Jehan a écrit 1669 commentaires

  • [^] # Re: La FSF défend le logiciel libre, pas le libre

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal La FSF n-a-t-elle rien compris au libre ?. Évalué à 6.

    Parce qu'il est quasiment impossible de trouver les œuvres originales. Il existe une silver edition pour le starwars de 1977, mais pas pour les 2 suivants. Ce n'est pas seulement une nouvelle œuvre, ils ont voulu faire disparaitre l'ancienne. C'est une trahison de leur public.

    Mais quel rapport? Sérieusement je m'interroge, tes réponses partent un peu dans tous les sens.
    En quoi le fait que les producteurs aient (peut-être, j'en sais rien perso. Peut-être ont-ils aussi simplement pas vu de business rentable dans la réédition des vieilles versions. Mais peut-être qu'ils ont vraiment voulu faire oublier les anciennes, vraiment aucune idée!) fait disparaître les anciennes versions a le moindre rapport avec le fait de savoir si une œuvre est finie ou non?

    Je veux dire… le simple fait qu'ils l'aient fait évoluée dit qu'elle était pas finie du point de vue des créateurs. Leur politique quant à leur vieille version n'a rien à voir avec la conversation!
    Encore une fois, tu mélanges l'affectif dans une discussion qui n'a rien à voir.

    Ah et sinon, comme dirait peut-être eingousef (bon dans son cas, il parlait de dénaturer, mais je me permets de prendre les mots de sa bouche. Désolé ce ne serait pas tes propos cette fois ci, eingousef! :P), parler de "trahison du public", ça fait un peu novlangue quand même. Ils ont pas signé un contrat avec vous pour promettre que rien ne changerait, ni n'ont poignardé personne, ou quoi que ce soit du genre. :P

    Que tu considères tes textes ou autres créations comme des œuvres finies qu'il ne faut surtout plus toucher, je n'ai aucun problème avec cela.

    De toute façon, le problème ne se pose pas dans les exemples cités, car ce sont les détenteurs du copyright qui ont déjà tous les droits.

    Encore une fois, quel rapport? Franchement ce n'est pas de la rhétorique de ma part, ou quoi que ce soit du genre. Je ne comprends réellement pas le lien de la moitié de tes réponses avec la discussion.

    On parle de savoir si une œuvre d'art doit être considérée comme finie, et tu me parles (1) du fait que tu n'aimes pas une évolution (2) de la tentative d'auteurs de faire disparaître une ancienne version d'une œuvre (3) du fait que les détenteurs du copyright ont tous les droits (c'est ce qu'on appelle une tautologie!), etc.

    En fait tout ce que tu dis tendrait plutôt à prouver que ces œuvres ont continué à évoluer (donc qu'elle ne sont pas finies). Mais le fait que tu me présentes cela comme des contre-arguments est assez étrange. Quelle relation avec la discussion et en quoi sont-ce des réponses à quoi que ce soit que j'ai dit?

    Film d'animation libre en CC by-sa/Art Libre, fait avec GIMP et autre logiciels libres: ZeMarmot [ http://film.zemarmot.net ]

  • [^] # Re: La FSF défend le logiciel libre, pas le libre

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal La FSF n-a-t-elle rien compris au libre ?. Évalué à 3.

    C'est bien sûr une raison possible! :-)

    Ensuite je veux pas trop m'avancer non plus sur pourquoi certains peintres ont mis des années pour finir un unique tableau de taille modeste, et si la seule raison est technique ou qu'ils étaient vraiment extrêmement perfectionnistes et/ou pouvaient se le permettre, ou autre parce que je suis pas non plus dans leur tête. :P

    Film d'animation libre en CC by-sa/Art Libre, fait avec GIMP et autre logiciels libres: ZeMarmot [ http://film.zemarmot.net ]

  • [^] # Re: La FSF défend le logiciel libre, pas le libre

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal La FSF n-a-t-elle rien compris au libre ?. Évalué à 8.

    Et alors ? On ne change pas un texte pour ça. On en écrit un autre.

    Tout à fait. Et parfois ce premier texte peut être une reprise et modification de l'ancien. Une œuvre composite est une nouvelle œuvre.

    C'est fou d'écrire ça, personne ne sait qui à écrit le bout de code qu'il est en train de lire dans un code open source, c'est souvent impossible de trier entre plusieurs auteurs.

    Tout à fait. C'est le principe d'une œuvre composite. Quand tu regardes un film, tu sais qui a fait quelle partie exactement? Je vois pas du tout où tu veux en venir et en quoi tu réponds à ce que tu cites.

    Oui, et c'était complètement raté. A part les explosions plus impressionnantes, et certains "extérieurs", les effets 3D sont très laids. On peut dire la même chose du lifting de E.T., j'ai détesté cette trahison de la mémoire que j'avais du film.

    Je ne faisais pas de jugement de valeur sur Star Wars (ou E.T. ou quoi que ce soit d'autre). Je te répondais juste que non, dans la vraie vie, les œuvres ne sont pas "finies". Nombre d'auteurs/créateurs/réalisateurs reprendraient volontiers leur œuvre s'ils le pouvaient. Et je te citais des exemples d'un qui a pu (de même que tu m'aides en me citant un autre exemple, merci! Clairement Lucas ou Spielberg font partie de ceux qui ont les moyens de réaliser leur désir de continuer leurs anciennes œuvres).
    Je vois pas du tout pourquoi tu diriges la conversation vers l'affectif de si tu as aimé ou pas, et en quoi cela a le moindre rapport.

    Je n'appelle pas de la documentation une oeuvre d'art…

    Euh la discussion a commencé (premier message du thread!) en parlant de la GFDL (licence initialement faite pour de la doc, d'où son nom!) et des textes de la FSF qui ne sont pas libres eux-mêmes (ce sont des œuvres d'art les textes de la FSF, sur leur site ou autre support? Moi j'appelle ça des textes techniques, ou institutionnels, avec au milieu quelques essais, ce qui se rapproche le plus mais ça reste très technique). C'est un peu toi qui as mélangé les genres. J'avais remarqué mais sans trop m'en offusquer et justement exprès pour cette raison, j'ai élargi mon argumentation pour te suivre en parlant de différents types d'œuvres, du technique au récréatif en passant par l'institutionnel ou l'artistique.

    Si maintenant tu me reproches cet élargissement que tu as commencé toi-même, c'est pas vraiment fair play, si? ;-)

    Dit autrement, une "amélioration" d'un logiciel ou une correction de bug aide tous le monde. La modification d'un texte ou d'un film peut être très douteux.

    C'est une vision assez limité des textes et des films. Et sûrement pas celle de beaucoup d'auteurs. Ensuite que toi tu penses comme cela, cela ne me dérange pas. Que tu considères tes textes ou autres créations comme des œuvres finies qu'il ne faut surtout plus toucher, je n'ai aucun problème avec cela.

    Mais c'est de vouloir en faire une sorte de vérité absolue qui me gêne. L'histoire te prouve que c'est pas le cas pour beaucoup d'autres auteurs et beaucoup d'œuvres. Et ce, dès les plus vieilles œuvres de l'humanité. Si je me rappelle mes cours de français correctement, on n'est pas sûr si l'Iliade et l'Odyssée sont vraiment l'œuvre d'une seule personne (c'est à dire si Homère lui-même était une unique personne, ou bien un nom d'emprunt de plusieurs, etc.). Ces œuvres ont été dans tous les cas été probablement modifiées des milliers de fois par les nombreux conteurs puisque les plus vieux écrits datent d'après la création originelle.
    Mais il n'y a même pas besoin d'aller aussi loin pour en voir des exemples, comme on l'a montré plus haut avec des œuvres contemporaines retouchées.

    Pourquoi vouloir absolument interdire aux gens de voir l'art comme non fini? Des centaines des gens vivent leurs œuvres comme une évolution constant. Pourquoi seule ta vision serait-elle prépondérante à leur expérience? Parce que tu n'aimes pas certains changements qui ont résulté de ces évolutions d'œuvre?

    Film d'animation libre en CC by-sa/Art Libre, fait avec GIMP et autre logiciels libres: ZeMarmot [ http://film.zemarmot.net ]

  • [^] # Re: La FSF défend le logiciel libre, pas le libre

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal La FSF n-a-t-elle rien compris au libre ?. Évalué à 9.

    Un texte reflète la pensée de l'auteur, donc le modifier n'a pas de sens.

    Je réitère ce que dit Zenitam: de même qu'un logiciel. Pas de la même façon. Mais entre deux œuvres du même type aussi, le sens diffère.

    Et à propos, la pensée de l'auteur change (en tous cas, j'espère pour lui!) avec le temps. Une pensée n'est certainement pas figée.

    Ensuite modifier un texte ne signifie pas modifier la pensée de l'auteur. Ça signifie y ajouter sa propre pensée pour en faire une œuvre composite. Je sais pas d'où vient cette idée que modifier un texte aurait la moindre conséquence sur l'auteur originel. On ne modifie pas en prétendant que c'est ce même auteur qui a écrit ce texte modifié (ça c'est tout simplement illégal, y a pas besoin de licence pour cela). On modifie en créant une nouvelle œuvre inspirée de cette œuvre de cet auteur originel.

    C'est la différence entre une œuvre d'art fini, et un outil qui évolue tout le temps.

