Les règles compréhensibles peuvent provoquer des comportements qui le sont moins quand on passe à l'échelle. Les règles du jeu de la vie sont simples et compréhensible. Prévoir l'évolution du système est indécidable.
Une entreprise qui utilise un logiciel libre, potentiellement d'ailleurs pour packager le tout dans un logiciel proprio, n'est pas la définition d'un "consommateur". Pourtant c'est toujours dans l'objet du site.
Je voulais surtout dire "le seul" objet, en fait, oui il est évident qu'il y a des choses qui ont explicitement trait au consommateur. Mais le site discute de sujets plus large, et depuis plus longtemps, ce n'est pas un site de technobéatitude mais de technophiles plutôt. On peut arguer que l'aspect "partage des connaissances" qui fait partie du libre n'est pas une histoire de consommation au sens strict, d'ailleurs.
Pour le reste désolé mais je suis pas d'attaque pour ce genre de lecture ce soir /o.
C'est pas "que" déconcertant, c'est que ça peut faire facilement péter les hypothèses que pourra faire un code utilisant la classe, dans une bibliothèque par exemple. Tu supposes que le code va marcher partout, manque de bol lors de l'import c'est quasi une classe différente que tu utilises en important la même biblio.
En typage statique c'est aussi possible de faire ce genre de truc, avec des macros en C par exemple, mais potentiellement si t'as changé la signature d'une fonction ça passera pas la compilation. En typage dynamique tu fais péter tous les gardes fous et tu peux faire vraiment sauter toutes les hypothèses que va faire le code client, et ça peut sauter à la figure n'importe quand à l'exécution. Ça rejoint un peu le genre de critique qu'on peut faire à l'Aspect Oriented Programming, ou a la fin tout peut être modifié et tu n'as plus vraiment de garantie de savoir ce qui va être exécutés, les spécifications du code que t'utilise peuvent être changées un peu n'importe comment.
Et sachant que leur durée de vie est de 5 à 7 ans pour maintenir les 42 000 dans le temps faudra toujours en lancer plusieurs milliers par ans en vitesse de croisière pour maintenir la flotte.
pourquoi s'en prendre à starlink ici quand son bilan aujourd'hui est positif du point de vue des utilisateurs ?
J'ai raté quand ici c'est devenu un site de "défense du consommateur" ? On critique la technique en général assez souvent du point de vue sociétal ou environnemental / politique aussi non ? D'ailleurs même les assos classiques de pure défense du consommateur le font aussi parfois : https://www.60millions-mag.com/2024/09/26/votre-banque-t-elle-une-ethique-en-toc-23490 .
J'ai la désagréable impression d'un sous-entendu dans la question ?
La critique sur le colonialisme résonne évidemment avec le rôle qu'a pu jouer Starlink dans l'invasion de l'Ukraine, d'abord héros des Ukrainiens puis au service des Russes :
Donc, se sachant potentiellement faible et faillible face aux tentations et envies du monde collectif, il ne serait pas convenable de militer pour l'établissement de règle globales régulant des comportements qu'on peut se savoir adopter ?
Combien de personnes prennent l'avion en se sentant coupable ? Elles devraient du coup garder leurs scrupules pour elles ou se faire basher par zenitram, si je te suis.
On sait bien que ce qui pourra faire bouger l'écologie c'est des batailles législatives, des solutions globales et pas les comportements individuels. On pourra pas densifier infiniment Paris et ce serait de toute façon contre-productif.
Juste sur le fait de vivre près d'une bouche de métro quitte à le faire dans un petit appart, c'est un jeu a somme nulle, si ça n'avait pas été toi quelqu'un d'autre l'aurait occupé, aucune différence globale. Par contre c'est pour aller bosser dans une entreprise bien rémunérée qui fait pas de libre non ? :p
Que ce soit zenitral et son "a fond pour la solidarité" là haut, la solidarité c'est potentiellement simplement ne pas rechigner a payer des impôts, qu'il y ait des aides sociales ou ne pas se plaindre qu'un employé municipal en difficulté soit moyen performant mais garde son boulot, ou toi dans ta réponse, vous raisonnez dans un monde sans lequel on a érigé la performance et la concurrence généralisée entre les salariés en règle.
Il est évident que tenir un discours à contre courant, et des actes aussi à contre courant, peut fermer bien des portes et te mettre dans la merde. C'est bien plus simple de jouer le jeu, évidemment surtout quand on a un niveau de qualif et des compétences qui sont bien valorisées.
