Évolutions techniques de systemd

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143
2
août
2011
Linux

LinuxFr.org a déjà publié quelques articles à propos de systemd, sans entrer trop dans les détails des améliorations techniques.

On trouve en particulier un entretien avec son auteur, Lennart Poettering, et un journal contestant la qualité et les dépendances du code.

L’arrivée de systemd provoque pas mal de remous, justifiés ou non. On peut citer l’objectif « Linux only » affiché par l’auteur, les multiples dépendances et en particulier celle de D-Bus, la personnalité de l’auteur et la qualité de ses réalisations précédentes, le périmètre de responsabilité de systemd (gdm) et probablement de nombreux autres points.

Cet article a pour objectif de passer en revue les évolutions techniques et les objectifs de systemd. Les autres questions citées ci‐dessus ne sont pas injustifiées (en tout cas, pas toutes), mais sont en dehors du périmètre fixé.

L’article se base essentiellement sur les présentations de Lennart Poettering publiées sur son site en particulier, certains paragraphes sont des traductions un peu condensées de sa présentation initiale.

Merci aux relecteurs : Davy, Spack, npa.

systemd : l’init martyrisé, l’init bafoué, mais l’init libéré !

126
24
fév.
2015
Linux

systemd est un projet composé de trois parties distinctes :

  • un processus d’initialisation, systemd, qui s’occupe de gérer le démarrage, du lancement du noyau Linux à l’interface graphique, et de la surveillance des processus ;
  • un ensemble d’outils qui contrôlent le processus systemd, notamment systemctl, et qui permettent, entre autres, de suivre, redémarrer et arrêter les différents services d’une machine ;
  • un jeu d’outils qui peuvent être utilisés comme base pour la création d’un système d’exploitation complet — un peu à la manière de ce que le projet GNU propose, mais avec une portabilité beaucoup plus réduite.

La première version de systemd a été publiée le 30 mars 2010. Presque cinq ans plus tard, quasiment toutes les distributions majeures l’ont adopté.

Remplaçant un composant central du système, il n’est pas étonnant que l’arrivée de systemd ait provoqué de nombreuses réactions. Elles ont parfois été violentes, mais pourquoi au juste ?

Cette dépêche éminemment collective (à peu près tous les contributeurs habituels sont venus participer, pour faire court) présente un état des lieux des opinions en présence, dans une démarche de remise à plat et d’apaisement, un peu similaire à celle entreprise ici ou et visible ici.

Sortie de Linux 3.17

110
13
oct.
2014
Linux

La sortie de la version stable 3.17 du noyau Linux a été annoncée le 5 octobre 2014 par Linus Torvalds. Le nouveau noyau est, comme d’habitude, téléchargeable sur les serveurs du site kernel.org. Le détail des évolutions, nouveautés et prévisions est dans la seconde partie de la dépêche.

Exploiter inotify, c’est simple

92
24
nov.
2014
Linux

Intégré à partir de Linux 2.6.13, le mécanisme inotify permet de mettre en place des actions associées à l’évolution de l’état du système de fichiers. À l’occasion des 10 ans de ce projet, cette dépêche va vous donner des pistes pour exploiter ce mécanisme qui pourra vous simplifier bien des tâches d’administration.

Sortie du noyau Linux 4.9

91
8
fév.
2017
Linux

La sortie de la version stable 4.9 du noyau Linux a été annoncée le dimanche 11 décembre 2016 par Linus Torvalds. Le nouveau noyau est, comme d’habitude, téléchargeable sur les serveurs du site kernel.org.

Le détail des évolutions, nouveautés et prévisions est dans la seconde partie de la dépêche (qui est sous licence CC BY-SA).

Les deux filles nerds implémentent BBR, un nouvel algorithme d’évitement de congestion TCP pour remplacer les douze autres algorithmes. Mais, à la fin, l’algorithme BBR, intégré dans Linux 4.9, n’est pas le meilleur dans tous les cas. Et les filles se rendent compte que maintenant elles font face à treize algorithmes et aucun pour remplacer les autres dans tous les cas !

