Une école d'ingénieurs, l'ESIEA, pérennise les cours de l'AFUL

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13
19
sept.
2008
Éducation
L'ESIEA, une école d'ingénieurs vient de pérenniser ses cours relatifs aux logiciels libres. Ils sont maintenant inscrits dans le programme « Architecture et Ingénierie du Logiciel » des élèves de 5ème année.

Le départ est la conférence « Historique, perspectives d'avenir et enjeux de société » que Pierre Jarillon avait eu le plaisir de faire sur invitation de l'ESIEA le 7 avril 2006. C'est ensuite dans le cadre de l'Association Francophone des Utilisateurs de Linux et des Logiciels Libres (AFUL) que Marc-Aurèle Darche a mis en place, à partir de 2007, une série de cours avec la collaboration des membres de l'association. Cette formation fait dorénavant partie du cursus des élèves en informatique de l'ESIEA et les cours sont disponibles sous licence CC by-sa.

L'intérêt de ces cours est d'aborder des aspects que l'enseignement informatique traditionnel ignorait. On peut citer : les licences libres, les méthodes et les outils de développement libres, comment contribuer à un projet existant, comment rechercher un logiciel, de la documentation, de l'aide ? Tous ces points spécifiques sont développés dans des cours et mis en pratique.

C'est grâce à des actions comme celle-ci et à une offre assez riche en formations professionnelles que l'on peut contrer les actions promotionnelles de Microsoft sur l'enseignement. C'est ainsi que 01 a pu titrer : « La France championne occidentale de l'open source ».

Point sur les ordinateurs ultra-portables

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20
11
sept.
2008
Commercial
Nous assistons depuis quelques temps à un foisonnement d'ordinateurs ultra-portables, dont la partie système d'exploitation a tendance à faire bouger (un peu) les lignes actuelles.

Côté matériel, le premier de cette famille est sans conteste celui du projet OLPC, le XO-1, qui ne visait pas le marché des pays développés mais qui l'a cependant atteint. L'un de ses plus illustres utilisateurs est Richard Stallman. C'est ensuite ASUS qui a marqué les esprits avec l'eeePC mais bien d'autres ont suivi et il est difficile de dénombrer et de comparer tous ces ordinateurs lilliputiens. C'est ce que Liliputing a fait avec un certain succès, en compilant dans un tableau unique 53 modèles d'ordinateurs ultra-portables et leurs caractéristiques.

Quant à l'OS, on pourra remarquer qu'un bon nombre d'entre eux sont fournis avec une distribution Linux, certains ont une mémoire de masse statique SSD (comme une clef USB) alors que d'autres utilisent le très classique disque dur. Le Gdium est un modèle particulièrement intéressant : il est équipé d'un processeur RISC et fourni avec une Mandriva Linux spécialement compilée et adaptée à cette machine. C'est l'une des rares machines dont l'autonomie est affichée. Il a fait l'objet d'une présentation sur M6 mais sans faire mention du système d'exploitation ni de la place des ultra-portables dans la famille des ordinateurs.

Un devoir de vacances : Tester KDE4.1 et Mandriva 2009.0

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8
août
2008
Mandriva
Le cycle de développement de Mandriva Linux 2009.0 a débuté depuis près d'un mois selon le processus habituel et conformément au planning prévu. L'annonce de la version bêta 1 est aussi un appel aux testeurs du monde entier qui se retrouvent sur cooker. En effet cooker est le laboratoire de Mandriva. C'est là que l'on fait des essais, mais pendant la préparation de la nouvelle version et jusque un peu après sa sortie, cooker est verrouillé sur le développement de la version finale. Les bêta, RC et finale ne sont que des instantanés de cooker.

Qu'apportera Mandriva Linux 2009.0 ? KDE 4.1 sera le bureau nominal et KDE 3.5 sera disponible dans les "contrib". C'est à dire qu'ils échangent leurs places. KDE 4.0 était disponible (pour les plus aventureux) depuis la version 2007 et a donc apporté un certain retour d'expérience. Ce changement est très important car il implique un changement de bibliothèque (passage de Qt3 à Qt4) et comme chacun le sait, on ne peut pas faire d'omelette sans casser les œufs ! C'est pourquoi l'appel aux testeurs est important. En particulier, il peut subsister dans KDE4 des erreurs de traduction que seuls des francophones pourront relever.