Ça fait évidemment penser à l'écologie. Si tu prêche la sobriété mais que tu as gardé une voiture tu es disqualifié ? Heureusement une partie de la société est pour un mode de vie sans voiture et ça devient plus facile, c'est un changement de mentalité. Mais quand tu es pionnier, tu dois vivre une vie monacale et invisible pour être pris au sérieux ?
Ça m'a l'air absurde comme affirmation. Le régime en place, quelle que soit son organisation politique d'ailleurs, à le pouvoir de faire voter et appliquer par exemple des règles environnementales qui peuvent absolument tout changer sur des histoires comme le réchauffement climatique.
De la même manière il a la possibilité de démanteler ce type d'entreprise ou de décourager certains comportements, les comportements criminels par exemples. La mafia est mauvaise quelle que soit le régime. Sauf que dans certains régimes … la mafia est le régime.
Donc non, « Une entreprise « égoïste », comprenez qui se sert dans le bien commun sans jamais contribuer ; agira de la même façon, quel que soit le régime politique en place. ». Dans certains régime ou organisation politique en générale, dans certaines démocratie ou démocrature, elle sera potentiellement empêchée d'adopter les pires comportements, dans d'autre on la laissera faire, et d'autres enfin elle sera encouragée.
Dire que ça ne change des choses qu'à la marge c'est un peu un raisonnement de laisser faire qui est typiquement du raisonnement de capitaliste libéral moderne, c'est la vie c'est comme ça l'homme est égoiste et si on met des règles la première des choses est qu'elles seront contournées, la société ne peut fonctionner que sur l’appât du gain …
Dans un asso on a quand même structurellement pas tout à fait la même approche que dans une entreprise côtée. L'adhésion peut être libre et chacun à sa voie pour décider de la poursuite de l'action ou pas. Si c'est laissé au marché la logique est tout autre, l'accession aux responsabilités a un ticket d'entrée surtout financier et le plus gros portefeuille l'emporte. Le plus gros portefeuille étant évidemment probablement celui qui cherche le plus le profit par ailleurs, la logique s'entretient elle même.
Si ton point c'est qu'il peut exister des tromperies quelque soit la forme de l'organisation, très certainement.
Mais pour une entreprise cotée en bourse il n'y a pas de mystère, c'est des entreprises qui ont décidées que le marché déciderait. Et le marché n'a pas d'âme, c'est une entité impersonnelle, la bourse ne s'intéresse qu'à la spéculation et aux montant des dividendes, et va mettre de l'argent dans l'Atlas Network. Alors oui l'Ifrap n'est pas côté en bourse. Mais on sait à quoi s'en tenir c'est écrit sur la porte d'entrée et leur raison sociale.
Les actionnaires capitalistes qui ont un gros pouvoir de décision n'ont de cesse de lutter contre toute vélléité d'établir une Responsabilité Sociale des Entreprises https://shs.cairn.info/revue-comptabilite-controle-audit-2017-3-page-97?lang=fr et sont tout à fait à l'aise avec l'idée que le seul objet d'une entreprise est d'enrichir ses possesseurs.
C'est évidemment lié avec l'idée de capitalisme qui pose comme présupposé que la recherche du profit est nécessaire et profitera à tous. Si tu poses ça comme axiome, évidemment la question de la responsabilité de l'entreprise ne se pose pas puisque c'est axiomatiquement vertueux de chercher le profit.
Qui en bénéficie ? Bah ça va ruisseler :) Ou pas.
En fait tu expliques que ce n'est pas un problème lié au statut juridique d'une organisation, cette histoire de qui en bénéficie et pourquoi. Sauf que c'est juste un moyen d'évacuer totalement la question finalement. On a des entreprises dont on prouve qu'elles sont utiles à la société parce qu'elles feraient du profit, offre et demande toussa, si il y a des clients c'est que c'est bon pour eux d'être client et qu'ils sont près à mettre les sommes adéquates.
Par contre la question de ce qu'on fait de leur argent une fois qu'il est passé dans les mains des entreprises, c'est les actionnaires qui sont jugés suffisamment malins pour avoir récupéré cet argent et donc sauront prendre les bonnes décisions pour réinvestir pour refaire encore plus d'argent avec, ce qui prouve axiomatiquement que c'était bon pour la société.
