La nouvelle vient de tomber sur la liste de diffusion de Cooker. Warly vient d'annoncer : "Pas de XFree 4.4 pour Mandrake 10rc1 pour cause de changement de licence. On revient à la version 4.3".
En effet la nouvelle licence n'est plus compatible avec la GPL. Richard Stallman l'a confirmé. Une des conséquences de la nouvelle licence serait, par exemple, l'obligation pour Mandrake d'acheter des licences commerciales Qt !
Une solution provisoire consisterait à utiliser la dernière version compatible avec la GPL.
Mandrake n'est pas la seule distribution dans ce cas. La solution qui se dessine est de supporter freedesktop. La scission de XFree semble consommée. La branche "historique" semble s'être sabordée et il y a fort à parier qu'on reparlera très vite de son successeur.
Ceci est confirmé par le courrier de Mike A. Harris de Red Hat
Un devoir de vacances : Tester KDE4.1 et Mandriva 2009.0
Le cycle de développement de Mandriva Linux 2009.0 a débuté depuis près d'un mois selon le processus habituel et conformément au planning prévu. L'annonce de la version bêta 1 est aussi un appel aux testeurs du monde entier qui se retrouvent sur cooker. En effet cooker est le laboratoire de Mandriva. C'est là que l'on fait des essais, mais pendant la préparation de la nouvelle version et jusque un peu après sa sortie, cooker est verrouillé sur le développement de la version finale. Les bêta, RC et finale ne sont que des instantanés de cooker.
Qu'apportera Mandriva Linux 2009.0 ? KDE 4.1 sera le bureau nominal et KDE 3.5 sera disponible dans les "contrib". C'est à dire qu'ils échangent leurs places. KDE 4.0 était disponible (pour les plus aventureux) depuis la version 2007 et a donc apporté un certain retour d'expérience. Ce changement est très important car il implique un changement de bibliothèque (passage de Qt3 à Qt4) et comme chacun le sait, on ne peut pas faire d'omelette sans casser les œufs ! C'est pourquoi l'appel aux testeurs est important. En particulier, il peut subsister dans KDE4 des erreurs de traduction que seuls des francophones pourront relever.
Les autres changements comme l'arrivée de GNOME 2.23.5 et de Mozilla Firefox 3 devraient avoir un impact plus faible. Notons aussi que Splashy remplace bootsplash et que la prise en charge de Windows Mobile 2003 et de Windows Mobile 5+ est effective. Il n'y a pas de bouleversement à attendre ailleurs, seulement de nombreuses améliorations de détail. Comme la transition vers PulseAudio a été digérée par Mandriva Linux 2008.1 "spring", cela permettra de concentrer les efforts sur KDE4 et on évite ainsi deux gros changements simultanés. Mandriva Linux sera sans doute dans les premières distributions de l'automne à proposer KDE 4.1 dans une version standard.
NdM : une distribution en cours de développement demande des mises à jour fréquentes pour bénéficier des nouveaux correctifs, attendez-vous à avoir quelques dysfonctionnements de l'interface graphique ou tout simplement des logiciels qui ne fonctionnent pas ; c'est tout l'objet des tests, identifier et remonter factuellement ces soucis.
Qu'apportera Mandriva Linux 2009.0 ? KDE 4.1 sera le bureau nominal et KDE 3.5 sera disponible dans les "contrib". C'est à dire qu'ils échangent leurs places. KDE 4.0 était disponible (pour les plus aventureux) depuis la version 2007 et a donc apporté un certain retour d'expérience. Ce changement est très important car il implique un changement de bibliothèque (passage de Qt3 à Qt4) et comme chacun le sait, on ne peut pas faire d'omelette sans casser les œufs ! C'est pourquoi l'appel aux testeurs est important. En particulier, il peut subsister dans KDE4 des erreurs de traduction que seuls des francophones pourront relever.
