une personne enceinte trop tôt pour le savoir est venu la voir, génial
La bonne nouvelle, c'est qu'au premier trimestre d'une grossesse, l'immense majorité des dangers qui menacent la grossesse (ça inclut les irradiations) suivent la loi du tout ou rien : soit ça passe sans conséquences, soit ça finit en fausse couche spontanée. Donc, si une femme découvre qu'elle a été irradiée avant de connaître sa grossesse et que la grossesse se poursuit, ça n'aura pas d'impact sur la grossesse. C'est d'autant plus important à préciser qu'il y a, spontanément, environ 1% de grossesses qui aboutissent à une malformation, sans qu'on retrouve de cause. Donc cette personne ne court pas de risque supplémentaire de malformation : elle reste à son risque de base, qui est non nul. Bien sûr, il est évident que si ce risque de base se réalise, ça sera la faute des radiations, des avions qui sont passés au-dessus de sa maison, des méchantes ondes, de la sorcière du troisième étage, etc.
Par ailleurs, ne pas oublier que l'irradiation décroît en fonction exponentielle du temps et avec le carré de la distance. À moins d'aller faire des câlins à ta fille et de coller sa tête à son utérus (le 18-FDG se stocke surtout dans le cerveau, qui a une grosse consommation de glucose mais est relativement résistant aux radiations car peu de mitoses), cette personne a probablement reçu une dose minime.
bref, j'en conclue que ces mesures sont nécessaires car des personnes dans la chaînes d'information vont rater l'information, ne pas la passer, s'en cogner grave, ne pas la comprendre.
Après, c'est aussi le problème avec les règles instituées par pure précaution : elles peuvent faire paniquer les personnes mal informées, et au final causer plus de mal que de bien. Ces règles visent à minimiser un risque qui est, de base, déjà extrêmement faible, il ne faut pas paniquer si on les a violées accidentellement.
Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.
Dans la mesure où le potassium est un élément indispensable à la vie [1], le 40K constitue la principale source de radioactivité des organismes sains [2]
Que le [2] soit correct, je n'en doute pas. Cependant, le lien de causalité entre le [1] et le [2] ne me paraît pas évident du tout. On est remplis de potassium, certes, mais n'oublions pas que l'atome de base de la chimie organique, celui qu'on retrouve dans toutes les protéines, dans tous les sucres, dans les graisses, bref, dans absolument toutes les molécules plus grosses que quelques atomes, c'est le carbone ;).
Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.
Ayant eu l'occasion d'étudier le sujet comme tout médecin, je pense être en mesure d'apporter quelques explications. Comme d'habitude, tu sembles avoir eu les explications minimalistes, assénées à l'impératif, qui suffisent pour un patient pas très malin qui obéit sans poser de questions. Et, comme d'habitude, tu es plus malin que ce que pense le personnel médical et paramédical, ce qui n'est vraiment pas dur.
Le produit utilisé est du 18-fluorodéoxyglucose (18-FDG). C'est donc une molécule de glucose à laquelle on a retiré un atome d'oxygène (déoxy-) qu'on a remplacé par un atome de Fluor 18 (18-fluoro-). C'est un analogue partiel du glucose : il est capable de rentrer dans une cellule, mais pas d'être consommé (l'oxydation du glucose commence par l'atome d'oxygène qui a été remplacé par un fluor, ce qui bloque les enzymes chargées de cette étape). Résultat, le fluor radioactif reste gentiment dans les cellules où il est entré. Il va s'y désintégrer en oxygène en émettant un positon. Le positon est une particule d'antimatière qui va aller taper dans l'électron le plus proche, s'annihilant et émettant deux photons d'énergie connue. Ces photons sont extrêmement énergétiques, ce qui leur permet de sortir de ton corps.
Une gamma-caméra extérieure va capter ce photon, ainsi que tous ses petits copains, et va en déduire les zones les plus radioactives. À l'issue d'une TEP, on a donc une carte des zones radioactives et c'est tout. On couple donc cette carte à un scanner plus classique pour en tirer une carte des activités métaboliques par organe. En effet, comme on a vu, le 18-FDG entre dans les cellules comme s'il était du glucose. On déduit donc quelles zones consomment beaucoup de glucose, et donc beaucoup d'énergie.
Quels sont les risques ?
L'irradiation est faible. Il y a, dans les premières heures qui suivent une TEP-FDG, une excrétion faible mais non nulle de 18-fluor. De plus, durant la décroissance radioactive du 18-fluor, tu es émetteur de radioactivité. La demi-vie du 18-fluor est d'une heure et 50 minutes, et on peut considérer que tu n'es plus radioactif du tout au bout de 10 demi-vies (division par 1024 de la radioactivité). Cette émission, là encore, est faible mais non nulle (et maximale dans les deux heures qui suivent l'injection). Trois paramètres peuvent protéger l'entourage : le temps (radioactivité divisée par deux toutes les 1h50), la distance (la radioactivité reçue décroit avec le carré de la distance à la source) et les écrans (une feuille de métal sufffit, plus c'est dense mieux c'est mais avec un millimètre de métal quelconque tu quasi-supprimes déjà l'irradiation).
Cette irradiation faible est largement en deçà de toutes les doses pour lesquelles on a pu mettre en évidence des effets des irradiations. Cependant, par précaution, on préfère te demander d'uriner dans des toilettes spéciales juste après l'injection, afin de stocker ces urines pour ne pas les relâcher dans la nature. De plus, comme les cellules sont particulièrement sensibles à l'irradiation au moment des mitoses et que la sensibilité d'une population cellulaire dépend de son besoin de multiplication immédiat et à l'avenir, on préfère t'éloigner des deux populations considérées comme à risque : les enfants et les fœtus. Note bien qu'on n'a jamais mis en évidence d'effets radio-induits par simple contiguïté : c'est uniquement de la précaution.
