En septembre 2023, nous publiions une dépêche sur HCW@Home, notre logiciel libre de téléconsultation médicale sous licence GPL-3.0. Les retours avaient été nombreux et constructifs, et nous remercions chaleureusement la communauté.
Octobre 2011 à Prague : Kernel Summit, Embedded Linux Conference Europe, LinuxCon Europe, et plus !
En cette fin du mois d’octobre, Prague va sans doute devenir pour deux semaines la capitale européenne du développement de Linux et des logiciels libres. En effet, de très nombreuses conférences vont s’y dérouler du 20 octobre au 28 octobre 2011.
- le bal sera ouvert par le 13th Real‐Time Linux Workshop, du 20 au 22 octobre, une conférence consacrée à l’utilisation de Linux dans des contextes temps réel. La liste des papiers qui ont été proposés donne une idée des thématiques qui seront abordées ;
- la fête continuera avec le Kernel Summit, du 23 au 25 octobre, la conférence réservée aux principaux développeurs noyau (environ 120 à 150 personnes). Cette conférence bi‐annuelle est celle qui permet aux développeurs du noyau d’échanger de vive voix sur les orientations des différents sous‐systèmes, et de réfléchir au processus de développement. Nul doute, par exemple, que les problèmes survenus sur kernel.org récemment feront partie des débats ;
- en parallèle du Kernel Summit aura lieu la Gstreamer Conference, les 24 et 25 octobre. Là aussi, le programme donne une bonne idée des sujets qui seront couverts par les différentes interventions ;
- ensuite, du 26 au 28 octobre, aura lieu la première édition de LinuxCon Europe, dont le programme est disponible sur le site de la Linux Foundation. Beaucoup de conférences sur le stockage, sur la virtualisation, et bien d’autres sujets ;
- Enfin, en parallèle de LinuxCon Europe, du 26 au 28 octobre, la traditionnelle Embedded Linux Conference Europe, conférence consacrée à l’utilisation de Linux dans les systèmes embarqués. Au programme : gestion d’énergie, systèmes de construction (build), optimisation, arborescence des périphériques, support vidéo et bien d’autres choses. Comme d’habitude, Free Electrons sera présent à cette conférence, et mettra librement en ligne les vidéos à l’issue de l’événement (voir cette page, pour les vidéos de conférences précédentes).
Entre le 20 et le 28 octobre, Prague sera sans conteste the place to be.
Dart va‐t‐il remplacer JavaScript comme langage dans les navigateurs ?
Google a publié une première version, dite « preview release », de son nouveau langage de programmation : Dart. Google espère que ce langage va remplacer JavaScript comme langage de référence dans les navigateurs.
Un mémo interne qui a fuité nous informe des intentions de Google. Les ingénieurs de Google, et tout particulièrement l’équipe travaillant sur V8, considèrent que le JavaScript est une impasse : il serait trop lent, très mal adapté pour des développements de grande taille et souffrirait d’erreurs de jeunesse irréparables. Google a donc décidé de proposer son propre langage, Dart, dont la première version vient tout juste de sortir.
Pour le moment, les programmes écrits en Dart peuvent être compilés en JavaScript pour tourner dans les navigateurs. D’ici peu, Chrome devrait être en mesure d’exécuter directement du code en Dart, étape nécessaire pour des performances accrues. Les plans de Google sont ensuite de proposer son moteur aux développeurs des autres navigateurs, mais il semble peu probable dans l’immédiat que ceux‐ci acceptent.
Dart se distingue de JavaScript par :
- le typage statique optionnel ;
- les classes et interfaces (par opposition aux prototypes du JS) ;
- l’obligation d’utiliser les « ; » pour séparer les instructions ;
- une bibliothèque standard plus riche ;
- la possibilité d’être outillé plus facilement (meilleure prise en charge pour l’IDE et outils de ré‐usinage par exemple).
Pour autant, Dart a reçu un accueil très froid de la part des développeurs. Par exemple, Brendan Eich, le créateur de JavaScript, considère qu’il est plus simple et plus efficace de faire évoluer le JavaScript que de développer un nouveau langage.
OpenDocument 1.2 normalisé par l’OASIS
L’organisme de normalisation OASIS (Organization for the Advancement of Structured Information Standards) vient de ratifier les spécifications du format ouvert de bureautique Open Document (ODF), en version 1.2.
