Sortie de Coq 8.5 bêta, un assistant de preuve formelle

97
28
jan.
2015
Science

L'assistant de preuve Coq, deux fois primé l'année dernière, vient de sortir en version 8.5 bêta. Attendue depuis plus d'un an déjà, on trouvera au menu de cette version un nombre certain de changements en profondeur.

Coq est un assistant de preuve sous licence LGPL 2.1, développé entre autres à l'INRIA. Issu des travaux sur la correspondance de Curry-Howard, Coq peut être vu aussi bien comme un langage de programmation que comme un système de preuves mathématiques. Il est, de fait, employé par les deux communautés. Parmi les développements en Coq, on peut citer par exemple le compilateur C certifié CompCert sur le versant informatique et la preuve du Théorème de Feit et Thompson sur le versant mathématique. Plus récemment, une des failles d'OpenSSL a été découverte grâce à Coq[0] . Il est aussi de plus en plus utilisé comme système interactif pour l'apprentissage de la logique dans l'enseignement supérieur.

On rappellera dans le reste de la dépêche les grands principes qui sous-tendent Coq, ce qu'il est, ce qu'il n'est pas, puis on détaillera les changements introduits dans cette version.

Sortie de radare 0.9.8

Posté par (page perso) . Édité par Christophe Guilloux, Benoît Sibaud, palm123 et ZeroHeure. Modéré par NeoX. Licence CC by-sa
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76
15
nov.
2014
Science

Radare2, déjà évoqué sur LinuxFR.org (cf Sortie de radare2 0.9.6), vient de sortir en version 0.9.8. Radare est un cadriciel complet pour jouer avec analyser des fichiers binaires: assembleurs, désassembleurs, moteurs d'analyse, …
Bref, c'est complet et touffu. Et cette nouvelle mouture apporte son lot de bonheur !
theme

Le libre accès et l'appel au boycott contre Elsevier

Posté par (page perso) . Édité par Malicia, Benoît Sibaud et Manuel Menal. Modéré par Lucas Bonnet. Licence CC by-sa
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69
24
jan.
2012
Science

La problématique de l'accès aux connaissances scientifiques est voisine des sujets liés au logiciel libre. Dans les deux cas le but est de supprimer des barrières purement artificielles afin de redonner du pouvoir aux utilisateurs.

Les chercheurs revendiquent le libre accès aux articles scientifiques et ils ne supportent plus la mainmise des éditeurs commerciaux qui verrouillent le marché et se comportent en parasites sans apporter de valeur ajoutée.

Le mathématicien Timothy Gowers, professeur à l'université de Cambridge, vient de lancer un appel officiel au boycott à l'encontre de l'éditeur Elsevier.

Est-ce un tournant dans ce combat crucial ?

Sortie de QGIS 2.10 « Pisa »

69
28
juil.
2015
Science

Le projet QGIS a l’immense plaisir de vous annoncer la publication de la version 2.10 de sa suite logicielle de Système d'Information Géographique (SIG) libre.

QGIS est un SIG convivial distribué sous licence publique générale GNU. C'est un projet officiel de la fondation Open Source Geospatial (OSGeo). Il est disponible sur les systèmes d'exploitation GNU/Linux, Mac OS X, Windows et Android et intègre de nombreux formats vecteur, raster, base de données et fonctionnalités.

QGIS est développé en C++ avec la bibliothèque Qt (en version 4 pour le moment). Son architecture lui permet également d'utiliser des extensions codées en Python (version 2) et la très grande majorité des classes du cadriciel de QGIS sont disponibles sous Python.

QGIS est une des applications majeures qui utilisent Qt. Actuellement, l'arborescence des sources (tout confondu) occupe près de 350 Mo. Les contributeurs recensés sur GitHub sont au nombre de 159.

Même s'il reste un logiciel libre, QGIS assure en grande partie le financement de son développement via des sponsors divers qui vont d'entreprises ayant besoin de SIG comme des compagnies aériennes à des organisations gouvernementales (y compris le gouvernement français) en passant par des universités et également des particuliers.