Comme tu le fais remarquer, le personnel se protège des radiations. La raison en est simple : si, pour toi, faire un unique examen n'expose pas à un risque mesurable, eux, ils font 10 examens par jour pendant 20 ans. C'est pour ça qu'il y a des petits logos "radioactivité" un peu partout dans les services d'imagerie. Note aussi que la présence d'un logo n'indique pas que la pièce est radioactive. Un scanner, par exemple, n'est irradiant que pendant une fraction de seconde toutes les X minutes, X étant le temps de mise en place du patient pour l'examen. L'immense majorité du temps, la pièce n'est pas radioactive. Cependant, un manipulateur radio qui s'amuserait à lire le journal dans la pièce pendant que les patients passent l'examen finirait par être assez irradié (un scanner, seul, ça prend 20 minutes, alors 35h/semaine sans protection, ça fait 175 scanners par semaine, ça finit par chiffrer). C'est pour ceci qu'on signale les zones où la vigilance est requise.
Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.
théoriquement il n'y a pas de seuil : à partir du moment où l'on augmente les « cassures d'ADN », on augmente les chances de cancer.
Ce n'est pas ce qu'on constate empiriquement. Il y a un seuil, notamment car il faut distinguer les cassures double et simple brin. L'ADN comporte en effet deux brins, qui sont totalement corrélés : si un A se trouve sur un brin, l'autre comporte nécessairement un T en face. Idem pour C et G. C'est un RAID 1 biologique. De ce fait, les faibles doses, qui provoquent uniquement des cassures simple brin, ne posent pas de problème : une enzyme va repérer la cassure, virer les bases abîmées, remplacer par les bases correspondantes en se basant sur le second brin, fin de l'histoire.
Par contre, les fortes doses provoquent bien plus de cassures et on voit apparaître des cassures double brin. Et là, c'est le drame : quand les deux brins d'ADN sont cassés, la cellule n'a plus aucun moyen de récupérer l'information perdue. C'est dans ce cas de figure qu'elle accumule des mutations.
A noter que les mécanismes de mutation de l'ADN sont étonnamment similaires chez un grand nombre de toxiques : tabac, radiations, oxydants. Le tabac est un oxydant. Les radiations vont briser les molécules d'eau, en radicaux H. et OH. (le point représente un électron libre, pas une fin de phrase) qui vont se recombiner en H2 (H.+H.), H2O (H.+OH.), et H2O2 (HO. + HO.), et H2O2 est un oxydant puissant. Les oxydants réagissent avec l'ADN et ces réactions brisent l'ADN. Il y a immensément plus de molécules d'eau que d'ADN dans une cellule et c'est par l'intermédiaire de l'eau que les radiations infligent 99% des dégâts à l'ADN.
Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.
mais je vois mal comment un texte en lui-même, pourrait avoir un but ou exercer des pressions…
Va sur le site que je cite dans le journal, compose le numéro vert, dis que ta copine a besoin d'une IVG et que tu cherches à te renseigner, voire que tu as besoin d'une IVG si tu es une femme, constate par toi-même.
Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.
Le corps féminin ne prévoit pas la mort de cet autre de manière ordinaire, et lorsque cette mort survient naturellement à cause d’une grave malformation de cet autre par exemple, le corps féminin n’est pas constitué pour faire l’expérience de cette mort à l’intérieur de soit de manière sereine et apaisée.
Tu rigoles, j'espère ? Tu as une idée du nombre de fausses couches du premier trimestre ? Tu as une idée du nombre de grossesses qui ne sont même pas remarquées et qui sont juste prises pour des règles un peu plus abondantes ? C'est entre un et deux tiers des fécondations. Les femmes "qui ont du mal à tomber enceintes", c'est uniquement ça. C'est pas qu'il n'y a pas fécondation, c'est que la fécondation n'aboutit pas à un embryon viable. Elles ne se rendent même pas compte qu'il y a eu une fécondation. Elles ont leur règles comme d'habitude. On a du mal à faire plus "serein et apaisé" que le cours normal des choses, quand même.
Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.
Ben, si tu mens et que tu indiques que tu mens, tu ne tombes pas sous le coup de la loi, mais tu risques surtout de n'être compris par absolument personne…
Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.
Idéalement, la décision est à prendre ensemble par le couple.
On vit dans un pays suffisamment libre pour qu'en général, quand les gens sont d'accord, il n'y ait pas trop de problèmes. Bien sûr, il reste des progrès à faire, mais on a quand même beaucoup avancé sur la question des mœurs et c'est devenu relativement rare que l'État mette son nez dans des affaires qui relèvent de plus en plus du privé.
Le problème survient quand les gens ne sont pas d'accord. Idéalement, la décision est à prendre par le couple, mais si monsieur dit noir et madame dit blanc, et que gris n'est pas possible (on peut pas trop accoucher d'un demi-enfant), ça devient compliqué. C'est à ça que sert la loi : à poser des règles de décision. Si les parents ne sont pas d'accord, la décision revient en dernier recours à la femme, parce que c'est son corps. Est-ce que c'est une bonne solution ? Un peu meilleure que de dire qu'elle revient en dernier recours à l'homme : elle a le mérite de protéger la personne qui est généralement la plus vulnérable. Est-ce que c'est une solution parfaite ? Non, il n'y a pas de solution parfaite à ce type de conflits.
Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.
le « corps médical » peut parfois t’en sortir de bien bonnes. Dernière en date, l’infirmière
C'est justement pour ça que les infirmières ne sont pas une profession médicale. Les professions médicales, c'est : médecin, sage-femme, chirurgien-dentiste épicétou. Une infirmière, c'est du paramédical, comme les kinés, t'as le droit d'appeler ça comme tu veux, mais pas médical. La grosse différence, c'est 1. La durée de formation (minimum 10 ans pour les médecins, souvent plus), et 2. Le droit de prescription.