    Si tu fréquentes des artistes, tu sauras qu'ils ont toujours énormément de mal à lâcher leurs œuvres. La seule raison pour laquelle ils la "finissent", c'est qu'il faut bien vivre et qu'on peut pas rester sur la même œuvre pendant 30 ans. Parce que tu as besoin de "vendre" ton œuvre (je parle en tous cas des artistes pros) pour vivre.
    D'ailleurs on remarquera qu'il était beaucoup plus classique de peindre un même tableau (par exemple) pendant des années, y a quelques siècles, puisque les artistes travaillaient beaucoup plus en étant "sponsorisés" par des patrons et donc pouvaient prendre leur temps (ça ne veut pas dire qu'ils ne faisaient que cette œuvre pendant plusieurs années, mais ils se permettaient de revenir régulièrement sur certaines œuvres). C'est simplement plus difficile (mais pas impossible) de nos jours.

    Je dis ça en ayant été élevé dans une famille d'artistes (danseurs/chorégraphes, calligraphe, etc.) et pour avoir moi-même travaillé dans les métiers du spectacle pendant des années et des années. Et maintenant je travaille sur un film d'animation. Aryeom fait aussi d'autres projets et à diverses occasions, je peux dire qu'il est très habituel de devoir ralentir les ardeurs pour ne pas refaire certains dessins ou séquences par esprit de perfectionnisme.
    Mes parents ont mis en scène et chorégraphié des spectacles pendant des décennies et je ne crois pas qu'ils faisaient souvent 2 spectacles totalement similaires (je ne parle pas du jeu d'acteur ou de trucs aussi évidents hein; je parle de faire des changements au fur et à mesure dans le script ou les chorégraphies).

    Une œuvre d'art, finie? Ah! La bonne blague! Une œuvre d'art ne finit que parce qu'à un moment, il faut bien passer à autre chose. La différence avec le logiciel? D'une c'est qu'il est (parfois/souvent) plus embêtant d'avoir un bug dans un logiciel que dans ton texte/peinture. Dans le texte, tu as une faute, ou un paragraphe un peu mal tournée, ou une erreur dans l'intrigue, bon le lecteur se posera la question, puis continue. C'est plus embêtant pour un logiciel. La seconde raison est financière: corriger ces problèmes peut permettre de rentabiliser un logiciel sur le long terme car les gens te paieront pour la version corrigée, même s'ils ont déjà l'ancienne version (alors que si tu corriges l'intrigue de ton livre, tu auras bien moins de gens qui repaieront pour relire). C'est la raison pour laquelle il est nécessaire de passer à autre chose dans beaucoup de type d'œuvres car on est payé pour la nouveauté plus que pour les corrections.

    Néanmoins ce n'est pas pour autant exclusif au logiciel! Il existe de nombreux type d'œuvres graphiques ou multimédia qui peuvent avoir un business model basé sur la correction! Par exemple j'expliquais comment fonctionnait le business du droit d'auteur sur un autre journal, et notamment donnais l'exemple du design d'œuvres corporate, en particulier les logos! On le sait tous, les logos d'entreprise évoluent souvent avec les entreprises. Or on continue à payer des droits d'auteurs sur ces œuvres (on paye en général ce type de travail sous forme de droit d'auteur et non pas pour le travail accompli, ce qui crée une rente). Et surtout tu peux aussi être payé pour revisiter le design (du logo, ou autre). C'est là où je veux en venir, que dans certains cas ça peut être similaire au logiciel avec de la maintenance dans le temps.
    Et je ne peux que citer l'œuvre audiovisuelle qui a tant fait parler d'elle par ses très nombreuses éditions, toutes publiées: Star Wars! La seule différence avec d'autres films cinéma est qu'ils avaient des sous pour refaire (de la 3D, de l'édition, de la colorimétrie, et même retourner des bouts avec des acteurs! etc.), et que les fans de la série étaient réellement prêts à repayer pour les versions modifiées, même s'ils avaient déjà vu les anciennes!

    Quant aux textes, si ce sont des romans, ils sont sans cesse soumis à réédition, à travers les siècles! On a tous lu des textes d'auteurs anciens qui ont en fait été largement remaniés, à de nombreuses reprises, par les éditeurs (pour être compréhensible de nos jours ou autres raisons). Les textes techniques eux-même sortent régulièrement avec des versions modifiés (édition 2, 3, etc. d'un livre). Et de manière générale, un texte d'entreprise ou informatif (sur un site par exemple) sera très régulièrement revu et modifié au fil des ans, au fur et à mesure que l'entreprise évolue.

    Franchement croire qu'un texte (technique ou artistique) ou toute autre œuvre est "finie" est une vision faussée de ce que sont ces activités.

    Film d'animation libre en CC by-sa/Art Libre, fait avec GIMP et autre logiciels libres: ZeMarmot [ http://film.zemarmot.net ]

  • [^] # Re: Quid de la conversion du RVB au CMJN

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche GIMP 2.10 roule au GEGL. Évalué à 2.

    GIMP 2.10 peut faire du softproofing en paramétrant un profil colorimétrique de sortie (qui peut être du CMYK). Mais le format interne reste à ce jour du RGB seulement.

    Film d'animation libre en CC by-sa/Art Libre, fait avec GIMP et autre logiciels libres: ZeMarmot [ http://film.zemarmot.net ]

  • [^] # Re: Question sur Gimp-2.10 et openraster

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche GIMP 2.10 roule au GEGL. Évalué à 7.

    Rien ne peut remplacer XCF. Ce format est fait pour être au plus proche des fonctionnalités de GIMP. Par conséquent, il contient des fonctionnalités qu'on ne trouve probablement dans aucun autre format. Et dans tous les cas, il n'existe aucun format qui possède toutes les fonctionnalités présentes dans XCF (bon peut-être TIFF, je sais pas, mais ce format est juste une sorte de fourre-tout qui a 10000 fonctionnalités mais aucun logiciel probablement pour tout implémenter :P).

    OpenRaster est donc un format d'échange qui a pour but de contenir le plus de fonctionnalités possibles des divers logiciels qui le poussent (dont GIMP), ou au moins toutes les fonctionnalités communes, mais à ce jour il en possède encore très peu. Un jour peut-être, je dis pas…
    Par exemple, OpenRaster à l'heure actuelle ne peut monter qu'à 16-bit par canal.

    En outre la standardisation a été au point mort depuis quelques années car la personne qui la menait était un peu aux abonnés absents dernièrement. Y a quelques semaines, pendant LGM, y a eu une réunion, à la suite de quoi, un fork a été fait. D'un côté, je n'aime pas beaucoup l'idée car cela peut s'apparenter à une prise de pouvoir, mais bon en même temps, au bout d'un moment, si on n'a pas de réponse, faut bien faire quelque chose. Donc pour l'instant, je soutiens ce revirement.
    Notons qu'il n'y a aucun conflit avec le mainteneur précédent, c'est juste qu'il n'est plus actif sur le sujet.
    En conséquence le format OpenRaster lui-même a très peu évolué depuis plusieurs années.

    Je suggère donc de rester en XCF comme format de travail interne. Mais oui, exporter en ORA pour continuer le travail sur un autre logiciel est une bonne idée (ce format est fait pour ça).

    Film d'animation libre en CC by-sa/Art Libre, fait avec GIMP et autre logiciels libres: ZeMarmot [ http://film.zemarmot.net ]

  • [^] # Re: Gimp et RAW

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche GIMP 2.10 roule au GEGL. Évalué à 10.

    Salut,

    Pour GIMP, j'utilise avec un système GNU Ubuntu, le PPA otto-kesselgulasch/gimp-edge et jusqu'à présent, j'avais droit aux "dernières" versions de développement, 2.9. Pourquoi n'ai-je pas "droit" par ce biais à une 2.10 ? :(

    Aucune idée! Nous (l'équipe qui développe GIMP) ne sommes pas les mainteneurs de ce PPA, n'avons aucun contrôle dessus (et n'en avons jamais eu). On est conscient que c'est confus pour les gens de l'extérieur, mais on ne peut être tenu pour responsable s'il n'est pas mis à jour. :P
    C'est un peu l'une des bases du logiciel libre: n'importe qui peut redistribuer le logiciel.
    Par contre bien entendu, lorsque ce n'est pas nous qui redistribuons, nous ne donnons aucune garantie (en particulier on ne peut pas vérifier comment c'est construit et si y a pas eu "d'ajouts").

    Quand j'en ai les moyens, je donne un peu d'argent à Lila pour soutenir le projet GIMP (et ZeMarmot !)…

    Je sais bien. ;-)
    Merci beaucoup! :-)
    D'ailleurs j'ai un email de réponse en retard pour toi, si ma mémoire est bonne. En fait depuis quelques semaines (depuis la RC1 et ça a explosé encore plus avec la sortie de GIMP), ma boîte email est devenue folle et se remplit à vitesse grand-V (c'était déjà le cas avant, mais je ne pensais pas que ça pouvait être pire). J'ai plein d'emails en retard. :-/ Désolé, j'essaierai de répondre (de manière générale, j'essaie de répondre à tout, mais c'est pas facile).

    J'en profite pour encourager les développeurs à garder en tête l'usage des systèmes de paquetage prévus par les distributions.

    Alors comme je l'ai dit à plusieurs reprises sur divers canaux de communications: flatpak n'est pas notre canal de distribution du logiciel conseillé! La méthode conseillée est toujours les "paquets de la distribution". C'est écrit sur la page de téléchargement:

    The flatpak build is very new and therefore may have shortcomings. It's very likely your Unix-like system distribution already comes with a GIMP package. It is the preferred method of installing GIMP, as the distribution maintainers take care of all the dependencies and bug fix updates. Nevertheless, note that many distros decide to pin a specific version of GIMP to their releases, whereas our flatpak will follow GIMP releases closely.