Par ailleurs QGIS s'interface avec de nombreux autres logiciels, que ce soit des bases de données spatiales comme PostgreSQL/PostGIS ou Oracle Spatial, mais également avec un grand nombre de logiciels de SIG libres comme GRASS, SAGA ou encore Orfeo.

Dans la suite de la dépêche, un aperçu des nouveautés vous sera présenté plus en détails ainsi qu'une esquisse des développements à venir. Pour le public non averti, la suite de la dépêche offre également un petit focus sur les SIG et sur QGIS…

Note : le nom du projet est bien QGIS en majuscules et non Quantum GIS ou QGis.

L'astronomie libre sous Linux : le point fin 2012, début 2013

Posté par (page perso) . Édité par baud123, Benoît Sibaud et Nÿco. Modéré par patrick_g. Licence CC by-sa
68
2
jan.
2013
Science

L'astronomie est un passe-temps vraiment sympathique qui permet de relativiser pas mal et de réfléchir sur notre place dans l'univers. Elle contient un côté poétique intéressant et pourtant, quand on veut commencer à se faire plaisir en prenant des photos d'objets aux dimensions difficilement compréhensibles, on peut se fait peur avec la pauvre logithèque linuxienne. Ceci est la première impression, fausse et c'est l'heure de faire un point et de motiver les utilisateurs.

L'hiver est la saison préférée des astronomes amateurs : si on plie à 22h, on a eu 4 h de nuit. Les nuits de janvier et février sont souvent très claires car très froides !

Un peu de lune, chaîne d'acquisition et traitement 100% Linux

Sortie de QGIS 2.14 LTR « Essen »

61
14
avr.
2016
Science

Le projet QGIS a l’immense plaisir de vous annoncer la publication de la version 2.14 de sa suite logicielle de Système d'Information Géographique (SIG) libre.

QGIS est une suite logicielle de traitement de l'information géographique. Elle permet de générer des cartes, d'analyser des données spatiales et de les publier, en ligne ou sur papier. Elle permet également de réaliser de nombreux traitements et algorithmes sur des données spatiales ou d'autres données liées. En d'autres termes, QGIS est un SIG ou Système d'Information Géographique, conçu pour recueillir, stocker, traiter, analyser, gérer et présenter tous les types de données spatiales et géographiques. C'est un projet officiel de la fondation Open Source Geospatial (OSGeo). Il est disponible sur les systèmes d'exploitation GNU/Linux, Mac OS X, Windows et Android.

La version 2.14 nommée « Essen » en hommage à la ville du même nom, est disponible depuis le 1er Mars 2016. Cette version est une "LTR", Long-Term-Release, et sera supportée pendant un an. Il s'agira de l'avant dernière version de la lignée 2.x, car il a été décidé de conserver une dernière version (2.16) qui sera suivie de la version 3.0. Depuis début avril 2016, une version 2.14.1 a été publiée. Elle corrige certains bugs de jeunesse de la version 2.14.

Dans la suite de la dépêche, un aperçu des nouveautés vous sera présenté plus en détails, ainsi que les plans actuels pour la future version 3. Pour le public non averti, nous vous invitons à lire le début de la dépêche sur la sortie de QGIS 2.10 pour avoir un petit rappel sur les SIG et sur QGIS…

Comment les idées du mouvement Open-source peuvent aider à étudier les exoplanètes

60
28
nov.
2013
Science

Hanno Rein est un spécialiste des exoplanètes qui occupe un poste de professeur assistant en astrophysique à l'université de Toronto. Entre 2010 et 2013 il a effectué son post-doctorat à l'Institute for Advanced Study de Princeton et, à cette occasion, il a écrit plusieurs petits articles de vulgarisation sur les exoplanètes.