En pratique, je vais donner l'impression de prêcher pour ma paroisse mais peu importe : on voit bien plus souvent les infirmières raconter des conneries que des médecins. Il y a bien sûr des médecins qui parlent de ce qu'ils ne connaissent pas, il y a heureusement des infirmières qui maîtrisent leur domaine, mais quand un professionnel de santé raconte des bêtises, c'est bien plus souvent un paramédical. Et c'est d'autant plus dramatique qu'au jour le jour, ce sont les paramédicaux, et non les professions médicales, qui sont le plus au contact des patients, or, pour ces derniers, "c'est des professions de santé donc ils s'y connaissent".
Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.
La dépendance à la cocaïne par exemple est purement psychologique, c’est pourtant une des addictions dont il est le plus dur de se défaire, après l’alcool et les opiacés.
Ça vaut ce que ça vaut, mais il y a eu des expériences sur les rongeurs là-dessus. En gros, tu mets une souris dans une cage et si elle appuie sur une pompe (ce qui représente un effort physique, à son échelle), elle reçoit une dose de produit. Tu lui laisses le temps de s'acclimater, puis tu fais passer le nombre d'appuis pour une dose à 2. Puis à 3. Puis à 10. À chaque fois, tu laisses à la souris le temps de s'habituer à la difficulté supplémentaire. Enfin, tu désactives la pompe, et tu comptes le nombre d'appuis avant que la souris abandonne. Ça te donne une mesure de l'effort qu'une souris habituée au produit est prête à consentir pour obtenir sa dose. Bien sûr, il faut adapter le mode de présentation du produit : on n'administre pas du cannabis, de l'alcool ou de la cocaïne de la même façon.
On obtient cependant des résultats intéressants. La liste qui suit est un classement, par ordre décroissant, des substances les plus addictives :
1. Sucre
2. Tabac
3. Cocaïne
4. Héroïne
5, 6, 7, ça a peu d'importance : les rangs sont peu séparés en dessous.
Cette métrique a cependant quelques inconvénients. Le premier, c'est que le cerveau de la souris ne fonctionne pas comme le cerveau humain. Cependant, le classement correspond assez bien à l'expérience de terrain au jour le jour des addictologues. Deuxièmement, ça ne prend pas en compte la disponibilité du produit. Qu'un produit soit en vente au bureau de tabac du coin ou vendu à prix d'or par un dealer au fin fond d'une ruelle se chiffre nécessairement en nombre de pompes supplémentaires. Troisièmement, il existe une drogue qui est tout à fait addictive, mais qui a une durée de vie tellement longue dans l'organisme qu'on peut tout à fait se passer de consommer un jour donné : le reliquat dans le sang est largement suffisant pour compenser le manque. Cette drogue est le cannabis. Il y a bien un syndrome de sevrage, avec anxiété et tout, mais il met plusieurs semaines à apparaître et n'est généralement pas attribué à un sevrage qui a eu lieu il y a un mois ou plus.
La raison est que le cannabis, contrairement aux autres drogues, repose sur un principe actif peu soluble dans l'eau et qu'il se stocke dans les graisses. Or, ce qui passe dans le rein, c'est exclusivement le plasma sanguin : de l'eau donc. Une petite fraction du THC est dissoute dans le sang, cette fraction est filtrée par le rein et éliminée dans les urines, mais le gros reste hors du compartiment sanguin et ne s'y dissout que très progressivement, d'où l'inaccessibilité au rein et, de ce fait, la persistance dans l'organisme.
Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.
Juste un truc sur cette loi délit d'entrave à l'IVG, sera t elle applicable ? si les sites sont hébergés dans des pays hors d'atteinte ?
Pour les sites, il n'y a en effet pas grand-chose à faire au niveau des serveurs. Par contre, les personnes qui les rédigent sont bien françaises et vivent en général en France.
Par ailleurs, ils proposent des numéros verts "d'écoute et de soutien dans la démarche d'IVG". Je n'invente rien, tout est sur le site. Ce type de numéro peut être appelé, on pose 2-3 questions, puis une fois qu'on a accumulé les preuves de pression sociale ou de fausses informations, bam, localisation du numéro, descente de flics et tout.
Ne pourrais t on pas plutôt obliger google a référencer en priorité certains sites public ou reconnu quand il s'agit de santé public ?
On ne peut pas obliger Google à grand-chose et c'est très bien. C'est une chose d'assumer ses propos, c'en est une autre d'obliger des gens, fussent-ils des GAFAM, à assumer les propos des autres. Cependant, Google s'implique déjà dans la lutte contre le fishing. On est clairement dans un fishing non financier : un site se fait passer pour ce qu'il n'est pas. La différence, c'est que là où le fishing classique cherche à te piquer ton fric, celui-ci cherche à te manipuler et te harceler.
Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.
Après, tu peux bien sûr essayer d'argumenter qu'on n'est pas obligé de lire le premier résultat d'une recherche google, surtout s'il semble pertinent à première vue.
Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.
Pour que le lecteur intéressé puisse se faire une idée par lui-même. Il est difficile de contredire une personne sans la citer. Mais oui, c'est vrai que ça les référence (un peu). Donc merci d'avoir rajouté le lien du site officiel.
Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.
Si la preuve du fait diffamatoire est rapportée, le prévenu sera renvoyé des fins de la plainte.
(article 35 de la même loi)
Ça dit, en termes juridiques certes, que si tu peux prouver tes allégations, tu ne seras pas condamné. Et même si tu ne peux pas les prouver, mais que tu peux prouver avoir agi en toute bonne foi (avec sérieux et avec des éléments qui t'ont amené à être sincèrement convaincu de la véracité des faits rapportés), tu n'es pas condamné.
Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.
Je pense qu'il a bien compris le principe, mais que c'est le concept même qui coince. Avoir des dizaines, voire des centaines de contributeurs pour poster des contenus courts, donc nécessairement superficiels et peu argumentés n'aboutit, en pratique, pas à une élévation du débat mais à une vaste cacophonie et à un nid à trolls, et c'est exactement ce qu'on voit sur Twitter. Les conséquences concrètes commencent à apparaître avec des politiques qui maîtrisent mieux Twitter que les sujets sur lesquels ils prétendent avoir de l'autorité, et Twitter est en train de devenir une caisse de résonance des extrémistes de tout genre, car un bon nombre de faussetés s'énoncent en 140 caractères et en prennent 10 à 20 fois plus à réfuter.
