Voici l'introduction d'une récente traduction du Framablog : «
Bien qu’il soit désormais prêt à partir à la conquête de nos ordinateurs, les mythes (et préjugés) autour du GNU/Linux continuent d’avoir la vie dure. C’est ce que nous raconte ici Bruce Byfield en passant en revue une dizaine de légendes urbaines qui demanderaient à être quelque peu réactualisées. Et de se demander en conclusion, qui de GNU/Linux ou de l’utilisateur est le moins préparé à ce que cette rencontre ait bel et bien lieu. »
Les 9 mythes dont il est question sont les suivants :
- Les trop nombreuses distributions compliquent la tâche des développeurs
- Aucun outil de migration n’est disponible
- Le matériel n’est pas reconnu
- La ligne de commande est indispensable
- Il n’y a pas de logiciel
- L’apparence des logiciels laisse à désirer
- Le service est inexistant
- Les options sont trop nombreuses
- L’installation des logiciels est trop compliquée
Et Bruce Byfield de conclure : «
De tels arguments en disent plus long sur leurs auteurs que sur GNU/Linux. Au pire, ce sont des signes d’ignorance des dernières avancées de GNU/Linux, au mieux, c’est un ensemble de préjugés ou d’habitudes (...) Ils ont beau dire que GNU/Linux n’est pas prêt pour eux, l’inexactitude de leurs arguments laisse plutôt à penser qu’en fait, ce sont eux qui ne sont pas prêts pour GNU/Linux. »
L'ex MSN Messenger, aujourd'hui Windows Live Messenger (ou WLM), est de très loin le logiciel de messagerie instantanée le plus diffusé en France, en particulier auprès des plus jeunes où il est devenu non seulement un phénomène de mode mais un moyen de communication à lui tout seul.
Comme le pense le Framablog, une génération entière est en train de grandir avec lui. Ceci a des conséquences sociologiques sur les comportements des adolescents vis-à-vis de la messagerie instantanée en général. Mais ceci a également des conséquences éthiques puisque Windows Live Messenger est un logiciel propriétaire de l'éditeur Microsoft qui repose sur un protocole fermé, qui centralise les données personnelles des utilisateurs sur ses serveurs et qui affiche des publicités pas forcément toujours adaptées à un jeune public.
Enfin ceci pourrait également avoir indirectement des conséquences sur le logiciel libre. D'abord parce qu'avec "le cheval de Troie" WLM tout est fait que pour que le jeune connecté goûte à tous les services connexes proposés par Microsoft via son programme Windows Live (à commencer par l'adresse Hotmail, elle aussi très largement présente dans la tranche d'âge). Ensuite parce qu'aussi bien les clones libres de WLM (tels
aMSN ou
emesene) que les clients reposant sur des protocoles ouverts (tel
Jabber) ont du mal à séduire les jeunes.
En suivant la gestion de versions d'Eclipse, PostgreSQL, Apache ou Python, Michael Ogawa a mis au point un modèle graphique de visualisation chronologique de l'élaboration d'un logiciel libre. Il appelle cela "code_swarm" que l'on pourrait traduire par "essaim de code". Le résultat est assez étonnant et se présente sous la forme d'une animation vidéo où l'on voit fichiers, documents et auteurs apparaître puis éventuellement disparaître au gré de leurs contributions dans le temps.
Ainsi avec l'exemple de Python, on voit bien son créateur Guido van Rossum travailler presque en solitaire pendant plusieurs années avant d'être rejoint massivement par d'autres développeurs à partir de l'an 2000.
Le projet sous licence GPLv3 sera bientôt disponible dans Google Code permettant ainsi à tout logiciel de créer sa propre animation. Les vidéos sont présentées en flash sur Vimeo.com, on peut les télécharger au format .mov en s'inscrivant sur le site.
NdM :
les vidéos de code swarm appliqué au Subversion de LinuxFr.org ainsi qu'aux contenus du site ont été générées en divers formats (elles ne couvrent que les périodes 2005-2008 pour le SVN et 2000-2008 pour les contenus des bientôt 10 ans du site, cf le README).
Et si nous parlions d'un autre président de la République ?
Dans une courte allocution télévisée Rafael Correa, président de la République d'Équateur, a récemment invité les pays d'Amérique latine à adopter les logiciels libres (voir traduction ci-dessous).
C'était à l'occasion du FLISOL 2007, Festival Latinoamericano de Instalación de Software Libre.
Encore une compilation sur CD de logiciels libres sous Windows qui n'est en fait rien d'autre que la version entièrement francisée du projet anglophone TheOpenCD 2.0.
Par rapport à l'original, l'équipe de traduction, issue du site Framasoft, a apporté bien entendu la traduction de l'interface mais surtout l'installation directement en français des logiciels ayant cette option. On y trouvera également des articles, des tutoriels et de nombreux liens dans la langue de chez nous.