Le statut juridique n'est qu'un outil.
Tu te mets dans la peau de la personne qui va fonder une organisation. En pratique … on voit des cas comme OpenAI. Fondé comme une organisation sans but lucratif, parce que l'outil est de servir au bien commun. Jusqu'à la ruée vers l'or. Il s'agit bien de faire du profit, t'es très content d'être fondateur et de pouvoir jouer sur l'outil en question. Qu'est-ce qui se passe pour le consommateur ? Ben il va être à terme obligé d'interagir avec une administration dopée à l'IA pour le meilleur et pour le pire sans avoir demandé grand chose au final.
Et de voir le climat se dégrader et les pauvres en crever sans qu'OpenAI n'ait aucun compte à rendre, juste parce que c'est très bien axiomatiquement s'ils font du profit et tant pis pour eux si ils font faillite avec une bulle financière de l'IA qui crève en entraînant une crise financière globale au passage.
Bien sûr mais les industries en question seront bien les premières à potentiellement faire du double discours. Par exemple Unilever est un très gros producteur de plastique qui incite évidemment à acheter ses produits en masse par la pub et d'un autre côté est tenté de gérer les dégâts … par ce type d'actions : https://www.delhaize.be/fr/better/planet/lionsfootprint/plastic/initiative-15-bis ou il s'agit d'aider un peu des bénévoles à nettoyer les rivières, ce qui coute probablement bien moins cher que de réfléchir aux circuits du plastique ou de réfléchir au recyclage ou de faire du greenwashing (si c'est avéré https://www.rse-magazine.com/Unilever-greenwashing-suspecte_a5610.html )
On ne peut évidemment pas écarter la responsabilité des individus, c'est une évidence, d'un autre côté les injonctions contradictoires … ben ça se règle souvent par des règlementations qui forcent tous les acteurs à adopter un comportement responsable dans un système qui ne rend pas ça très difficile. Et évidemment faire un peu de lobbying contre ces règlements potentiellement emmerdants c'est aussi peu de choses pour des gros acteurs.
Je ne suis pas sûr que l'écran soit tactile. J'ai eu un de leurs appareils entre les mains, ptete bien celui là, offert en cadeau avec un abonnement … Ben c'etait un Android, donc une interface tactile (sic) piloté par … Le touchpad.
Le texte "les individus et les consommateurs sont responsables du changement climatique" est assez clair quand même quand y lit bien le grand absent de la phrase … L'industrie évidemment.
C'est un persona certes mais le T-shirt avec un logo évoqué pour moi ces opérations de com organisées directement par des assos financées par des lobbys où les gens sont invités bénévolement a nettoyer un endroit, avec au passage le TShirt floqué "make our planet …" et en convoquant les journalistes. Il faut dans ce cas plutôt voir l'individuel en question comme une lobbyiste qui vient relayer les messages de l'industrie façon animatrice club Med.
En août 2024, par exemple, s'adressant à des étudiants, il les a invités à ne pas avoir peur de voler les données dont ils ont besoin pour entraîner leurs modèles d'IA. Il a dit aux étudiants qu'une fois qu'ils auront réussi et gagné beaucoup d'argent, ils pourront alors engager une armée d'avocats pour réparer les dégâts.
Les ambitions environnementales ont toujours passé derrières les considérations financière et l’appât du gain. Là on a une techno fantasmatique à la base avec des promesses financières fantasmagorique bien qu'évidemment non démontrées, la machine à techno-fantasme à l'intersection de la SF et de faire sauter la banque du casino tourne à plein. Il prend même pas la peine de faire semblant de greenwasher. Au moins c'est sincère …
On est en plein dans la marche du progrès supposé écraser tout sur son passage. Les protestations des créateurs et auteurs des textes ? C'est peu de chose, vous aurez de l'argent pour payer les avocats, foncez ! Qu'importe les conséquences sur autrui ou sur la planète en fait, c'est l'égoisme qui l'emporte. C'est une bien faible analyse bénéfice risque, carrément un statement à la Elon Musk : les riches s'en sortiront toujours, ils iront se trouver un coin sur Mars pour vivre entre eux au besoin. Et pour le reste on peut cracher et manipuler la plèbe, seul ce résultat compte.
[^] # Re: what
Posté par thoasm . En réponse au journal écrire du code dans le corps d'une classe python. Évalué à 4.
