Transcriptions de conférences par l'April en mai, juin et juillet 2015

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16
12
juil.
2015
Communauté

Quelques mots-clés (probablement non exhaustifs) pour attirer votre attention sur les dernières transcriptions de conférences réalisées par l'April :

Retour sur la conférence donnée par Richard Stallman le 12 mai 2015 à Brest.

36
22
mai
2015
Communauté

Richard Matthew Stallman (alias RMS) a donné une conférence le 12 mai dernier à Brest dont le sujet portait sur le logiciel libre et l'éducation. Elle était organisée par la Cantine, les Chats Cosmiques et Maison du Libre.

Au cas improbable où quelqu'un ne connaitrait pas RMS, voir son site web. En bref : Programmeur et militant du logiciel libre. Initiateur du mouvement du logiciel libre (FSF : Free Software Foundation) et du projet GNU. Programmeur renommé, initiateur notamment de : GNU Emacs, compilateur GNU C, débogueur GNU, moteur de production GNU Make.

Journal h-node.org : GNU/Linux matériel compatible, base de données

10
9
sept.
2014

Cher journal,

Oserais-je m’enthousiasmer encore à la découverte d'un site web promettant une base de données sur le matériel compatible avec nos systèmes GNU/Linux tant appréciés pour les libertés, l'éthique et les enjeux de société ?

Ayant la volonté de n'utiliser que des logiciels libres et typiquement un système GNU avec le noyau Linux, l'ont est rapidement confronté au support matériel totalement différent de ce qui se passe avec un système Windows de Microsoft. Mac OS est encore autrement différent…

En (...)

Journal FSF et chiffrement de courriels

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14
6
juin
2014

Bon, c'est vrai que la journée du chiffrement est passée, mais je voulais faire un journal marque page en vous proposant un lien de la FSF pour apprendre à chiffrer ses courriels avec GPG :

https://emailselfdefense.fsf.org/

Ça ne simplifie pas forcément le concept, mais c'est un tutoriel agréable, et avenant pour tout un chacun.

Bon trolldi !

Journal Computrace, une backdoor pour votre plus grand bien

47
20
mai
2014

Bon journal ? En tout cas mauvaise nouvelle.

Il y a de ça quelques mois, la société Kaspersky découvre un logiciel malveillant installé sur au moins 2 millions d'ordinateurs.
Computrace se divise en 3 modules présents dans l'option ROM PCI qui est chargée ensuite par le BIOS de la machine.

Par la suite il est capable :

  • De sécuriser les données d'un parc de postes à distance
  • De déployer toujours à distance des mises à jour, des licences ou de lancer (...)

Journal RMS sur Grenoble

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15
7
avr.
2014

Pardon pour ce "journal bookmark" et de ne pas avoir communiqué par ici plus tôt…tellement à faire ! :)

La Guilde s'associe à la venue de Richard M. Stallman sur Grenoble, le mardi 8 avril plus précisément au campus de Saint Martin d'Hères.
« Logiciel Libre, Société Libre - Free Software, Free Society » par Richard M. Stallman

Richard M. Stallman est fondateur de la Free Software Foundation (FSF) et à l'origine du mouvement du Libre. Plus de 25 ans après sa création (...)

Journal Gluglug

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Tags :
22
20
déc.
2013

Salut tout le monde.

Je ne dois pas être la seule à avoir reçu la nouvelle, mais qu'importe.

« Le portable Gluglug X60 est sorti, et il respecte votre liberté »
- Qu'est-ce que c'est ?
C'est un portable d'Ibm/Lenovo (Il est sorti juste après qu'Ibm vende à Lenovo), qui date un petit peu.
J'en ai eu un, et à part la batterie qui a lâché du jour au lendemain, tout marchait parfaitement et marche encore d'ailleurs, puisque je l'ai donné à un (...)

Journal Mon passage aux 30 ans de GNU au MIT

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56
30
sept.
2013

Présentation liminaire (Introduction quoi…)
Ce week-end, le Gnou s'est félicité d'avoir 30 ans et d'être encore là. Plusieurs événements ont eu lieu pour l'occasion, et comme j'en parlais il y a quelques jours, je passais par là, j'ai vu de la lumière, et je suis rentré.