Par rapport aux autres compilations telles que LoliWin ou WinLibre, TheOpenCD propose l'installation individuelle de chaque logiciel en soignant particulièrement l'esthétique et la fonctionnalité de l'interface de présentation via un navigateur autonome qui se lance au démarrage (version modifiée de K-Meleon).
Ajoutons que TheOpenCD est partenaire d'Ubuntu Linux puisque l'on trouve une présentation d'Ubuntu dans TheOpenCD et une petite sélection des logiciels de TheOpenCD dans le liveCD d'Ubuntu.
Richard Stallman a accordé le 12 avril dernier un entretien au site NewsScientist.com titré "How a hacker became a freedom fighter".
On y retrouve des questions (et des réponses) "classiques" où il rappelle la génèse et le pourquoi de son combat pour la Free Software Foundation. Mais l'entretien contient également des questions plus originales comme "Quelle est la plus grande menace qui pèse sur le monde ?", "Est-ce que certains hommes politiques partagent votre vision ?" ou encore "Est-il vrai qu'à une époque vous viviez dans votre bureau ?".
Une traduction française est proposée sur le Framablog.
S'appuyant sur un récent partenariat entre Microsoft et l'Unesco et sur le feuilleton des brevets logiciels en Europe, les journalistes Thierry Noisette et Perline, auteurs du livre La bataille du logiciel libre, évoquent dans Le Monde du 14 décembre les enjeux politiques qui se cachent derrière ces deux événements pour un public pas forcément sensibilisé aux problématiques exposées.
Et de conclure : Plus que jamais, la liberté des logiciels est un enjeu politique : à chacun, citoyen, association, collectivité, entreprise, d'en être conscient et de faire respecter cette liberté.
Coup sur coup je viens de mettre en ligne sur le
blog de Framasoft deux articles qui interrogent la politique de partenariat de Microsoft à l'école, en particulier en direction de certaines associations d'enseignants.
Le premier évoque une influente association (
Projetice) qui se présente ainsi « association d'enseignants cherchant à promouvoir les utilisations pédagogiques des technologies de l'information et de la communication » mais qui étrangement, en 2008, semble totalement ignorer sur son site l'existence même du logiciel libre. Une visite en profondeur du site avec une analyse détaillée de son contenu se révèle édifiante quant à son parti pris et son indépendance.
Le second se pose la question du rôle exact du partenaire Microsoft au prochain et premier
Forum des Enseignants Innovants organisé officiellement par un collège d'associations d'enseignants. L'expression "Enseignants Innovants" prêtant à confusion puisque très proche de l'ambitieux programme international
Innovative Teachers de Microsoft.
NdM : mise à jour : un troisième article est en ligne.
Déjà évoquées par DLFP, ces licences modulables et filles des licences libres informatiques font de plus en plus parler d'elles. Il semblerait qu'elles soient en effet particulièrement adaptées aux supports numériques, à internet et aux pratiques qui en découlent. Et certains n'hésitent pas à affirmer qu'il s'agit d'une nouvelle approche de la propriété intellectuelle.
En attendant la traduction française en préparation, Framasoft propose un article de présentation générale accompagné de nombreux exemples pris dans des domaines aussi variés que la musique (dont Magnatune), les blogs, la publication scientifique, la littérature, le design web, ou encore la documentation.
Mitchell Baker, CEO de la Mozilla Foundation, a récemment donné un long entretien pour APC Magazine sur le passé, le présent mais surtout le futur de Firefox.
Les points abordés sont les suivants :
- Comment 12 personnes ont fait Firefox 1.0 ;
- Comment Firefox génère 55 millions de dollars par an ;
- Firefox bientôt dans votre téléphone portable ;
- Des entreprises qui envisagent à nouveau d'adopter Firefox plutôt que de passer à IE7 ?
- Pourquoi n'existe-t-il pas encore de bloqueur de pub intégré par défaut dans Firefox ?
- Firefox 3.0 – "lock-in branding", ça veut dire quoi, au juste ?
- Firefox va s'attaquer à Flash et Silverlight ;
- Microsoft et les développeurs de Firefox ;
- La stratégie pour mettre Firefox sur plus d'ordinateurs ;
- La bataille concernant les distributions Linux utilisant la marque Firefox ;
- Le travail de Mozilla sur le Web 3.0 : les applications web qui fonctionnent aussi hors-ligne.
Une traduction française est disponible sur le Framablog.
Anticiper la mort de Microsoft est un grand classique d'internet et ses innombrables espaces de discussion. Ce qui l'est peut-être moins c'est de ne pas citer le logiciel libre comme l'une des causes de sa chute annoncée.
Ainsi, à lire un récent article du programmeur et essayiste Paul Graham, ce serait avant tout Google, Ajax (et le Javascript), le haut-débit et Apple, les principaux responsables de la future disparition du géant de Redmond. Il fait en effet partie de ceux qui pensent que, à l'instar de Gmail, toutes les applications de bureau vont finir par migrer sur le web, minimisant du même coup le système d'exploitation et les logiciels installés sur votre machine du moment que vous arrivez à vous connecter au net avec confort et ergonomie.