Sortie du noyau Linux 4.6

84
6
juin
2016
Linux

La sortie de la version stable 4.6 du noyau Linux a été annoncé le dimanche 15 mai 2016 par Linus Torvalds. Le nouveau noyau est, comme d’habitude, téléchargeable sur les serveurs du site kernel.org.

Le détail des évolutions, nouveautés et prévisions est dans la seconde partie de la dépêche (qui est sous licence CC BY-SA).

Témoignage de Lars Wizenius : les 20 ans de Linux, souvenirs personnels

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74
1
sept.
2011
Linux

Je vous propose ci-dessous une traduction de ce poignant témoignage sur la genèse de Linux, par Lars Wirzenius.
Lars, camarade d'université de Linus, pose ici un œil très rafraichissant sur la personnalité de Linus, et la manière dont cette personnalité lui a permis de réaliser son noyau.

Bon, j'arrête d'essayer d'écrire et vous laisse découvrir l'article en question.

Ah oui, une dernière chose quand même : merci à tous les contributeurs qui ont participé à cette traduction.

Entretien avec Linus Torvalds sur ZEIT ONLINE

Posté par (page perso) . Édité par Davy Defaud et Xavier Claude. Modéré par Florent Zara.
63
18
nov.
2011
Linux

Anika Kehrer a interrogé Linus Torvalds pour le compte du quotidien allemand Zeit et de sa plate‐forme ZEIT ONLINE. C’est avec leurs aimables autorisations que je vous propose une traduction de cet entretien.

Le texte original de cet entretien est paru sur ZEIT ONLINE.

Sortie du noyau Linux 4.7

61
28
sept.
2016
Linux

La sortie de la version stable 4.7 du noyau Linux a été annoncée le dimanche 24 juillet 2016 par Linus Torvalds. Le nouveau noyau est, comme d’habitude, téléchargeable sur les serveurs du site kernel.org. Le noyau a fêté ses 25 ans le 25 août 2016 \o/.

Le détail des évolutions, nouveautés et prévisions est dans la seconde partie de la dépêche (qui est sous licence CC BY-SA).

Sortie du noyau Linux 4.8

61
16
déc.
2016
Linux

La sortie de la version stable 4.8 du noyau Linux a été annoncée le 2 octobre 2016 par Linus Torvalds. Le nouveau noyau est, comme d’habitude, téléchargeable sur les serveurs du site kernel.org.

Le détail des évolutions, nouveautés et prévisions est dans la seconde partie de la dépêche (qui est sous licence CC BY-SA).

btrfs avance à grands pas

Posté par . Édité par Florent Zara et Nÿco. Modéré par Xavier Claude.
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60
20
fév.
2012
Linux

btrfs, « le petit système de fichiers qui monte », progresse chaque jour, notamment sous les houlettes d'Oracle (qui entend peser de tout son poids pour le faire admettre comme un concurrent sérieux à ZFS) et RedHat. Une petite recherche ciblée sur le net a permis de dénicher quelques nouvelles intéressantes. Chers lecteurs passionnés par les développements dans le monde austère et précautionneux du stockage de nos chères données, la suite de cette dépêche est pour vous !

NdM : merci à AP pour son journal.

Découvrez la communauté linux-sunxi

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54
9
mai
2013
Linux

La naissance de la communauté linux-sunxi a commencé avec une compagnie, Rhombus Tech, qui, surfant sur la vague médiatique de l'ordinateur au format carte de crédit Raspberry Pi, annonce un nouveau standard EOMA-68, spécifications physiques et matérielles. Ce qui intéresse surtout les gens, c'est le prix annoncé de 15$ US, possible grâce à l'utilisation du processeur A10 (un ARM Cortex-8 de la compagnie chinoise AllWinner Technology), dont le code source du noyau Linux et du u-boot (le chargeur d’amorçage de nombreuses cartes ARM, l'équivalent du BIOS du monde PC) est public.

Le nom de code de ce processeur est sun4i. Le processeur précédent est sun3i et le suivant est sun5i. D'où la généralisation en sunxi pour le nom de l'architecture dans le noyau.