Alors pour placer le contexte, l'événement s'est tenu sur deux jours, mais pour causes professionnelles de mise en production imminente, je n'ai pas pu me libérer autant que ca, et je n'ai pu (...)

Journal La FSF lance un programme de dons pour Replicant

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20
29
juil.
2013

Replicant est une distribution Androïd 100% libre, à laquelle la FSF croit tellement si fort qu'elle a décidé de lancer une campagne de crowdfunding pour pusher le projet.

Apparemment ça tourne déjà sur un certain nombre de machines.

Blog: http://replicant.us/
Wiki/Tracker: http://redmine.replicant.us/
Source : https://gitorious.org/replicant

Journal Espionnage: la FSF deconseille le cloud public, recommande les clouds privés basés sur le libre

25
11
juin
2013

Le journal The Guardian a révélé que la NSA (Agence de Sécurité Nationale des États-Unis) a un accès direct aux systèmes de Google, Facebook, Apple et autres géants de l'Internet, pour espionner les communications qui passent par les États-Unis. John Sullivan, directeur de la Free Software Foundation, conseille d'utiliser des logiciels libres (en cloud privé) plutôt que le cloud public:

Des intrusions de la vie privée de cette ampleur sont à craindre quand les gens abandonnent leurs (...)

Une coalition de 27 organisations demande au W3C de garder les DRM hors du Web

Posté par . Édité par Florent Zara. Modéré par tuiu pol. Licence CC by-sa
50
25
avr.
2013
Internet

Mercredi 24 avril 2013, une coalition de vingt-sept organisations a publié une lettre conjointe au World Wide Web Consortium (W3C), condamnant la proposition d'extensions pour médias chiffrés EME (Encrypted Media Extensions). Les industries du divertissement et des éditeurs de logiciels privateurs tentent en effet d'user de leur influence au W3C pour intégrer les menottes numériques (DRM) à HTML5 à travers la proposition EME.

Le contenu de la lettre est disponible en anglais sur le site Defective by Design et en français sur le site de l'April.

Par ailleurs, rappel, il est toujours possible de signer la pétition « Dites au W3C : nous ne voulons pas d'un Hollyweb ».

Le 3 mai 2013, Journée internationale contre les DRM, la Fondation pour le Logiciel Libre remettra au W3C les signatures.

Dites au W3C : nous ne voulons pas d'un Hollyweb

Posté par . Édité par Benoît Sibaud. Modéré par Pierre Jarillon. Licence CC by-sa
45
25
mar.
2013
Internet

La Fondation pour le Logiciel Libre (Free Software Foundation) nous propose de signer une pétition contre l'ajout de menottes numériques (DRM : Digital rights management) dans la future norme du Web HTML 5.

Comme l'explique Cory Doctorow dans un article paru récemment, l'ajout des DRM au sein du standard HTML aura de vastes effets qui sont incompatibles avec les règles du W3C pour un internet ouvert à tous et non pas un internet au service des seuls intérêts commerciaux.

Une traduction de la pétition en français est disponible.

Merci de signer la pétition et de faire passer l'info.

Journal Grabuge à la FSF : GnuTLS quitte le projet GNU et sed perd son mainteneur

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44
23
déc.
2012

Peuple de LinuxFr, l'heure est grave.

Alors que ploum trolle sans vergogne sur l'intégrisme de la FSF, des critiques bien plus concrètes, informées et graves se font jour en ce mois de décembre.

D'abord, le 10 décembre, Nikos Mavrogiannopoulos annonce que le projet GnuTLS quitte l'égide de GNU après 12 ans. En cause, « un désaccord majeur avec les décisions et pratiques de la FSF ». Le site LWN a publié un article sur le sujet cette semaine, chroniquant cette tentative de (...)

Wiki libre

0
21
oct.
2012

Sommaire

Définition

Selon la Free Software Foundation (FSF), le libre recouvre 4 notions précises :

  • La liberté d'exécuter le programme, pour tous les usages (liberté 0).
  • La liberté d'étudier le fonctionnement du programme, et de le modifier comme vous le souhaitez (liberté 1). L'accès au code source est une condition requise.
  • La liberté de redistribuer des copies, donc d'aider votre voisin et ce, à titre gracieux ou moyennant paiement (liberté 2).
  • La liberté de distribuer des copies de vos versions modifiées à d'autres (liberté 3). En faisant cela, vous pouvez donner à toute la communauté la possibilité de bénéficier de vos modifications.