Les autres changements comme l'arrivée de GNOME 2.23.5 et de Mozilla Firefox 3 devraient avoir un impact plus faible. Notons aussi que Splashy remplace bootsplash et que la prise en charge de Windows Mobile 2003 et de Windows Mobile 5+ est effective. Il n'y a pas de bouleversement à attendre ailleurs, seulement de nombreuses améliorations de détail. Comme la transition vers PulseAudio a été digérée par Mandriva Linux 2008.1 "spring", cela permettra de concentrer les efforts sur KDE4 et on évite ainsi deux gros changements simultanés. Mandriva Linux sera sans doute dans les premières distributions de l'automne à proposer KDE 4.1 dans une version standard.
NdM : une distribution en cours de développement demande des mises à jour fréquentes pour bénéficier des nouveaux correctifs, attendez-vous à avoir quelques dysfonctionnements de l'interface graphique ou tout simplement des logiciels qui ne fonctionnent pas ; c'est tout l'objet des tests, identifier et remonter factuellement ces soucis.
OpenXML recalé par l'ISO
L'ISO vient de rejeter le format OpenXML (OOXML) de Microsoft qui n'a pu ni atteindre les trois quarts des membres avec 74%, ni des deux-tiers des votants avec 53%.
Ainsi, malgré les énormes pressions de Microsoft, la raison a su triompher. Ces raisons sont formulées dans les commentaires associés aux votes négatifs.
Microsoft a perdu une bataille mais la guerre des formats n'est pas terminée. Microsoft veut rendre IBM responsable de son échec. Échec qui vaut à coup sûr un délai règlementaire d'un an et qui doit servir à tenir compte de tous les commentaires. Certains d'entre eux remettent d'ailleurs très profondément en cause la stratégie de Microsoft comme l'AFNOR qui demande une convergence avec ODF.
La procédure accélérée demandée par Microsoft se conclut donc par un échec. Elle a eu aussi pour conséquence de mieux faire connaitre les défauts du format OpenXML et, avec le temps qui passe, de plus en plus de gens en sont conscients. Cela ne peut que profiter au format concurrent OpenDocument Format (ODF), le format ouvert qui est devenu la norme ISO 26300 en mai 2006.
Ainsi, malgré les énormes pressions de Microsoft, la raison a su triompher. Ces raisons sont formulées dans les commentaires associés aux votes négatifs.
Microsoft a perdu une bataille mais la guerre des formats n'est pas terminée. Microsoft veut rendre IBM responsable de son échec. Échec qui vaut à coup sûr un délai règlementaire d'un an et qui doit servir à tenir compte de tous les commentaires. Certains d'entre eux remettent d'ailleurs très profondément en cause la stratégie de Microsoft comme l'AFNOR qui demande une convergence avec ODF.
La procédure accélérée demandée par Microsoft se conclut donc par un échec. Elle a eu aussi pour conséquence de mieux faire connaitre les défauts du format OpenXML et, avec le temps qui passe, de plus en plus de gens en sont conscients. Cela ne peut que profiter au format concurrent OpenDocument Format (ODF), le format ouvert qui est devenu la norme ISO 26300 en mai 2006.
Après la Tunisie, l'Afrique du Sud s'engage !
Approbation de la stratégie gouvernementale logiciels libres en Afrique du Sud.
Elle a été approuvée par le Conseil des Ministres le 12 juin. Madame Geraldine Fraser-Moleketi en a fait l'annonce au Parlement avant la discussion du budget. Elle a dit : "L'Afrique du Sud est fière de faire partie des pays qui ont adopté le logiciel libre".
La décision est concrétisée par la mise en place des structures adéquates au sein de l'administration.
Selon François Pellegrini, c'est le deuxième pays après la Tunisie à afficher clairement une politique nationale concernant les Logiciels Libres.
Il est juste dommage qu'elle ait utilisé le terme Open Source Software (OSS). De nombreux anglophones utilisent maintenant "Libre Software" qui a le mérite de ne pas être ambigu. Mais le rapport (voir le lien) ne l'est pas. C'est un engagement parfaitement argumenté.
Geraldine Joslyn Fraser-Moleketi est Ministre des services publics et de l'administration depuis 1999.