Petit rappel historique :
- mai 2005, OpenDocument 1.0 normalisé par l’OASIS ;
- mai 2006, OpenDocument 1.0 normalisé par l’ISO (ISO/IEC 26300:2006) ;
- février 2007, OpenDocument 1.1 normalisé par l’OASIS ;
- 5 octobre 2011, OpenDocument 1.2 normalisé par l’OASIS ;
- actuellement OpenDocument 1.1 est en cours d’évaluation par l’ISO (qui ensuite devrait s’attaquer dans la foulée à la version 1.2).
ODF 1.2 est déjà disponible (en tout ou partie) dans les logiciels bureautiques libres Abiword, Calligra, Gnumeric, LibreOffice, Apache OpenOffice.org.
Parmi les nouveautés, les signatures numériques, du Web sémantique et le langage pour tableur OpenFormula.
Au passage, rappelons l’existence de deux correcteurs grammaticaux libres pour la langue française pour LibreOffice et OpenOffice.org, sous forme d’extensions (ça serait aussi pratique comme extension dans un navigateur d’ailleurs) :
- Grammalecte (en Python) ;
- LanguageTool (en Java).
Richard Stallman à Sciences Po : Une société des réseaux libérée
Libertés Numériques, l’association du numérique à Sciences Po, accueille pour la première fois Richard Stallman, fondateur du mouvement du logiciel libre.
Richard Stallman animera une conférence suivie d’un débat sur le thème « A Free Digital Society — Pour une société des réseaux libérée ». Cette conférence, en anglais et ouverte à tous, se tiendra le mercredi 19 octobre à 19 h dans le grand amphithéâtre Émile Boutmy à Sciences Po.
À cette occasion, Richard Stallman reviendra sur l’évolution de la technologie et du droit. Il discutera de l’importance de la protection des libertés fondamentales dans l’environnement numérique, et plaidera en faveur du modèle ouvert et socialement juste pour l’Internet, la technique et les arts.
Infos et inscriptions :
http://www.libertesnumeriques.net/evenements/stallman-19octobre2011.
Weboob 0.9
Weboob (Web Out Of Browsers) est un ensemble d’applications interagissant avec des sites Web.
La version 0.9 sortie ce lundi apporte son lot de fonctionnalités depuis la dernière dépêche au sujet de la 0.6, parue il y a près de six mois maintenant.
Vous trouverez en seconde partie la liste des 19 nouveaux back‐ends qui ont été ajoutés à Weboob, ainsi que la description des nouvelles fonctionnalités majeures concernant le support des systèmes de suivi de bogues (bug trackers), presse‐papiers partagés (pastebins), des calculateurs d’itinéraires en transports en commun, des extracteurs de galeries d’images, etc..
Les plus courageux iront même jusqu’à y découvrir un troll de licence, et apprendront ce qu’est un boobathon.
KDE s’attaque aux tablettes
Quand on regarde bien, tous les systèmes pour ordiphones (smartphones) ou tablettes se ressemblent plus ou moins. On a un ensemble d’applications affichées en vrac accompagnées de quelques widgets permettant d’afficher diverses informations.
Tout cela peut sembler être adapté à ces petits appareils, mais limite fortement les possibilités d’utilisation. C’est donc pour pallier ce problème que le projet KDE annonce ce 9 octobre 2011, la première version de Plasma Active.
Plasma Active est une interface pour les tablettes et autres appareils tactiles. Le projet souhaite améliorer l’expérience utilisateur sur ces équipements, et propose une interface hautement personnalisable selon les désirs de l’utilisateur.
Le système est articulé autour de la notion d’activités. Une activité regroupe un ensemble d’éléments, tels que des applications ou des widgets, ayant un but commun. Il est ainsi possible de découper aisément l’interface en fonction des différentes utilisations que l’on en fait.
Plasma Active peut être installé sur tout appareil permettant l’utilisation de Linux ou MeeGo, et peut théoriquement exécuter toutes les applications de ces plates‐formes, même s’il est conseillé d’utiliser des applications Qt pour une meilleure intégration.
Une liste des équipements sur lesquels il est possible d’installer Plasma Active est disponible sur le Wiki du projet.
Eyes Of Network 3.0
Eyes Of Network (EON) est une distribution GNU/Linux dédiée à la supervision. Basée sur CentOS, elle rassemble et intègre tous les outils dont on peut avoir besoin pour superviser son réseau. Loin d’être une simple glu entre applications disparates, l’ensemble des services est réuni au sein d’une interface unique, l’idée sous‐jacente étant de faciliter la mise en œuvre des processus ITIL.