Les autres changements comme l'arrivée de GNOME 2.23.5 et de Mozilla Firefox 3 devraient avoir un impact plus faible. Notons aussi que Splashy remplace bootsplash et que la prise en charge de Windows Mobile 2003 et de Windows Mobile 5+ est effective. Il n'y a pas de bouleversement à attendre ailleurs, seulement de nombreuses améliorations de détail. Comme la transition vers PulseAudio a été digérée par Mandriva Linux 2008.1 "spring", cela permettra de concentrer les efforts sur KDE4 et on évite ainsi deux gros changements simultanés. Mandriva Linux sera sans doute dans les premières distributions de l'automne à proposer KDE 4.1 dans une version standard.

NdM : une distribution en cours de développement demande des mises à jour fréquentes pour bénéficier des nouveaux correctifs, attendez-vous à avoir quelques dysfonctionnements de l'interface graphique ou tout simplement des logiciels qui ne fonctionnent pas ; c'est tout l'objet des tests, identifier et remonter factuellement ces soucis.

Les Anglais n'ont pas le RGI mais ils ont Becta et ils s'en servent !

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30
juin
2008
Microsoft
Alors que le RGI a été gelé suite aux pressions de Microsoft, les anglais vont de l'avant avec le Becta (British Educational Communications and Technology Agency).

C'est en janvier 2008 que le BECTA a publié ce très intéressant rapport analysant les conséquences d'une adoption des nouveaux logiciels de Microsoft. Cette étude rigoureuse émanant d'un organisme officiel peut difficilement être soupçonnée de partialité. C'est pour ces raisons que le groupe Framalang en a entrepris la traduction. De larges extraits sont également disponibles.

Le rapport démontre l'inutilité d'introduire Vista et le format OOXML dans l'enseignement car ils n'apportent que des coûts, des inconvénients et aucun avantage quant à l'interopérabilité. Comme on peut le deviner ce rapport préconise l'usage du format ODF. L'existence de ce rapport prouve que l'on a su mieux résister aux pressions de Microsoft chez les britanniques que de ce côté-ci de la Manche.

Les ultra-portables rééquilibrent le marché en faveur des logiciels libres

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2
juin
2008
Technologie
Les ordinateurs ultraportables sont des petites machines intermédiaires entre le PDA (assistant personnel) et l'ordinateur portable.

Le premier apparu est l'OLPC mais il n'avait pas pour vocation d'être commercialisé dans les chaînes de distribution classiques. C'est ASUS qui a véritablement lancé le marché avec l'EeePC. Cette voie a été suivie par d'autres constructeurs et l'offre est en train de devenir conséquente.

Une conséquence des caractéristiques de ces machines est qu'elles fonctionnent pour la plupart avec Linux et que Windows a le double inconvénient d'y être à l'étroit et d'en augmenter le prix, vérifiant ainsi l'adage : "Linux, il y a moins bien, mais c'est plus cher".

L'AFUL vient de publier un très intéressant dossier sur l'offre des ordinateurs ultra-portables dans le monde. On peut y constater que les machines équipées avec Linux font au moins jeu égal avec Microsoft, cassant ainsi son quasi monopole sur ce segment de marché.

On notera dans cette liste l'existence de Gdium bâti sur une architecture RISC 64bits (excluant Microsoft). Il est livré avec une Mandriva Linux spécialement compilée pour ce processeur, confirmant ainsi l'expertise de Mandriva dans ce domaine.

NdM : ne pas confondre ultraportable (ordinateur portable réduit ou subnotebook en anglais) avec UMPC (ou Ultra Mobile Personal Computer) qui est une spécification propriétaire et brevetée conjointe de Microsoft, Intel et Samsung.

RMLL - Le thème Entreprises est bouclé.

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8
mai
2008
RMLL/LSM
Le thème Entreprises des RMLL devrait prendre cette année une ampleur particulièrement importante. Son programme est figé et sauf cas de force majeure, ne devrait plus subir aucun changement.

Déjà l'an dernier, la CCI (Chambre de Commerce et d'Industrie) d'Amiens avait participé aux RMLL. Cette année, la CCI des Landes accueillera dans ses locaux pendant cinq jours un programme de conférences dense et attractif.