Elle a été approuvée par le Conseil des Ministres le 12 juin. Madame Geraldine Fraser-Moleketi en a fait l'annonce au Parlement avant la discussion du budget. Elle a dit : "L'Afrique du Sud est fière de faire partie des pays qui ont adopté le logiciel libre".
La décision est concrétisée par la mise en place des structures adéquates au sein de l'administration.
Selon François Pellegrini, c'est le deuxième pays après la Tunisie à afficher clairement une politique nationale concernant les Logiciels Libres.
Il est juste dommage qu'elle ait utilisé le terme Open Source Software (OSS). De nombreux anglophones utilisent maintenant "Libre Software" qui a le mérite de ne pas être ambigu. Mais le rapport (voir le lien) ne l'est pas. C'est un engagement parfaitement argumenté.
Geraldine Joslyn Fraser-Moleketi est Ministre des services publics et de l'administration depuis 1999.
IBM remplace OS/2 par Linux
OS/2, un système d'exploitation multitâches commercialisé par IBM ne sera plus supporté à partir de 2006.
Ce système, développé en collaboration avec Microsoft, n'avait jamais pu prendre des parts de marché importantes malgré ses qualités techniques. Le prix élevé de sa licence lors du lancement en est une des raisons. Warp, la dernière campagne commerciale d'IBM est arrivée bien trop tard alors que Linux était bien installé.
L'ouverture des sources étant très improbable en raison de l'origine du code, et malgré la pétition de ses utilisateurs, OS/2 sera définitivement mort à la fin de l'année. IBM recommande à ses clients d'effectuer une migration vers Linux.
Ce système, développé en collaboration avec Microsoft, n'avait jamais pu prendre des parts de marché importantes malgré ses qualités techniques. Le prix élevé de sa licence lors du lancement en est une des raisons. Warp, la dernière campagne commerciale d'IBM est arrivée bien trop tard alors que Linux était bien installé.
L'ouverture des sources étant très improbable en raison de l'origine du code, et malgré la pétition de ses utilisateurs, OS/2 sera définitivement mort à la fin de l'année. IBM recommande à ses clients d'effectuer une migration vers Linux.
IBM s'implique dans OpenOffice.org
IBM s'implique dans le développement et la promotion de la suite bureautique OpenOffice.org. C'est ce qui vient d'être annoncé sur le site d'OpenOffice.org dans un communiqué de presse daté du 10 septembre.
IBM se joint ainsi à Sun à qui nous devons la libération du code de StarOffice en 2000 et qui est actuellement le leader du projet.
IBM s'intéresse à OpenOffice.org depuis des années comme le montre la recherche du mot OpenOffice sur son site web. IBM s'est aussi impliqué dans le soutien du format ODF (ISO 26300) face à OpenXML.
Des réactions très positives ne se sont pas faites attendre. elles émanent des directions de Sun et également de RedFlag (la distribution chinoise), Ubuntu et RedHat.
IBM se joint ainsi à Sun à qui nous devons la libération du code de StarOffice en 2000 et qui est actuellement le leader du projet.
IBM s'intéresse à OpenOffice.org depuis des années comme le montre la recherche du mot OpenOffice sur son site web. IBM s'est aussi impliqué dans le soutien du format ODF (ISO 26300) face à OpenXML.
Des réactions très positives ne se sont pas faites attendre. elles émanent des directions de Sun et également de RedFlag (la distribution chinoise), Ubuntu et RedHat.
Xara Xtreme passe sous GPL et se rapproche d'Inkscape
Xara Xtreme est un logiciel de dessin vectoriel très performant et concurrent de Adobe Illustrator. Ce logiciel appartenant à l'entreprise anglaise Xara va devenir disponible sous GPL. Pour l'instant, seul le visionneur est disponible sous Linux afin d'en démontrer la viabilité.
Selon André Pascual (de http://linuxgraphic.org/) avec qui je viens de passer quelques heures, cette nouvelle est au moins aussi importante que l'ouverture du code de Blender. On pourra aussi la comparer à l'ouverture du code de Netscape ou à celle du code de StarOffice.