En attendant la fameuse carte au standard EOMA-68, un des programmeurs de AllWinner, Tom Cubie, ouvre une petite boutique sur AliExpress (un site de e-commerce chinois) et commence à vendre des boîtes multimédia Mele A1000, basées sur le processeur A10, et avec un port UART console utilisable, ce qui permet de déboguer le boot. Un des gros avantages du processeur A10 est qu'il est impossible de le briquer, donc cela limite le risque pour les nouveaux. Briquer est un terme argotique de l'embarqué signifiant que l'ordinateur ne démarre plus, suite à une faute logicielle dans le firmware et donc est devenu aussi actif qu'une brique !

Autour du Mele se crée la communauté linux-sunxi qui commence à maintenir une branche du noyau Linux qui marche sur diverses machines utilisant le processeur A10. Et avec l'arrivée sur le marché chinois des clefs HDMI (un ordinateur qui se branche sur le port HDMI de votre TV et la transforme en terminal Android), aussi basées sur le processeur A10, un petit engouement se crée pour ces minuscules ordinateurs qui peuvent soudain démarrer Linux directement grâce au travail de la communauté.

Il en résulte plusieurs nouveaux développements que vous découvrirez dans la deuxième partie de l'article.

Publication de la mise à jour du livre Linux From Scratch

Posté par . Modéré par Florent Zara. Licence CC by-sa
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53
5
mar.
2011
Linux

L'équipe des auteurs du livre Linux From Scratch est heureuse de vous annoncer la publication de LFS version 6.8 (stable). Cette version contient de nombreux changements par rapport à celle 6.7 publiée en septembre 2010, notamment s'agissant des versions de logiciels aussi importants que Binutils (2.21), le noyau Linux (2.6.37), GCC (4.5.2) et Glibc (2.13). Vous y trouverez aussi des corrections de sécurité.

Un travail rédactionnel a également été accompli sur les explications contenues dans l'ouvrage, qui a cherché à la fois à les clarifier et à les améliorer.

N'hésitez pas à lire ce livre, disponible en anglais sur le site du projet, mais aussi en français. L'association Traduc.org qui assure sa traduction l'a publié moins d'une heure après l'annonce officielle et elle offre un support technique pour les francophones qui tentent l'aventure sans parler anglais.

NdM : Linux From Scratch est un livre permettant de créer son propre système Linux complet et utilisable en n'utilisant que les versions des logiciels originaux téléchargées sur le site des différents projets.

/run or not /run

52
4
avr.
2011
Linux

Ces dernières semaines les personnes clés des principales distributions se sont réunies pour discuter des problèmes liés aux données d'exécution (runtime data) utilisées lors de la phase de démarrage et surtout de leurs emplacements.

Lors du démarrage d'un système GNU/Linux différents programmes (initscripts, dracut, mdadm, etc) ont besoin de stocker leurs données d'exécution dans l'arborescence et cela avant les éventuels montages annexes (/home, /usr ou /var). Ces données sont aussi utilisées par les programmes et daemons lors du fonctionnement du système.

Actuellement, les distributions utilisent différents subterfuges pour stocker ce type de données dans des dossiers cachés : /dev/.mdadm, /dev/.mount, /dev/.systemd, /dev/.udev, etc. Elles utilisent pour la plupart le répertoire /dev pour stocker les premières données, ce dossier est de type tmpfs et est disponible dès les premiers instants du démarrage.

À la suite des derniers montages (/home, /usr ou /var) les daemons sont lancés, ils utilisent principalement le dossier /var/run pour leurs données et cherchent les données liées au démarrage dans les différents dossiers /dev/.xxx ou autres selon les distributions.

Pour en finir avec cette cacophonie, les principales distributions ont décidé d'ajouter le dossier "run" à la racine. Ce dossier fera partie de l'arborescence initiale des prochaines versions, il contiendra les données contenues auparavant dans les dossiers /dev/.xxx, /var/run, /var/lock, /lib/init/rw, etc.