Je ne suis pas sûr de vouloir voir DLFP suivre ce chemin. Ou plutôt, je suis sûr de ne pas vouloir.
Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.
En pratique, la différence entre 0 et -0 est faible. Elle n'a d'importance que quand 0 se retrouve au dénominateur, ce qui ne devrait de toute façon pas arriver.
Alors, euh, tu as raison, mais tu l'exprimes tellement mal et ta méconnaissance des faits est tellement patente que tu donnes plus d'arguments à tes adversaires qu'autre chose. Je t'en prie, tais-toi, avec des ennemis pareils Trump n'a pas besoin d'amis.
Il est riche et je doute qu'il le soit devenu honnêtement*1 : j'imagine même pas le nombre de magouille qu'on doit pouvoir trouver sur lui.
*1 le batiment c'est un milieu très magouilleur.
Pas besoin de supputations ici. Il est devenu riche en héritant de son père. Il est resté riche en investissant à foison (l'argent appelle l'argent) et en n'honorant pas ses contrats au moment de payer. Le nombre de procès en cours le prouve, dont certains ont été intentés par d'anciens employés qui se battent pour… toucher leur salaire. Oui. Tout simplement. Il a par ailleurs créé une fondation de type "charity", la Trump Foundation, et il a violé la loi sur les fondations en l'utilisant pour acheter des biens personnels.
trouver des casseroles ne doit pas être difficile.
Ça ne l'est pas, en effet. Mais fais cet effort, au lieu d'argumenter dans le vide. Tu es dans un nid de trolls, au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, et tu leur sers d'idiot utile.
mamy s'est fait pirater ses mails par des professionnels mafieux russes qui sont payé h24-7 pour faire du piratage sans aucun risque de finir en taule
Ça, c'est faux. Le serveur privé n'a jamais été piraté. La confusion est savamment entretenue, mais ce qui a été piraté, ce sont les mails de John Podesta, son directeur de campagne, mails qui étaient sur le serveur du parti démocrate. C'est particulièrement ironique : évidemment que les hackers russes auraient adoré mettre la main sur les mails privés de Clinton. Ils ne l'ont pas fait. En fait, rétrospectivement, c'est plutôt à porter au crédit d'Hillary Clinton : son petit serveur privé, sur lequel s'est basée toute la campagne de Trump, n'a pas été piraté.
Par pitié, si tu n'as rien d'autre à argumenter que des suppositions et des préjugés, tais-toi ou renseigne-toi avant de poster. Tu ne fais que desservir ta propre cause.
Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.
Tu donnes le contre-argument à ta propre objection. Je consulte linuxfr et lemonde.fr depuis le boulot (W10/Firefox, IP du boulot) et depuis chez moi (Archlinux/Firefox, IP de ma box, coupée en 4 parce que Free).
Il ne faut pas oublier qu'on parle d'une image de 20x20 pixels, qui doit être accessible au tout-venant. Discerner qu'un usurpateur a une image différente de la mienne, c'est facile. Discerner que j'ai la même image dans le coin en haut à droite (qui fait donc 10x10 pixels), mais que les 3 autres coins sont différents de d'habitude, mais c'est moi quand même, c'est beaucoup moins simple.
Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.
Ça peut servir à identifier une personne de façon certaine dans un site sans inscription. Il y a eu, il y a quelques mois, une polémique sur les blogs hébergés sur lemonde.fr : un utilisateur se faisait passer pour d'autres et commentait avec leur pseudo. En effet, il n'y a pas d'identifiant : sur ces blogs, tu n'as qu'à mettre ton pseudonyme dans le champ 1, ton commentaire dans le champ 2, et le site affiche à tous le commentaire sous le pseudonyme en question. Donc si tu n'aimes pas une personne, tu peux poster, mettre "Liorel" en pseudonyme et insulter les autres utilisateurs. Tout le monde croira que c'était moi.
Avec cette technique, un utilisateur donné a deux identifiants : un pseudonyme (public) et une chaîne de caractères (hachée, secrète). Si tu essaies de te faire passer pour moi, tu peux afficher mon pseudonyme, mais je suis le seul à connaître ma chaîne de caractères. Donc si tu décides d'insulter les autres sous mon pseudo, tout le monde saura que c'est une usurpation, et personne ne te prendra au sérieux.
Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.
[^] # Re: pour ma fille
Posté par Liorel . En réponse au journal j'ai testé... devenir radioactif. Évalué à 10. Dernière modification le 06 décembre 2016 à 21:00.
La bonne nouvelle, c'est qu'au premier trimestre d'une grossesse, l'immense majorité des dangers qui menacent la grossesse (ça inclut les irradiations) suivent la loi du tout ou rien : soit ça passe sans conséquences, soit ça finit en fausse couche spontanée. Donc, si une femme découvre qu'elle a été irradiée avant de connaître sa grossesse et que la grossesse se poursuit, ça n'aura pas d'impact sur la grossesse. C'est d'autant plus important à préciser qu'il y a, spontanément, environ 1% de grossesses qui aboutissent à une malformation, sans qu'on retrouve de cause. Donc cette personne ne court pas de risque supplémentaire de malformation : elle reste à son risque de base, qui est non nul. Bien sûr, il est évident que si ce risque de base se réalise, ça sera la faute des radiations, des avions qui sont passés au-dessus de sa maison, des méchantes ondes, de la sorcière du troisième étage, etc.
Par ailleurs, ne pas oublier que l'irradiation décroît en fonction exponentielle du temps et avec le carré de la distance. À moins d'aller faire des câlins à ta fille et de coller sa tête à son utérus (le 18-FDG se stocke surtout dans le cerveau, qui a une grosse consommation de glucose mais est relativement résistant aux radiations car peu de mitoses), cette personne a probablement reçu une dose minime.