Nous disposons ainsi de tout ce qui est nécessaire pour la supervision (Nagios, Nagvis), la métrologie (Cacti, weathermap), la gestion d’un parc machine (GLPI, OCS Inventory), etc.. Le tout est fourni avec des outils maison, sous licence GPL v2 : Eonweb, pour l’interface Web, ou Backup manager, qui s’occupe de la sauvegarde des configurations et des données collectées.
Ce vendredi 7 octobre, la version 3.0 a été livrée. Parmi les nouveautés, on notera la disparition du support CD : seule une ISO DVD est dorénavant fournie. En revanche, elle est maintenant disponible aussi bien en version 32 bits que 64. Concernant l’applicatif, EON n’a pas peur de la nouveauté : nous voyons ainsi arriver Thruk 1.1.1 pour améliorer la composante supervision, mais aussi Shinken, qui est décidément de plus en plus présent. Pour la gestion des différents composants, nous disposons maintenant de GLPI 0.8.4, GLPI FusionInventory 2.4.0, GLPI Mass Import 1.5.2, FusionInventory Agent 2.1.9 et OcsInventory 2.1. La gestion de SNMP v3 est également un plus non négligeable !
Vous trouverez un journal des modifications plus complet sur la page dédiée au téléchargement.
Un cheval de Troie gouvernemental analysé par le CCC
Le Chaos Computer Club (CCC), l’une des organisations de hackers (au sens premier de bidouilleurs curieux) les plus influentes en Europe, viendrait de faire la rétro‐ingénierie d’un cheval de Troie (pour système Windows) utilisé par la police allemande pour « l’interception légale ». À partir d’une copie découverte en utilisation, ils montreraient que ce logiciel espion permet de récupérer des données privées, de surveiller les échanges via diverses applications (Firefox, Skype, MSN Messenger, ICQ et d’autres), de prendre le contrôle de la machine infectée, de se mettre à jour ou d’accroître ses fonctionnalités intrusives.
Le CCC publie une longue analyse détaillée, plus le binaire en question (une « dll » de 360 Kio et un « .sys » de 5 Kio). Ils auraient par ailleurs écrit leur propre interface de contrôle du logiciel espion, montrant les failles des protocoles de communication et de supervision utilisés.
L’antivirus libre ClamAV reconnaît « mfc42ul.dll » comme Trojan.BTroj-1 et « winsys32.sys » comme Trojan.BTroj.
Merci à inico pour son journal sur le sujet qui a conduit à cette dépêche.
Est‐il démocratique, adapté et rentable que l’anglais soit la langue internationale ?
Dans une série de vidéos, Claude Piron, psychologue et ancien traducteur, dissèque les mécanismes linguistiques, au travers d’une analyse critique du choix de l’anglais comme langue internationale.
Après avoir mis en lumière l’importance de la maîtrise d’une langue lors d’échanges internationaux politiques, économiques, scientifiques et autres, il montre en quoi le choix de l’anglais comme langue internationale :
- n’est pas démocratique ;
- est inadapté ;
- a un résultat, par rapport à l’énergie et aux sommes dépensées pour son apprentissage, proche de 0 ; ce qui ne serait jamais accepté dans d’autres domaines.
NdM :
- la question du rôle de l’anglais n’est pas nouvelle (et d’ailleurs les vidéos en question ont plus d’un an), d’où la création de langues artificielles ou construites à vocation de langue internationale, comme l’[esperanto] ;
- sur les liens tissés entre logiciel libre et esperanto : Esperanto et logiciel libre par Framasoft, en 2009, conférence RMLL 2005 « Linux, l’espéranto des logiciels ; l’Espéranto, le Linux des langues », etc. ;
- sur Wikipédia, en nombre de pages, on peut noter que le volapük est 17e et l’esperanto 22e ;
- on peut aussi pragmatiquement noter que la vraie difficulté réside dans l’adoption d’une nouvelle langue et l’éventuelle transition de la référence actuelle à celle‐ci.
Scala as a first programming language avec Bruce Eckel
Est‐il besoin de présenter Bruce Eckel ? Sans doute avez-vous déjà vu son nom sur les best-sellers : Thinking in Java ou Thinking in C++.
- sa page Wikipédia ;
- ses ouvrages sur Amazon (Java, C++, Flex, Python, C#, Design Patterns…) ;
- sa société MindView Inc..