L'un de ces articles publié par l'IAS s'intitule "How Open-Source Ideas Can Help Us Study Exoplanets" et il m'a semblé qu'il justifiait une traduction pour les lecteurs de LinuxFr.org.

Hanno, après avoir été contacté par courriel, a eu la gentillesse de m'autoriser à publier son article sur le site en le plaçant sous licence CC-BY-SA. Merci à lui.

Plus de détails dans la suite de la dépêche.

Sortie de QGIS 2.16 « Nødebo »

56
7
août
2016
Science

Le projet QGIS a l’immense plaisir de vous annoncer la publication de la version 2.16 de sa suite logicielle de Système d’Information Géographique (SIG) libre.

QGIS est une suite logicielle de traitement de l’information géographique. Elle permet de générer des cartes, d’analyser des données spatiales et de les publier en ligne ou sur papier. Elle permet également de réaliser de nombreux traitements et d’appliquer différents algorithmes sur des données spatiales ou d’autres données liées. En d’autres termes, QGIS est un SIG ou Système d’Information Géographique, conçu pour recueillir, stocker, traiter, analyser, gérer et présenter tous les types de données spatiales et géographiques. C’est un projet officiel de la fondation Open Source Geospatial (OSGeo). Il est disponible sur les systèmes d’exploitation GNU/Linux, Mac OS X, Windows et Android.

La version 2.16, nommée Nødebo, en hommage à la ville danoise éponyme, est disponible depuis le 8 juillet 2016 (pour information, les noms des versions de QGIS sont basés sur les noms des villes qui accueillent les rencontres annuelles des développeurs). Cette version est une version dite courante : elle sera supportée pendant quatre mois. La version LTR (Long Term Release : support à long terme) est la version 2.14 qui, à l’occasion de la sortie de la version courante, récupère un ensemble de corrections, intégrées dans la version 2.14.4. Nødebo sera sans doute la dernière version de la lignée 2.x, car le portage vers la version 3.0 avance correctement.

Dans la suite de la dépêche, un aperçu des nouveautés, issues des 2 447 commits depuis la dernière sortie, vous sera présenté plus en détail, ainsi que les plans actuels pour la future version 3. Pour le public non averti, nous vous invitons à lire le début de la dépêche sur la sortie de QGIS 2.10 pour avoir un petit rappel sur les SIG et sur QGIS…

Bonne lecture !

Du droit de bidouiller : un test génétique fait fi des brevets sur les gènes

Posté par (page perso) . Modéré par Xavier Teyssier.
53
15
oct.
2010
Science
Tout le monde en parle : dans un article publié il y a quelques jours dans la revue Genome BIology, deux chercheurs de l'Université du Maryland ont créé un programme pouvant identifier 68 mutations associées avec une susceptibilité accrue aux cancers du sein et des ovaires. Jusqu'ici, rien de spectaculaire : il y a un tas de geeks qui écrivent des programmes extras. Celui-ci est tout de même un peu spécial : comme je l'avais relaté il y a quelques mois, la bataille juridique autour des brevets accordés à l'entreprise Myriad Genetics pour la possession et exploitation exclusive des séquences des gènes incriminés fait rage. Voilà que ce programme (libre) présente un do-it-yourself (« faites-le-vous-mêmes ») test génétique et ce, sans avoir peur de brevets.

OpenMOLE : la taupe sort de son trou !

Posté par . Édité par Xavier Teyssier, Nils Ratusznik et baud123. Modéré par Christophe Guilloux. Licence CC by-sa
51
21
juin
2012
Science

Nous sommes heureux et fiers de vous faire part de la sortie de la version 0.5 d'OpenMOLE (Open MOdeL Experiment).

OpenMOLE est un logiciel pour le calcul scientifique et intensif ! Développé au sein de l'Institut des Systèmes Complexes (Paris), OpenMOLE est le fruit de quatre années de maturation et de confrontation aux problèmes de modélisations de chercheurs issus de nombreux domaines scientifiques (Sciences Humaines, Biologie, Physique, Géographie, Agro-alimentaire…). Il est 100% libre, 100% écrit en Scala.