Après, c'est aussi le problème avec les règles instituées par pure précaution : elles peuvent faire paniquer les personnes mal informées, et au final causer plus de mal que de bien. Ces règles visent à minimiser un risque qui est, de base, déjà extrêmement faible, il ne faut pas paniquer si on les a violées accidentellement.
Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.
[^] # Re: Moi aussi je suis radioactif
Posté par Liorel . En réponse au journal j'ai testé... devenir radioactif. Évalué à 4.
Que le [2] soit correct, je n'en doute pas. Cependant, le lien de causalité entre le [1] et le [2] ne me paraît pas évident du tout. On est remplis de potassium, certes, mais n'oublions pas que l'atome de base de la chimie organique, celui qu'on retrouve dans toutes les protéines, dans tous les sucres, dans les graisses, bref, dans absolument toutes les molécules plus grosses que quelques atomes, c'est le carbone ;).
Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.
# Quelques précisions
Posté par Liorel . En réponse au journal j'ai testé... devenir radioactif. Évalué à 10.
Plop,
Ayant eu l'occasion d'étudier le sujet comme tout médecin, je pense être en mesure d'apporter quelques explications. Comme d'habitude, tu sembles avoir eu les explications minimalistes, assénées à l'impératif, qui suffisent pour un patient pas très malin qui obéit sans poser de questions. Et, comme d'habitude, tu es plus malin que ce que pense le personnel médical et paramédical, ce qui n'est vraiment pas dur.
Le produit utilisé est du 18-fluorodéoxyglucose (18-FDG). C'est donc une molécule de glucose à laquelle on a retiré un atome d'oxygène (déoxy-) qu'on a remplacé par un atome de Fluor 18 (18-fluoro-). C'est un analogue partiel du glucose : il est capable de rentrer dans une cellule, mais pas d'être consommé (l'oxydation du glucose commence par l'atome d'oxygène qui a été remplacé par un fluor, ce qui bloque les enzymes chargées de cette étape). Résultat, le fluor radioactif reste gentiment dans les cellules où il est entré. Il va s'y désintégrer en oxygène en émettant un positon. Le positon est une particule d'antimatière qui va aller taper dans l'électron le plus proche, s'annihilant et émettant deux photons d'énergie connue. Ces photons sont extrêmement énergétiques, ce qui leur permet de sortir de ton corps.
Une gamma-caméra extérieure va capter ce photon, ainsi que tous ses petits copains, et va en déduire les zones les plus radioactives. À l'issue d'une TEP, on a donc une carte des zones radioactives et c'est tout. On couple donc cette carte à un scanner plus classique pour en tirer une carte des activités métaboliques par organe. En effet, comme on a vu, le 18-FDG entre dans les cellules comme s'il était du glucose. On déduit donc quelles zones consomment beaucoup de glucose, et donc beaucoup d'énergie.
Quels sont les risques ?
L'irradiation est faible. Il y a, dans les premières heures qui suivent une TEP-FDG, une excrétion faible mais non nulle de 18-fluor. De plus, durant la décroissance radioactive du 18-fluor, tu es émetteur de radioactivité. La demi-vie du 18-fluor est d'une heure et 50 minutes, et on peut considérer que tu n'es plus radioactif du tout au bout de 10 demi-vies (division par 1024 de la radioactivité). Cette émission, là encore, est faible mais non nulle (et maximale dans les deux heures qui suivent l'injection). Trois paramètres peuvent protéger l'entourage : le temps (radioactivité divisée par deux toutes les 1h50), la distance (la radioactivité reçue décroit avec le carré de la distance à la source) et les écrans (une feuille de métal sufffit, plus c'est dense mieux c'est mais avec un millimètre de métal quelconque tu quasi-supprimes déjà l'irradiation).
Cette irradiation faible est largement en deçà de toutes les doses pour lesquelles on a pu mettre en évidence des effets des irradiations. Cependant, par précaution, on préfère te demander d'uriner dans des toilettes spéciales juste après l'injection, afin de stocker ces urines pour ne pas les relâcher dans la nature. De plus, comme les cellules sont particulièrement sensibles à l'irradiation au moment des mitoses et que la sensibilité d'une population cellulaire dépend de son besoin de multiplication immédiat et à l'avenir, on préfère t'éloigner des deux populations considérées comme à risque : les enfants et les fœtus. Note bien qu'on n'a jamais mis en évidence d'effets radio-induits par simple contiguïté : c'est uniquement de la précaution.
Comme tu le fais remarquer, le personnel se protège des radiations. La raison en est simple : si, pour toi, faire un unique examen n'expose pas à un risque mesurable, eux, ils font 10 examens par jour pendant 20 ans. C'est pour ça qu'il y a des petits logos "radioactivité" un peu partout dans les services d'imagerie. Note aussi que la présence d'un logo n'indique pas que la pièce est radioactive. Un scanner, par exemple, n'est irradiant que pendant une fraction de seconde toutes les X minutes, X étant le temps de mise en place du patient pour l'examen. L'immense majorité du temps, la pièce n'est pas radioactive. Cependant, un manipulateur radio qui s'amuserait à lire le journal dans la pièce pendant que les patients passent l'examen finirait par être assez irradié (un scanner, seul, ça prend 20 minutes, alors 35h/semaine sans protection, ça fait 175 scanners par semaine, ça finit par chiffrer). C'est pour ceci qu'on signale les zones où la vigilance est requise.
Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.
[^] # Re: Effets stochastiques des rayonnements ionisants
Posté par Liorel . En réponse au journal j'ai testé... devenir radioactif. Évalué à 10.
Ce n'est pas ce qu'on constate empiriquement. Il y a un seuil, notamment car il faut distinguer les cassures double et simple brin. L'ADN comporte en effet deux brins, qui sont totalement corrélés : si un A se trouve sur un brin, l'autre comporte nécessairement un T en face. Idem pour C et G. C'est un RAID 1 biologique. De ce fait, les faibles doses, qui provoquent uniquement des cassures simple brin, ne posent pas de problème : une enzyme va repérer la cassure, virer les bases abîmées, remplacer par les bases correspondantes en se basant sur le second brin, fin de l'histoire.