La très importante ADEISO (Association pour le Développement de l'Électronique et de l'Informatique dans le Sud-Ouest), elle-même soutenue par la CCI de Bordeaux et par le Conseil Régional d'Aquitaine est également partenaire de ce thème.

Cet ensemble de partenaires devrait donner une excellente visibilité à cet évènement et permettre aux logiciels libres de sortir définitivement de leur relative confidentialité.

La nouvelle Mandriva Linux One XFCE est disponible.

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5
mai
2008
Mandriva
Certains préfèrent KDE, d'autres GNOME, mais il existe bien d'autres bureaux. L'un des plus connus est XFCE, créé il y a une dizaine d'années par Olivier Fourdan. Son but était de disposer sous Linux d'un environnement ressemblant à CDE qui était utilisé par les Unix propriétaires. XFCE est supporté par les versions complètes de Mandriva. Quand on installe une Mandriva Linux Free ou PowerPack, on peut choisir le bureau XFCE mais cela suppose une installation sur le disque dur. La version Mandriva One devant tenir sur un seul CD, il n'est possible d'y proposer qu'un seul environnement de bureau à la fois. C'est pourquoi il existe une version KDE et une version Gnome.

La nouvelle version Mandriva One « live » réservée à XFCE manquait. Elle vient de paraître un an après la précédente, basée elle-aussi sur une version de printemps. Ce CD basé sur la toute dernière Mandriva Linux Spring est une bonne occasion pour découvrir ou redécouvrir XFCE qui s'est bonifié avec le temps.

Cette version, Mandriva Linux One XFCE, annoncée sur Cooker par Tomasz Paweł Gajc ne fait pas (encore ?) partie des versions officielles de Mandriva.

Rôle des états et positions dominantes dans le secteur informatique

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1
23
mar.
2008
Communauté
La FFII France et l’association italienne AsSoLi publient une étude montrant le rôle et la responsabilité des états dans l'établissement de monopoles préjudiciables à la société. Ce rapport est destiné à nos parlementaires afin qu'ils prennent conscience des conséquences induites par la passivité des états.

Le communiqué donne en quelques lignes les principaux arguments développés par l'auteur, Antonio Russo :
  • la stratégie fiscale de Microsoft et son impact négatif dans la majorité des pays européens ;
  • la multiplication des marchés publics hors la loi ;
  • le rôle de l’éducation nationale dans le développement d’une hégémonie culturelle ;
  • la diminution des emplois chez les grands éditeurs de logiciel propriétaire ;
  • le profit excessif dérivé de l’imposition de certains produits aux consommateurs.
Ce rapport de 57 pages est extrêmement bien documenté, il fait référence à 132 sources d'information et donne des chiffres aussi précis qu'il est possible de le faire. C'est un document de référence qu'il convient de communiquer à tous les responsables politiques, du conseiller municipal au chef de l'État.

En conclusion, le rapport montre que dans ce domaine, il ne peut pas y avoir de régulation par le marché et qu'il incombe au pouvoir politique d'y pourvoir.

Des PC sous Linux en Europe de l'Est

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5
mar.
2008
Commercial
À Hanovre, au salon CeBit 2008, IBM a annoncé s'être associé avec l'autrichien VDEL et le polonais LX Polska pour la fourniture de PC sans logiciels Microsoft. La ligne de produits portera le nom Open Referent. Les ordinateurs seront équipés de RedHat et de la suite Lotus Symphony d'IBM. Cette suite est propriétaire mais elle a le bon goût d'utiliser le format ODF (Open Document File) normalisé ISO 26300.

Il faut rappeler que IBM ne fabrique plus d'ordinateurs personnels depuis qu'il a vendu ses lignes de production au chinois Lenovo. Ce sont ses partenaires qui fourniront le matériel.

Le but de cette opération est de proposer des ordinateurs à un prix compétitif en Europe de l'Est et surtout en Russie où la demande est importante. Il s'agit le plus souvent de marchés en premier équipement. Microsoft qui est aussi très intéressé par ce marché émergeant sera confronté à une forte concurrence.

Vente liée de Windows : n'hésitez plus à faire appel à la justice !