Il est destiné aux modélisateurs réalisant de vastes explorations sur leurs modèles. Il permet à la fois de générer automatiquement de larges plans d'expériences (plans complets, LHS, Saltelli …) et d'exploiter la puissance d’environnement de calcul massivement parallèle type cluster ou grille de calcul. Le formalisme de workflow permet d'exprimer naturellement des traitements à accomplir en parallèle.

OpenMOLE ne requiert aucune connaissance en informatique distribuée de la part des modélisateurs. Il leur permet pourtant de réduire le temps d’exécution de leurs codes de quelques années à quelques heures.

Titre de l'image

Fabrice Bellard bat le record des décimales de Pi

Posté par . Modéré par Bruno Michel.
48
5
jan.
2010
Science
Fabrice Bellard, bien connu ici pour être entre autre l'auteur de QEMU, vient de battre le record de calcul du nombre de décimales de Pi. Il a calculé environ 2 700 milliards de décimales de ce nombre magique.

La performance vient surtout du matériel utilisé : Fabrice a utilisé un ordinateur de bureau tournant sous Fedora 10, alors que le précédent record, ayant calculé environ 2 577 milliards de décimales, avait utilisé un supercalculateur japonais (113 téraflops en pointe soit la quarante-deuxième position au dernier Top500).

Predator : un programme de reconnaissance visuelle sous GPL

Posté par . Modéré par Bruno Michel.
46
21
avr.
2011
Science

Un jeune chercheur tchèque, Zdenek Kalal, a publié récemment sur YouTube une vidéo assez impressionnante démontrant les capacités du programme de reconnaissance visuelle en temps réel qu’il a développé dans le cadre de sa thèse de doctorat soutenue à l’université du Surrey (Grande Bretagne). Depuis janvier 2011, il poursuit ses travaux à l’EPFL avec Vincent Lepetit et Pascal Fua deux professeurs français de l’université suisse.

Un point intéressant dans ce projet, outre les performances apparemment réellement surprenantes, consiste dans le choix de licence de publication. En effet, les sources sont publiées sous licence GPL, et comme Kalal le rappelle sur son site : « cela signifie que toute diffusion d’un projet contenant tout ou partie du code de OpenTLD devra se faire avec les codes sources et sous licence GPL en version 3.0 ou ultérieure. » OpenTLD (Tracking, Learning and Detection) est l’autre nom du logiciel (le nom Predator étant plus « vendeur », peut-on imaginer).

Ce choix est un exemple du fait que les licences libres ne sont pas un obstacle à la commercialisation, puisque sur la même page Kalal propose une version du même logiciel sous une licence différente ; celle-ci autorisant la réutilisation sans imposer la publication du code source. Cette licence est, quant à elle, vendue par Kalal et son université.

Petite actu des outils d’analyse numérique

Posté par (page perso) . Modéré par Lucas Bonnet. Licence CC by-sa
45
16
juin
2011
Science

Au pays des scientifiques (entreprises & labos), en plus de la « taxe Microsoft » (Windows + MS Office), s’ajoute souvent la « taxe MATLAB » (employé comme grosse calculatrice graphique programmable…). Pourtant, dans ce milieu, les geeks ne sont pas rares. Continuons à porter la bonne parole : il existe des alternatives très valables, à choisir selon ses priorités !

Petit tour des candidats et leurs mises à jour dans la seconde partie de la dépêche.

Les brevets sur les gènes jugés invalides. Bientôt les brevets logiciels ?

Posté par (page perso) . Modéré par baud123.
44
31
mar.
2010
Science
Lundi 29 mars 2010, une brève sur Slashdot annonçait la décision de justice contre la compagnie américaine Myriad Genetics : les brevets qu'elle possède sur deux gènes impliqués dans les cancers du sein sont invalides. Ceci est une nouvelle assez extraordinaire : en dehors des considérations philosophiques et éthiques sur la brevetabilité du vivant, la conclusion du procès est très encourageante. Cette dernière annonce le fait que breveter est un obstacle à l'innovation et la diffusion des connaissances.

