Le "Washington Post", très honorable journal américain qui est un peu l'équivalent US du "Monde", a publié dans son édition du 21 août un éditorial contre le DMCA.
Je cite : "Protecting intellectual property is a compelling government interest, but so is protecting academic inquiry, intellectual exchange and free speech. A better balance must be sought."
Cela peut sembler timide, mais si on décode le style diplomatique de ce genre de journal, c'est le signe d'une (tardive) prise de conscience...
Le Monde a un article au titre accrocheur : «Il est trop tard pour arrêter Microsoft»
Ca résume juste les derniers démelés en date de USA vs MS et annonce la sortie de XP.
Ca ne parle pas du prochain monopole (dotNet, Hailstorm and co).
Ceci est la traduction (personnelle) d'un article de Newsbytes plutot intéressant, sur les évolutions dans la traque des cyber-criminels...
Le premier poste de police indien travaillant exclusivement sur les cyber-crimes (hacking, vols de données, fraude sur Internet) va officiellement commencer à fonctionner le 15 septembre. Ce poste, basé dans la Silicon Valley indienne à Bangalore est déja opérationnelle et couvre l'ensemble de létat du Karnataka (Sud de l'Inde).
Les pouvoirs qui sont conférés à cette police sont le fruit de "Information Technology Act 2000" voté par le parlement indien il y a de cela 9 mois. L'année dernière, le ministre indien de la Technologie de l'Information, en accord avec les industriels, avait décrit les grandes lignes de cette Cyber Loi qui couvre un grand nombre d'aspects dont le e-commerce, les cyber crimes et les conflits de copyright. Le brouillon a plus tard été mis sur le Web pour ouvrir le débat et la version finale a été approuvée par le parlement.
La Cyber Crime Police Station (CCPS) a mis en place un site web pour déposer les plaintes en ligne. Néanmoins, les autres postes de police seront toujours habilités à traiter les cyber crimes et mener les recherches.
La loi et l'ordre sont gérées au niveau de l'état dans la constitution indienne, et sont assurées par les administrateurs de chaque province.
NDT: Cela existe déja en France, mais ce sont "juste" des sections de la gendarmerie, de la police nationale et de la police scientifique.
« L'Institut Curie s'en va en guerre de brevets. Une firme américaine détient le monopole des tests génétiques du cancer du sein. »
C'est la chapo de l'article de Libération. A lire. Et merci à 08:59:07 de la Tribune pour ce lien.
L'Union Européenne vient de rendre son rapport sur le système d'espionnage américain Echelon.
En résumé, le rapport précise que le système d'espionnage Echelon existe bien et que cela peut-être prouvé. Le rapport demande aussi à la Grande Bretagne de s'expliquer sur son appartenance à ce réseau et d'en sortir.
Il est aussi demandé aux entreprises de crypter leurs communications, notamment par Email, et d'utiliser pour cela des logiciels Open-Source.
Aux Etats-Unis, les Majors s'inquiètent. Les ordinateurs actuels ne permettraient pas d'obtenir un système respectant parfaitement le copyright.
Aussi ils proposent de changer la loi. Ils sera interdit de fabriquer ou de diffuser des équipements informatique qui n'inclueraient pas des technologies de sécurité certifiées. Il faudra que tous les équipements soient approuvés par le ministère du commerce US.
Ce cadeau s'appelle Security Systems Standards and Certification Act (SSSCA) et on le présente en ce moment au Congrés.
Hey, Mister Pascal Nègre! Y aura-t-il des drivers pour Linux ?
Légo ne fabrique plus simplement des briques à assembler, mais avec le Mindstorm c'est carrément un robot autonome que l'on peut fabriquer et programmer (et le papa de 43 ans que je suis a un bon prétexte pour rejouer aux Legos ;-))
Pour ceux qui ne connaissent pas, le coeur du Mindstorm est un boitier programmable, pilotant trois moteurs pas-à-pas, et gérant trois capteurs (tactiles, optiques, etc.). On télécharge les programmes depuis le PC, via un boitier infra-rouge connecté sur le port série.
Les hackers s'en sont donné à coeur joie, et en plus du kit de développement officiel sous l'OS de Billou, deux développements importants sont apparus.
D'une part il y a NQC (Not Quite C) de Dave Baum : l'utilisateur dispose désormais d'un compilateur, et d'un langage très proche du C.
D'autre part, il y a LegOS développé par Markus Noga : ce dernier est allé encore plus loin et on remplace carrément l'OS d'origine dans le boitier !