Cette décision est techniquement simple et simplifie la liaison entre les données liées au démarrage et les programmes, elle a souvent été envisagée mais repoussée pour des raisons politiques, des craintes d'intense flameware et la rupture avec la LSB/FHS.

Les développeurs de dracut, udev et systemd ont déjà mis à jour ces logiciels. Les distributions utiliseront le répertoire /run de façon progressive avec, dans un premier temps, des montages de type bind des anciens répertoires vers /run.

Lennart Poettering (Pulseaudio, avahi, systemd) a rédigé un mail pour faire le point sur cette réunion, annoncer le changement et les phases de mise en place.

Alors, LSB/FHS outragée, LSB/FHS brisée, LSB/FHS martyrisée… crouch, touch, pause, engage !

NdM : Les principales distributions impliquées sont Debian, SuSE, Ubuntu et Fedora.

Une solution au problème de consommation du noyau Linux

Posté par (page perso) . Modéré par Nÿco. Licence CC by-sa
52
17
nov.
2011
Linux

Depuis sa version 2.6.38, le noyau Linux est atteint d’une régression sur la consommation d’énergie. Sur certaines configurations matérielles, la consommation pouvait augmenter jusqu’à 25 %.

Suite à différents tests, notamment de la part de Michael Larabel de Phoronix (il s’en est d’ailleurs largement entretenu dans beaucoup d’articles), il a été identifié que c’était à la suite d’un correctif du noyau que la régression était apparue. La norme PCI Express a introduit l’ASPM (Active State Power Management), un moyen pour diminuer la consommation des périphériques, mais qui n’est pas toujours pris en charge.

C’est le BIOS qui est censé exposer au noyau la configuration, seulement ce n’est pas toujours fait, car les fabricants passent outre avec leur pilote Windows et ne s’en tracassent pas le moins du monde. Avant le noyau 2.6.38, l’option était activée sur toutes les configurations, mais comme cela peut poser de sérieux problèmes, la vérification du BIOS a été introduite… Et là, c’est le drame !

Un patch a été créé en se basant sur des explications de Microsoft concernant l’implémentation de l’ASPM dans Windows Vista, afin de détecter si réellement le système peut activer cette option sans risque. Et ça a l’air de fonctionner. Comme la fenêtre d’intégration pour le noyau 3.2 a été fermée, il faudra attendre le 3.3 avant de voir ce patch arriver.

Sortie de Boost 1.46

Posté par . Modéré par patrick_g.
51
23
fév.
2011
Linux

Une nouvelle version de Boost vient de sortir après trois mois de gestation.

Boost est une compilation de pas moins de 104 bibliothèques logicielles multiplateformes et sous licence libre (licence semblable à la Licence_MIT) écrites en C++. Plusieurs bibliothèques ajoutées au standard TR1 ont d'ailleurs pour origine Boost, comme les bibliothèques "array" et "regex".

Ces bibliothèques exploitent généralement de manière intensive la programmation par template, ce qui en font des bibliothèques génériques pour résoudre une large palette de problèmes.

Le point sur udev et systemd

Posté par (page perso) . Édité par Davy Defaud, B16F4RV4RD1N, Benoît, Nÿco et patrick_g. Modéré par Nÿco. Licence CC by-sa
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48
6
sept.
2012
Linux

L’annonce est passée inaperçue, mais udev est intégré depuis avril 2012 dans les sources de systemd. Les deux projets sont amenés à fusionner. Désormais, c’est systemd qui fournit le logiciel udev. Ce dernier est toujours utilisable indépendamment, mais son avenir est fixé. Les récentes déclarations de Lennart Poettering ont provoqué une salve de critique et même un fork de udev.