Toujours selon André Pascual, cette ouverture serait due à la pression exercée par Microsoft dans le domaine du dessin vectoriel. En effet Microsoft a acheté Expression à Creature House et a mis sa version beta en téléchargement gratuit. Cette ouverture semble être la meilleure chance de survie pour Xara.
Enfin, dernière bonne nouvelle, et non la moindre, Xtreme et Inkscape vont converger. Ces deux logiciels ont des qualités différentes et leur descendance commune devrait hériter de leurs qualités respectives. On peut citer par exemple l'excellente gestion des ombres par Xara.
Comme un bonheur n'arrive jamais seul, Xara apporte à cette union le financement d'un convertisseur permettant aux utilisateurs de Xara d'interopérer avec Inkscape et d'autres outils basés sur SVG.
Selon André Pascual (de http://linuxgraphic.org/) avec qui je viens de passer quelques heures, cette nouvelle est au moins aussi importante que l'ouverture du code de Blender. On pourra aussi la comparer à l'ouverture du code de Netscape ou à celle du code de StarOffice.
Toujours selon André Pascual, cette ouverture serait due à la pression exercée par Microsoft dans le domaine du dessin vectoriel. En effet Microsoft a acheté Expression à Creature House et a mis sa version beta en téléchargement gratuit. Cette ouverture semble être la meilleure chance de survie pour Xara.
Enfin, dernière bonne nouvelle, et non la moindre, Xtreme et Inkscape vont converger. Ces deux logiciels ont des qualités différentes et leur descendance commune devrait hériter de leurs qualités respectives. On peut citer par exemple l'excellente gestion des ombres par Xara.
Comme un bonheur n'arrive jamais seul, Xara apporte à cette union le financement d'un convertisseur permettant aux utilisateurs de Xara d'interopérer avec Inkscape et d'autres outils basés sur SVG.
Une étude sur l'impact économique de la copie sape les fondements de la loi DADVSI
Peer-to-peer, gravure, échanges : une étude inédite des comportements des internautes
Le laboratoire ADIS de l'Université Paris XI et l'UFC-Que Choisir viennent de publier une étude qui décrit et analyse les pratiques de copiage des internautes en France. Cette étude, la première de ce genre est faite à partir d'un échantillon national de 4000 personnes, ce qui est quatre fois la taille de l'échantillon généralement utilisé pour ce genre de statistiques et en augmente la précision.
En conclusion, l'étude permet de largement relativiser les a priori qui circulent sur les pratiques de copiage : les conséquences économiques graves ou l'atteinte à la diversité culturelle. Pour sa part, l'UFC-Que Choisir considère donc que les principales dispositions du projet de loi DADVSI , qui ne sont fondées sur aucune étude fiable des comportements, ne sont ni légitimes sur le plan éthique ni justifiées économiquement.
Le laboratoire ADIS de l'Université Paris XI et l'UFC-Que Choisir viennent de publier une étude qui décrit et analyse les pratiques de copiage des internautes en France. Cette étude, la première de ce genre est faite à partir d'un échantillon national de 4000 personnes, ce qui est quatre fois la taille de l'échantillon généralement utilisé pour ce genre de statistiques et en augmente la précision.
En conclusion, l'étude permet de largement relativiser les a priori qui circulent sur les pratiques de copiage : les conséquences économiques graves ou l'atteinte à la diversité culturelle. Pour sa part, l'UFC-Que Choisir considère donc que les principales dispositions du projet de loi DADVSI , qui ne sont fondées sur aucune étude fiable des comportements, ne sont ni légitimes sur le plan éthique ni justifiées économiquement.
Référentiel Général d'Interopérabilité: Nouvel appel à contributions
L’ordonnance n° 2005-1516 du 8 décembre 2005 concerne les échanges électroniques entre administrations et entre administrations et usagers. Elle prévoit un référentiel général d’interopérabilité (RGI) spécifiant les règles, normes et standards à utiliser.