    Flatpak a plusieurs avantages sur ces paquets, mais eux ont l'avantage d'avoir toutes les fonctionnalités! Tant qu'on perdra des fonctionnalités avec le paquet flatpak, on ne pourra pas dire que c'est la "méthode d'installation conseillée".
    Par contre oui on voit juste un gros bouton flatpak et cela peut faire croire que c'est la méthode conseillée, mais c'est uniquement car par définition on ne peut pas faire de gros bouton pour votre distribution!

    Et je croise les doigts pour que ces systèmes survivent à la "mode" des Flatpack, appImage, Snap et cie :/

    Cela ne dépend absolument pas de nous. Nous sommes comme tout le monde et sommes ceux qui suivent. Les gens veulent des Flatpak/Snap/AppImage et au bout d'un moment je me suis laissé aller à choisir un des systèmes. Pourquoi Flatpak plutôt qu'un autre? Il m'a paru plus intéressant à long terme, mais mon choix a été superficiel, soyons clair. Je crois qu'en réalité, on ne pourra pas savoir lequel sera le plus répandu, sauf à avoir une boule de cristal. Par contre maintenir cela me prend du temps et je ne vais pas maintenir un autre système, ça c'est certain.
    Quand aux systèmes classiques, survivront-ils? Je le pense, mais encore une fois, cela n'a rien à voir avec nous. Que les RPM/DEB ou autre systèmes de paquets survivent ou non n'est, n'a jamais été et ne sera probablement jamais aucunement de la responsabilité des dévs GIMP.

    Pour tout dire, c'est super dur d'être au milieu de tout ça. On se fait insulter de tous les côtés. Quand on n'avait aucun paquet indépendant (on disait aux gens juste "regardez les paquets de la distribution"), on se faisait attaquer régulièrement par les linuxiens ("vous vous en foutez des gens sous Linux, on est des citoyens de seconde zone, etc."), alors même que GIMP sous Linux est 100 fois plus stable que sous tous les autres OS et que nous sommes quasi-tous sous Linux nous-même!
    Donc on en choisit un (flatpak, ça aurait pu être un autre, mais c'est comme ça), maintenant l'un des premiers commentaires mécontents que j'ai lu (sur reddit, je crois?) c'était un gars sous Windows qui se plaignait car l'installateur Windows était pas encore sorti (alors que le flatpak si, en premier, pour la première fois!) et disait qu'on considérait les gens sous Windows comme des citoyens de seconde zone (y a comme un air de déjà-vu!) et qu'il avait décidé de ne plus jamais utiliser GIMP!
    Au passage, sur Twitter, on s'est fait accusé de vouloir diviser la communauté car on utilisait pas Snap.
    Et les partisans AppImage nous poussent de plus en plus également. Etc. Etc.

    Dans tous les cas, on gagne jamais et quoiqu'on fasse, on est des méchants. :-/
    La vérité, c'est que si quelqu'un contribuait un Snap ou un AppImage en processus upstream, on les accepterait. Si quelqu'un voulait faire un PPA "officiel", mais pareil avec processus bien défini et transparent, on serait pour. Le truc c'est que les gens qui font ces paquets divers viennent jamais nous voir.
    Quant aux installeurs Windows et paquets macOS, si on avait des contributeurs qui voudraient les maintenir et les sortir en temps et en heure, on les accueillerait les bras grands ouverts. Là aussi y a même des gens extérieurs qui font des paquets plus rapidement que nous mais ils ne sont pas intéressés par faire le paquet officiel (ils préfèrent faire un paquet tiers, pour une raison ou une autre).

    De notre côté, on fait comme on peut. Et au passage, on se fait accuser de tous les maux. Notamment celui d'être responsable si les systèmes de paquets classiques venaient à disparaître, semblerait-il. :P

    Bon je veux pas paraître aigri, et en plus tu es un gros contributeur de ZeMarmot, donc je sais bien que tu ne penses pas cela ainsi. C'est juste un sujet si sensible qu'on entend 10 fois par jour. Ça devient dur et très fatigant. On fait ce qu'on peut, au maximum, mais y a toujours des gens pour pas aimer, et certains (pas toi, bien sûr) sont même très virulents, ce qui rend le sujet d'autant plus sensibles quand d'autres, plus posés (donc toi), en sont mécontents. Or comme je m'empêche de répondre à ceux qui abordent le sujet violemment ("don't feed the troll"), ben c'est les gens posés qui se prennent la grosses explication, laquelle déballe des jours de frustration emmagasinée! Désolé pour ça!

    Film d'animation libre en CC by-sa/Art Libre, fait avec GIMP et autre logiciels libres: ZeMarmot [ http://film.zemarmot.net ]

  • [^] # Re: Configuration minimale

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche GIMP 2.10 roule au GEGL. Évalué à 3.

    La récupération des images (il y en avait plusieurs d'ouvertes et aucune n'était sauvegardée) a parfaitement fonctionné.

    Cool. C'est moi qui ai implémenté cette fonctionnalité. Heureux de voir que ça sert (et c'est pas la première fois qu'un retour de succès me parvient!). :-)

    j'ai eu plantage de Gimp, parce que je faisais plusieurs trucs en même temps (des tests).

    Ceci dit, même si je suis content de lire que la récupération a fonctionné, si y a eu un crash, ce serait bien de le corriger. As-tu une méthode de reproduction du crash?

    dans la 2.8, j'avais pu mettre des éléments comme teinte-saturation, par exemple, comme bouton dans les outils (dans le panel où il y a le crayon, le pinceau, etc). Cette possibilité a-t-elle été retirée? Je n'arrive pas à les remettre.

    En fait la fonctionnalité existe toujours, mais elle est dorénavant implémentée comme une opération GEGL. En fait c'est le cas de la plupart des opérations de couleur. Par conséquent, en particulier, ce ne sont plus des "outils" donc on ne peut plus les mettre dans la boîte à outil.
    Mais la fonctionnalité existe toujours (menu "Couleurs").

    Film d'animation libre en CC by-sa/Art Libre, fait avec GIMP et autre logiciels libres: ZeMarmot [ http://film.zemarmot.net ]

  • [^] # Re: Configuration minimale

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche GIMP 2.10 roule au GEGL. Évalué à 3.

    Après avoir vu le bug, il semble que la vaste majorité n'ai pas ce problème, mais que certains utilisateurs ont des lecteurs de disquettes virtuels.

    Oui bien sûr, ce n'est pas un problème universel. Si c'est ce que mon message laissait entendre, je l'ai mal exprimé. Par contre, ce problème est relativement fréquent car on nous l'a rapporté à diverses reprises (or on sait bien que le pourcentage qui rapporte les erreurs est faible; un bug rapporté une dizaine de fois par exemple serait plutôt courant déjà). Mais "fréquent" pourrait aussi bien signifier 1 personne sur 100 par exemple (ce qui serait déjà beaucoup rapporté au nombre de personnes sous Windows).

    M'est avis que un logiciel populaire est coupable, mais comme d'habitude (habitude notée même chez Microsoft, notamment sur le blog de Raymond Chen qui parle souvent de rétrocompatibilité), c'est Windows qu'on blâme. ;-)

    Je pense que personne n'a blâmé Windows, ni ici, ni dans le rapport de bug. Affirmer cela dans ce fil de discussion me semble être tout autant une déformation de la pensée que le fait de blâmer Windows dès qu'un problème se produit. ;P

    Le problème pourrait en effet tout à fait être créé par un programme populaire dispo sous Windows. Et en effet quelqu'un a noté avoir trouvé une option dans son BIOS également. On pourrait donc s'imaginer que ce même problème pourrait se produire sous d'autres OS, mais à ce jour, il ne nous a été remonté que par des gens sous Windows. Ça pourrait dire par exemple que seul Windows fait quelque chose avec cette option du BIOS (je suis pas expert mais j'ai l'impression que beaucoup de développement BIOS/UEFI sont poussés par Microsoft) qui est une fonctionnalité additionnelle proposée seulement sous cet OS? Que le problème viendrait de l'API Windows pour lister/lire les périphériques qui ne gèrerait pas bien ces "faux périphériques" (donc ces faux périphériques existeraient aussi dans les autres OS mais ne ralentiraient pas les programmes)? Autre chose? Aucune idée. Dans tous les cas, personne n'a "blâmé" Windows. Et même s'il s'avérait que le bug viendrait bien de Windows même, je blâmerais pas Windows (ou plutôt ses développeurs). Tous les programmes ont des bugs, on fait tous des erreurs. Y a vraiment rien ni personne à blâmer dans le contexte de ce bug.

    Film d'animation libre en CC by-sa/Art Libre, fait avec GIMP et autre logiciels libres: ZeMarmot [ http://film.zemarmot.net ]

  • [^] # Re: Configuration minimale

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche GIMP 2.10 roule au GEGL. Évalué à 5.

    Quel OS? En particulier s'agit-il de Windows ou macOS?

    Il y a des problèmes connus sous Windows avec plusieurs fenêtres, et notamment les fenêtres d'options d'export en effet.
    La cause de ce problème sont de "faux lecteurs de disquette" que Windows s'amuse à créer (pourquoi?! Sérieux pourquoi?) et qui sont super lents d'accès. Encore 7 secondes, tu t'en sors bien. Certains rapportent des temps d'ouverture de certains dialogues de l'ordre de la minute!
    Le contournement du problème est de désactiver les faux lecteurs de disquette dans le Panneau de Contrôle (de toutes façons, à quoi servent ces faux lecteurs? Personne ne semble savoir!).