D’après Wikipédia, udev est « un gestionnaire de périphériques remplaçant devfs sur les noyaux Linux de la série 2.6. Sa fonction principale est de gérer les périphériques dans le répertoire /dev. udev s’exécute en mode utilisateur et dialogue avec hotplug qui, lui, s’exécute en mode noyau. »

Toujours d’après Wikipédia, systemd est « un remplaçant du démon init system V pour Linux. Il a pour but d’offrir une meilleure infrastructure pour la gestion des dépendances entre services, de permettre le chargement en parallèle des services au démarrage, et de réduire la surcharge du shell. systemd est un projet initié par Lennart Poettering en 2010 et publié sous licence GNU LGPL en version 2.1. Le nom de ce programme vient de « system daemon » : le daemon du système et fait aussi référence au “système D”. »

systemd 208 : logind et Wayland

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47
4
oct.
2013
Linux

Une nouvelle version de systemd vient de sortir. Lennart annonce que les nouveautés autour de Wayland en font une version majeure.

ext3 est mort ? Vive ext4 !

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44
14
juin
2009
Linux
Depuis de nombreuses années (introduit dans Linux 2.4.15 en novembre 2001, pour être précis), le système de fichiers par défaut de la plupart des distributions GNU/Linux était l'ext3.

Cependant, les équipements modernes tels que les unités de stockage en masse commencent à en atteindre les limites: la gestion des données par blocs n'est plus adaptée à la taille des fichiers qui sont utilisés maintenant.

En effet, les volumes de données à traiter augmentent en permanence et dans ce contexte, le vieillissant système de fichiers ext3 commence à montrer ses limites:
taille maximum du système de fichiers de 16 To fixée par un nombre de blocs codé sur 32 bits et des blocs de données de 4KB.

Le développement de ext4 a donc débuté en novembre 2006. Deux changements fondamentaux ont été apportés par rapport à ext3:
  1. Le nombre de blocs a été augmenté, passant de 32 à 48 bits ;
  2. L'adressage indirect de bloc (i.e: les blocs représentant un fichier sont enregistrés comme une liste de blocs uniques) a été remplacé par des "extents" (i.e: des plages de blocs).

Mort d'Andre Hedrick, ingénieur chez Cisco et contributeur au noyau Linux

Posté par . Édité par B16F4RV4RD1N et Lucas Bonnet. Modéré par B16F4RV4RD1N. Licence CC by-sa
44
13
août
2012
Linux

L'information ne date pas d'hier, mais c'est quasiment dans l'indifférence générale qu'Andre Hedrick, ingénieur chez Cisco, architecte systèmes d'exploitation et contributeur au noyau Linux, est mort.

Andre Hedrick

Son décès remonte au 13 juillet dernier. Il laisse derrière lui une femme, 4 enfants et de nombreux amis.

M. Hedrick était un passionné d'ordinateurs et de voitures. Avant de venir chez Cisco, il a travaillé chez SUSE Linux à Oakland, aux USA. Il a travaillé sur les sous-couches ATA, qui en gros permettent aux systèmes d'exploitation de dialoguer avec les disques durs. Il était membre de ANSI T13, comité qui travaille sur la standardisation des disques ATA.

Lancement d'une implémentation native de Direct3D sous Linux

Posté par (page perso) . Modéré par baud123.
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42
18
nov.
2010
Linux
Comme vous le savez sûrement, la gestion de toute la pile graphique a beaucoup évolué ces dernières années. Une des évolutions majeures dans ce domaine à été l'introduction de l'API Gallium3D, initialement développée par Tungsten Graphics (aujourd'hui rachetée par VMware).

Pour résumer, Gallium3D est une API de type middleware qui se situe directement au dessus du matériel et vise à en exposer les fonctionnalités de manière générique aux API orientées application comme OpenGL et Direct3D (D3D). Contrairement à Mesa 3D, dont il se veut le remplaçant, Gallium 3D n'utilise pas de backend spécifique à chaque matériel, mais délègue toute la partie dépendante du matériel à l'infrastructure DRI2 du kernel. L'ensemble forme ainsi une pile graphique plus cohérente et mieux segmentée, ce qui réduit la duplication de code/fonctionnalités et améliore les performances générales.

À l'heure actuelle, peu de pilotes supportent cette API. Parmi ceux la supportant, on retrouve principalement des pilotes libres pour Nvidia et ATI : Nouveau et les pilotes Radeon R300-R600. Les pilotes libres pour Intel ne l'implémentent pour l'instant que de manière partielle.