L’AlpesJUG profite de sa présence à la conférence internationale ICALEPCS à l’ESRF, pour l’inviter à rencontrer le Java User Group de Grenoble.
Il viendra débattre avec nous sur le thème « Scala as a first programming language ». Bref, un bon sujet à polémique autour de ce langage, pour savoir quoi en penser, et éventuellement comment l’utiliser.
Soirée GRATUITE (comme toujours)
La soirée se déroulera à SUPINFO, 16 rue Henri Barbusse à Grenoble le 12 octobre à partir de 19 h. Pensez bien à vous inscrire.
Revue de presse de l’April pour la semaine 40 de l’année 2011
La revue de presse de l’April est régulièrement éditée par les membres de l’association. Elle couvre l’actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s’agit donc d’une sélection d’articles de presse et non de prises de position de l’association de promotion et de défense du logiciel libre.
Sommaire
- [AQUI!] Les Camps, ces nouveaux modes d’échange et de rencontres professionnelles pullulent à Bordeaux
- [écrans] « Je ne suis pas heureux qu’il soit mort, mais je suis heureux qu’il soit parti »
- [L’Expansion.com] « Les grosses entreprises en France empêchent la croissance des PME »
- [PC INpact] PC & OS : la Cour de cass’ sacralise l’information du consommateur
- [Localtis.info] Un logiciel libre peut‐il être imposé dans les spécifications techniques ?
- [Developpez.com] Le Free Software Directory fait peau neuve
Secondredi 14 octobre 2011 à Alès (30)
C’est la rentrée ! …ou presque.
Sur Alès (Gard), nous proposons une rencontre inter‐GULL du Pays Cévennes.
Le thème de ce premier « secondredi » de l’année est le rapprochement et la rencontre des différents acteurs du Libre dans le secteur. Les autres GULL ont été contactés, et nous espérons aussi voir des électrons libres.
Nous avons quand même un prétexte technique pour nous rencontrer : déboguer une énième distribution GNU/Linux, 100 % francophone, multilib, etc., avant qu’elle ne sorte dans sa première version. J’ai nommé 0linux.
Comme d’habitude, on dira du mal des différentes distributions, on échangera sur les bons logiciels qu’on utilise et les autres, on préparera les autres rencontres de l’année…
Tout cela, c’est le vendredi 14 octobre 2011 à 20 h, à l’École des mines d’Alès. Tous les détails techniques sont disponibles sur libellug.org.
Sondage Les dépêches sur les évènements du Libre (rencontres, formations…)
-
J’aime bien, ça me fait sortir, je vais même à l’autre bout de la France (ou à l’étranger) pour ça ; :
45(4.4 %)
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Je m’en contre contrefiche, je reste chez moi pour troller ; :
149(14.7 %)
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Ce n’est pas sur LinuxFr qu’il faut faire la promotion de ces évènements ! :
23(2.3 %)
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J’y vais quand c’est près de chez moi ; :
226(22.2 %)
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J’aime bien, ça me rappelle qu’il y a des gens actifs ; :
411(40.4 %)
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Ça commence sérieusement à me saouler, y a des dépêches intéressantes des fois ? :
163(16.0 %)
Total : 1017 votes
Conférence « Identité numérique et anonymat » à Grenoble le 13 octobre 2011
L’association La Guilde propose aux geeks (et non‐geeks) de la région grenobloise d’assister à la conférence :
Identité numérique et anonymat
Ce jeudi 13 octobre à 19 h, avec Guillaume Allègre et Laurent Fousse.
Amphi E de l’ENSIMAG, au 681 rue de la Passerelle, Domaine Universitaire, 38400 Saint‐Martin‐d’Hères.
Entrée libre et gratuite.
Conférence technique Benjamin Bayart à Nancy (Mail/DNS)
L’association Lorraine Data Network, en partenariat avec le club logiciels Libres de l’ESIAL, vous invite à assister à une conférence technique de Benjamin Bayart, sur le thème « DNS/e‐mail ».
Elle aura lieu le samedi 15 octobre, de 9 h à 12 h, à Nancy (pensez à vous inscrire).
Cette conférence est la première d’un cycle de conférences techniques, organisé dans le cadre de la Fédération French Data Network.
NdM : Gulliver a retranscrit la conférence vidéo « Qui cherche à contrôler l’Internet ? » de Benjamin Bayart à Rennes, le 25 septembre 2009 : texte partie 1, texte partie 2. Merci à Toto_Linux de nous l’avoir signalé.