    Si tu es sous macOS, on a aussi eu un rapport de bug similaire (mais c'est bien moins fréquent) de quelqu'un pour qui cela prenait (comme toi) presque 10 secondes. Dans son cas, le problème venait de 1,5GB de polices qui semblent être parsées (lentement!) quand on ouvre certaines boîtes de dialogue (ce qui en soit est déjà bizarre et ne devrait pas se produire).

    J'espère que ce sera amélioré dans les prochaines versions.

    Mais le vrai de vrai problème, c'est (encore une fois) qu'on n'a pas de développeurs sur ces OS! On aimerait bien que les développeurs Windows et macOS se prennent un peu en main pour une fois, et qu'au lieu de nous dire que notre logiciel marche pas, ils contribuent de leur temps.
    Donc amélioré dans les prochaines versions? Pas impossible, mais là tel que c'est parti, ces bugs peuvent aussi bien rester pendant super longtemps (alors qu'ils sont sûrement simples à corriger, ce qui est d'autant plus ridicule).

    Bon peut-être que ton problème se produit en fait sous Linux, auquel cas on veut bien un rapport de bug détaillé (de mémoire, il me semble qu'on n'a jamais eu quiconque qui nous a rapporté un tel problème sous Linux. Ici ces boîtes de dialogue s'ouvrent instantanément par exemple).

    Film d'animation libre en CC by-sa/Art Libre, fait avec GIMP et autre logiciels libres: ZeMarmot [ http://film.zemarmot.net ]

  • [^] # Re: Gimp et RAW

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche GIMP 2.10 roule au GEGL. Évalué à 5.

    Cela vient de flatpak. Ce n'est pas un bug mais bien une limitation du modèle de sandbox. Tout simplement GIMP cherche darktable dans le $PATH et ne le trouve pas (comme attendu sinon ce serait un bug!).
    La solution serait probablement de communiquer par dbus, ce qui a d'autres problematiques.

    Je prévois un article sur mon expérience flatpak+GIMP listant notamment les diverses limitations connues du paquet.

    La seule solution à ce jour si cette fonctionnalité t'est indispensable, c'est d'attendre un paquet de ta distrib (méthode d'installation recommandée à ce jour mais avec les problèmes de timing connus), un paquet tiers (problèmes de support) ou de compiler.

    Film d'animation libre en CC by-sa/Art Libre, fait avec GIMP et autre logiciels libres: ZeMarmot [ http://film.zemarmot.net ]

  • [^] # Re: Intégration

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche GIMP 2.10 roule au GEGL. Évalué à 6.

    Bon ensuite ça fait quelques années qu'on a le serveur Jenkins (et aussi des années que c'est administré à moitié). Donc ça précède (peut-être?) la CI avec gitlab.

    Aussi on n'utilise pas (encore) gitlab, mais on va y migrer très bientôt. Maintenant que GIMP 2.10 est sorti, je dirais que d'ici un mois au plus (le temps de nous laisser souffler un peu… bon je dis ça mais on a déjà commencé à bosser sur la branche GTK+3 à vitesse grand-V), on aura migré sur le gitlab de GNOME. Si ça inclut un CI interne, j'imagine qu'on pourra y passer.

    Enfin bon je suis un peu dans le flou en ce qui concerne la CI (on l'est tous un peu).

    Film d'animation libre en CC by-sa/Art Libre, fait avec GIMP et autre logiciels libres: ZeMarmot [ http://film.zemarmot.net ]

  • [^] # Re: Configuration minimale

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche GIMP 2.10 roule au GEGL. Évalué à 7.

    Je peux pas vraiment te dire. Comme dit Selso plus haut, un logiciel plus rapide sur des machines rapides (car capable d'utiliser le multi-cœur ou les cartes graphiques, etc.) ne veut pas forcément dire que c'est plus rapide sur des machines lentes.

    Quant à l'utilisation plus intelligente de mémoire, cela ne signifie pas nécessairement plus rapide. Notamment pouvoir travailler sur des images plus grandes que la mémoire, cela veut dire que GIMP/GEGL est capable de swapper en partie une image. C'est très probablement plus rapide que laisser l'OS swapper (car on swappe pas toute l'image). Mais swapper, c'est toujours lent. Même si tu swappes sur du SSD, ça reste incomparablement lent par rapport à du travail en mémoire.

    Y a aussi plein de choses qui améliorent la rapidité "apparente". Par exemple si tu zoomes, les changements seront appliqués d'abord sur la partie d'image visible à l'écran, etc. Mais il n'empêche que si ta machine est lente, y a pas de magie.

    En outre certaines choses sont plus rapides, et d'autres plus lentes. Des retours qu'on a, beaucoup de traitements de pixels (effets) sont incroyablement boostés. Mais y a des exceptions et certains trucs sont lents, voire plus lents qu'avant. La peinture notamment est un peu plus lente. Mais en même temps, la peinture dans GIMP 2.10 fait 1000 fois plus de choses par rapport à 2.8. Les algos de peinture dans GIMP 2.8 étaient très naïfs et simples. Dans 2.10, on fait les choses convenablement, en ce qui concerne le blending/compositing, la gestion des couleurs, etc. Donc en fait GIMP 2.10 est plus rapide mais le sentiment finale est que c'est plus lent car ça fait maintenant les choses comme il faut.

    Y a une vérité qui est que le traitement d'image est un processus complexe et lent, aussi bien niveau processeur qu'utilisation mémoire. En plus y a l'évolution des usages. Alors que y a quelques années, on travaillait en 800x600, de nos jours, on fait du 4K ou plus. Sans parler des fous furieux qui travaillent sur support physiques avec des dimensions de fous furieux.

    Conclusion: faut que t'essaies et tu vois si ça va bien pour tes usages. Personne peut vraiment te répondre car c'est du cas par cas! :-)

    Film d'animation libre en CC by-sa/Art Libre, fait avec GIMP et autre logiciels libres: ZeMarmot [ http://film.zemarmot.net ]

  • [^] # Re: Feature request

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche GIMP 2.10 roule au GEGL. Évalué à 3.

    Dans la boîte de dialogue d’ouverture de fichier, le raccourcis « ctrl+L » ne fonctionne pas, c’est bête.

    Ben ici ça marche™. Pour info, on utilise la widget de base de GTK+. Donc on a vraiment le même comportement que toute appli GNOME et en fait même si on voulait, on pourrait pas retirer/ajouter ce type de fonctionnalité (sans implémenter notre propre widget d'ouverture de fichier, ce qu'on prévoit pas de faire).

    Tu serais pas dans le "Search" ou "Recently Used" par hasard? Dans ces emplacements, ctrl-l ne fonctionne pas. Mais dans tous les autres, ça a l'air de fonctionner sans problème (enfin pour moi).

    C'est probablement un problème d'intégration dû à flatpak.

    Faut pas tout mettre sur le dos de flatpak. Chez moi, ça marche très bien, que ce soit GIMP empaqueté dans un flatpak ou non.

    Film d'animation libre en CC by-sa/Art Libre, fait avec GIMP et autre logiciels libres: ZeMarmot [ http://film.zemarmot.net ]

  • [^] # Re: Intégration

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche GIMP 2.10 roule au GEGL. Évalué à 10.

    Je comprends bien, mais si je me lance dans la construction d'un serveur de build, que ça me prend plein de temps, que j'arrive avec mon truc et que vous me répondez « ah bah pourquoi t'as fait ça ? On a déjà un serveur de build ici… », ça ne va pas me motiver des masses :)

    En l'occurrence, on en a un, mais on n'en a pas, alors…
    Ensuite ce que tu dis est le lot quotidien d'un contributeur de logiciel libre. On a tous des exemples de patchs qui n'ont pas été intégrés (pour une raison ou une autre, parfois bonnes, c'est à dire patch refusé; parfois mauvaises, par exemple pour un projet semi-mort et notre patch n'a même pas été revu). Et pas seulement des patchs faits en quelques heures, parfois des patchs qui t'ont pris quelques jours!
    Faut savoir relativiser. Ce n'est jamais agréable de ne pas avoir son travail intégré mais c'est pas la fin du monde. La vérité est que si personne ne prenait ce risque, les logiciels libres n'existeraient tout simplement pas! C'est aussi simple que ça. Les auteurs originels ne feraient jamais cette première version bugguée (de peur qu'elle ne soit pas utilisée). Les contributeurs suivants ne feraient jamais de patch (de peur qu'il ne soit pas intégré), etc.

    Alors oui, c'est bien de prendre la température un peu avant pour quelque chose d'un peu conséquent. Vaut mieux pas bosser sur un truc que les dévs principaux sont justement en train de faire en même temps, ou autre. Mais bon là, la température, je viens de te la donner: elle est froide (ou peut-être tiède, voir plus bas)!