Dans une pile basée sur Gallium 3D, toutes les API applicatives se retrouvent à égalité vis à vis du matériel. Ainsi, OpenGL devient, pour une application, une des façons possibles d'exploiter la carte graphique.

C'est dans ce contexte que Luca Barbieri a décidé d'implémenter l'API Direct3D, version 10/11, directement au-dessus de Gallium 3D. Suite à son premier commit (12 septembre 2010), une discussion s'est ouverte sur liste mesa-dev. Direct3D devient ainsi une API graphique native sous Linux (ou tout système disposant de Gallium3D). L'avantage est double : la première utilisation qui vienne à l'esprit est bien entendu Wine. Pour rappel, Wine implémente actuellement une partie de Direct3D au-dessus d'OpenGL, c'est à dire que chaque appel à une fonction D3D est traduit en l'équivalent OpenGL, ce qui dans certains cas relève plus de l'émulation que de la traduction. Cette étape d'émulation pourra être éliminée. Ceci devrait largement améliorer les performances de Wine coté jeux. Le second avantage de la disponibilité de D3D sous Linux concerne évidement le portage des jeux en natif sur notre système préféré qui en sera grandement facilité.

Enfin, Direct3D est, selon le développeur, largement supérieur à OpenGL : "Thanks to a very clean and well-though design done from scratch, the Direct3D 10/11 APIs are vastly better than OpenGL and can be supported with orders of magnitude less code and development time, as you can see by comparing the lines of code of this commit and those in the existing Mesa OpenGL implementation." (extrait du changelog de son 1er commit). Il annonce de meilleures performances et une stabilité accrue pour les futures applications basées sur son implémentation de D3D grâce aux qualités intrinsèques de ce dernier.

NdM : Cette annonce est une très bonne nouvelle pour le jeu sous Linux, une très bonne application pratique de Gallium3D, mais reste à voir si dépendre de Microsoft ne va pas poser problème...

Actualité Meego

Posté par . Modéré par Xavier Teyssier. Licence CC by-sa
42
30
mai
2011
Linux

Meego est une distribution GNU/Linux conçue par Intel et Nokia principalement. Ces derniers mois l'actualité de cette distribution Meego a été riche. La récente sortie de la version 1.2 est une bonne occasion pour revenir sur cette actualité.

Cette distribution a de très grandes ambitions car elle a pour objectif d'être utilisée à la fois sur netbook, sur smartphone, mais aussi dans tout un tas d'équipements embarqués allant jusqu'à votre voiture !

Sortie de SFLphone 1.4.0 - Softphone libre pour GNU/Linux

42
23
juil.
2014
Linux

L’équipe de développement de SFLphone, client de téléphonie sur internet (User Agent SIP/IAX2), pour GNU/Linux vient d'annoncer la sortie de la nouvelle version 1.4.0. En 2005, Savoir-faire Linux lance le projet de développement d'un softphone : SFLphone. SFLphone est une application libre de téléphonie par Internet, sous licence publique générale GNU version 3, conçue pour fonctionner sur les systèmes d'exploitation GNU/Linux. Elle a été pensée pour les entreprises mais peut être utilisée par tous.

sflphone

Ce logiciel dispose de fonctionnalités très performantes en téléphonie IP, comme le support des conférences, plusieurs codecs haute définition, et la prise en charge des principaux protocoles de chiffrement des communications (TLS, SRTP/ZRTP). Il permet aussi de diffuser en temps réel plusieurs types de flux vidéo ou de fichiers image et d’activer le partage d’écran en cours d’appel. Il représente aujourd'hui une alternative de plus en plus crédible à Skype.

Linux Foundation tombe à son tour

Posté par . Modéré par Xavier Teyssier. Licence CC by-sa
40
12
sept.
2011
Linux

Dans un e-mail envoyé à ses membres, la Linux Foundation dit ceci :

We are writing you because you have an account on Linux.com, LinuxFoundation.org, or one of the subdomains associated with these domains.