Les règles compréhensibles peuvent provoquer des comportements qui le sont moins quand on passe à l'échelle. Les règles du jeu de la vie sont simples et compréhensible. Prévoir l'évolution du système est indécidable.
[^] # Re: anti-tout
Posté par thoasm . En réponse au lien petit écart vers le succès de Starlink dans certains territoires isolés, et son impact sur les commu. Évalué à 3.
Une entreprise qui utilise un logiciel libre, potentiellement d'ailleurs pour packager le tout dans un logiciel proprio, n'est pas la définition d'un "consommateur". Pourtant c'est toujours dans l'objet du site.
Je voulais surtout dire "le seul" objet, en fait, oui il est évident qu'il y a des choses qui ont explicitement trait au consommateur. Mais le site discute de sujets plus large, et depuis plus longtemps, ce n'est pas un site de technobéatitude mais de technophiles plutôt. On peut arguer que l'aspect "partage des connaissances" qui fait partie du libre n'est pas une histoire de consommation au sens strict, d'ailleurs.
Pour le reste désolé mais je suis pas d'attaque pour ce genre de lecture ce soir /o.
[^] # Re: what
Posté par thoasm . En réponse au journal écrire du code dans le corps d'une classe python. Évalué à 4.
C'est pas "que" déconcertant, c'est que ça peut faire facilement péter les hypothèses que pourra faire un code utilisant la classe, dans une bibliothèque par exemple. Tu supposes que le code va marcher partout, manque de bol lors de l'import c'est quasi une classe différente que tu utilises en important la même biblio.
En typage statique c'est aussi possible de faire ce genre de truc, avec des macros en C par exemple, mais potentiellement si t'as changé la signature d'une fonction ça passera pas la compilation. En typage dynamique tu fais péter tous les gardes fous et tu peux faire vraiment sauter toutes les hypothèses que va faire le code client, et ça peut sauter à la figure n'importe quand à l'exécution. Ça rejoint un peu le genre de critique qu'on peut faire à l'Aspect Oriented Programming, ou a la fin tout peut être modifié et tu n'as plus vraiment de garantie de savoir ce qui va être exécutés, les spécifications du code que t'utilise peuvent être changées un peu n'importe comment.
[^] # Re: anti-tout
Posté par thoasm . En réponse au lien petit écart vers le succès de Starlink dans certains territoires isolés, et son impact sur les commu. Évalué à 4.
Et sachant que leur durée de vie est de 5 à 7 ans pour maintenir les 42 000 dans le temps faudra toujours en lancer plusieurs milliers par ans en vitesse de croisière pour maintenir la flotte.
[^] # Re: Moinssage
Posté par thoasm . En réponse au lien Un rapport répertorie les prises de position problématiques de Richard Stallman en matière sexuelle. Évalué à 6.
Par troll tu entends "sujet polémique?"
[^] # Re: anti-tout
Posté par thoasm . En réponse au lien petit écart vers le succès de Starlink dans certains territoires isolés, et son impact sur les commu. Évalué à 6.
Très concrètement il semble que ca détruise la couche d'ozone : https://agupubs.onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1029/2024GL109280
[^] # Re: anti-tout
Posté par thoasm . En réponse au lien petit écart vers le succès de Starlink dans certains territoires isolés, et son impact sur les commu. Évalué à 8.
J'ai raté quand ici c'est devenu un site de "défense du consommateur" ? On critique la technique en général assez souvent du point de vue sociétal ou environnemental / politique aussi non ? D'ailleurs même les assos classiques de pure défense du consommateur le font aussi parfois : https://www.60millions-mag.com/2024/09/26/votre-banque-t-elle-une-ethique-en-toc-23490 .
J'ai la désagréable impression d'un sous-entendu dans la question ?
[^] # Re: anti-tout
Posté par thoasm . En réponse au lien petit écart vers le succès de Starlink dans certains territoires isolés, et son impact sur les commu. Évalué à 9.
La critique sur le colonialisme résonne évidemment avec le rôle qu'a pu jouer Starlink dans l'invasion de l'Ukraine, d'abord héros des Ukrainiens puis au service des Russes :
[^] # Re: anti-tout
Posté par thoasm . En réponse au lien petit écart vers le succès de Starlink dans certains territoires isolés, et son impact sur les commu. Évalué à 4. Dernière modification le 14 octobre 2024 à 17:31.