L'invalidation des brevets logiciels suivra-t-elle ? Et quand ?

Les résultats du LHC sous licence Creative Commons

Posté par (page perso) . Modéré par patrick_g.
44
18
juil.
2010
Science
L'accélérateur de particules LHC (Large Hadron Collider) monte doucement en puissance et les chercheurs du CERN commencent à produire des résultats scientifiques exploitables à partir des premières données.
Sous quelles licences ces articles de recherche sont-ils publiés ? Quelle est la politique officielle du CERN à ce sujet ?

Plus d'infos sur ces questions dans la suite de la dépêche.

Prix Ig Nobel 2011

Posté par (page perso) . Modéré par j. Licence CC by-sa
44
30
sept.
2011
Science

Les prix Ig Nobel (jeu de mot sur ignoble et Nobel) 2011 ont été attribués le 29 septembre dernier. Rappelons qu’ils récompensent des publications ou des travaux scientifiques qui font des recherches inusuelles et imaginatives. Les vainqueurs ont tous fait des choses qui ont d’abord fait rire, puis réfléchir les gens.

Liste des prix :

  • physiologie : l’absence de bâillement contagieux chez les tortues charbonnières à pattes rouges ;
  • chimie : l’utilisation du wasabi par voie aérienne comme alarme en cas d’urgence ;
  • psychologie : le soupir face à des problèmes apparemment insolubles ;
  • médecine : l’effet sur la prise de décision d’une envie pressante d’uriner ;
  • littérature : la théorie de la procrastination et comment éviter de travailler sur un sujet encore plus important ;
  • biologie : les rendez‐vous à caractère sexuel entre certains insectes et certaines bouteilles de bière australienne ;
  • physique : la désorientation comparée entre lanceurs de disques et de marteau ;
  • paix : la résolution du problème du stationnement illégal de véhicules de luxe par compression par véhicule blindé ;
  • sécurité publique : la conduite avec aveuglement intermittent ;
  • mathématiques : les prédictions de fin du monde et la prudence en calcul numérique.

Kst, outil de tracés graphiques convivial et puissant

Posté par . Édité par Davy Defaud, Nils Ratusznik, ZeroHeure et Benoît Sibaud. Modéré par ZeroHeure. Licence CC by-sa
44
19
nov.
2014
Science

Kst est un outil de tracés graphiques et d’analyse de données très rapide et convivial, libre (Qt) et multi‐plate‐forme : Windows, Mac OS X et GNU/Linux. Kst est comparable à LabPlot, Veusz, QtiPlot ou encore SciDAVis.

La version 1, plus maintenue à l’heure actuelle, était une application KDE à laquelle ont contribué des grands noms du projet KDE comme George Staikos, gage d’une bonne qualité de code. Lors du portage en Qt4, les dépendances aux bibliothèques KDE ont été supprimées pour faciliter la distribution sur toutes les plates‐formes.

Des versions de Kst2 stables et pleinement fonctionnelles sont disponibles depuis assez longtemps, mais cet outil reste malheureusement trop peu connu. Pour remédier à cela, des tutoriels vidéo ont été préparés en utilisant la version 2.0.8 sortie en juillet dernier. Ces tutoriels sont disponibles sur la chaîne Kst plot sur YouTube, pour vous faire (re)découvrir les principales fonctionnalités de cet outil.