La Direction Générale de la Modernisation de l'État, DGME, au ministère des Finances, héberge Adèle, service de développement de l'administration électronique. Elle a lancé lancé le 21 avril un appel à commentaires pour recueillir l’avis des acteurs sur les règles d'interopérabilité des trois volets du RGI : interopérabilité technique, organisationnelle et sémantique. Depuis cette date, il s'est produit un évènement important : le format OpenDocument a été approuvé par l'ISO.
Wiki RGI est un projet de rédaction collaborative pendant la phase d'appel à commentaires des règles qui composeront le Référentiel Général d'Interopérabilité. C'est sur ce travail que se joue l'avenir de l'administration française.
Cette très heureuse initiative n'a actuellement reçu que trop peu de contributions, ce qui est très dommageable. C'est pourquoi nous sommes tous appelés à prendre le temps de lire cet appel à commentaires et à y répondre de notre mieux. C'est une occasion unique que nous devons saisir impérativement. L'avenir des logiciels libres en France en dépend.
La Direction Générale de la Modernisation de l'État, DGME, au ministère des Finances, héberge Adèle, service de développement de l'administration électronique. Elle a lancé lancé le 21 avril un appel à commentaires pour recueillir l’avis des acteurs sur les règles d'interopérabilité des trois volets du RGI : interopérabilité technique, organisationnelle et sémantique. Depuis cette date, il s'est produit un évènement important : le format OpenDocument a été approuvé par l'ISO.
Wiki RGI est un projet de rédaction collaborative pendant la phase d'appel à commentaires des règles qui composeront le Référentiel Général d'Interopérabilité. C'est sur ce travail que se joue l'avenir de l'administration française.
Cette très heureuse initiative n'a actuellement reçu que trop peu de contributions, ce qui est très dommageable. C'est pourquoi nous sommes tous appelés à prendre le temps de lire cet appel à commentaires et à y répondre de notre mieux. C'est une occasion unique que nous devons saisir impérativement. L'avenir des logiciels libres en France en dépend.
Argumentaire et pétition contre la normalisation de OpenXML
La guerre des formats des documents pour la bureautique continue !
Microsoft cherche par tous les moyens à imposer son format pour contrer l'adoption du format ODF normalisé ISO sous la référence 26300. Sa stratégie consiste à faire adopter une deuxième norme dévalorisant ainsi l'ODF.
Un argumentaire expliquant en quoi OOXML contrevient aux principes mêmes de l'ISO fait une synthèse claire des nombreux inconvénients de ce format. Loin de fournir un bénéfice optimal à la société, la proposition OOXML semble destinée au bénéfice d'une seule entreprise.
En France, l'État a confié à l'AFNOR le soin de représenter ses intérêts et c'est sur ces membres que s'exercent actuellement de fortes pressions. Un grand nombre d'entre eux sont d'ailleurs des représentants de firmes états-uniennes et la commission de normalisation des formats de documents bureautiques révisables est présidé par monsieur Frédéric Bon, président de CleverAge, la société qui a développé la passerelle entre les formats OOXML et ODF. Le 2 septembre prochain l'AFNOR doit définir sa position quant à ces formats.
La pétition, faite à l'initiative de la FFII, est destinée à servir de contrepoids aux pressions exercées par Microsoft qui a réussi à freiner l'adoption de l'ODF aux USA comme cela est relaté sur le site formats-ouverts.org.
Microsoft cherche par tous les moyens à imposer son format pour contrer l'adoption du format ODF normalisé ISO sous la référence 26300. Sa stratégie consiste à faire adopter une deuxième norme dévalorisant ainsi l'ODF.
Un argumentaire expliquant en quoi OOXML contrevient aux principes mêmes de l'ISO fait une synthèse claire des nombreux inconvénients de ce format. Loin de fournir un bénéfice optimal à la société, la proposition OOXML semble destinée au bénéfice d'une seule entreprise.
En France, l'État a confié à l'AFNOR le soin de représenter ses intérêts et c'est sur ces membres que s'exercent actuellement de fortes pressions. Un grand nombre d'entre eux sont d'ailleurs des représentants de firmes états-uniennes et la commission de normalisation des formats de documents bureautiques révisables est présidé par monsieur Frédéric Bon, président de CleverAge, la société qui a développé la passerelle entre les formats OOXML et ODF. Le 2 septembre prochain l'AFNOR doit définir sa position quant à ces formats.