Ce qui est excessif est insignifiant.
[^] # Re: après le no code, la no stratégie
Posté par thoasm . En réponse au journal Les pique-assiettes de l'open source. Évalué à 3.
Donc, se sachant potentiellement faible et faillible face aux tentations et envies du monde collectif, il ne serait pas convenable de militer pour l'établissement de règle globales régulant des comportements qu'on peut se savoir adopter ?
Combien de personnes prennent l'avion en se sentant coupable ? Elles devraient du coup garder leurs scrupules pour elles ou se faire basher par zenitram, si je te suis.
On sait bien que ce qui pourra faire bouger l'écologie c'est des batailles législatives, des solutions globales et pas les comportements individuels. On pourra pas densifier infiniment Paris et ce serait de toute façon contre-productif.
[^] # Re: après le no code, la no stratégie
Posté par thoasm . En réponse au journal Les pique-assiettes de l'open source. Évalué à 1.
"rager" ouais, si tu veux.
Juste sur le fait de vivre près d'une bouche de métro quitte à le faire dans un petit appart, c'est un jeu a somme nulle, si ça n'avait pas été toi quelqu'un d'autre l'aurait occupé, aucune différence globale. Par contre c'est pour aller bosser dans une entreprise bien rémunérée qui fait pas de libre non ? :p
[^] # Re: après le no code, la no stratégie
Posté par thoasm . En réponse au journal Les pique-assiettes de l'open source. Évalué à 1.
Que ce soit zenitral et son "a fond pour la solidarité" là haut, la solidarité c'est potentiellement simplement ne pas rechigner a payer des impôts, qu'il y ait des aides sociales ou ne pas se plaindre qu'un employé municipal en difficulté soit moyen performant mais garde son boulot, ou toi dans ta réponse, vous raisonnez dans un monde sans lequel on a érigé la performance et la concurrence généralisée entre les salariés en règle.
Il est évident que tenir un discours à contre courant, et des actes aussi à contre courant, peut fermer bien des portes et te mettre dans la merde. C'est bien plus simple de jouer le jeu, évidemment surtout quand on a un niveau de qualif et des compétences qui sont bien valorisées.
Ça fait évidemment penser à l'écologie. Si tu prêche la sobriété mais que tu as gardé une voiture tu es disqualifié ? Heureusement une partie de la société est pour un mode de vie sans voiture et ça devient plus facile, c'est un changement de mentalité. Mais quand tu es pionnier, tu dois vivre une vie monacale et invisible pour être pris au sérieux ?
[^] # Re: profiteurs
Posté par thoasm . En réponse au journal Les pique-assiettes de l'open source. Évalué à 7.
Ça m'a l'air absurde comme affirmation. Le régime en place, quelle que soit son organisation politique d'ailleurs, à le pouvoir de faire voter et appliquer par exemple des règles environnementales qui peuvent absolument tout changer sur des histoires comme le réchauffement climatique.
De la même manière il a la possibilité de démanteler ce type d'entreprise ou de décourager certains comportements, les comportements criminels par exemples. La mafia est mauvaise quelle que soit le régime. Sauf que dans certains régimes … la mafia est le régime.
Donc non, « Une entreprise « égoïste », comprenez qui se sert dans le bien commun sans jamais contribuer ; agira de la même façon, quel que soit le régime politique en place. ». Dans certains régime ou organisation politique en générale, dans certaines démocratie ou démocrature, elle sera potentiellement empêchée d'adopter les pires comportements, dans d'autre on la laissera faire, et d'autres enfin elle sera encouragée.
Dire que ça ne change des choses qu'à la marge c'est un peu un raisonnement de laisser faire qui est typiquement du raisonnement de capitaliste libéral moderne, c'est la vie c'est comme ça l'homme est égoiste et si on met des règles la première des choses est qu'elles seront contournées, la société ne peut fonctionner que sur l’appât du gain …
[^] # Re: profiteurs
Posté par thoasm . En réponse au journal Les pique-assiettes de l'open source. Évalué à 3.
Je m'auto-répond pour rajouter un truc.
Dans un asso on a quand même structurellement pas tout à fait la même approche que dans une entreprise côtée. L'adhésion peut être libre et chacun à sa voie pour décider de la poursuite de l'action ou pas. Si c'est laissé au marché la logique est tout autre, l'accession aux responsabilités a un ticket d'entrée surtout financier et le plus gros portefeuille l'emporte. Le plus gros portefeuille étant évidemment probablement celui qui cherche le plus le profit par ailleurs, la logique s'entretient elle même.