Par contre, les fortes doses provoquent bien plus de cassures et on voit apparaître des cassures double brin. Et là, c'est le drame : quand les deux brins d'ADN sont cassés, la cellule n'a plus aucun moyen de récupérer l'information perdue. C'est dans ce cas de figure qu'elle accumule des mutations.
A noter que les mécanismes de mutation de l'ADN sont étonnamment similaires chez un grand nombre de toxiques : tabac, radiations, oxydants. Le tabac est un oxydant. Les radiations vont briser les molécules d'eau, en radicaux H. et OH. (le point représente un électron libre, pas une fin de phrase) qui vont se recombiner en H2 (H.+H.), H2O (H.+OH.), et H2O2 (HO. + HO.), et H2O2 est un oxydant puissant. Les oxydants réagissent avec l'ADN et ces réactions brisent l'ADN. Il y a immensément plus de molécules d'eau que d'ADN dans une cellule et c'est par l'intermédiaire de l'eau que les radiations infligent 99% des dégâts à l'ADN.
Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.
[^] # Re: C'est dans l'air du temps…
Posté par Liorel . En réponse au journal Désolé, la Quadrature, mais tu fais fausse route. Évalué à 6.
C'est où "ici" ? En France, l'accouchement sous X ne concerne que la mère. Il n'existe pas d'X paternel.
Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.
[^] # Re: Heu… il y a que moi qui ait compris que c'était plutôt une dénonciation indirecte de Google ?
Posté par Liorel . En réponse au journal Désolé, la Quadrature, mais tu fais fausse route. Évalué à 2.
Va sur le site que je cite dans le journal, compose le numéro vert, dis que ta copine a besoin d'une IVG et que tu cherches à te renseigner, voire que tu as besoin d'une IVG si tu es une femme, constate par toi-même.
Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.
[^] # Re: Fausse route
Posté par Liorel . En réponse au journal Désolé, la Quadrature, mais tu fais fausse route. Évalué à 10.
Tu rigoles, j'espère ? Tu as une idée du nombre de fausses couches du premier trimestre ? Tu as une idée du nombre de grossesses qui ne sont même pas remarquées et qui sont juste prises pour des règles un peu plus abondantes ? C'est entre un et deux tiers des fécondations. Les femmes "qui ont du mal à tomber enceintes", c'est uniquement ça. C'est pas qu'il n'y a pas fécondation, c'est que la fécondation n'aboutit pas à un embryon viable. Elles ne se rendent même pas compte qu'il y a eu une fécondation. Elles ont leur règles comme d'habitude. On a du mal à faire plus "serein et apaisé" que le cours normal des choses, quand même.
Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.
[^] # Re: Heu… il y a que moi qui ait compris que c'était plutôt une dénonciation indirecte de Google ?
Posté par Liorel . En réponse au journal Désolé, la Quadrature, mais tu fais fausse route. Évalué à 1.
Ben, si tu mens et que tu indiques que tu mens, tu ne tombes pas sous le coup de la loi, mais tu risques surtout de n'être compris par absolument personne…
Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.
[^] # Re: C'est dans l'air du temps…
Posté par Liorel . En réponse au journal Désolé, la Quadrature, mais tu fais fausse route. Évalué à 7.
On vit dans un pays suffisamment libre pour qu'en général, quand les gens sont d'accord, il n'y ait pas trop de problèmes. Bien sûr, il reste des progrès à faire, mais on a quand même beaucoup avancé sur la question des mœurs et c'est devenu relativement rare que l'État mette son nez dans des affaires qui relèvent de plus en plus du privé.
Le problème survient quand les gens ne sont pas d'accord. Idéalement, la décision est à prendre par le couple, mais si monsieur dit noir et madame dit blanc, et que gris n'est pas possible (on peut pas trop accoucher d'un demi-enfant), ça devient compliqué. C'est à ça que sert la loi : à poser des règles de décision. Si les parents ne sont pas d'accord, la décision revient en dernier recours à la femme, parce que c'est son corps. Est-ce que c'est une bonne solution ? Un peu meilleure que de dire qu'elle revient en dernier recours à l'homme : elle a le mérite de protéger la personne qui est généralement la plus vulnérable. Est-ce que c'est une solution parfaite ? Non, il n'y a pas de solution parfaite à ce type de conflits.
Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.
[^] # Re: Merci la quadrature
Posté par Liorel . En réponse au journal Désolé, la Quadrature, mais tu fais fausse route. Évalué à 6.
C'est justement pour ça que les infirmières ne sont pas une profession médicale. Les professions médicales, c'est : médecin, sage-femme, chirurgien-dentiste épicétou. Une infirmière, c'est du paramédical, comme les kinés, t'as le droit d'appeler ça comme tu veux, mais pas médical. La grosse différence, c'est 1. La durée de formation (minimum 10 ans pour les médecins, souvent plus), et 2. Le droit de prescription.
En pratique, je vais donner l'impression de prêcher pour ma paroisse mais peu importe : on voit bien plus souvent les infirmières raconter des conneries que des médecins. Il y a bien sûr des médecins qui parlent de ce qu'ils ne connaissent pas, il y a heureusement des infirmières qui maîtrisent leur domaine, mais quand un professionnel de santé raconte des bêtises, c'est bien plus souvent un paramédical. Et c'est d'autant plus dramatique qu'au jour le jour, ce sont les paramédicaux, et non les professions médicales, qui sont le plus au contact des patients, or, pour ces derniers, "c'est des professions de santé donc ils s'y connaissent".
Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.
[^] # Re: Merci la quadrature
Posté par Liorel . En réponse au journal Désolé, la Quadrature, mais tu fais fausse route. Évalué à 8.