La pétition, faite à l'initiative de la FFII, est destinée à servir de contrepoids aux pressions exercées par Microsoft qui a réussi à freiner l'adoption de l'ODF aux USA comme cela est relaté sur le site formats-ouverts.org.
Interopérabilité : Réponse à la Commission Européenne à propos du rapport Gartner sur l'interopérabilité
Le contexte
La Commission Européenne a lancé en 1995 un vaste programme nommé IDABC : (Interoperable Delivery of European eGovernment Services to public Administrations, Businesses and Citizens).
Dans le cadre de ce programme la Commission avait commandé au cabinet Gartner une étude qui avait conduit au rapport final EIF 1.0 en novembre 2004. Ce rapport préconisait l'emploi des formats ouverts et l'utilisation de logiciels libres.
Une deuxième étude destinée à préparer le document EIF 2.0 a été commandée à Gartner et a été rendue publique fin mai 2007. Elle est en contradiction avec la première sur des points essentiels. En particulier, elle rejette les logiciels libres, accepte la concurrence entre formats propriétaires et insiste sur l'intérêt de maximiser les profits pour les éditeurs de logiciels. La dernière lettre de IDABC semble avoir été oubliée.
La réponse du groupe interop
Le groupe interop de l'AFUL comprend aussi des participants venant d'autres horizons. Ce groupe se demande encore ce qui a pu influencer Gartner pour avoir à ce point retourné sa veste. Le rapport semble totalement ignorer le procès entre Microsoft et la C.E. pour abus de position dominante.
La réponse qui reprend les remarques ci-dessus a été remise par l'AFUL avant la date limite du 15 septembre.
Le groupe interop vous invite à vous joindre à la Campagne Européenne de soutien aux formats ouverts qui dénonce le rapport Gartner publié par l'IDABC le 29 juin 2007.
La Commission Européenne a lancé en 1995 un vaste programme nommé IDABC : (Interoperable Delivery of European eGovernment Services to public Administrations, Businesses and Citizens).
Dans le cadre de ce programme la Commission avait commandé au cabinet Gartner une étude qui avait conduit au rapport final EIF 1.0 en novembre 2004. Ce rapport préconisait l'emploi des formats ouverts et l'utilisation de logiciels libres.
Une deuxième étude destinée à préparer le document EIF 2.0 a été commandée à Gartner et a été rendue publique fin mai 2007. Elle est en contradiction avec la première sur des points essentiels. En particulier, elle rejette les logiciels libres, accepte la concurrence entre formats propriétaires et insiste sur l'intérêt de maximiser les profits pour les éditeurs de logiciels. La dernière lettre de IDABC semble avoir été oubliée.
La réponse du groupe interop
Le groupe interop de l'AFUL comprend aussi des participants venant d'autres horizons. Ce groupe se demande encore ce qui a pu influencer Gartner pour avoir à ce point retourné sa veste. Le rapport semble totalement ignorer le procès entre Microsoft et la C.E. pour abus de position dominante.
La réponse qui reprend les remarques ci-dessus a été remise par l'AFUL avant la date limite du 15 septembre.
Le groupe interop vous invite à vous joindre à la Campagne Européenne de soutien aux formats ouverts qui dénonce le rapport Gartner publié par l'IDABC le 29 juin 2007.
Les ultra-portables rééquilibrent le marché en faveur des logiciels libres
Les ordinateurs ultraportables sont des petites machines intermédiaires entre le PDA (assistant personnel) et l'ordinateur portable.
Le premier apparu est l'OLPC mais il n'avait pas pour vocation d'être commercialisé dans les chaînes de distribution classiques. C'est ASUS qui a véritablement lancé le marché avec l'EeePC. Cette voie a été suivie par d'autres constructeurs et l'offre est en train de devenir conséquente.
Une conséquence des caractéristiques de ces machines est qu'elles fonctionnent pour la plupart avec Linux et que Windows a le double inconvénient d'y être à l'étroit et d'en augmenter le prix, vérifiant ainsi l'adage : "Linux, il y a moins bien, mais c'est plus cher".