    Le truc, c'est qu'à un moment donné, faut faire un pas en avant. Faut avoir la foi en ce qu'on fait, et commencer à bosser en y croyant. Le problème, c'est que si tu savais combien de personnes viennent nous voir en nous disant être géniaux, de super dévs pros (limite ils veulent nous donner un CV, etc. dont on n'a rien à faire), puis ils nous font "bon je peux travailler sur quoi?" Réponse: "ce que tu veux, regarde bugzilla, y a plein de bugs". Puis on n'entend plus parler d'eux.
    Ce qu'il faut bien comprendre, c'est qu'on peut pas expliquer tout à tout le monde, sinon on ferait plus rien (et GIMP serait mort depuis des années). Dans 90% du temps, c'est une perte de temps plus qu'autre chose. Je veux pas paraître méchant envers les contributeurs, ce n'est absolument pas mon but! Et franchement chez GIMP, on essaie d'être le plus ouvert et bienveillant possible. Mais il y a un fait qui est que GIMP est un très gros logiciel, très complexe, et dont beaucoup de code est basé sur des concepts complexes (modèles de couleur, composition et mélange de pixels, des algos mathématiques pris de papiers universitaires ou sources diverses, du code multi-threadé, OpenCL, GObject, etc. etc. etc.). Et beaucoup de développeurs sont simplement submergés. J'adorerais pouvoir aider chacun personnellement, mais il me faudrait plusieurs vies. Déjà que je suis presque pas payé pour mon code (clin d'œil vous pouvez aider clin d'œil), alors si en plus je dois faire le prof pas payé…

    Donc clairement les gens actifs, compétents et avec de la bouteille partent avec un certain avantage. Franchement la CI, je connais les principes, mais j'ai jamais mis ça en place moi-même et ça m'intéresse pas de le faire si je peux m'en passer. On préfère clairement des gens qui savent ce qu'ils font et nous diront "c'est comme ça que c'est le mieux", pas des débutants qui veulent apprendre et espère qu'on soit leur prof.
    Attention, je dis pas qu'on peut pas nous-même être en désaccord et donc on peut discuter. Je suis souvent en désaccord avec d'autres contributeurs, on en discute plus ou moins calmement (en restant purement technique), puis on essaie de trouver des terrains d'entente. En gros, une discussion technique entre personnes compétentes. Pas une relation prof-élève. Faut voir ça du bon côté: on cherche des égaux pas des subalternes ni des esclaves!

    Bon ceci étant dit, on discute avec un gars qui fait un paquet AppImage et qui utilise Travis: https://github.com/aferrero2707/gimp-appimage/issues/9
    Il nous parle aussi de CI pour Windows et macOS, ce qui nous intéresse. Donc on verra où ça va mener. Et peut-être que ça va aboutir quelque part avec lui.

    D'ailleurs petite remarque. On savait que cette personne faisait un paquet AppImage depuis pas mal de mois déjà. Mais il n'est jamais vraiment venu nous voir pour en discuter sur IRC (enfin pas à ma connaissance), ou mieux faire un rapport de bug pour venir expliquer comment il pourrait contribuer, avec un patch (ses scripts de build) et un plan détaillé qui montre qu'il sait ce qu'il fait. Au final, c'est moi qui me déplace sur son système de bug et qui essaie d'avoir des infos sur comment on peut collaborer. Mais franchement j'aime pas ça. J'ai fait des patchs pour des dizaines de projets. Jamais je n'ai fait les trucs dans mon coin en espérant qu'ils viennent à moi. C'est moi qui vais à eux. On peut pas juste "chasser le contributeur". On ferait ça, on aurait le temps de faire rien d'autre (pour un résultat bien moins bon). Là je fais une exception, mais bon je dois dire que ça m'amuse pas plus que ça (comme je l'ai expliqué à rallonge ci-dessus).

    Conclusion: faites le premier pas! Ça ne veut pas dire qu'on vous aime pas et qu'on ne veut pas se bouger les fesses. On fait tous ça! On fait tous constamment le premier pas, et c'est pour ça que le logiciel libre avance.
    C'est juste que l'inverse serait impossible et aucun logiciel ne pourrait jamais être écrit. Tout simplement.

    Film d'animation libre en CC by-sa/Art Libre, fait avec GIMP et autre logiciels libres: ZeMarmot [ http://film.zemarmot.net ]

  • [^] # Re: Intégration

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche GIMP 2.10 roule au GEGL. Évalué à 8. Dernière modification le 02 mai 2018 à 20:54.

    J'avais déjà demandé, notamment pour avoir un flatpak nightly. De mémoire, on m'avait répondu que cela prend déjà tellement de temps de compiler tous les projets GNOME (ou quelque chose du genre) que ce n'était pas sûr. Mais en même temps, l'histoire commune entre GIMP et GNOME est si importante qu'on m'a aussi dit que ce serait peut-être possible de faire une exception. À voir donc…

    Depuis je n'ai cependant pas ré-insisté (cad pas re-demandé). Je n'ai simplement pas le temps. En plus je ne veux pas me retrouver à administrer la CI de GIMP. Ce qui m'intéresse, c'est juste d'avoir des tests de flatpak. Et encore, même ça j'en donnerais volontiers la maintenance (ou la co-maintenance) à quelqu'un qui a les compétences et le temps.

    Donc c'est peut-être possible, oui. Si y a un projet non-GNOME qui pourrait bénéficier d'une exception, ce serait bien GIMP! Mais franchement j'aimerais bien que quelqu'un d'autre s'en occupe. À ce rythme, je vais finir en burnout sinon.

    Film d'animation libre en CC by-sa/Art Libre, fait avec GIMP et autre logiciels libres: ZeMarmot [ http://film.zemarmot.net ]

  • [^] # Re: Intégration

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche GIMP 2.10 roule au GEGL. Évalué à 10.

    le Flatpak place un menu qui ne diffère que très peu

    En fait la raison pour laquelle tu as deux versions dans ton menu, c'est que nous avons changé l'identifiant appdata de GIMP pour suivre l'évolution du standard. Donc ton système considère les 2 GIMP que tu as installé comme différents. Mais à terme, tu ne peux avoir qu'un GIMP visible! En fait il ne peux y avoir qu'un lanceur visible par application.

    J'en suis le premier attristé, car au début, moi aussi je pensais qu'on pourrait avoir plusieurs GIMP d'installés. En fait c'est le cas: flatpak permet d'installer plusieurs versions d'un même logiciel. Et en particulier, j'ai 3 versions installées: org.gimp.GIMP/x86_64/dev, org.gimp.GIMP/x86_64/stable et org.gimp.GIMP/x86_64/master. Mais un seul est visible (dans les menus, overview, etc.).

    Il s'agit de la version "courante". Il est possible de changer la version courante par la ligne de commande. Par exemple, pour avoir la version stable en tant que version courante:

    flatpak make-current --user org.gimp.GIMP/x86_64/stable
    

    Ainsi maintenant ton overview lancera la version stable par défaut.

    Tu peux lancer une version "non courante" aussi par la ligne de commande:

    flatpak run org.gimp.GIMP/x86_64/dev
    

    La seule solution qui permettrait de voir tous les GIMP installés serait de leur donner à chacun un identifiant différent.
    Une meilleure solution serait que les GUIs de lancement se mettent à jour, et proposent (par exemple avec un menu contextuel en clic droit) de choisir quel version de l'application lancer, quand plusieurs sont installées.

    Film d'animation libre en CC by-sa/Art Libre, fait avec GIMP et autre logiciels libres: ZeMarmot [ http://film.zemarmot.net ]

  • [^] # Re: Intégration

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche GIMP 2.10 roule au GEGL. Évalué à 10.

    Où est-ce que ça bloque ?

    Comme je le disais dans la dépêche, tout simplement les contributeurs! Enfin ce ne sont pas les contributeurs qui bloquent, mais le fait que les contributeurs manquent.
    En gros, les choses vont pas se faire tout seul, on a besoin de gens.

    Pour répondre un peu sur les questions techniques: on a un serveur de build avec Jenkins. Parfois les builds cassent, de façon normale car par exemple on a augmenté une dépendance de version. Ça c'est pas gênant. Le problème, c'est que quand ça arrive, l'admin de cette instance Jenkins met parfois des semaines avant de corriger (et donc on se retrouve sans build check automatique pendant plusieurs semaines). Des fois, les builds cassent sans vraiment qu'on sache pourquoi aussi. Et parfois le serveur entier disparaît. Par exemple maintenant, le serveur est mort. On sait pas pourquoi et le contributeur répond pas.

    Ensuite soyons clair: il n'y a aucun reproche envers le contributeur. Il est bénévole, comme nous tous (même ceux qui, comme moi, essaient d'en vivre, on est clairement principalement bénévole à cause du manque de financement) et a déjà fait plus que beaucoup. Et surtout chacun ses priorités. On ne peut pas lui demander d'être constamment réactif. Simplement le fait est que nous avons une plateforme d'intégration continue dont nous ne pouvons pas dépendre avec confiance.

    Conclusion: on veut des contributeurs. :-)

    Est-ce que tout ça est documenté quelque part ?

    Ne pas demander aux développeurs. Règle n°1 de la contribution: ne pas attendre qu'on vous dise quoi faire. Le faire et nous expliquer pourquoi ce que vous avez fait est bien. Et si vous avez l'air de savoir ce que vous faites, on vous dira "cool, ça a l'air bien". On prend.
    Beaucoup de contributeurs veulent être pris par la main, mais en vrai on n'en sait pas forcément plus que vous (et notamment pour les plateformes d'intégration continue, on sait pas grand chose). Le logiciel libre est une leçon d'indépendance. :-)

    Bon ensuite, il me semble que l'admin de notre CI actuel a mis une documentation sur son process actuel, quelque part dans un dépôt git ailleurs. Mais franchement, c'était une erreur car je saurais même pas te dire où c'est.
    Faut pousser les trucs dans le dépôt git de GIMP (ou un autre dépôt à côté, hébergé au même endroit, donc facile à trouver, si y a vraiment beaucoup).