Ça vaut ce que ça vaut, mais il y a eu des expériences sur les rongeurs là-dessus. En gros, tu mets une souris dans une cage et si elle appuie sur une pompe (ce qui représente un effort physique, à son échelle), elle reçoit une dose de produit. Tu lui laisses le temps de s'acclimater, puis tu fais passer le nombre d'appuis pour une dose à 2. Puis à 3. Puis à 10. À chaque fois, tu laisses à la souris le temps de s'habituer à la difficulté supplémentaire. Enfin, tu désactives la pompe, et tu comptes le nombre d'appuis avant que la souris abandonne. Ça te donne une mesure de l'effort qu'une souris habituée au produit est prête à consentir pour obtenir sa dose. Bien sûr, il faut adapter le mode de présentation du produit : on n'administre pas du cannabis, de l'alcool ou de la cocaïne de la même façon.
On obtient cependant des résultats intéressants. La liste qui suit est un classement, par ordre décroissant, des substances les plus addictives :
1. Sucre
2. Tabac
3. Cocaïne
4. Héroïne
5, 6, 7, ça a peu d'importance : les rangs sont peu séparés en dessous.
Cette métrique a cependant quelques inconvénients. Le premier, c'est que le cerveau de la souris ne fonctionne pas comme le cerveau humain. Cependant, le classement correspond assez bien à l'expérience de terrain au jour le jour des addictologues. Deuxièmement, ça ne prend pas en compte la disponibilité du produit. Qu'un produit soit en vente au bureau de tabac du coin ou vendu à prix d'or par un dealer au fin fond d'une ruelle se chiffre nécessairement en nombre de pompes supplémentaires. Troisièmement, il existe une drogue qui est tout à fait addictive, mais qui a une durée de vie tellement longue dans l'organisme qu'on peut tout à fait se passer de consommer un jour donné : le reliquat dans le sang est largement suffisant pour compenser le manque. Cette drogue est le cannabis. Il y a bien un syndrome de sevrage, avec anxiété et tout, mais il met plusieurs semaines à apparaître et n'est généralement pas attribué à un sevrage qui a eu lieu il y a un mois ou plus.
La raison est que le cannabis, contrairement aux autres drogues, repose sur un principe actif peu soluble dans l'eau et qu'il se stocke dans les graisses. Or, ce qui passe dans le rein, c'est exclusivement le plasma sanguin : de l'eau donc. Une petite fraction du THC est dissoute dans le sang, cette fraction est filtrée par le rein et éliminée dans les urines, mais le gros reste hors du compartiment sanguin et ne s'y dissout que très progressivement, d'où l'inaccessibilité au rein et, de ce fait, la persistance dans l'organisme.
Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.
[^] # Re: Fausse route
Posté par Liorel . En réponse au journal Désolé, la Quadrature, mais tu fais fausse route. Évalué à 8.
Si j'en juge par ton avatar, tu es équipé d'un marsupium. C'est encore plus compliqué, quoi que ça doit faciliter les IVG.
Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.
[^] # Re: C'est dans l'air du temps…
Posté par Liorel . En réponse au journal Désolé, la Quadrature, mais tu fais fausse route. Évalué à 6.
Pour les sites, il n'y a en effet pas grand-chose à faire au niveau des serveurs. Par contre, les personnes qui les rédigent sont bien françaises et vivent en général en France.
Par ailleurs, ils proposent des numéros verts "d'écoute et de soutien dans la démarche d'IVG". Je n'invente rien, tout est sur le site. Ce type de numéro peut être appelé, on pose 2-3 questions, puis une fois qu'on a accumulé les preuves de pression sociale ou de fausses informations, bam, localisation du numéro, descente de flics et tout.
On ne peut pas obliger Google à grand-chose et c'est très bien. C'est une chose d'assumer ses propos, c'en est une autre d'obliger des gens, fussent-ils des GAFAM, à assumer les propos des autres. Cependant, Google s'implique déjà dans la lutte contre le fishing. On est clairement dans un fishing non financier : un site se fait passer pour ce qu'il n'est pas. La différence, c'est que là où le fishing classique cherche à te piquer ton fric, celui-ci cherche à te manipuler et te harceler.
Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.
[^] # Re: Promis ce n'est pas que du troll
Posté par Liorel . En réponse au journal Désolé, la Quadrature, mais tu fais fausse route. Évalué à 3.
C'est bien la première fois que je te pertinente.
Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.
[^] # Re: J'ai moinsé
Posté par Liorel . En réponse au journal Désolé, la Quadrature, mais tu fais fausse route. Évalué à 7.
Ben, euh, c'est un peu la définition d'une situation de détresse.
Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.
[^] # Re: J'ai moinsé
Posté par Liorel . En réponse au journal Désolé, la Quadrature, mais tu fais fausse route. Évalué à 3.
http://www.lmgtfy.com/?q=ivg
Après, tu peux bien sûr essayer d'argumenter qu'on n'est pas obligé de lire le premier résultat d'une recherche google, surtout s'il semble pertinent à première vue.
Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.
[^] # Re: Merci la quadrature
Posté par Liorel . En réponse au journal Désolé, la Quadrature, mais tu fais fausse route. Évalué à 8.
Et ça donne des cancers, comme toute inhalation de fumées de combustion.
Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.
[^] # Re: référencement ?
Posté par Liorel . En réponse au journal Désolé, la Quadrature, mais tu fais fausse route. Évalué à 6.
Pour que le lecteur intéressé puisse se faire une idée par lui-même. Il est difficile de contredire une personne sans la citer. Mais oui, c'est vrai que ça les référence (un peu). Donc merci d'avoir rajouté le lien du site officiel.
Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.
[^] # Re: Diffamation
Posté par Liorel . En réponse au journal Désolé, la Quadrature, mais tu fais fausse route. Évalué à 7.
Si tu cites la loi, cite-la entièrement.