L'AFUL vient de publier un très intéressant dossier sur l'offre des ordinateurs ultra-portables dans le monde. On peut y constater que les machines équipées avec Linux font au moins jeu égal avec Microsoft, cassant ainsi son quasi monopole sur ce segment de marché.
On notera dans cette liste l'existence de Gdium bâti sur une architecture RISC 64bits (excluant Microsoft). Il est livré avec une Mandriva Linux spécialement compilée pour ce processeur, confirmant ainsi l'expertise de Mandriva dans ce domaine.
NdM : ne pas confondre ultraportable (ordinateur portable réduit ou subnotebook en anglais) avec UMPC (ou Ultra Mobile Personal Computer) qui est une spécification propriétaire et brevetée conjointe de Microsoft, Intel et Samsung.
Le premier apparu est l'OLPC mais il n'avait pas pour vocation d'être commercialisé dans les chaînes de distribution classiques. C'est ASUS qui a véritablement lancé le marché avec l'EeePC. Cette voie a été suivie par d'autres constructeurs et l'offre est en train de devenir conséquente.
Une conséquence des caractéristiques de ces machines est qu'elles fonctionnent pour la plupart avec Linux et que Windows a le double inconvénient d'y être à l'étroit et d'en augmenter le prix, vérifiant ainsi l'adage : "Linux, il y a moins bien, mais c'est plus cher".
L'AFUL vient de publier un très intéressant dossier sur l'offre des ordinateurs ultra-portables dans le monde. On peut y constater que les machines équipées avec Linux font au moins jeu égal avec Microsoft, cassant ainsi son quasi monopole sur ce segment de marché.
On notera dans cette liste l'existence de Gdium bâti sur une architecture RISC 64bits (excluant Microsoft). Il est livré avec une Mandriva Linux spécialement compilée pour ce processeur, confirmant ainsi l'expertise de Mandriva dans ce domaine.
NdM : ne pas confondre ultraportable (ordinateur portable réduit ou subnotebook en anglais) avec UMPC (ou Ultra Mobile Personal Computer) qui est une spécification propriétaire et brevetée conjointe de Microsoft, Intel et Samsung.
Firefox passe la barre des 50 millions de téléchargements
Firefox vient d'atteindre les 50 millions de téléchargements en 6 mois. Cette nouvelle a fait hurler de joie tous les contributeurs du projet qui au départ, n'en espéraient que le dixième ! Souvenons-nous : il y a trois mois, avec 20 millions de téléchargements, Firefox passait la barre des 10% du web.
Selon Xiti, on serait actuellement à 13,31% en Europe. On peut penser qu'environ 20% du web n'appartient plus à Internet Explorer.
Le plus important est que Mozilla, Konqueror, Safari, Opera... représentent une proportion du web que les webmestres ne pourront plus négliger. La conséquence est que les normes du web, publiées par le W3C sont en train de gagner la bataille contre les extensions spécifiques. C'est une grande et bonne nouvelle.
Selon Xiti, on serait actuellement à 13,31% en Europe. On peut penser qu'environ 20% du web n'appartient plus à Internet Explorer.
Le plus important est que Mozilla, Konqueror, Safari, Opera... représentent une proportion du web que les webmestres ne pourront plus négliger. La conséquence est que les normes du web, publiées par le W3C sont en train de gagner la bataille contre les extensions spécifiques. C'est une grande et bonne nouvelle.
Sommet mondial de l'impression
Cette année, les Rencontres Mondiales du Logiciel Libre (Bordeaux, 6 au 10 Juillet 2004) accueilleront le gotha du monde de l'impression pour tous les Unix. Il faut noter que dans ce domaine, les solutions propriétaires ont quasiment disparu au profit des logiciels libres.
Le directeur du thème «Free Software Printing Summit» est Till Kamppeter. Il est à la fois l'un des principaux animateurs de LinuxPrinting, le site de référence de l'impression et de OpenPrinting qui a pour but de normaliser le mécanisme d'impression. Till est employé par Mandrakesoft.