    Ça marche d'autant mieux que Blender n'a même pas besoin d'être installé pour pouvoir être utilisé (il suffit de décompresser l'archive quelque part et de lancer blender[.exe])…

    Très franchement, je n'aime pas ces tarballs de binaires. Blender fait ça, Firefox fait ça… Mais quand j'installe un logiciel, je veux une intégration à mon bureau! Je veux pouvoir lancer l'application en cherchant dans mon overview/menu, je peux pouvoir double-cliquer sur mes fichiers .blend pour lancer Blender, etc. En gros avec un fichier desktop installé au bon endroit. Bon je peux créer un tel fichier manuellement et le placer au bon endroit, mais justement idéalement je veux que ce soit fait à l'installation.
    Aussi je veux pas avoir à me demander "où mettre ce répertoire"? Sans compter la mise à jour à la main, à chaque fois. C'est vraiment pas pratique ce type de non-installeur. :-/

    Film d'animation libre en CC by-sa/Art Libre, fait avec GIMP et autre logiciels libres: ZeMarmot [ http://film.zemarmot.net ]

  • [^] # Re: Disponible chez Arch Aur

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien Publication de Gimp-2.10 version RC2, les changements. Évalué à 2.

    Pour info, il semble y avoir des bugs dans le paquet Arch. On a eu plusieurs rapports de bug avec crash (dont le dernier y a 2 jours), qui sont dûs à un problème de paquet (en gros un problème de dépendances à libmypaint).

    Cf. https://bugzilla.gnome.org/show_bug.cgi?id=794818

    Si quelqu'un utilisant Arch peut faire un rapport de bug, ce serait bien (y a juste quelqu'un qui a laissé un commentaire sur la page de ton lien aux dernières nouvelles).

    Film d'animation libre en CC by-sa/Art Libre, fait avec GIMP et autre logiciels libres: ZeMarmot [ http://film.zemarmot.net ]

  • [^] # Re: claques

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien Gimp : opérations rapides à portée de débutant. Évalué à 5.

    Il n'est pas possible de sélectionner plusieurs calques dans GIMP. C'est un manque réel. Néanmoins les transformations peuvent déjà être appliqués à plusieurs calques d'un coup en les liant (icône "chaîne", en cliquant juste à droite de l'icône "œil" dans la liste des calques). Par exemple, cela permet de déplacer, redimensionner, faire une perspective, rotation, etc. sur tous les calques liés d'un coup.

    Mais cela ne s'applique pas aux effets ou opération GEGL par exemple, ni à la peinture.

    Cf. section "Lier aux autres calques".
    Lier aux autres calques

    Film d'animation libre en CC by-sa/Art Libre, fait avec GIMP et autre logiciels libres: ZeMarmot [ http://film.zemarmot.net ]

  • [^] # Re: Bonne explication pour les bases de gimp

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien Gimp : opérations rapides à portée de débutant. Évalué à 5.

    Pour info, les tutoriaux officiels (c'est à dire ceux sur gimp.org) de GIMP ont été revus, et on est dans un processus de renouvellement depuis quelques années. Mais cela est fait très lentement.
    Notamment beaucoup de tutos sont basés sur de vieilles version de GIMP. Et aussi dorénavant seuls les tutos libres (licences CC 0, by, by-sa, Art Libre, etc.) sont acceptés. De nombreux tutos non-libres (ou dont les auteurs n'étaient plus contactables pour leur demander s'ils acceptaient de libérer) ne sont ainsi plus diffusés (en fait, ils sont toujours accessibles pour qui a le lien direct, afin de ne pas casser de vieux liens divers sur le web, mais ils ne sont plus visibles dans la liste publique).

    Là où je veux en venir, c'est que si quelqu'un pense avoir des choses intéressantes à enseigner dans GIMP, la contribution de nouveaux tutos serait très appréciée. Pour ceux qui veulent jeter un œil au contenu existant, le site est dispo dans un repo ici, le format d'écriture est markdown, et vous pouvez déposer des patchs (nouveaux tutos ou mise à jour/correction de tutos existants).

    Existe-t-il une version en français ?

    Sauf erreur, rien n'est en français sur gimp.org pour l'instant. En fait, le site est déjà techniquement localisable, mais les derniers détails n'ont pas été mis en place. C'est une des choses que notre contributeur principal (celui qui a fait le site web) doit encore fignoler. Ou moi, ou quelqu'un d'autre.

    Film d'animation libre en CC by-sa/Art Libre, fait avec GIMP et autre logiciels libres: ZeMarmot [ http://film.zemarmot.net ]

  • [^] # Re: Ca pose à un autre problème...

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Il ne demandait qu'à payer !. Évalué à 3.

    Oui, le droit moral, mais pour l'exercer, il faut pouvoir dédommager celui qui les droit d'exploitation, donc, dans les faits, il ne se passe pas grand chose.

    Il existe le droit moral, mais en l'occurrence ce n'est pas de cela dont je parle. Je parle bien de l'exploitation d'une œuvre. Il existe énormément de cas de jurisprudence en France où la rétribution relative au droits d'auteur est réévaluée après le départ d'un employé. Par exemple parce que l'entreprise a continué à utiliser une œuvre alors qu'aucune cession de droits d'auteurs avec des conditions de diffusion claires (temporalité, localité, medium, etc.) n'ont été signées après départ de l'employé (quasi aucun employeur ne pense à faire signer de cession de droits). Voire tu pourrais vouloir faire réévaluer un contrat de cession que tu juges injuste.
    Y a énormément d'articles sur le sujet (un des premiers résultats à une recherche web, écrit par un avocat), et il suffit de lire les articles du CPI où il est fait mention du cas où l'auteur crée une œuvre sous contrat.

    En particulier L111-1:

    L'existence ou la conclusion d'un contrat de louage d'ouvrage ou de service par l'auteur d'une oeuvre de l'esprit n'emporte pas dérogation à la jouissance du droit reconnu par le premier alinéa, sous réserve des exceptions prévues par le présent code. Sous les mêmes réserves, il n'est pas non plus dérogé à la jouissance de ce même droit lorsque l'auteur de l'oeuvre de l'esprit est un agent de l'Etat, d'une collectivité territoriale, d'un établissement public à caractère administratif, d'une autorité administrative indépendante dotée de la personnalité morale ou de la Banque de France.

    Au passage, je découvre avec l'article précédemment donné de cet avocat qu'il est interdit de céder des œuvres futures, article L131-1:

    La cession globale des oeuvres futures est nulle.

    Cela veut notamment dire qu'une clause du contrat de travail qui voudrait faire office de cession de droit sur toute la période d'emploi serait nulle. Il faut faire signer des cessions œuvre par œuvre.

    <aparté>En aparté cela m'a fait me poser des questions sur le contrat conclu avec des organismes tels que SACEM (il est connu qu'on signe pour toutes œuvres passées et futures). Apparemment cela se base sur L132-18, et en gros, on ne cède donc pas ses droits à la SACEM mais on leur donne la faculté de représentation. C'est cool, moi aussi je découvre des trucs.</aparté>

    Enfin bon y a pas mal de jurisprudence (notamment ça en 1992, en 1997, en 2001, trouvés par divers liens). Après c'est comme tout, faut aller au tribunal, et c'est là où on a une réponse (qui va dépendre du cas, des avocats, de l'interprétation du juge, etc.). En tous cas, dans les faits, si au contraire, il se passe des choses! ;-)

    En fait, l'étudiante qui a fait le logo Nike, elle serait en France, je suis persuadé qu'elle aurait pu attaquer et gagner sans problème (et ainsi toucher pas mal en rétroactif pour les années d'utilisation de son logo).

    Non, il y a plein de spécificités pour l'informatique : pas de droit moral par exemple.

    Y a en effet quelques exceptions pour le logiciel, écrites dans la loi. Mais si, y a bien un droit moral. Il est simplement moindre. En particulier pas de droit de repentir ou d'interdiction de modification ("intégrité" de l'œuvre).
    Cet autre article d'avocat trouvé explique ça pas trop mal.

    Mais encore une fois, on ne parle pas de droit moral ici, tu mélanges un peu tout. Le droit moral n'est pas ce qui te permet d'exploiter une œuvre commercialement (ce qui est notre sujet ici, puisqu'on parle de comment sont rétribués les auteurs d'œuvres).

    Mais tu as bien raison qu'il y a aussi une exception pour le logiciel car les droits patrimoniaux pour un logiciel créé dans un contexte salarial sont attribués à l'employeur (article L113-9). Or ce sont uniquement les droits patrimoniaux qui te permettent de te rémunérer en exploitant une œuvre. Le droit moral n'y fait rien à l'affaire.

    MAIS même là, ce n'est pas si simple, et il y aussi eu de la jurisprudence là encore, par exemple une affaire où un informaticien et un médecin ont créé une société et un logiciel. Après s'être séparés, l'informaticien a recréé une société pour continuer son logiciel et la société originelle a attaqué en justice. Après 3 procès où la décision a fait des aller-retours, c'est la cours de cassation qui a donné raison au développeur, lequel a pu garder les droits sur le logiciel et ainsi être celui avec le droit de le commercialiser.
    Comme quoi, encore une fois, même en logiciel ce n'est pas si simple. Encore une fois, dans certains cas, c'est devant un juge que cela se joue (bon va pas réclamer les droits patrimoniaux pour un logiciel où tu as fait 3 patchs et qui a été développé depuis 10 ans avant ton embauche! ;p).

    Et je réitère donc que si, le logiciel est basé sur le même droit d'auteur en France, et même s'il y a effectivement des amendements dans la loi qui font quelques exceptions, cela reste du droit d'auteur. Il ne faut pas se voiler la face.

    Film d'animation libre en CC by-sa/Art Libre, fait avec GIMP et autre logiciels libres: ZeMarmot [ http://film.zemarmot.net ]

  • [^] # Re: Ca pose à un autre problème...

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Il ne demandait qu'à payer !. Évalué à 5. Dernière modification le 03 avril 2018 à 14:29.