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28
fév.
2008
Justice
Un membre de l'ABUL, bien informé sur le sujet et agissant seul, vient de gagner un procès contre la société ASUS. Le juge a fait état de la résistance de ASUS à rembourser correctement le demandeur qui s'est vu octroyer une somme de 100€ pour la licence de Vista OEM et 100€ de dédommagement pour le temps perdu en procédure. La société ASUS qui avait dépêché un avocat à Libourne et réclamé 3000€ de frais au plaignant a été déboutée et condamnée aux dépens.

Il s'agit du troisième procès de ce type gagné en peu de temps. Nous ne pouvons qu'espérer que que cela incitera monsieur le Secrétaire d'État Luc Chatel à revoir sa position attentiste et qu'il demandera enfin à monsieur Bruno Parent, directeur de la DGCCRF de bien vouloir faire respecter la loi sur la vente liée.

Les associations AFUL, April, UFC - Que choisir et Consommation Logement Cadre de Vie (CLCV) qui suivent très attentivement ce dossier épineux viennent de publier un communiqué de presse commun dans lequel elles engagent tous ceux qui ne veulent pas se plier à la taxe imposée par Microsoft à se pourvoir en justice. Une recommandation cependant, informez le groupe détaxe afin d'être bien conseillé. Pour cela, il vient de mettre en ligne le tout nouveau guide du remboursement.

Vote électronique : les boîtes noires de la démocratie

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9
fév.
2008
Presse
Perline et Thierry Noisette, déjà connus pour avoir publié « La bataille du logiciel libre » viennent de publier un ouvrage consacré au vote électronique.

Ce livre d'une centaine de pages retrace l'histoire du vote et montre comment ce qui est présenté comme un progrès peut être en réalité une complication inutile qui échappe à tout contrôle. Les votes par ordinateur sont entachés de risques : pannes, bugs, piratages, fraudes indétectables.
Les auteurs citent de nombreux exemples de dérapages tant à l'étranger qu'en France.

Il faudra surtout retenir la richesse documentaire de ce livre. On y trouve aussi bien les arguments des promoteurs des machines à voter que de nombreuses références au site Ordinateurs-de-Vote.org. Il serait de bon ton que chacun de nous puisse en offrir un exemplaire à nos élus.

Il faut noter que ce livre sous licence Creative Commons by-nc-sa est également téléchargeable gratuitement et cela, dès sa parution.

NdM : petit point sur l'actualité récente autour du vote électronique en France avec la circulaire de l'Intérieur du 1er février, l'absence de vote électronique à Saint Malo cette année, pareil pour Mulhouse, le fait qu'aucune nouvelle commune ne pourra utiliser de machines à voter aux municipales, Reims qui renonce au vote électronique, l'April qui publie sa position sur le vote électronique et se retire du groupe de travail vote électronique du Forum des droits sur Internet.

HispaLinux : 10 ans qui font du futur une réalité

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18
déc.
2007
Communauté
Du 13 au 15 décembre, la ville de Cáceres accueillait HispaLinux, le congrès espagnol des utilisateurs de logiciels libres. Il faut se rappeler que Cáceres est une ville d'Estrémadure et que le gouvernement de cette région a été le premier à prendre la décision de promouvoir les logiciels libres en Espagne. Il a alors décidé de créer la distribution gnuLinEx pour ses propres besoins.

La devise du congrès "10 años haciendo del futura una realidad" évoquait le travail accompli pendant une décennie. Le congrès a été magnifiquement organisé dans les locaux de l'université de droit de Cáceres et le wifi a parfaitement fonctionné.

Nous étions quelques Français, chaleureusement accueillis et présents dans ce congrès. Nous avons évoqué la nécessité de tisser des relations plus étroites par dessus les Pyrénées. Pour cela, nous leur avons parlé des RMLL qui se tiendront à proximité de l'Espagne en 2008. Nous espérons avoir été entendu ! Nous avons aussi pris de nombreux contacts (que nous comptons bien faire fructifier) avec le gotha du logiciel libre espagnol.

Nous avons pu constater que l'enseignement des langues n'était pas le point fort des espagnols et beaucoup hésitent à sortir de leur frontière linguistique. Aussi, si vous parlez la langue de Cervantès, vous pouvez aider à ce rapprochement en invitant vos amis aux RMLL 2008 et en y aidant les organisateurs.