[^] # Re: profiteurs
Posté par thoasm . En réponse au journal Les pique-assiettes de l'open source. Évalué à 5.
Si ton point c'est qu'il peut exister des tromperies quelque soit la forme de l'organisation, très certainement.
Mais pour une entreprise cotée en bourse il n'y a pas de mystère, c'est des entreprises qui ont décidées que le marché déciderait. Et le marché n'a pas d'âme, c'est une entité impersonnelle, la bourse ne s'intéresse qu'à la spéculation et aux montant des dividendes, et va mettre de l'argent dans l'Atlas Network. Alors oui l'Ifrap n'est pas côté en bourse. Mais on sait à quoi s'en tenir c'est écrit sur la porte d'entrée et leur raison sociale.
[^] # Re: profiteurs
Posté par thoasm . En réponse au journal Les pique-assiettes de l'open source. Évalué à 3.
Les actionnaires capitalistes qui ont un gros pouvoir de décision n'ont de cesse de lutter contre toute vélléité d'établir une Responsabilité Sociale des Entreprises https://shs.cairn.info/revue-comptabilite-controle-audit-2017-3-page-97?lang=fr et sont tout à fait à l'aise avec l'idée que le seul objet d'une entreprise est d'enrichir ses possesseurs.
C'est évidemment lié avec l'idée de capitalisme qui pose comme présupposé que la recherche du profit est nécessaire et profitera à tous. Si tu poses ça comme axiome, évidemment la question de la responsabilité de l'entreprise ne se pose pas puisque c'est axiomatiquement vertueux de chercher le profit.
Qui en bénéficie ? Bah ça va ruisseler :) Ou pas.
En fait tu expliques que ce n'est pas un problème lié au statut juridique d'une organisation, cette histoire de qui en bénéficie et pourquoi. Sauf que c'est juste un moyen d'évacuer totalement la question finalement. On a des entreprises dont on prouve qu'elles sont utiles à la société parce qu'elles feraient du profit, offre et demande toussa, si il y a des clients c'est que c'est bon pour eux d'être client et qu'ils sont près à mettre les sommes adéquates.
Par contre la question de ce qu'on fait de leur argent une fois qu'il est passé dans les mains des entreprises, c'est les actionnaires qui sont jugés suffisamment malins pour avoir récupéré cet argent et donc sauront prendre les bonnes décisions pour réinvestir pour refaire encore plus d'argent avec, ce qui prouve axiomatiquement que c'était bon pour la société.
Tu te mets dans la peau de la personne qui va fonder une organisation. En pratique … on voit des cas comme OpenAI. Fondé comme une organisation sans but lucratif, parce que l'outil est de servir au bien commun. Jusqu'à la ruée vers l'or. Il s'agit bien de faire du profit, t'es très content d'être fondateur et de pouvoir jouer sur l'outil en question. Qu'est-ce qui se passe pour le consommateur ? Ben il va être à terme obligé d'interagir avec une administration dopée à l'IA pour le meilleur et pour le pire sans avoir demandé grand chose au final.
Et de voir le climat se dégrader et les pauvres en crever sans qu'OpenAI n'ait aucun compte à rendre, juste parce que c'est très bien axiomatiquement s'ils font du profit et tant pis pour eux si ils font faillite avec une bulle financière de l'IA qui crève en entraînant une crise financière globale au passage.
[^] # Re: problème réel mais pas critique
Posté par thoasm . En réponse au journal Les pique-assiettes de l'open source. Évalué à 6.
Source : https://thenib.com/mister-gotcha/
[^] # Re: prix 249 euros !
Posté par thoasm . En réponse au journal Danew DBook 110 : l'ordinateur des nouilles. Évalué à 2.
Elle t'a assommé avec également ? (je sors)
[^] # Re: Évolution des excuses pour l'inaction climatique
Posté par thoasm . En réponse au lien Eric Schmidt préconise d'investir en priorité sur l'IA, au détriment des actions pour le climat. Évalué à 4.
Pas de prévision ça se dessine on en parlait plus haut "Haha pw*ned les pauvres fallait pas nous écouter, chacun sa merde."