    D'un point de vue d'informaticien, c'est totalement insupportable comme manière de voir les choses. Jamais on est payé en fonction du succès du code. C'est un peu une prise d'otage, je pense à un logo par exemple. Le logo prend de la valeur car il devient connu, comme une marque, mais c'est très loin de sa valeur purement "graphique", c'est le travail de toute la boite.

    Tu as raison, mais en fait, tu parles surtout de l'informatique "en interne" (puisque tu parles du "travail de toute la boite"). Ce serait un peu la même chose pour un graphiste "interne", c'est à dire des employés. Ceux-ci seraient évidemment payés en salaires (ceci dit en France, il me semble bien qu'on garde un droit d'auteur fort même en étant employé, contrairement aux US par exemple où on va donner son copyright à son employeur; il serait intéressant de savoir si un ancien employé pourrait faire réévaluer des droits d'auteurs pour un travail fait en tant qu'employé). Quant aux informaticiens "externes" (hors employés), ils se font en général aussi parfois payer de la même façon avec le droit d'auteur, éventuellement reconductible: en informatique on appelle cela simplement les licences. Et même si beaucoup de licences sont à vie (ce qui est tout aussi possible théoriquement pour un designer, de l'audiovisuel, ou n'importe quel autre marché du droit d'auteur, mais très peu courant), on le sait bien, de plus en plus de boîtes font des licences sous forme d'abonnement de nos jours, car elles ont compris qu'elles peuvent récupérer encore plus de sous ainsi! Genre les produits Adobe que l'on paye désormais au mois ou à l'année.

    Sans même parler des boîtes qui se sont spécialisées dans les licences super compliquées, comme Oracle (dont on parle régulièrement ici et encore y a qques jours, quelqu'un ré-expliquait le bordel que sont leurs licences).

    Donc je peux t'assurer que même en informatique, ça se fait (même beaucoup!), même si c'est nommé différemment. Ça reste des milieux similaires. C'est simplement d'un point de vue employé qu'on trouve ça aberrant à raison.

    Et pour illustrer cela de l'autre côté, je parlais du fait qu'un logo pourrait être payé des tarifs absurdement différents selon pour qui on les fait. Voici le premier résultat que je trouve sur une recherche web des logos les plus chers. On voit des logos à 170 millions d'euros, etc. Mais celui qui m'intéresse, c'est en fait le 11ème de la liste en bonus, qui était le logo Nike qui aurait coûté… 35 USD à la boîte! En effet il aurait été fait par une étudiante qui avait (en 1971) un salaire de 2 $ l'heure (j'imagine qu'elle était stagiaire ou un truc du genre).

    Donc tu vois, c'est pas une question de "informaticiens vs designer". Les deux métiers sont basés sur le droit d'auteur malheureusement, et dans les deux cas, tu peux vendre ton œuvre comme tu le veux: sous forme d'abonnement et par personne/machine (voire processeur ou fonctionnalité comme Oracle qui va vraiment à fond dans la complexité) ou bien avec des licences à vie et illimité en nombre. Et dans les deux cas, tu peux être employé plutôt que vendre ton œuvre en tant qu'externe avec des contrats de cession de droits. C'est plus une question de si tu es un requin du business, ou si tu oses, ou si tu sais tout simplement ce que tu as le droit de demander, ou que-sais-je encore.

    En fait dans le design, beaucoup se "font avoir" dans le sens où ils ne savent pas ce qu'ils peuvent demander justement, puisqu'il y a beaucoup de designers indépendants qui bossent seuls. Sans avoir fait une recherche au préalable, ils ne s'imagineront même pas qu'ils peuvent faire un logo avec contrat d'usage reconductible sur X années et en limitant son usage dans une région limitée, etc. Les exemples plus haut de l'étudiant(e) qui a fait un logo pour quelques dizaines ou centaines d'euros pour une grosse boîte sont légion en fait (pas tous de manière aussi exubérante car pas toutes les entreprises deviennent des multinationales pleines aux as bien sûr).
    Dans l'audiovisuel, c'est simplement que quasi personne ne signe un contrat en débutant (si tu es débutant, tu bosses avec des gens qui le sont pas). Quasi tous les modèles de contrats que tu trouveras sur le web ont donc une durée de cession limitée. Mais il n'en reste pas moins possible de signer pour durée illimitée. J'ai quand même trouvé un modèle (en anglais) avec la case optionnelle "à perpétuité" (mais je pense que peu cocheront cette case, hormis toucher vraiment le jackpot ou au contraire avoir le dos au mur financièrement). Remarquez que ce modèle de contrat sous forme de tableau a l'avantage d'être clair et illustre exactement ce que je disais et les 3 éléments les plus importants de toute cession de droit: le médium de diffusion (télé, web, etc.), la région et la temporalité autorisés.

    Pour aller dans ton sens, le travail de "base" d'un graphiste est très mal payé, ce qui n'est pas le cas pour un codeur.

    C'est une des grandes tragédies de beaucoup de travailleurs du droit d'auteur et là où les "artistes" se sabordent eux-même constamment. En fait, plutôt que se battre pour avoir des salaires raisonnables pour un travail effectué, ils se battent pour un salaire de misère (voire parfois pas de sous du tout) en échange de droits d'auteurs à vie. Pourquoi? Car ils voient ce 1% d'artistes au top du hit-parade qui gagnent effectivement des fortunes en droits. Et ils se disent "un jour ça pourrait être moi, je pourrai être riche en bossant 1 mois par an". Donc s'ils sabordent ce système maintenant, le jour où ils seraient dans le top-100, ils toucheront pas le pactole.
    C'est donc un système totalement vicié basé sur une injustice profonde (le 1% qui touche des fortunes vs le 99% qui touche des cacahouètes) mais malheureusement ce 99% se bat presque plus que le 1% pour faire survivre ce système car on les fait rêver. Et donc ils se démèneront corps et ongles pour protéger le système. Il suffit de voir comment ils vont tous soutenir les organismes de répartition de droits alors que ces derniers leur reversent à peine de quoi payer quelques restaux par an (mais les employés et surtout ceux à la tête de ces organismes, c'est eux qui touchent le pactole).

    Je trouve vraiment aberrant qu'on puisse demander à tant de gens si souvent de bosser gratuit, ou pour une somme dérisoire, mais en leur faisant espérer que si le projet est un succès alors ils seront riches. Pour certains ça marche, pour beaucoup ils ont perdus leur temps, vivent de quasi rien, et continuent en espérant que ça soit bon la prochaine fois (et qu'ils puissent tenir jusqu'à ce jour). La plupart de ces gens ne sont pas à envier.

    Ceux qui bossent dans l'informatique ont simplement mieux pris la barque et ne se sont pas embarqués dans ces systèmes absurdes probablement car ils viennent de milieux plus techniques et pour la plupart, ils cherchent à être employés d'entreprises plutôt qu'indépendants. Il ne pensent même pas au droit d'auteur (alors que leur business est basé tout autant dessus).

    P.S.: quand je dis 1% vs 99%, ce sont des chiffres "au hasard". Ça pourrait être 0.1%vs 99.99% aussi bien que 5% vs 95%. L'idée reste la même!

    P.P.S.: désolé, je sais vraiment pas faire court. ;-(

    Film d'animation libre en CC by-sa/Art Libre, fait avec GIMP et autre logiciels libres: ZeMarmot [ http://film.zemarmot.net ]

  • [^] # Re: Ca pose à un autre problème...

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Il ne demandait qu'à payer !. Évalué à 10. Dernière modification le 01 avril 2018 à 03:49.

    Salut,

    Ça fait plusieurs fois que je lis sur linuxfr cette histoire de pub ciblée pour expliquer le blocage par localisation.

    Alors je ne vais pas prétendre connaître l'ensemble des marchés basés sur le droit d'auteur, et peut-être que vous avez des expériences professionnelles particulières dans certains de ces marchés où c'était l'explication. Mais sinon de manière générale, c'est pas du tout ça.

    Les ayant-droits ne font pas de pub. Ils s'en foutent de la pub, qu'il y en ait ou pas sur leur œuvre, l'argent ne va pas dans leur poche. Ceux qui se rémunèrent avec la diffusion de pub, ce sont les diffuseurs justement, qui eux payent les ayants-droit.

    Quand vous êtes un ayant-droit, vous faites un "contrat de cession de droits d'auteur". Et tout simplement, ce contrat va stipuler des conditions de diffusion, et notamment la région, la temporalité, le support de diffusion… Toutes ces conditions de diffusion ont principalement pour objectif d'estimer finalement le nombre de personnes qui auront accès à votre œuvre: plus ce nombre est important et plus vous estimez devoir être payé (idéalement proportionnellement). Du point de vue d'un ayant-droit, c'est pas plus compliqué que ça! Plus de gens, plus de sousous dans la popoche!
    C'est la base de l'ayant-droit classique.

    Supposons par exemple que vous faites un logo. Si vous le faites pour une petite asso locale pas connue, dans le contrat vous autoriserez une diffusion régionale par exemple. Si jamais l'asso grandissait et voulait atteindre l'ensemble du pays, voire carrêment l'international, ils seraient dans l'obligation légale de vous recontacter pour renégocier un contrat (s'ils veulent continuer à utiliser le même logo). De même, vous donnerez une date limite (genre un an), et donc l'asso vous recontactera au bout d'un an s'ils veulent continuer à utiliser ce logo pour établir un nouveau contrat et repasser à la caisse (ce qui permet au designer de réévaluer la portée de l'association; peut-être qu'elle est devenue super grosse depuis la dernière fois, auquel cas le designer peut essayer de faire évaluer les droits à la hausse puisqu'on estime alors que son œuvre est vue par plus de monde).