(article 35 de la même loi)
Ça dit, en termes juridiques certes, que si tu peux prouver tes allégations, tu ne seras pas condamné. Et même si tu ne peux pas les prouver, mais que tu peux prouver avoir agi en toute bonne foi (avec sérieux et avec des éléments qui t'ont amené à être sincèrement convaincu de la véracité des faits rapportés), tu n'es pas condamné.
Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.
[^] # Re: tweet ?
Posté par Liorel . En réponse à la dépêche Conférence LinuxFr(.org), mais refaire ?. Évalué à 10.
Je pense qu'il a bien compris le principe, mais que c'est le concept même qui coince. Avoir des dizaines, voire des centaines de contributeurs pour poster des contenus courts, donc nécessairement superficiels et peu argumentés n'aboutit, en pratique, pas à une élévation du débat mais à une vaste cacophonie et à un nid à trolls, et c'est exactement ce qu'on voit sur Twitter. Les conséquences concrètes commencent à apparaître avec des politiques qui maîtrisent mieux Twitter que les sujets sur lesquels ils prétendent avoir de l'autorité, et Twitter est en train de devenir une caisse de résonance des extrémistes de tout genre, car un bon nombre de faussetés s'énoncent en 140 caractères et en prennent 10 à 20 fois plus à réfuter.
Je ne suis pas sûr de vouloir voir DLFP suivre ce chemin. Ou plutôt, je suis sûr de ne pas vouloir.
Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.
# -0
Posté par Liorel . En réponse au journal Cohérence des fonctions d'arrondi. Évalué à 4.
En pratique, la différence entre 0 et -0 est faible. Elle n'a d'importance que quand 0 se retrouve au dénominateur, ce qui ne devrait de toute façon pas arriver.
Un exemple en R :
Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.
[^] # Re: Lémédia
Posté par Liorel . En réponse au journal Élections américaines. Évalué à 10.
Alors, euh, tu as raison, mais tu l'exprimes tellement mal et ta méconnaissance des faits est tellement patente que tu donnes plus d'arguments à tes adversaires qu'autre chose. Je t'en prie, tais-toi, avec des ennemis pareils Trump n'a pas besoin d'amis.
Pas besoin de supputations ici. Il est devenu riche en héritant de son père. Il est resté riche en investissant à foison (l'argent appelle l'argent) et en n'honorant pas ses contrats au moment de payer. Le nombre de procès en cours le prouve, dont certains ont été intentés par d'anciens employés qui se battent pour… toucher leur salaire. Oui. Tout simplement. Il a par ailleurs créé une fondation de type "charity", la Trump Foundation, et il a violé la loi sur les fondations en l'utilisant pour acheter des biens personnels.
Ça ne l'est pas, en effet. Mais fais cet effort, au lieu d'argumenter dans le vide. Tu es dans un nid de trolls, au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, et tu leur sers d'idiot utile.
Ça, c'est faux. Le serveur privé n'a jamais été piraté. La confusion est savamment entretenue, mais ce qui a été piraté, ce sont les mails de John Podesta, son directeur de campagne, mails qui étaient sur le serveur du parti démocrate. C'est particulièrement ironique : évidemment que les hackers russes auraient adoré mettre la main sur les mails privés de Clinton. Ils ne l'ont pas fait. En fait, rétrospectivement, c'est plutôt à porter au crédit d'Hillary Clinton : son petit serveur privé, sur lequel s'est basée toute la campagne de Trump, n'a pas été piraté.
Par pitié, si tu n'as rien d'autre à argumenter que des suppositions et des préjugés, tais-toi ou renseigne-toi avant de poster. Tu ne fais que desservir ta propre cause.
Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.
[^] # Re: à quoi ça sert ?
Posté par Liorel . En réponse au journal ghash: génération d'image à partir d'un hash. Évalué à 3.
Tu donnes le contre-argument à ta propre objection. Je consulte linuxfr et lemonde.fr depuis le boulot (W10/Firefox, IP du boulot) et depuis chez moi (Archlinux/Firefox, IP de ma box, coupée en 4 parce que Free).
Il ne faut pas oublier qu'on parle d'une image de 20x20 pixels, qui doit être accessible au tout-venant. Discerner qu'un usurpateur a une image différente de la mienne, c'est facile. Discerner que j'ai la même image dans le coin en haut à droite (qui fait donc 10x10 pixels), mais que les 3 autres coins sont différents de d'habitude, mais c'est moi quand même, c'est beaucoup moins simple.
Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.
[^] # Re: à quoi ça sert ?
Posté par Liorel . En réponse au journal ghash: génération d'image à partir d'un hash. Évalué à 5.
Ça peut servir à identifier une personne de façon certaine dans un site sans inscription. Il y a eu, il y a quelques mois, une polémique sur les blogs hébergés sur lemonde.fr : un utilisateur se faisait passer pour d'autres et commentait avec leur pseudo. En effet, il n'y a pas d'identifiant : sur ces blogs, tu n'as qu'à mettre ton pseudonyme dans le champ 1, ton commentaire dans le champ 2, et le site affiche à tous le commentaire sous le pseudonyme en question. Donc si tu n'aimes pas une personne, tu peux poster, mettre "Liorel" en pseudonyme et insulter les autres utilisateurs. Tout le monde croira que c'était moi.
Avec cette technique, un utilisateur donné a deux identifiants : un pseudonyme (public) et une chaîne de caractères (hachée, secrète). Si tu essaies de te faire passer pour moi, tu peux afficher mon pseudonyme, mais je suis le seul à connaître ma chaîne de caractères. Donc si tu décides d'insulter les autres sous mon pseudo, tout le monde saura que c'est une usurpation, et personne ne te prendra au sérieux.
Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.
[^] # Re: Comme d'habitude, l'UMP l'a voulu, le PS l'a fait, et vice versa
Posté par Liorel . En réponse au journal Comme d'habitude, l'UMP l'a voulu, le PS l'a fait, et vice versa. Évalué à 3.
J'avais même fait un journal sur le sujet il y a un bout de temps. La discussion était intéressante, donc je me permets de remettre le lien ;).
Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.