Sur LinuxFr, les contributrices et contributeurs y participent :

Quelques idées reçues à propos du libre

Le libre est souvent associé à d'autres caractéristiques, telles que la gratuité, l'ouverture… Pourtant, ce ne sont pas des principes « automatiques » ou « obligatoires » du libre.

Les idées reçues suivantes sont accompagnées de contre-exemples. Les situations décrites ici montrent ce qu'il est possible de faire ou ne pas faire avec des cas concrets. Étant des cas « à la marge » (puisqu'ils portent justement sur ces aspects subtiles du libre), une véritable explication est nécessaire pour bien comprendre les subtilités de ces situations. Ce n'est pas le sujet de cette page, et seule la situation sera décrite. Des liens seront fournis pour les lectrices et lecteurs désirant des explications plus détaillées.

Le libre est gratuit

On retrouve dans certaines présentations du libre, l'idée qu'un logiciel ou une œuvre libres sont forcément gratuits, voire qu'ils ne peuvent pas être commercialisés. En réalité, il est tout à fait possible de commercialiser une œuvre libre. Interdire la commercialisation va même à l'encontre de la liberté 2.

La licence ne peut pas empêcher la commercialisation, et ne peut pas empêcher la redistribution gratuite de l'œuvre. Ainsi, Red Hat Enterprise Linux est une distribution Linux accessible uniquement en payant un abonnement, sans que cela aille à l'encontre de la licence. Étant une distribution libre, il est toutefois possible pour ceux qui ont accès aux paquets de les redistribuer gratuitement, comme le fait CentOS.

C'est libre, j'en fais ce que je veux

Qu'un logiciel ou qu'une œuvre soit libre ne veut pas dire que l'on peut en faire n'importe quoi.

Pour commencer, le droit des marques est dissocié du droit d'auteur. Dans l'exemple de la partie précédente, bien que CentOS redistribue gratuitement les paquets de Red Hat, elle n'a pas le droit de les redistribuer en conservant la marque Red Hat. Le droit des marques – et les restrictions supplémentaires qu'il peut apporter – peut être à l'origine de controverses. Pour cette raison, Firefox n'est pas inclus tel quel dans Debian, mais sous une version « démarquée », Iceweasel. Firefox est libre, mais Debian a des exigences qui font que le caractère libre n'est pas suffisant, car la redistribution est entravée par le droit des marques.

Les licences libres viennent aussi avec leur propre lot de restrictions. Ainsi, il n'est pas possible de distribuer un logiciel GPL en en changeant la licence (et les droits associés). L'utilisation de code sous licence BSD ne dispense pas de devoir fournir une copie de la licence BSD du code original, même si la licence du logiciel modifié est différente.

Ce qui est Open Source n'est pas forcément libre

Open Source et Libre peuvent être considérés comme synonymes. La présence de deux termes indique plus une différence d'opinion qu'une différence de définition : le Libre se concentre sur l'aspect éthique de la licence, tandis que l'Open Source se concentre sur l'aspect pratique. Ainsi, les tenants du Libre considèrent qu'il garantit à l'utilisateur ses droits. Les tenants de l'Open Source y voient plutôt une opportunité de partager les ressources.

Les entreprises préfèrent souvent le terme d'Open Source, car ce sont les avantages du libre qui les ont poussées à choisir ce modèle, plus que la morale ou l'éthique.

La confusion vient du fait que certains logiciels propriétaires (c'est à dire non libres) distribuent leur code source. Cela n'en fait pas des logiciels Open Source. Bien que l'accès au code source ressemble à l'idée du « source ouvert », les avantages mis en avant par les tenants de l'Open Source ne sont possible qu'avec les logiciel libre, d'où l'équivalence.

Pour compléter, il est aussi important de noter que plusieurs organismes/groupes s'occupent de définir le caractère libre d'une licence. La FSF, l'Open Source Initiative (OSI) et les DFSG ont des critères de distinctions différents, et une licence valide pour l'un peut ne pas l'être pour l'autre. On peut considérer qu'une licence acceptée par l'un de ces organismes est libre/open source : la définition de libre tient dans les quatre libertés. Les différences de considérations se trouvent dans les détails des licences, souvent des subtilités légales, et les critères définit par ces différents groupes sont guidés par une considération différente de ce que doit apporter/permettre/garantir une licence libre.