N. D. M. : l’auteur de la dépêche est l’un des développeurs de Kst, profitez‐en si vous avez des questions !

La particule « boson de Higgs » en vue

Posté par . Édité par Benoît Sibaud, Nÿco, Malicia, baud123, Yvan Munoz et Bruno Michel. Modéré par Lucas Bonnet. Licence CC by-sa
42
26
déc.
2011
Science

En physique des particules, le modèle standard décrit les différentes particules existantes et leurs interactions (forte, faible et électromagnétique). Wikipédia nous rappelle que :

  • la force électromagnétique s'exerce sur les particules de matière électriquement chargées ;
  • la force nucléaire faible concerne seulement certains quarks et leptons ;
  • la force forte s'exerce entre les quarks et assure la cohérence du noyau. Il existe des particules supports de ces forces et appelées bosons.

Le boson de Higgs est une particule hypothétique, sur laquelle repose la cohérence de ce modèle standard, et notamment le mécanisme de brisure de symétrie de l'interaction électrofaible.

Prix Ig Nobel de 2015

Posté par (page perso) . Modéré par tuiu pol. Licence CC by-sa
42
22
sept.
2015
Science

Les prix Ig Nobel (jeu de mot sur ignoble et Nobel) 2015 ont été attribués le 17 septembre dernier. Rappelons qu’ils récompensent des publications ou des travaux scientifiques qui font des recherches inusuelles et imaginatives. Les vainqueurs ont tous fait des choses qui ont d’abord fait rire, puis réfléchir les gens.

Liste des prix 2015 :

  • chimie : une recette pour partiellement dé-bouillir des œufs ;
  • physique : le test du principe biologique que quasi tous les mammifères vident leur vessie en 21s (à plus ou moins 13s près) ;
  • littérature : le mot « hein ? » (ou son équivalent, huh? en anglais par exemple) existe dans toutes les langues, et on ne sait pas exactement pourquoi ;
  • management : beaucoup de décideurs économiques ont développé dans leur enfance une affinité pour la prise de risque, en étant confronté à des catastrophes naturelles n'ayant pas eu de conséquences personnelles pour eux ;
  • économie : la police de Bangkok (Thaïlande) pour avoir offert plus d'argent aux policiers qui refusent les pot-de-vins ;
  • médecine : les bénéfices ou conséquences biomédicales des baisers intenses (et autres activités interpersonnelles intimes) ;
  • mathématiques : l'utilisation de techniques mathématiques pour déterminer si et comment Moulay Ismaïl ben Chérif, sultan du Maroc de 1697 à 1727, aurait engendré 888 enfants ;
  • biologie : attacher un bâton lesté à l'arrière des poulets (queue artificielle) les fait marcher de la façon dont on pense que les dinosaures marchaient ;
  • diagnostic médical : les appendicites aiguës peuvent être diagnostiquées avec précision via la douleur ressentie par le patient lors du passage sur des dos d'âne ;
  • physiologie et entomologie : la création de l'index Schmidt de pénibilité des piqûres d'hyménoptères, en se faisant piquer à 25 endroits différents du corps pour connaître les endroits les moins et les plus douloureux.

QElectrotech 0.5 pour vos schémas électriques

42
28
nov.
2015
Science

Un peu moins d'un an après la dernière version stable de QElectroTech (QET), la version 0.5 est maintenant disponible en téléchargement.

Pour rappel, QElectrotech est un logiciel libre multi‐plate‐forme, permettant de réaliser des schémas de circuits électriques. QET est disponible sous licence GNU GPL. Le développement du logiciel se fait en C++ avec maintenant la bibliothèque Qt 5.

Les plus ${adjectif} histoires en science pour 2011

Posté par (page perso) . Édité par Lucas Bonnet, Benoît Sibaud et Manuel Menal. Modéré par Nÿco. Licence CC by-sa
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40
26
déc.
2011
Science

Alors, entre la poire et le fromage, au bord de la crise de foie, une idée farfelue a fait son chemin : écrire des histoires scientifiques de l'année :) Bon, étant en thèse de science, ceci explique cela et rend peut-être le fait moins grave. Les images sont de l'excellent site Street Art Utopia.

