

    Non commercial : est-ce cela qui importe dans les Licences dites "Libres"?
    http://www.libroscope.org/Non-commercial-est-ce-cela-qui

    Au passage je rappelle les stats indicatives d'utilisations des CC-NC/ND : grosso modo : 2/3 des licences CC utilisées sont nc et/ou ND
    http://www.libroscope.org/Creative-Commons-adoption-et

    Et pour les contenus libres je recommande la simple à lire/comprendre, et valable en droit français (même pour des contenus non artistique) :
    http://artlibre.org/licence/lal/
  • [^] # Re: le plus pratique

    Posté par  (site web personnel) . En réponse à la dépêche Le GILO est wikifié (guide des logiciels Opensource). Évalué à 0.

  • [^] # Re: Une vraie question

    Posté par  (site web personnel) . En réponse à la dépêche Nouvelle version 2.6.19 du noyau Linux. Évalué à 2.

    et les endokernels ? sont sympa aussi.
  • [^] # Re: API d'annonce de contrainte

    Posté par  (site web personnel) . En réponse à la dépêche Nouvelle version 2.6.19 du noyau Linux. Évalué à 5.


    Si tu joues uniquement sur la fréquence, tu ne gagne rien sur la consomation quand ton processeurs fait quelques choses.


    Moins d'instructions, moins de dépenses. Par contre, tu changes rien en consommation PAR instruction

    Donc tu as tort, et tu as raison.


    Les FET ont en fait un aspect capacitif non négligeables => dont à chaque chargement, déchargement on met/retire de la capacité dedans, mais les SemiCondcuteurs restent conducteurs (dans les conditions où l'on travaille) donc à chaque décharge on a des pertes resistives, proportionnelles au carré de la tension.


    I = dq/dt et la charge est q=cV, donc moins on charge, moins haute est la perte.
    donc il faut bien modifier la fréquence pour diminuer la consommation d'énergie (moins d'instruction, moins de courant), mais aussi la tension. (plus on va vite, plus pour charger les drains il faut augmenter la tension). On voit intuitivement que diminuer tension et fréquence doivent donner des gains plus que linéaire.


    Mais bon il faut pas trop baisser sinon on a plus de signal nominal nécessaire pour être fiable.


    et peut être que tu as ni tort ni raison


    Tes différents composants ont des couples fréquences/tension de fonctionnements optimales différentes. Et il n'y a pas de méthodes simples pour déterminer à tous les coups sur quelles composantes s'aligner.

    Donc au final, comme la physique théorique est incapable de te sortir une explication simple, si tu veux vraiment savoir comment diminuer la consommation d'énergie : tu plonge le circuit dans un bain, et tu analyse les pertes calorique en fonction des paramètres pour différentes utilisation qui miment ton fonctionnement attendu de ta puce :) Tu fais un relevé T=f(Fréquence, Tension, type applicatif), tu fais l'union des bassins qui sont optimums à 80% si ça se recouvre tu choisis à la réunion, sinon, t'es pas encore arrivé :) mais sur la bonne voie.

    Hack da world avec un couteau suisse !
  • [^] # Re: Pourquoi un fork ?

    Posté par  (site web personnel) . En réponse à la dépêche Agora 1.4 est sortie. Évalué à 3.

    À la base, je pense que le fork est un peu l'arme nucléaire du libre.

    J'ai rien contre les forks en tant que tel, je considère juste que c'est à ne pas utiliser à tout va. En plus c'est plutôt considéré comme hostile. La façon dont le fork a été mené dont la communication a été faite, ne me semble pas respectueuse des développeurs qui ont apporté le coeur d'agora. Rien dans le libre n'oblige à être correct (en tout cas pas les licences). Rien dans le libre n'oblige à respecter les gens qui n'ont pas une once de savoir vivre. Chacun ses valeurs.

    Quand je vois le nombre de CMS, de groupware, d'annuaires redéveloppés par les Collectivités Territoriales et administrations, je regarde juste les ressources qui sont gâchées, et je me demande vraiment si le but est de faire du libre un tant soit peu collaboratif avec pour objectif de ne pas réinventer la roue, ou juste de transformer l'administration en nouvelle éditeur de logiciel. Je suis très circonspect en tant que citoyen sur l'utilité de voir l'état devenir éditeur de logiciel. Je suis très circonspect en tant que personne du libre sur l'apport véritable de l'administration au logiciel libre.
  • [^] # Re: Pourquoi un fork ?

    Posté par  (site web personnel) . En réponse à la dépêche Agora 1.4 est sortie. Évalué à 1.

    faut il se contenter de ce qui est dit ?

    Quand agora est sorti les objectifs majeurs dont je me souviens était :
    - html validator compliant ;
    - worklow BS compliant ;
    - gestion de droit et perf.

