Nouvelle version 2.6.27 du noyau Linux
Comme d'habitude le code source de ce nouveau Linux stable est téléchargeable sur les serveurs du site kernel.org.
Détails des évolutions, nouveautés et prévisions dans la suite...
Les formats d’image classiques datent des années 1990 : après le format GIF en 1987, sont apparus le JPEG en 1992, le PNG en 1996 et le SVG en 1998. Leur adoption progressive s’est faite dans le contexte de la première guerre des navigateurs.
Ces formats couvrant à peu près tous les usages, les choses en sont restées là pendant plus de dix ans. Mais le paysage a commencé à changer dans les années 2010, avec l’introduction d’un nouveau format d’image moderne, WebP, pensé pour répondre à tous les besoins courants et pouvoir supplanter à la fois JPEG et PNG. Depuis, les nouveautés s’enchaînent, avec HEIF en 2015, AVIF en 2019 et JPEG XL en 2022.
Voici de quoi y voir plus clair.
Le logo avec un manchot, une marmotte et un gnou dormant sur l’herbe, c’est elle.
Aryeom est dessinatrice et réalisatrice de films d’animation et c’est l’une des premières personnes auxquelles j’ai pensé pour ces entretiens.
On lui doit un certain nombre d’améliorations de Gimp. Et même si on parle beaucoup de Gimp, on découvrira dans cette interview les autres logiciels qu’elle utilise. On y parlera aussi de marmottes, de tablette graphique, de licences et de langues. En effet, Aryeom est coréenne et le français, ni l’anglais ne sont ses langues maternelles et elle mérite un énorme remerciement pour cet entretien où certaines questions n’étaient peut-être pas si évidentes.

Il se trouve que, si tout va bien, cette interview est la première d’une petite série où le logiciel Gimp tient une place significative. Mais, ne divulgâchons rien.
darktable est un logiciel de retouche d’images spécialisé dans le traitement de photos « raw », c’est‑à‑dire des données brutes du capteur de l’appareil photo. Il a la particularité d’être non destructif, c’est‑à‑dire qu’il ne modifie jamais les fichiers sur lesquels il travaille : on gère un ensemble de transformations à appliquer au fichier raw, et darktable permet d’exporter le résultat dans les formats d’images classiques.
Comme le veut la tradition, darktable 3.0 est sorti pour Noël. Après une année 2018 de renouveau, 2019 a vu de très nombreux et inattendus changements dans darktable, autant dans son interface que dans ses mécanismes internes. Cela fait de darktable 3.0, une version plus que majeure, justifiant le passage direct d’une version 2.6.x à une version 3.0.

LibreOffice 4.2.0 vient d’être publié (le 30 janvier 2014). Cette nouvelle version est destinée aux utilisateurs expérimentés – les autres, comme les entreprises et les administrations sont invitées à utiliser LibreOffice 4.1.4 (publié le 18 décembre 2013).