Nous vous écrivons parce que vous avez un compte sur Linux.com, LinuxFoundation.org ou un des sous-domaine associés.

Après les serveurs de kernel.org, c'est au tour de l'infrastructure de la fondation Linux d'être compromise.

Linux Foundation infrastructure including LinuxFoundation.org, Linux.com, and their subdomains are down for maintenance due to a security breach that was discovered on September 8, 2011.

L'infrastructure de la Linux Foundaction, incluant LinuxFoundation.org, Linux.com et ses sous-domaines est hors-service pour maintenance à cause d'une faille de sécurité qui a été découverte le 8 septembre 2011.

Les domaines linuxfoundation.org et linux.com ainsi que leurs sous-domaines sont donc coupés du monde afin de déterminer la source du problème découvert le 8 septembre 2011. La brèche à sûrement été ouverte suite aux récents événements survenues sur les serveurs de kernel.org.

Les principaux sites représentant le noyau Linux étant hors service, celui-ci n'a donc plus de vitrine sur Internet et de nombreuses questions surgissent. Est-ce une faille du noyau ou d'un des nombreux logiciels libres que nous utilisons ? Est-ce une erreur humaine ? Si accès au compte administrateur root il y a, comment ? Gageons que la source du problème sera rapidement découverte et explicitée.

Pour l'heure, la fondation Linux s'occupe à la réinstallation de ses serveurs et conseille de changer les mots de passe et clés SSH qui étaient utilisés sur leur site.

You should consider the passwords and SSH keys that you have used on these sites compromised. If you have reused these passwords on other sites, please change them immediately.

Vous devez considérer vos mots de passe et vos clefs SSH utilisés sur ces sites comme compromis. Si vous avez utilisé ces mots de passe sur d'autres sites, veuillez les changer immédiatement.

NdM : LinuxFr.org n'est lié ni à kernel.org ni à la Linux Foundation mais nous relayons les informations qui nous parviennent :)

Samsung s'emplatine au sein de la Fondation Linux

Posté par . Édité par Florent Zara, Nÿco et baud123. Modéré par Florent Zara.
Tags : aucun
39
6
juin
2012
Linux

Samsung Electronics vient de prendre du galon au sein de la Fondation Linux en passant de « Silver » à « Platinium Member », sans passer par la case « Gold ».

Ce niveau d'investissement est le plus haut (silver gold platinium) et permet à Samsung d'obtenir une place au niveau du comité directeur (Board of Directors) de la fondation, qui rappelons-le, emploie des personnes incontournables du développement Linux, dont Linus Torvalds. En plus de l'investissement humain, rappelons que ce statut au sein de la fondation exige une cotisation d'un demi million de dollars permettant de financer les actions de celle-ci. De plus, quelques jours après le lancement (récent) de son dernier smartphone sous Android (Galaxy S3), Samsung a libéré le code source du noyau.

Tout ceci illustre une volonté claire et affichée de participer aux développements de Linux. C'est une bonne nouvelle, autant pour :

  • Linux, en ayant un nouvel allié dans le domaine du « grand public et de l'informatique invisible » ;
  • La Fondation Linux, qui se voit renforcée dans sa position ;
  • Samsung, se donnant les moyens de peser plus, autant sur Android que pour des développements plus spécifiques.

Les lecteurs de DLFP ne manqueront pas ces deux extraits :

« The company will work with The Linux Foundation on streamlining its participation with the kernel community and adopting open source best practices »

« We’re looking forward to increasing collaboration and support for our growing portfolio of Linux-based devices and to making contributions that advance Linux for all » WonJoo Park, Vice President, Samsung Electronics.

Notons aussi que Samsung est un membre fondateur de la LiMo (LInux MObile) Foundation, dont l'objectif affiché est de créer un véritable OS basé sur Linux, ouvert et indépendant du matériel, pour les appareils mobiles. Après divers rapprochements (Moblin, Maemo, MeeGO), c'est Tizen qui a pris le dessus, chapeauté par la fondation LiMo, le site web de cette dernière pointant vers la Tizen Association.

NdM : merci à tankey pour son journal.