Lego a toléré jusqu'à maintenant l'existence parallèle de ces différents développements, mais d'après l'article cité, il semble que tout au moins l'utilisation du nom LegOS pose problème ...
Le Pentium 4, à sa sortie, ne devait supporter que la mémoire Rambus. Ce type de mémoire rapide est développé par une société du même nom dont un des plus grand promoteur est (fut ?) Intel. Le problème de la mémoire Rambus est qu'elle coûte plus chère que les autres types mémoires. La promotion de ce type de mémoire se voyait assurée par une parfaite association avec le Pentium 4. Et Rambus, dont la santé est assez critique, comptait bien en profiter ...
Mais voilà, VIA a sorti deux chipsets (P4M266 & P4X266) qui cassent cette association exclusive et permet d'associer le Pentium 4 avec d'autre type de mémoire comme la DDR qui fourni des performances égales à moindre prix. Intel commence à voir rouge et dépose de multiples plaintes contre VIA pour non respect de cinq brevets.
En effet, Intel avait anticipé VIA et avait commencé à réaliser son chipset, le i845. Mais comme VIA sort le sien avant Intel, il fallait bien trouver un solution pour contrer le deuxième fondeur mondial (et oui !) qui talonne Intel d'un peu trop près à leur goût.
L'histoire aurait pu s'arrêter là, mais ne voilà-t-il pas que VIA ne se dégonfle pas et porte à son tour plainte contre Intel pour non respect de la concurrence à Taiwan et pour violation de brevet.
Bref, cette sombre histoire de brevet/concurrence n'en est qu'à ses débuts et s'annonce comme une longue guerre juridique ... Et le gagnant sera bien évidemment celui qui à la puissance juridique (et financière ?) nécessaire ...
L'Europe doit-elle suivre les Etats-Unis et le Japon ?
Tel est le sujet de discussion proposé par Le Monde à ses deux invités qui sont: Jacques Vincent-Carrefour (de l' Académie des Sciences) et Bernard Lang (de l' AFUL).
Le cracker (voire script-kiddy) canadien MafiaBoy (17 ans), auteur de plusieurs denis de service distribués (DDoS) contre des grands sites Internet en février 2000, a été condamné à "une peine de 8 mois de "garde ouverte" à purger dans un centre pour jeunes contrevants, assortie d'une mise à l'épreuve d'un an et de l'obligation de verser 250 dollars canadiens (160 USD) à un organisme de charité."
La "taxe" sur les CD-R (Tascataxe) qui n'en est pas (réversé à la SACEM et non à l'état) devrait être transformé en impot, c'est ce que conclu un rapport de la commission des finances de l'assemblée Nationale.
Dans le même article de 01 net on voit aussi que l'idée d'une Tascataxe sur les disques durs n'est pas abandonné, et il est maintenant question d'une taxe sur ordinateurs à moyen terme. Et certains parlent même d'une taxe sur les serveurs !
Le site de vacheàlait, mouvement de protestation contre cette taxe existe toujours, mais semble disparaitre avec l'acceptation de cette taxe. Je crois que nous avons là de quoi le relancer.
Le premier ministre français Lionel Jospin a annoncé hier à l'Assemblée Nationale qu'il souhaitait, entre autres, mettre en place une surveillance des messages éléctroniques, pour avoir les moyens "de contrer plus efficacement l'utilisation à des fins criminelles des nouvelles technologies de la communication". On ne dispose pas de plus de détails pour l'instant. La mesure est censée être temporaire. (voir annonce AFP)
"La LDH exprime sa stupéfaction devant la démarche du gouvernement". Cf communiqués de la Ligue des Droits de l'Homme sur AP et Reuters
Et j'imagine que d'autres associations vont s'insurger aussi.
Les syndicats des policiers trouvent les mesures parfaitement justifiées.
Note du modérateur : on a un peu trainé pour modérer cette nouvelle, désolé.
Selon Jean-Noël Tronc, Conseiller du Premier Ministre pour la société de l'information, "il n'y aura pas de brevets logiciels s'il n'est pas prouvé qu'ils favorisent l'innovation".
Il s'agit d'un communiqué de presse commun de APRIL, de l'AFUL et d'EUROLINUX détaillant la rencontre ayant eu lieu le 12 septembre dernier entre APRIL, l'AFUL et des Conseillers du Premier Ministre. Ces derniers reconnaissent notamment les difficultés créées aux É.-U. suite à la mise en oeuvre de la brevetabilité du logiciel, et reconnaissent (ouf !) que l'Académie des technologies (qui disait un peu n'importe quoi sur le sujet) est une instance indépendante du Gouvernement, dont les avis ne constituent donc pas une position du Gouvernement.