Michael Meeks est un hacker qui travaille sur la suite bureautique LibreOffice pour l’éditeur Collabora.
Il vient de publier sur son blog une longue description du travail de refactorisation et de nettoyage qui a eu lieu lors du cycle menant à la version 4.2 de LibreOffice. Comme ce texte est fort intéressant et qu’il est placé dans le domaine public (et sous licence CC0, quand la législation locale interdit à un auteur d’opter pour le domaine public), il m’a semblé pertinent de traduire son billet.
Vous trouverez donc dans la suite de la dépêche une traduction du texte de Michael. Merci à tous les contributeurs de cette dépêche qui ont participé à cette traduction et à la relecture.
La version 3.6 de GNOME vient clore un été très effervescent avec le GUADEC, les 15 ans de GNOME et les nombreuses discussions sur les orientations du projet. Cette version apporte des retouches notables à l’ergonomie et poursuit la migration d’applications, telles que Nautilus et Baobab, dans l’ergonomie GNOME 3. Mais, derrière ces changements, une mutation du projet s’annonce, vers un ensemble plus cohérent : GNOME OS.
Participants à la rédaction de cette dépêche : Benoît Sibaud, Florent Zara, j, ndv, patrick_g, bastien, Étienne BERSAC, baud123, liberforce, Maxime, Davy Defaud, Thomas DEBESSE, Guy, lathan, crep4ever, Kekun, rogo, antistress, Brndan, needs, Kioob, tinram, gnujerome.
La version 2.8 de GIMP, célèbre logiciel de traitement d'images, sortie le 3 mai 2012, concrétise trois ans et demi de développement.
Les principales nouveautés concernent tant l'interface (avec l'introduction des groupes de calques, la possibilité de présenter des boites de dialogue en colonnes, et surtout le fameux mode à fenêtre unique et onglets) que les outils (avec l'apparition d'un nouvel outil dit de transformation par cage sur lequel nous reviendrons dans le détail, et des améliorations apportées aux outils Brosses et Texte).
NdM : cet article est suivi d'un entretien avec Michael Muré, développeur de GIMP.
Le projet Capsicum, lancé l'année dernière, tente d’adapter le modèle de sécurité par capacités (« capabilities ») aux systèmes UNIX. En deux mots, il s’agit de permettre aux applications de faire tourner certaines parties de leur code dans des « sandboxes » (bacs à sable) aux droits très restreints, gérés finement, avec la possibilité de recevoir ou de déléguer dynamiquement une partie de ces droits.
C’est une approche de la sécurité qui mise sur la flexibilité et l’intégration directe dans les applications (au contraire de politiques externes décidées par l’administrateur système, comme avec SELinux) pour respecter le Principle of Least Authority, qui recommande qu’un bout de programme donné fonctionne avec seulement les droits dont il a besoin pour accomplir sa tâche. Ainsi, les conséquences d’une faille sont réduites et les vecteurs d’attaque diminuent énormément. Par exemple, je ne veux pas que le logiciel qui lit mes fichiers PDF ait le droit de lire le contenu de mon répertoire personnel et d’envoyer des e-mails.
Capsicum introduit de nouveaux appels et objets système, qui demandent une (relativement petite) modification du noyau, ainsi qu’une bibliothèque logicielle en espace utilisateur pour utiliser ces nouveaux appels système. FreeBSD a déjà fait les modifications nécessaires, et les chercheurs ont pu facilement convertir plusieurs applications au modèle Capsicum : tcpdump, dhclient, gzip et, avec l’aide d’un développeur Google, le navigateur Web chromium.
Capsicum peut ainsi renforcer considérablement la sécurité des applications UNIX classiques, sans demander de les recoder entièrement. Reste à voir si les développeurs du monde du Libre seront convaincus par ces approches compartimentées, et prêts à les prendre en compte lors de la conception de leurs logiciels.
WeasyPrint est un générateur de documents qui transforme du HTML/CSS en PDF. C’est écrit en Python, c’est libre (bah oui, sinon on n’en parlerait pas ici), et nous en avions déjà discuté ici il y a quelques années dans un petit article.
Avec le temps (plus de 11 ans depuis le premier commit, que le temps passe vite ma p’tite dame…), le logiciel a gagné une sacrée ribambelle d’utilisateurs avec plus de 750 000 téléchargements par mois. Parmi tous ces gens qui utilisent WeasyPrint, on a forcément rencontré plein de gens avec plein d’idées pour générer plein de drôles de trucs ! Nous avons croisé entre autres des rapports de sécurité informatique 🖥️, des livres de jeu de rôle 🎮️, des tickets 🎫️, des documents scientifiques 🧮️, des factures de sites de vente en ligne 📄️, des compte-rendus biologiques ⚛️, des modes d’emploi de fours 🧑🍳️, des lettres officielles 💌️, des étiquettes électroniques 🏷️, des affiches promotionnelles en pharmacies ⚕️, des diplômes universitaires 🎓️…
Forts de ce petit succès, Lucie Anglade et moi (Guillaume Ayoub) avons créé depuis deux ans une structure qui s’appelle CourtBouillon (oui, parce que notre autre passion est la bonne nourriture) dédiée au développement de WeasyPrint et de ses dépendances. Nous avons donc pu passer beaucoup de temps à travailler sur le logiciel et apporter plein de nouveautés, tout en nous posant beaucoup de questions pour assurer un modèle économique viable. Voilà ce que l’on aimerait partager avec vous.
Inkscape n’avait pas eu de mise à jour importante depuis bien longtemps et cette nouvelle version était donc très attendue. Elle est numérotée 1.0, ça n’était pas obligé, mais ce n’est pas un mal de le faire non plus. Et cette attente n’a pas été inutile, car les nouveautés sont nombreuses, comme en témoigne la longueur des notes de publication, et les améliorations non moindres. Voici une petite sélection.
L’équipe IMAGE du laboratoire GREYC est ravie de vous annoncer la sortie (pour la rentrée ☺), de la version 2.7.0 de G’MIC (GREYC’s Magic for Image Computing), son cadriciel libre, générique, extensible, et sans doute un peu magique, pour le traitement des images.

La dernière dépêche LinuxFr.org sur ce logiciel libre avait été publiée, il y a un an, en août 2018. C’est donc l’occasion pour nous de résumer les nouveautés et les événements importants qui ont marqué la vie du projet le long de ces douze mois écoulés. Attachez vos ceintures, la route est longue et pleine de surprises !
Diskio Pi, un écran tactile HD (en kit) compatible Raspberry Pi / Odroid en financement participatif.Le projet suscite beaucoup d’intérêt et d’articles de presse spécialisée depuis 2017. Un prototype a déjà été financé l’an dernier sur Ulule. Cet article raconte comment l’idée a germé et a grandi, pour arriver au financement participatif d’aujourd’hui.
NdM : financement non réussi (32794 € récoltés de 141 contributeurs, pour un objectif de 52096 €)

Intégré à partir de Linux 2.6.13, le mécanisme inotify permet de mettre en place des actions associées à l’évolution de l’état du système de fichiers. À l’occasion des 10 ans de ce projet, cette dépêche va vous donner des pistes pour exploiter ce mécanisme qui pourra vous simplifier bien des tâches d’administration.
Nous avons la chance d’avoir quelques développeurs qui fréquentent LinuxFR.org, dont Jehan Pagès (Jehan) qui contribue à GIMP, le logiciel de retouche d’images que l’on ne présente plus et qui est en train de se faire beau en vue de la sortie de la version 2.10 (je parle du logiciel, pas de Jehan — quoique je ne sache pas précisément ce qu’est en train de faire Jehan à l’heure où je couche ces quelques lignes).
Jehan a accepté de répondre à quelques questions pour LinuxFr.org ; nous le remercions chaleureusement à la fois pour le temps consacré à cet entretien et pour son implication dans GIMP !