Sortie de radare2 0.9.6

40
12
nov.
2013
Science

Si vous avez déjà utilisé GDB et objdump pour analyser des binaires dont vous n'aviez pas les sources, vous avez déjà dû pester. En effet, les outils GNU ne sont pas vraiment fait pour ça. Mais que faire d'autre ? Céder aux sirènes d'IDA Pro ? Que nenni, car voici la nouvelle version de radare2 !

Radare2, c'est un framework complet pour analyser des binaires :

  • Multi-architectures : GNU/Linux, Android, *BSD, OSX, iPhoneOS, Windows{32,64} et Solaris
  • Multi-platformes : 8051, x86{16,32,64}, dalvik, avr, arc{4,compact}, arm, aarch64, c55x+, java, powerpc, sparc, mips, bf, pe{32,64}, te, [fat]mach0{32,64}, elf{32,64}, bios/uefi, dex and java classes
  • Scriptable en : Vala, Go, Python, Guile, Ruby, Perl, Lua, Java, JavaScript, sh, ..
  • Un éditeur hexadécimal
  • Un (dés)assembleur (récursif !), avec une coloration syntaxique
  • Un débogueur natif, mais il est possible d'utiliser GDB en backend, ou un débogueur brainfuck !
  • La possibilité d'afficher des données sous de multiples formats: int, float, désassemblé, timestamps, …
  • La possibilité de faire des recherches par patterns, des checksums, …
  • Un support des disques, processus, fichiers et flux.
  • Du binary diffing (comparaison de binaires), que ce soit sous forme traditionnelle, ou sous forme de graphes
  • Analyse de code, que ce soit niveau opcodes, blocks, ou fonctions
  • Une machine virtuelle basique, permettant d'émuler du code
  • Une interface web !

Les actifs, au boulot !

40
5
déc.
2016
Science

Dans un circuit numérique, il y a toujours une dose d’analogique à l’interface avec le monde extérieur. Les composants discrets, dits actifs, sont à base de transistors et, dans le cadre d’un système numérique, permettent de manipuler la puissance (les signaux forts) ou d’amplifier les signaux faibles des capteurs.

Fondamentalement, il n’y a pas vraiment de différence entre les technologies MOS des microcontrôleurs et celle des transistors de puissance. C’est toujours du MOS. Sauf qu’une des technologies permet de conduire plus de courant, à plus haute tension, tout en dissipant mieux la chaleur.

QElectroTech 0.3

39
3
oct.
2013
Science

Trois ans après la dernière version stable de QElectroTech (QET), la version 0.3 est maintenant disponible en téléchargement.

Pour rappel, QElectrotech est un logiciel libre multi‐plate‐forme, permettant de réaliser des schémas électriques pour représenter des circuits électriques. Sous licence GNU GPL, développé en C++ avec la bibliothèque Qt 4.

NdM : apparemment, QET est utilisé en France en bac pro filière Électrotechnique.

Sortie de QGIS 2.12 "Lyon"

Posté par (page perso) . Édité par ZeroHeure, palm123, Yvan Munoz et Nÿco. Modéré par ZeroHeure. Licence CC by-sa
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39
30
oct.
2015
Science

QGIS est une suite logicielle de traitement de l'information géographique. Elle permet de générer des cartes, d'analyser des données spatiales et de les publier, en ligne ou sur papier. Elle permet également de réaliser de nombreux traitements et algorithmes sur des données spatiales ou d'autres données liées. En d'autres termes, QGIS est un SIG ou Système d'Information Géographique, conçu pour recueillir, stocker, traiter, analyser, gérer et présenter tous les types de données spatiales et géographiques.

La version 2.12 nommée « Lyon » en hommage à la ville du même nom, est disponible depuis le 26 octobre 2015.

QGis Lyon

Dans la suite de la dépêche, un aperçu des nouveautés vous sera présenté plus en détails ainsi qu'une esquisse des développements à venir. Pour le public non averti, je vous invite à lire le début de la dépêche sur la sortie de QGIS 2.10 pour avoir un petit rappel sur les SIG et sur QGIS…