Bref, même si je trouve personnellement que c'est la langue de bois généralement constatée dans ce genre de circonstances ("nous on est d'accord avec vous, regardez on a fait ça et ça qui le prouvent"), ces déclarations vont plutôt dans le bon sens, et en tous cas le fait que les assoc' du LL soient écoutées à ce niveau de l'État est plutôt bon signe. Il faut maintenir la pression et surtout le soutien envers APRIL, l'AFUL et EUROLINUX qui font un travail pour lequel nous pourrons les remercier probablement longtemps.
Actuellement, un procés est en cours en France pour juger si certains fournisseurs d'accés Internet français se doivent de filtrer l'accés au site Front14, des pédonazis purs sucres hébergés aux US. Ce procés anticipe sur la future loi LSI qui devrait trancher le cas.
En marge du procés et sans même que le site ait été condamné ou inculpé, le FAI de l'education nationale, Groupement d'Intérêt Public Renater, vient de prendre l'intitiative de couper l'accès a ce site. Montrer du doigt les vilains serait-il suffisant pour les censeurs ou bien Renater a-t-il peur de se faire inculper ?
Selon Transfert, les arguments qu'avance le directeur du GIP Renater sont les suivants:
L´utilisation du réseau Renater est soumise à l´adhésion à une charte d´usage. Je ne pense pas que l´accès au site de Front14 soit conforme à la charte, autrement que pour d´éventuels travaux de recherche en sociologie ou anthropologie. Dans ce cas, les chercheurs sont libres de venir m´en parler.
Quelle est la section de la charte Renater qui autoriserait ce filtrage ?
On a beaucoup parlé de la "réunion secrete" de la RIAA, la réunion a bien eu lieu, pour ce qui est du secret c'est plutot raté. La preuve voici un compte rendu complet repondant aux questions fondamentales :
- qui a participé ?
- que s'est-il dit ?
Le tout se trouve sur le site cryptome qui est une des sources les plus fiables dans ce cas.
Reste à savoir qui est le Judas qui a vendu ses petits copains à cette réunion.
Vu sur Yahoo :
Les amendements contestés par les défenseurs des droits de l´homme et de la vie privée ont été votés par le Sénat.
Au menu :
anticonstitutionnalité, racolage, mensonge, flou juridique et dommages collatéraux. Examen final par l´Assemblée le 31 octobre.
La Loi sur la Sécurité Quotidienne (LSQ) est passé au Sénat. Non seulement l´ajout, "en urgence", de nouveaux amendements serait, selon les juristes, anticonstitutionnel, mais certains textes pourraient eux-mêmes être jugés contraires à la Constitution
Sony a demandé au site Aibopet de ne plus rendre accessible les travaux de son auteur. Il s'agit d'un ensemble d'outils et de documentations que tous les fanatiques du petit robot se devaient d'utiliser pour lui rajouter des comportements.
Sony, à l'aide du DMCA menace l'auteur du site. Celui-ci est complétement écoeuré du comportement de SONY envers des clients aussi enthousiastes (on se rappellera l'attitude très conciliante de LEGO avec le Mindstorm).
En représaille, il laisse tout tomber et demande de ne plus acheter d'Aïbo. Beaucoup de site similiaire ont suivi.
En résumé, la cour d'appel de Californie vient de casser le précédent jugement qui visait à interdire la publication du DeCSS.
Je cite :
"Le DeCSS est une expression écrite des idées de l'auteur".
Le DeCSS est donc protégé par le premier amendement des Etats-Unis.
Il est donc légal dorénavant de publier le code.
C'est ti pas bô ça ?
Note du modérateur : Plus de détails (en particulier le texte complet du jugement) sur le site de l'EFF (cf. lien).
D'après la directive européenne 91/250/CEE du Conseil datée du 14 mai 1991, il est autorisé d'effectuer un "reverse engeenering" de composants logiciels :
« Les opérations de chargement et de déroulement nécessaires à l'utilisation d'une copie d'un programme légalement acquis, ainsi que la correction de ses erreurs, ne peuvent pas être interdites par contrat; que, en l'absence de clauses contractuelles spécifiques, notamment en cas de vente d'une copie du programme, toute autre opération nécessaire à l'utilisation de la copie d'un programme peut être effectuée, en conformité avec son but prévu, par un acquéreur légal de cette copie »
j'en passe et des meilleures :) Enfin, lisez quand meme le texte de loi avant de faire n'importe quoi, merci ...