[^] # Re: Une image vaut mille mots
Posté par thoasm . En réponse au lien discours retardant l'action climatique. Évalué à 5. Dernière modification le 10 octobre 2024 à 12:30.
Bien sûr mais les industries en question seront bien les premières à potentiellement faire du double discours. Par exemple Unilever est un très gros producteur de plastique qui incite évidemment à acheter ses produits en masse par la pub et d'un autre côté est tenté de gérer les dégâts … par ce type d'actions : https://www.delhaize.be/fr/better/planet/lionsfootprint/plastic/initiative-15-bis ou il s'agit d'aider un peu des bénévoles à nettoyer les rivières, ce qui coute probablement bien moins cher que de réfléchir aux circuits du plastique ou de réfléchir au recyclage ou de faire du greenwashing (si c'est avéré https://www.rse-magazine.com/Unilever-greenwashing-suspecte_a5610.html )
On ne peut évidemment pas écarter la responsabilité des individus, c'est une évidence, d'un autre côté les injonctions contradictoires … ben ça se règle souvent par des règlementations qui forcent tous les acteurs à adopter un comportement responsable dans un système qui ne rend pas ça très difficile. Et évidemment faire un peu de lobbying contre ces règlements potentiellement emmerdants c'est aussi peu de choses pour des gros acteurs.
[^] # Re: caractéristiques limites
Posté par thoasm . En réponse au journal Danew DBook 110 : l'ordinateur des nouilles. Évalué à 2.
Je ne suis pas sûr que l'écran soit tactile. J'ai eu un de leurs appareils entre les mains, ptete bien celui là, offert en cadeau avec un abonnement … Ben c'etait un Android, donc une interface tactile (sic) piloté par … Le touchpad.
[^] # Re: Une image vaut mille mots
Posté par thoasm . En réponse au lien discours retardant l'action climatique. Évalué à 6.
Le texte "les individus et les consommateurs sont responsables du changement climatique" est assez clair quand même quand y lit bien le grand absent de la phrase … L'industrie évidemment.
C'est un persona certes mais le T-shirt avec un logo évoqué pour moi ces opérations de com organisées directement par des assos financées par des lobbys où les gens sont invités bénévolement a nettoyer un endroit, avec au passage le TShirt floqué "make our planet …" et en convoquant les journalistes. Il faut dans ce cas plutôt voir l'individuel en question comme une lobbyiste qui vient relayer les messages de l'industrie façon animatrice club Med.
[^] # Re: Il dit tout haut ce dont on se doute un peu par les actes …
Posté par thoasm . En réponse au lien Eric Schmidt préconise d'investir en priorité sur l'IA, au détriment des actions pour le climat. Évalué à 8.
# Il dit tout haut ce dont on se doute un peu par les actes …
Posté par thoasm . En réponse au lien Eric Schmidt préconise d'investir en priorité sur l'IA, au détriment des actions pour le climat. Évalué à 10.
Les ambitions environnementales ont toujours passé derrières les considérations financière et l’appât du gain. Là on a une techno fantasmatique à la base avec des promesses financières fantasmagorique bien qu'évidemment non démontrées, la machine à techno-fantasme à l'intersection de la SF et de faire sauter la banque du casino tourne à plein. Il prend même pas la peine de faire semblant de greenwasher. Au moins c'est sincère …
On est en plein dans la marche du progrès supposé écraser tout sur son passage. Les protestations des créateurs et auteurs des textes ? C'est peu de chose, vous aurez de l'argent pour payer les avocats, foncez ! Qu'importe les conséquences sur autrui ou sur la planète en fait, c'est l'égoisme qui l'emporte. C'est une bien faible analyse bénéfice risque, carrément un statement à la Elon Musk : les riches s'en sortiront toujours, ils iront se trouver un coin sur Mars pour vivre entre eux au besoin. Et pour le reste on peut cracher et manipuler la plèbe, seul ce résultat compte.
# Autres articles
Posté par thoasm . En réponse au lien Nobel de Physique : J. Hopfield et G. Hinton pour leurs travaux en IA et apprentissage automatique. Évalué à 3.
«Physics Nobel scooped by machine-learning pioneers », sur Nature.com qui cite « Computation by neural networks » de Hinton paru en 2000 dans Nature Neuroscience, ce dernier article qui cite Neural networks and physical systems with emergent collective computational abilities de Hopfield en 1982 dans les comptes-rendus de l'académie des sciences des USA.