    Sur libroscope on a servi de page d'exemple pour montrer que spip pouvait passer les validator buzz bien avant qu'agora sorte, donc c'était un faux argument bien avant le fork.

    Je me souviens aussi d'un benchmark qui disait sur neokraft que sur les perfs il faisait moins bien que spip.

    Enfin sur le workflow, spip a pour philosophie de permettre aux gens de pouvoir s'exprimer, pour ceux qui ont l'expérience de le mise en place de workflow on constate que cela fait passer un cycle pour la publication de 3 états (inscription (1 time), rédaction,validation + publication) à au moins 5 (inscriptions, validations des droits, rédactions, validations/informations, publications). Cette philosophie orientée utilisateur est le coeur de spip ! C'est ce qui fait son succès, c'est ce qui conduit le choix dans l'acceptation de patch. Il est donc un peu étonnant d'avoir fait un fork à l'opposé de la philosophie du projet forké.

    http://article.gmane.org/gmane.comp.web.spip.devel/13416/mat(...)

    On pourra quoiqu'il advienne s'étonner que l'équipe SPIP ait été approchée APRÈS que le fork ait été fait. D'emblée, l'équipe de développement du fork, montrait son refus de faire du logiciel libre avec l'équipe principale. Mauvais et partial comme je suis, je pense que c'était un des enjeux majeurs. Encore plus langue de vipère je ferais remarquer que spip est plutôt proche du mouvement web indépendant (pas très respectueux des institutions politiques notamment) et que ce sont des instution
    nels avec une coloration politique institutionnelle qui sont les demandeurs. Oui je soupçonne clairement un enjeu politique dans ce fork :)


    Pour une SSLL/SSII l'intérêt se trouve dans le fait d'avoir une rente de situation sur le code, pour un DSI éviter de passer par des codeurs architectes permet d'éviter la contestation de choix politiques. L'ennemi d'un code bien conçu est la compléxité ainsi donc l'ajout de featurettes. On peut imaginer que spip agora aurait pu se heurter à des codeurs plus intéressés par maintenir un code simple et compact, plutôt que des développer des buzz/BS features.

    Au final, une partie des squelettes et des fonctionnalités agora ne sont plus compatibles spip, donc si marque il y avait on pourrait parler à l'heure actuelle, si SPIP était fait par une multinationale de contrefaçon (portant non sur le code, mais la propriété immatérielle qu'est la marque) et de parasitage de marque. Car agora se prévaut de l'appellation spip, mais n'est plus compatible avec ce dernier.

    Imaginer ce qui se passerait si Oowriter devenait Ooword/Excel/powerpoint ?

    Dans le libre, on protège/libère le code, mais un jour il faudrat aussi penser à protéger/libérer les marques tout en garantissant les utilisateurs du parasitage (exemple en imposant une suite de test permettant de valider qu'à un nom de produit équivalent on ait des fonctionnalités équivalentes.).

    PS entre nous je ne déteste ni n'aime spip agora.
  • [^] # Re: rapport avec Sylpheed ?

    Posté par  (site web personnel) . En réponse à la dépêche Sylpheed-Claws devient Claws Mail. Évalué à 1.

    sieve maildrop par ailleurs pour ne citer qu'eux permettent le filtrage coté serveur : avantage le filtrage est le même sous sylpheed/imp/thunderbird/squirrel mail..

    Peut être que claws permet de modifier les filtres maildrop et sieve, si c'est le cas, je passe à claws :)
  • [^] # Re: Evaluation de projets libres

    Posté par  (site web personnel) . En réponse à la dépêche QSOS ou comment gagner en objectivité dans l'évaluation et la sélection de logiciels libres. Évalué à 1.

    Ce qu'on dit c'est qu'il y a aucune ressource publique pour évaluer les aspects libres (selon nos critères) de GNAT PRO. L'idée de l'article c'est justement d'essayer d'évaluer le caractère libre dans la pratique d'un projet à partir des informations publiquement disponibles sur le web sans passer par la case 3 jours sans dormir.

    A libroscope on est pas madame Irma, si on a pas les informations on met 0, c'est d'ailleurs expliqué.

    Où est la diffamation ? Pour toi peut être qu'il suffit de mettre GNU pour dire que c'est libre, comme certains pensent que mettre oracle ou java est un critère de qualité. En ce qui me concerne, ce n'est pas un argument, je préfère tenter de voir si j'ai les moyens d'appliquer les 4 libertés que sont sensés me donner la licence.

    C'est pas tout d'avoir des droits sur le papier, c'est encore mieux de vérifier qu'on les a dans les faits. Pour GNAT PRO on a dit ce qu'on avait à dire, il y a rien à rajouter, rien à retirer.