Note du modérateur: il s'agit d'une lettre ouverte sur le site Advogato d'un développeur qui demande à Bill de lui laisser accéder aux spécifications de certains standarts fermés de Windows pour les rendre intéropérables avec d'autres systèmes.
news de fred sur linuxgraphic.org.
Je viens de voir ça... C'est consternant !
Macromedia possède un brevet sur la création WYSIWYG de pages html, précisement quand l'utilisateur peut créer et déplacer librement les objets sur le canevas de travail pour ensuite publier la page. Nous sommes tristes d'apprendre que nous ne pourrons jamais avoir un projet libre qui soit l'équivalent de Dreamweaver(c). Ce brevet est au centre d'un conflit entre Macromedia et Adobe, Macromedia accuse Adobe d'utiliser son brevet sur Golive.
Note du modérateur : Il est en fait question de 2 brevets, l'un violé par Golive et Photoshop (composition par Drag and Drop de pages web), l'autre par Golive uniquement.
Vu sur NewsForge (grâce à LWN):
Un sénateur américain, sous la pression de Disney et autres groupes industriels, va tenter de faire passer une loi (Security Systems Standards and Certification bill) qui, selon la FSF, "est une tentative délibérée de détruire le logiciel libre".
La loi vise en effet à interdire tous les systèmes n'ayant pas été certifiés comme "sûrs" (c'est-à-dire ne permettant pas la copie de contenus audio et video).
Des exemples d'application de la loi sont donnés dans l'article de NewsForge :
- impossibilité pour les universités d'enseigner les techniques avancées des systèmes informatiques
- l'écriture d'un système d'exploitation serait hors la loi
- tous les appareils électroniques (caméras, télévisions, téléphones portables, ...) devront être dotés de mécanismes anti-copie, ce qui en augmentera le coût
- etc.
L'article est alarmiste, mais après le DMCA, le pire semble encore à venir...
Le congrès Américain vient d'adopter le "Patriot Act 2001", loi anti-terroriste ayant pour but de traquer les activitées des terroristes.
Désormais, le système "Carnivore" sera mis en place sur les liaisons Internet au niveau des FAI et l'état se donne le droit de récuperer tous types d'informations comme les emails, téléphonie mobile ...
Comme quoi, sous prétexte des attentats, beaucoup en profitent pour faire passer trop rapidement des lois qui ouvrent des portes vers la violation des libertés individuelles, comme on a pu le voir récemment avec les tentatives des majors de disques voulant faire passer une loi pour légaliser l'espionnage des internautes face aux copyrights.
On avait déjà évoqué le cas du site front14.org, site de tendance national-socialiste (le 14 étant une très subtile allusion au parti allemand du même nom des années 30), ici-même.
Il était en fait question de la requête d'associations se revendiquant anti-fascistes demandant le filtrage simple et net de ce serveur par les FAI français, comme wanadoo, noos.
Le juge à déclaré le site illicite mais a estimé que les FAI ne sont pas forcé de filtrer. Par contre, Olivier Devalez, auteur d'un des sites devra fermer son site dans les dix jours, sous peine d'amende. Le juge à aussi semblé formuler le souhait que l'hébergeur de front14.org coupe l'accès aux français à ce serveur.
Ce qu'on peut en tirer : on le voit une fois de plus, le droit français à le cul entre deux chaises : Il déclare ces sites illicites mais les tolère. Entre la logique hyper-relativiste du droit américain (qui autorise tout au nom de sacro saint amendements) et la logique de pensée unique pronée par les dit-anti fascistes (qui tiennent absolument à rendre illégalle tout pensée qui n'est pas leur), effectivement, trancher s'avère ne pas être une mince affaire.
De nouvelles dispositions ont été prises concernant les brevets logiciels. Cette fois, c'est l'OEB qui attaque en toute impunité en essayant d'imposer sa "loi".
L'Alliance EuroLinux a vivement réagi contre cette décision et "exige des gouvernements européens un acte fort".
Plus que jamais, il est temps d'envoyer un courrier à votre député préféré afin d'essayer de faire bouger les choses ...
Suite à l'affaire des objets nazis sur Yahoo porté devant un tribunal Français, la société avait finalement cédé mais également demandé à la justice Américaine de donner son avis...