Ce groupe s'était déjà réuni aux USA et au Japon (on y fabrique des imprimantes) mais jamais en Europe. L'an dernier, la réunion n'avait pu avoir lieu faute de crédits.
La liste des participants est assez impressionnante et le programme de Till ne manque pas d'ambition. Il est même impressionnant (c'est normal ;-)
Voyez par vous-même qui sera présent et quelles sont les marques d'imprimantes qu'il faut éviter.
Le directeur du thème «Free Software Printing Summit» est Till Kamppeter. Il est à la fois l'un des principaux animateurs de LinuxPrinting, le site de référence de l'impression et de OpenPrinting qui a pour but de normaliser le mécanisme d'impression. Till est employé par Mandrakesoft.
Ce groupe s'était déjà réuni aux USA et au Japon (on y fabrique des imprimantes) mais jamais en Europe. L'an dernier, la réunion n'avait pu avoir lieu faute de crédits.
La liste des participants est assez impressionnante et le programme de Till ne manque pas d'ambition. Il est même impressionnant (c'est normal ;-)
Voyez par vous-même qui sera présent et quelles sont les marques d'imprimantes qu'il faut éviter.
Le RGI est toujours en danger
Le comité de pilotage du RGI (Référentiel Général d'Interopérabilité) s'est réuni le 12 octobre 2007 et n'a pris aucune décision quant à l'adoption définitive de ce document que tout le monde attend... sauf Microsoft.
Alors que d'autres pays comme la Belgique nous envient le RGI qui a représenté 6 ans de travail, il y a des Français qui tombent dans le jeu d'une compagnie étrangère qui nous coûte fort cher. Cette stérilité et l'attitude incongrue et suspecte de certains membres du comité de pilotage va à l'encontre des intérêts du pays.
L'un des opposants les plus acharnés du RGI est Monsieur Alain Risson, maire de Gluiras (07) et rapporteur du groupe de travail TIC de l'association des maires de France (AMF). Son attitude est d'autant plus dommageable que Microsoft utilise sa position pour pousser en avant son format OpenXML qui n'a d'ouvert que l'apparence. Le salon des maires ouvrant ces jours-ci à la porte de Versailles, nous pouvons espérer que d'autres maires lui feront part de l'inconvenance de ses propos rapportées par son président en ces termes : "Le RGI ne peut donc s'appliquer aux collectivités territoriales".
Les analyses de Bernard Lietaer et de Bernard Carayon convergent vers la même mise en garde comme quoi le risque de la prise de pouvoir par des entreprises devient réalité. La saga du RGI suit malheureusement leurs prévisions le plus pessimistes et la notion d'intelligence économique du rapport de M. Carayon démontre ici toute sa pertinence et son acuité.
Alors que d'autres pays comme la Belgique nous envient le RGI qui a représenté 6 ans de travail, il y a des Français qui tombent dans le jeu d'une compagnie étrangère qui nous coûte fort cher. Cette stérilité et l'attitude incongrue et suspecte de certains membres du comité de pilotage va à l'encontre des intérêts du pays.
L'un des opposants les plus acharnés du RGI est Monsieur Alain Risson, maire de Gluiras (07) et rapporteur du groupe de travail TIC de l'association des maires de France (AMF). Son attitude est d'autant plus dommageable que Microsoft utilise sa position pour pousser en avant son format OpenXML qui n'a d'ouvert que l'apparence. Le salon des maires ouvrant ces jours-ci à la porte de Versailles, nous pouvons espérer que d'autres maires lui feront part de l'inconvenance de ses propos rapportées par son président en ces termes : "Le RGI ne peut donc s'appliquer aux collectivités territoriales".
Les analyses de Bernard Lietaer et de Bernard Carayon convergent vers la même mise en garde comme quoi le risque de la prise de pouvoir par des entreprises devient réalité. La saga du RGI suit malheureusement leurs prévisions le plus pessimistes et la notion d'intelligence économique du rapport de M. Carayon démontre ici toute sa pertinence et son acuité.