NB : Ouvrez les liens en espagnol même si vous n'avez jamais étudié cette langue. C'est souvent aussi facile à comprendre qu'une traduction automatique.

Un élu répond aux pressions de Microsoft sur les mairies

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7
déc.
2007
Communauté
Monsieur José Brito, maire-adjoint de Saint-Germain-sur-Morin (77) chargé des NTIC, vient d'interpeller M. Martin Malvy, président de l'APVF à propos de l'accord dont s'enorgueillit Microsoft dans un communiqué¹. C'est ce qu'il révèle sur le site de Scideralle sous le titre « Les maires, courroies de transmission ? ».

José Brito explique dans le détail comment Microsoft fait des « cadeaux » aux maires pour mieux les assujettir. Il dénonce l'irrégularité d'un tel accord et demande l'utilisation de logiciels libres, car l'informatique ce ne sont pas que des produits technologiques, ce sont aussi, des produits que l'on promeut et que l'on met en place et qui impliquent des choix de société.
En ces termes, cet accord est clairement un accord de préférence, une distorsion des règles du marché, où les collectivités locales deviennent les prescripteurs d’une société privée auprès de leurs habitants. Qu’en pense la direction de la concurrence ? Qu’en pense LaPoste.net, Google, Facebook et autres portails communautaires ?


On pourra relire l'article Le « RGI est toujours en danger » qui montre le rôle tout à fait similaire joué par l'AMF avec M. Alain Risson. Il est urgent d'aller expliquer à vos élus comment ils peuvent en toute bonne foi accepter des cadeaux pour leurs administrés mais qui peuvent obérer notre avenir.

¹ Le communiqué a également été disponible sur le site de Microsoft. Le contenu de l'accord n'a pas été publié.

La cour des comptes allemande dénonce les projets TIC

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1
30
nov.
2007
Justice
La cour fédérale des comptes (Bundesrechnungshof) vient de publier un rapport épinglant la mauvaise gestion des finances de l'État fédéral. Elle fait état d'un gaspillage de 1,9 milliard d’euros dont une bonne partie est imputable aux TIC (Technologies de l'information et de la communication).

Aussi, la cour fédérale des comptes recommande fortement d'utiliser des logiciels libres pour les 300 000 ordinateurs de l'administration. Elle dénonce aussi la monoculture informatique qui asservit les utilisateurs à un éditeur.

Il y a quelques années, la ville de Munich a montré le chemin. La cour des comptes exhorte maintenant tout le pays à suivre son exemple.

La traduction ci-dessous est due à François Pellegrini.

Le RGI est toujours en danger

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20
nov.
2007
Communauté
Le comité de pilotage du RGI (Référentiel Général d'Interopérabilité) s'est réuni le 12 octobre 2007 et n'a pris aucune décision quant à l'adoption définitive de ce document que tout le monde attend... sauf Microsoft.
Alors que d'autres pays comme la Belgique nous envient le RGI qui a représenté 6 ans de travail, il y a des Français qui tombent dans le jeu d'une compagnie étrangère qui nous coûte fort cher. Cette stérilité et l'attitude incongrue et suspecte de certains membres du comité de pilotage va à l'encontre des intérêts du pays.

L'un des opposants les plus acharnés du RGI est Monsieur Alain Risson, maire de Gluiras (07) et rapporteur du groupe de travail TIC de l'association des maires de France (AMF). Son attitude est d'autant plus dommageable que Microsoft utilise sa position pour pousser en avant son format OpenXML qui n'a d'ouvert que l'apparence. Le salon des maires ouvrant ces jours-ci à la porte de Versailles, nous pouvons espérer que d'autres maires lui feront part de l'inconvenance de ses propos rapportées par son président en ces termes : "Le RGI ne peut donc s'appliquer aux collectivités territoriales".

Les analyses de Bernard Lietaer et de Bernard Carayon convergent vers la même mise en garde comme quoi le risque de la prise de pouvoir par des entreprises devient réalité. La saga du RGI suit malheureusement leurs prévisions le plus pessimistes et la notion d'intelligence économique du rapport de M. Carayon démontre ici toute sa pertinence et son acuité.