Ils développent dans leur coin, ce n'est pas libre

Tout comme un code « ouvert » n'est pas Open Source si les quatre libertés ne sont pas respectées, un code développé par une seule entité et « fermé » aux contributions extérieurs reste libre si la licence est libre.

Rien dans la définition du libre n'oblige à distribuer les modifications au projet parent : la GPL impose que le code soit accessible pour l'utilisateur du code, pas pour l'auteur original (à moins que celui-ci soit utilisateur du code modifié, bien sûr). Rien n'oblige non plus à accepter les contributions extérieures. Il était ainsi très difficile de contribuer à OpenOffice, Sun refusant souvent les contributions extérieures. L'aspect libre n'empêchait pas les modifications, et OpenOffice a à l'époque été forké en Go-oo, dont l'objectif était d'ajouter les contributions extérieures refusées par Sun au projet. On peut considérer qu'OpenOffice était développé de manière fermée, mais il n'en restait pas moins un logiciel libre.

Si c'est libre, c'est copyleft

Copyleft est un jeu de mot opposé à Copyright. Souvent traduit en « gauche d'auteur », le mot anglais comporte une subtilité : l'idée que les droits de copie sont « laissés » (left). La GPL est une licence libre et copyleft. La BSD est libre mais n'est pas copyleft. Pourquoi ?

L'idée du copyleft est de s'appuyer sur le copyright (ou le droit d'auteur, suivant les pays) pour forcer les droits à être préservés. Une licence Copyleft ne permet pas de changer la licence d'un produit dérivé : un dérivé de GNU Emacs devra être lui aussi sous GPL, car la GPL est copyleft. Un dérivé de Vi peut être sous une autre licence (avec rappel de la licence originale), car la licence de Vi n'est pas copyleft. Les deux logiciels sont toutefois des logiciels libres.

Les libristes n'aiment pas le droit d'auteur

Deux choses : d'une part, « les libristes », ça n'existe pas. Chaque libriste a sa propre conception du libre, du droit d'auteur… La « communauté » du libre n'est pas unie au point de partager le même avis sur tout (le seul avis partagé se trouve dans les quatre libertés).

D'autre part, certaines personnes peuvent ne pas apprécier le droit d'auteur, et utiliser une licence libre pour simuler l'absence de droit d'auteur (ils se dirigeront pour cela vers une licence du type BSD ou WTFPL). D'autres en revanche accordent une grande importance au droit d'auteur : la GPL se base sur le droit d'auteur, et sans celui-ci, une telle licence est impossible. De manière un peu plus « générale », les tenants du copyleft ont besoin du copyright pour forcer la conservation des droits. Pour cette raison, une partie des libristes considère que ne pas respecter le droit d'auteur est une erreur, que ce soit vis à vis d'un logiciel libre ou d'un logiciel propriétaire : dans le premier cas, on s'attaque à nos droits ; dans le second, on justifie une pratique qui peut mener, à terme, au premier cas.

Si mon code est sous GPL, je dois pouvoir accéder à toutes les modifications faites à mon code

Pas dans le cas de la GPL. La GPL protège le client, pas l'auteur du code. Si Alice écrit un programme, et que Chuck le modifie et le distribue à Bob, Bob peut demander le code source de Chuck, mais pas Alice. Il existe d'autres licences permettant de forcer Chuck à distribuer son code à Alice.

La licence Vim, par exemple, impose d'envoyer le code source à l'auteur si celui-ci le demande.

La Reciprocal Public License impose de distribuer le code source à qui le désire, dès le moment où le programme entre en production.

Pour ne pas faciliter les choses, les différents organismes statuant de la validité d'une licence ont des avis divergents sur ces licences.

Retenez deux choses : pour commencer, souvent, le client est protégé, pas vous. Ensuite, si vous voulez vous protéger, vous risquez de vous engager sur un chemin rempli d'épines, les avis de chacun étant très mitigés à ce sujet.

Quelques avis convergents

http://hroy.eu/posts/jdn-licences-libres-5-approximations/