Vous trouverez une traduction française de l'article sur le Framablog qui en profite pour se demander si l'hypothèse d'une telle évolution ne va pas avoir une influence sur le logiciel libre lui-même encore peu présent sur ce secteur en devenir des applications de bureau "web 2.0".
Difficultés économiques, émergence des PC à bas coût, démissions et déclarations contradictoires placent l'ambitieux projet éducatif OLPC, si ce n'est dans la tourmente, tout de moins à la croisée des chemins.
Parmi les déclarations, celle de son président Nicholas Negroponte critiquant le "fundamentalism" de la communauté Open Source et envisageant d'ouvrir la porte à Microsoft a fait sensation. On a ainsi vu Benjamin Mako Hill intervenir pour rappeler que le logiciel libre et une certaine vision de l'éducation étaient, si ce n'est indissociables, tout du moins intimement liés. Même Richard Stallman est monté au créneau pour affirmer que la présence de Windows dénaturerait totalement le projet (au moment où ce dernier faisait le choix de migrer son propre ordinateur personnel vers le XO).
Autant d'articles que le Framablog a choisi de traduire et regrouper dans un mini dossier considérant qu'au delà du projet OLPC c'est peut-être de l'avenir global de l'éducation dans nos sociétés numériques dont il est question.
Quelle culture générale informatique doit être dispensée par l’école ? Comment procéder pour former tous les élèves à un usage "intelligent" de la société de l’immatériel ? Et comment, dans le même temps, dispenser un enseignement qui prépare au mieux la formation ultérieure des spécialistes de haut niveau dont le pays a besoin ? Voici quelques problématique soulevées par Jean-Pierre Archambault
dans un récent article de la revue éducative
Médialog et reproduit sur Framasoft.
Il semblerait en effet qu'un certain "illettrisme numérique" nous guette si nous restons dans le statu quo. Et de poser directement la question de la création d'une discipline informatique (au lycée) afin que l'informatique ne soit pas seulement un outil mais également un objet d'enseignement à part entière.
On notera à ce propos que cette question était également présente aussi bien dans le questionnaire de Candidats.fr que dans la lettre aux candidats à l’élection présidentielle de 2007 de l'
ADULLACT.
Partant d'une "controverse de neutralité" sur les articles "Linux" et "Windows Vista" le Framablog s'est récemment interrogé par deux fois sur les liens qui unissent l'encyclopédie Wikipédia et le logiciel libre.
Infrastructure logicielle et licence de contenu libres, culture commune de l'échange et du partage, présence de Wikipédia dans les petits et grands événements du logiciel libre (Solutions Linux, RMLL, LUG...), citations de son fondateur Jimbo Wales sur le libre accès à la connaissance, l'un qui sert d'exemple à l'autre et réciproquement, section logiciel libre qui se développe bien plus vite que la section propriétaire... cette filiation n'a-t-elle pas une influence sur le nombre, la qualité, le contenu et in fine la neutralité des articles de l'encycopédie qui touchent aux logiciels libres (articles a priori "hostiles" au logiciel libre comme Microsoft, DRM ou brevets logiciels inclus) ?
Une semaine après, le Framablog est revenu sur les faits en constatant la vitalité de la communauté wikipédienne de par les discussions et nombreux changements opérés dans l'intervalle sur l'article "Linux" (avec notamment création puis retrait d'une section "Critiques") et en traduisant un vieil article du blog de Jimbo Wales où il est affirmé que "la connaissance libre nécessite conceptuellement le logiciel libre et les formats ouverts". Il témoigne également de la difficulté de parler d'un article de l'encyclopédie à l'instant t sachant qu'il risque de n'être déjà plus le même à t+1.
Le nouveau livre de Florent Latrive, journaliste à Libération et coéditeur de « Libres enfants du savoir numérique », vient de sortir et s'intitule « Du bon usage de la piraterie - Culture libre, sciences ouvertes » (Éditions Exils, 18 euros).
Préfacé par Lawrence Lessig (à l'initiative des Creative Commons et auteur de Free Culture), en voici la présentation en quatrième de couverture :
Dans cet essai très documenté, Florent Latrive met à jour les enjeux de la bataille en cours autour de la propriété intellectuelle. Qu'il s'agisse de musiques ou d'images en ligne, de circulation des savoirs ou des brevets sur les médicaments, il plaide pour une ouverture raisonnée et contre le tour juridique. Au lieu de criminaliser tous les « pirates » sans distinction, établissons un régime équilibré de l'immatériel. Où créateurs et public ne seront plus soumis aux diktats des intermédiaires et producteurs.
Le livre est sous licence Creative Commons BY-NC-SA. Il est disponible en téléchargement (PDF) sur le site dédié à l'ouvrage mais il est aussi est surtout disponible chez votre libraire le plus proche !