    Ce qu'il faut comprendre, c'est qu'avec le droit d'auteur, on ne paye pas le travail (ou très minimement). Si vous faites un logo pour une multinationale ou une micro asso locale, vous pourriez être payé différemment d'un facteur 10000 alors que vous auriez peut-être passé le même temps et effort. Non on paye principalement l'utilisation, ou la couverture.

    Alors revenons maintenant à un exemple qui correspond plus au contexte de ce que les gens ont en tête dans ce journal: vous êtes ayant-droit de film! Au milieu ou à côté de votre film, le diffuseur ajoutera peut-être de la pub, mais ça vous vous en foutez. C'est son business à lui. Bien sûr, vous prendrez peut-être ça en compte pour faire votre estimation perso, mais c'est pas la base de votre contrat qui lui parle d'étendue de diffusion. Non votre contrat dira juste "je vous autorise à diffuser ce film pour un an, dans le territoire français, pour tel prix", ou encore "je veux être payé tant par personne qui visionne le film" (c'est en fait synonyme, la première version correspondant en fait à une estimation du nombre de personne qui verra le film en un an en France s'il est diffusé par ce diffuseur). Ils vont limiter le territoire pour la même raison qu'ils limitent le territoire pour l'utilisation du logo dans mon exemple plus haut: car si le diffuseur souhaite élargir son public, l'ayant-droit s'attend à être payé davantage puisque l'œuvre est vue par plus de monde. Tout simplement. Pub ou pas pub d'ailleurs. Ça n'a aucune espèce d'importance. Par exemple si je ne m'abuse (et je suis à peu près sûr que c'est le cas), Netflix n'a aucune pub. Ce n'est tout simplement pas leur business modèle (à la place, ils font payer des abos les gens). Les ayants-droit ne s'en préoccupe pas, c'est pas leur problème. Leur seul problème, c'est d'estimer combien de personnes vont regarder le film et ainsi d'estimer des droits d'auteur. Estimer par rapport à un territoire (un pays par exemple) dont le nombre d'habitant est connu, et approximer le nombre de visionnement en prenant en compte la popularité d'un service est une méthode assez classique, tout simplement. Avec une entreprise comme Netflix, qui doivent avoir des chiffres très précis de visionnage, c'est probablement encore plus facile (le contrat de cession avec Netflix est peut-être réellement proportionnel au nombre de visionnages réel des œuvres). Avec un site public auquel tout le monde peut accéder, on peut compter le nombre de visiteurs en comptant les accès web, mais c'est moins précis (tous ceux qui ont un site le savent bien; déjà si quelqu'un charge une page 2 secondes puis se barre, vous voudrez pas payer les droits d'auteurs; de même pour des bots de moteurs de recherche, etc.). Quant à une chaîne de télé classique, c'est encore plus dur d'avoir des stats (quoique maintenant que c'est plus hertzien mais numérique, y a sûrement des compteurs). Donc approximer par pays et par popularité de la chaîne/site web/autre média reste un très bon moyen.

    Et si les diffuseurs bloquent ainsi les œuvres, ça n'a donc rien à voir avec la pub ou le gaspillage de ressources. C'est tout simplement que les ayants-droit leur demande car ils ont signés des contrats localisés qui n'auraient aucun sens autrement.

    Notez bien que je ne dis que ce système est bien. Je trouve ces limites artificielles tout aussi absurde que vous dans ce monde méga connecté et où les gens peuvent se déplacer facilement partout dans le monde. J'explique juste comment le droit d'auteur marche de nos jours. Les "contrats de cession de droits d'auteur" sont la base de toute personne souhaitant travailler dans un métier en rapport avec le droit d'auteur. Cherchez tout simplement ce terme, vous trouverez des milliers de tutos sur le sujet. C'est super recherché car n'importe quel designer/créateur débutant doit un jour faire de la recherche sur le sujet pour savoir comment se faire rémunérer; et le conseil n°1 que tous ces tutos vous donnera sera: ne surtout jamais oublier de préciser une zone de diffusion et une durée limitées; un ayant droit classique veut se donner la possibilité de pouvoir revoir régulièrement ses droits au cas où la situation évolue.
    Cela concerne tout type d'auteur. Que vous soyez scénariste de film, réalisateur, parolier de chanson, compositeur, romancier, etc. vous signez un contrat de session de droits d'auteur. En tant qu'ayant-droit, la seule chose sur laquelle vous basez ce contrat, c'est la couverture d'exploitation de votre œuvre, pas les pubs (qu'il y en ait beaucoup, peu ou pas du tout) ou la bande passante qui ne sont absolument pas votre problème et dont vous vous fichez complètement.

    Film d'animation libre en CC by-sa/Art Libre, fait avec GIMP et autre logiciels libres: ZeMarmot [ http://film.zemarmot.net ]

  • # Les vis bis! :-D

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Retour sur le projet d’ordinateur portable Modulaire de Cairn SanVis. Évalué à 10.

    Salut,

    Puisque c'est moi qui avais lancé la discussion sur les vis, quelques réponses à votre compte rendu.

    De plus, le principal problème ne vient pas des vis, mais des pas de vis, qui ne survivent qu'à 2 ou 3 démontages maximum.

    À part si on fait vraiment les bourrins avec des tournevis qui n'ont rien à voir, c'est pas vrai. J'ai démonté mon portable pas mal de fois (bien plus de 3 fois), et j'ai aucun problème avec les pas de vis.
    Les pas de vis qui ne survivent pas, c'est si une boîte utilisait des vis pas classiques du tout (par exemple afin d'empêcher le démontage) et donc on essaie tant bien que mal de les dévisser avec des formats pas adaptés, ou bien s'ils utilisent vraiment des vis de super mauvaise qualité.

    Et puis surtout il n'est pas non plus nécessaire de démonter un ordi si souvent heureusement (ou alors y a un problème plus profond de qualité matérielle si on est forcé de changer des composants ne serait-ce que plusieurs fois par an).

    Lenovo le bon élève, sur certains points, oui, mais pas tant que ça :

    Juste pour préciser, le but de mon commentaire n'était absolument d'encenser Lenovo comme une bonne boîte gentille. Que je sache, ils sont pas libristes pour un sou (enfin pas vraiment plus que la plupart des gros assembleurs), et oui c'est une très grosse boîte qui fait beaucoup de merde pas cool, comme la plupart des grosses boîtes du secteur (malheureusement!).

    Je ne faisais que parler du démontage, sans aucune autre considération libriste, vie privé ou philosophique. Et oui sur ce point, Lenovo est un très bon élève (ou du moins l'était, mon portable a quelques années, ça a pu évoluer; ça m'étonnerait pas plus que ça).

    Brunus faisait d’ailleurs apparaître dans le dernier journal sur l’Open Computer que Lenovo non ce n’est pas 3 vis.

    Alors je viens de regarder le commentaire et la personne parle du ventilo. Ça dépend vraiment de quels composants il est question. De ce que je comprends de votre concept, c'est aussi pas tous les composants qui sont facilement changeables par blocs. Vous le dites vous même dans votre précédent journal:

    Les composants principaux de l’ordinateur (RAM, SSD, carte graphique, etc.) sont présents sous forme de Blocks.

    Et pour ceux là aussi dans mon laptop, c'est vraiment entre 1 et 3 vis (en tous cas, la RAM et le SSD très clairement; par contre la carte graphique dans mon ordi, c'est intel, intégré, donc forcément…).
    Ensuite je le disais aussi, moi aussi j'ai eu à changer un tout petit bout de câble de merde au fond du boîtier, et clairement c'était pas 3 vis! Mais en même temps, il me semble bien que ce même bout de câble ne serait pas un bloc chez vous non plus (enfin j'espère, sinon votre ordi, c'est un mammouth! ;p). Mais au moins c'était changeable et documenté très clairement et officiellement.

    Tout ça pour dire que c'est vraiment ça que j'attends d'un ordi portable "modulaire": que je puisse le réparer quelque soit la pièce (même si ça doit être un câble de quelques cms dont tout le monde se fout), qu'on ne me mette pas de bâtons dans les roues (avec des vis pas standards, ou cachées, ou un autocollant qui veut rien dire et qui affirme des aberrations genre "tu retires l'autocollant, tu perds ta garantie"…) et même que l'entreprise approuve officiellement la réparation (avec une documentation officielle qui détaille chaque composant, sa position dans le boîtier, son nom technique pour pouvoir être changé si besoin, etc.).

    Et sur ce point (ce point précis de la modularité, encore une fois, je parle pas d'autre chose! Notamment pas de savoir si c'est une boîte "gentille", respectueuse de la vie privée, ou autre!), Lenovo est (ou était?) un très bon élève, je le maintiens. Ensuite je dis pas qu'ils sont les seuls. J'achète très peu de matériel (ce serait clairement pas écologique), donc je suis loin de connaître tous les constructeurs, mais je sais en tous cas que pas mal de constructeurs ne font pas ça.

    Quoiqu'ils en soit, j'attends donc de voir vos Open Computer. Je ne cache pas être un brin sceptique sur ce concept de blocs. Mais je ne demande qu'à me tromper sur un tel sujet, car les bons constructeurs d'ordinateurs portables ne sont pas légions, et encore moins les constructeurs libristes et respectueux de leurs clients.
    Donc je vais suivre votre évolution. Je voulais simplement partager mes interrogations sur votre concept de bloc histoire d'en savoir plus. :-)

    Film d'animation libre en CC by-sa/Art Libre, fait avec GIMP et autre logiciels libres: ZeMarmot [ http://film.zemarmot.net ]